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mardi, 12 avril 2016

Boycotter les marques qui proposent des vêtements "islamiques" ? Absurde.

J'avoue avoir connu Élizabeth Badinter nettement mieux inspirée. Voyons : elle suggère de boycotter les marques de vêtements qui proposent des tenues islamiques, c'est à dire conformes aux canons des régimes intégristes et autoritaires. Je pense qu'Élizabeth Badinter fait une très grande erreur d'analyse.

Si la mode s'en mêle, particulièrement les créateurs, je peux lui garantir que ce ne sera pas le rigorisme qui va gagner...

Le principe moteur de la mode et des marques, c'est de toujours pousser à la singularité (en apparence, tout du moins) et pour cela, elles doivent tôt ou tard se démarquer. En réalité, si les religieux acceptent la venue des modes chez eux, en Iran, en Arabie Saoudite, ailleurs, ils creuseront leur tombe, et on ne peut que s'en réjouir.

François Bayrou, et je salue sa grande sagacité, s'est fait manifestement la même réflexion que moi, bien qu'en termes moins directs.

«Il y a des moments où j’ai l’impression qu'en Occident, nous ne regardons que nous-mêmes. Il y a des centaines de millions de femmes dans le monde qui vivent selon les coutumes qu’on appelle l'islam, ou islamique - je ne sais pas si les deux mots on le même sens. Elles vivent comme ça dans leurs sociétés à elles. Eh bien, que la mode s’y intéresse, comment voulez-vous que ça ne soit pas le cas ? Du fait que la mode s’y intéresse, peut-être y a-t-il une ouverture, une autre manière de voir les choses ? Quelque chose qui n’est plus seulement dans l’enfermement ? Moi, c’est une polémique que je ne comprends pas bien

Franchement, on ne saurait mieux dire.

Les marques ne sont pas irresponsables, elles sont futées et s'engouffrent dans le moindre espace de liberté pour faire leur commerce. Le mauvais signe, ce n'est pas quand la mode s'en mêle, c'est au contraire quand elle disparaît.

13:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : islam, mode, bayrou |  Facebook | | |

vendredi, 18 novembre 2011

Cabines d'essayage virtuelles

En écoutant tout récemment une émission sur les modes, il m'est venu une idée, et d'ailleurs, je devrais la faire bèveter. La difficulté, on le sait, pour choisir des vêtements en ligne, c'est que l'on n'as pas d'idée claire du résultat final quand on les porte. Alors j'ai eu une lumineuse pensée : pourquoi pas mettre en place des cabines  d'essayage virtuelles ? Comment ? Eh bien en ouvrant un magasin sur Second Life, pardi ! Pourquoi Second Life ? Eh bien parce que la cabine d'essayage en tant que telle n'est pas suffisante : il faut pouvoir déambuler parmi ses semblables pour pouvoir constater l'effet produit par une nouvelle tenue, or, Second Life offre justement des lieux propices aux rassemblements sociaux les plus divers.

Voilà comment les marques pourraient procéder : une slurl (lien vers Second Life) à partir de la boutique en ligne qui donnerait accès à une boutique virtuelle en 3D. Ensuite, sur le monde 3D, un modélisateur capable de réaliser rapidement un avatar d'après une photographie que pourrait lui envoyer chaque client. Il réaliserait un avatar à l'image du client/de la cliente. Ensuite, ce dernier/cette dernière n'aurait plus qu'à tester les vêtements souhaités.

Pas mal, non ? Aux entreprise de proposer des solutions clés en mains avec un avatar prêt à l'emploi, ou alors de s'organiser afin de favoriser les inscriptions sur Second Life. 

Idéalement, il faudrait demander à des blogueuses de mode ce qu'elles pensent de l'idée et si elles seraient prêtes à tester un tel système.

Voyons du côté du top mode de wikio et lançons quelques bouteilles à la mer en espérant que les blogues que je vais taguer disposent d'un compteur pour repérer les backlinks et que l'idée les intéresse. Tiens, Garance Doré, Modissimo, Chiffons & co, Valentine, Pauline, sympa comme noms de blogues...

lundi, 14 juin 2010

Le culte de l'éphémère

Au fil des années qui s'écoulent, j'ai souvent le sentiment d'être pris dans un maelström de pratiques sociales qui se succèdent les unes aux autres sans temps de respiration. La pause n'existe pas dans notre société consumériste. C'est une gigue endiablée qui change de clef à chaque mesure. Le temps des sociétés ou même des groupes est révolu. C'est l'heure des réseaux, sociaux de préférence ; la Toile en est le lieu d'apparition et de disparition privilégié. Un clic de souris et nous voilà ami avec le plus parfait inconnu parce qu'il veut sauvegarder une espèce rare de chenille. Un autre clic et l'amitié cesse parce qu'il a critiqué la star où le sportif que nous adulons. Sur twitter, on "followe" ou on "défollowe" selon l'humeur du moment. Le sentiment d'appartenance est devenu si lâche qu'il ne tient plus à grand chose.

Il n'existe plus ou presque de Service après vente pour les produits de consommation : à quoi bon ? une mode chasse l'autre d'une saison sur l'autre. Mieux vaut externaliser un coût dont la société de consommation ne se porte pas demandeuse, ou, tout du moins, dont elle ne fait aucunement une priorité. Non, il est bien plus important de demeurer dans la tendance. Pas de service après-vente, pas de réparation non plus. Réparer est devenu plus coûteux que produire. Et cela s'explique aisément : on peut produire en série, on ne peut pas réparer en série. Un pont d'or pour celui qui parviendra à anticiper et breveter cassures, brisures, usures et torsions. Le voilà riche. Par essence, le bris est accidentel. Il arrive par hasard et peut donc difficilement obéir à une loi des séries.

De ce fait, il n'est plus utile de prévoir quoi que ce soit de durable. La durabilité n'est donc plus non plus un critère de qualité. Et ce qui vaut pour nos produits de consommation s'exporte dans nos pratiques sociales. Le culte du réseau a supplanté l'appartenance au groupe. L'engagement en prend donc un coup à son tour. Engagement politique, associatif. Seul l'intérêt individuel devient une valeur objectivable et un possible gage de longévité.

Les jeunes gens investis dans le secteur associatif reconnaissent désormais que leur investissement n'a de sens que leur intérêt bien compris. Faut-il le leur reprocher ? Non, sans doute. Mais alors cessons aussi la grande comédie de l'humanitaire et reconnaissons les choses pour ce qu'elles sont réellement.

Il existe un revers de la médaille : le sacrifice à l'immédiateté rend la projection difficile. Nul ne sait pas de quoi demain sera fait. Il faut être réactif, polymorphe et adaptable : réactif à l'information qui fuse toutes les secondes, aux changements de tendances, capable de s'adapter, de changer de statut, de métier. Rien où l'homme ne puisse poser ce qu'il est.

Zénon! Cruel Zénon! Zénon d'Êlée!

M'as-tu percé de cette flèche ailée

Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!

Comme il a été censé, l'Éléate Parménide, d'énoncer ces sages pensées.

le non-être est forcément, route où  je te le dis, tu ne dois aucunement te laisser séduire.

Tu ne peux avoir connaissance de ce qui n’est pas, tu ne peux le saisir ni l’exprimer;

C'est bien ce sentiment de ne pouvoir étreindre autre chose que l'écume des jours qui passent, qui m'amène à supputer que notre société est en grand manque d'être ; en grand manque d'être, parce qu'elle l'a échangé contre l'avoir, et que ce dernier est au non-être ce que l'être est à l'essence.

samedi, 01 mai 2010

Mode, l'ennui mortel...

 

CesarBorgia_001.png

Décidément, en ce moment, je ne me lasse plus de Second Life, après en avoir été longtemps absent. Me promenant sur ce demi-monde, si fortement virtuel, et en même temps avec un ancrage réel bien que faible dans notre monde, je songeais avec tristesse à l'absence d'imagination qui caractérise le nôtre. Et je pensais notamment aux codes vestimentaires : mon Dieu, qu'est-ce qu'on s'ennuie sur notre vieille Terre. En dépit de la multiplicité de nos magasins, aucune variété, pas d'originalité, mais l'uniformité plus que jamais. Impossible de me promener comme je suis habillé sur cette photographie prise là-bas. A moins d'être le jour de mardi gras, on me prendrait pour une bête curieuse, et au pire, que je rabatte la capuche, et je suis bon pour les arrêts. Et pourtant, ce serait tellement plus intéressant et chatoyant si l'on s'habillait, se vêtissait, se colorait et se maquillait comme bon nous semblait...

Il y a dans le domaine vestimentaire, sur Second Life, une créativité fantastique. Plusieurs créateurs ne l'ignorent pas, ils viennent y tester certains de leurs modèles. A vrai dire, ces créateurs professionnels sont souvent bien en deçà des amateurs dont l'imagination exubérante autant que débordante vient enchanter mes promenades shopping...

Oh, en théorie, rien n'empêche quelqu'un de s'habiller comme il l'entend, dans notre beau pays, mais il s'expose à un jugement social réprobateur et sévère. La cause en est simple : notre monde matérialiste se soucie comme de l'an 40 du beau ; ce qui compte, pour lui, ce sont les signes. Les habits n'ont pas vocation à être beaux, mais à être signifiants, c'est à dire à montrer que l'on s'intègre dans un réseau ou une communauté. Et il y a par-dessus toutes ces communautés un voile invisible qui coiffe d'une chape étouffante toute vue discordante.

On achète Nike pour montrer qu'on est un gros caïd, qu'on a du fric, un smoking pour donner l'apparence d'un homme d'affaires, et cetera...

Finalement, en ce bas-monde, seuls les esthéticiennes, et les chirurgiens plasturgiques ont encore le souci de la beauté, de l'art pour l'art. Les autres ne se préoccupent que de sens. Adieu, élégance, finesse, richesse étincelante et éclatante de la pourpre. Adieu manteaux sombres d'une époque révolue. Adieu sublime, adieu, grâce et beauté.

Monde gris, terne et fâcheux, mon Dieu, que je m'ennuie.

 

mercredi, 14 avril 2010

Des bikinis rembourrés pour des gamines de 7 ans !?!!

Il y a des jours, je me demande dans quel monde je vis...La société anglaise Primark vient d'avoir une idée géniale : elle propose des bikinis rembourrés pour des gamines de 7 ans. J'hallucine. Oh, ils peuvent bien présenter leurs excuses pour avoir offensé leurs clients, ils ont juste montré de quel bois ils sont faits, ces enfoirés. Le comble, c'est que ce n'est pas la première fois ; apparemment, en 2005, la marque ASDA avait fait une tentative similaire pour des gamines de neuf ans. Il y a des hyènes qui sont prêts à surfer sur l'insupportable pour faire du fric. S'ils pouvaient faire du trafic d'enfants, ils le feraient, n'en doutons pas un seul instant. PRIMARK, ASDA, rappelez-moi bien leur nom que je me souvienne de ne jamais acheter le moindre article chez ces enc....! Merci à Isabelle que je sais très vigilante quand il s'agit de protéger les enfants de l'avoir signalé sur facebook.

23:37 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : pédophilie, mode, fashion |  Facebook | | |

mardi, 14 octobre 2008

A la mode, et éthique, c'est possible !

J'ai malheureusement raté l'«Ethical Fashion Show» pour avoir lu trop tard la note de Quitterie à ce sujet. Mais, lot de consolation, je peux encore visualiser le reportage vidéo d'Hervé sur le même thème :-)

Des initiatives de ce cette sorte font typiquement partie de celles qui m'enthousiasment : reprendre un phénomène de société universel et presque contingent à l'espèce humaine civilisée, le phénomène de la mode. Avec ce phénomène, développer une alternative qui respecte un code éthique tout en faisant du commerce. En fait, l'image idéale du commerce telle que je me le représente dans une société avancée et développée.

La c....erie que j'ai faite, c'est d'avoir été informé trop tard ! Si je l'avais su avant, je l'aurais annoncé sur plusieurs blogs s'intéressant à la mode, et je pense que certains d'entre eux auraient certainement relayé l'info.

Sur hautetfort, ma plate-forme de blog, par exemple, les Mod-alités de City, un des blogs les plus lus de hautetfort, aurait peut-être été intéressé par cette manifesation au Carroussel du Louvre. Idem pour Marie Pink, qui aime bien annoncer les bons plans, second blog le plus lu de tout hautetfort ; même pari pour l'atypique "So Glamorous", encore l'un des ténors de hautetfort.

Cela dit, je crois que Quitterie donne un certain nombre de liens dans son billet, donc ce n'est pas encore perdu.

Petite observation, au passage, dans l'un de mes derniers billets, Femmes et déesses de l'Olympe, je reprenais une interrogation d'Olympe sur l'absence des femmes dans les classements des blogs ; sur hautetfort, y'a pas photo, elles tiennent, et de loin, le haut du pavé, en tout cas, en classement brut du trafic.

Dernier point : un petit ban pour Manu avec ses pensées, qui sera certainement intéressée aussi par l'annonce !