dimanche, 20 avril 2008
Cliquez, souriez, vous êtes un pédophile !
Je recommande vivement l'article de Charles Bwele à propos des méthodes répugnantes et illégales du FBI : en gros, le FBI fabrique des faux liens pédophiles puis recueille les adresses IP des ordinateurs qui ont cliqué sur ces liens, repèrent les utilisateurs de l'rodinateur, puis les arrêtent.
Sauf que :
1. Jusqu'à preuve du contraire, je ne vois pas en quoi cliquer sur un lien est un délit ou un crime, fût-il pédophile.
2. Cliquer sur un lien qui conduit vers une image pédophile n'infère absolument rien des intentions de cedlui qui a cliqué. Ce peut être une erreur, de la curiosité, une vérification avant de signaler le lien , et cetera...Bref, tout est possible.
On en est au niveau le pire qui soit : celui du procédé d'intention le plus arbitraire qui soit, quand bien même le FBI repérerait de véritables prédateurs par ce biais.
Cette manière de faire est perverse, immorale et dangereuse : elle ouvre la porte aux abus les pires, car elle fait passer dans la jurisprudence l'idée que cliquer sur un lien, peu importe la cause, le fait seul comptant, peut être un crime.
Je ne suis généralement pas tendre vis-à-vis des criminels sexuels, mais attention : la lutte contre les dépravations les pires ne justifie pas les méthodes les plus douteuses.
08:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fbi, pédophilie, images, clics, liens, pornographie
mercredi, 13 février 2008
Je viens de lire le Journal d'un pédophile
Le titre flanque la trouille, non ? Il s'agit en fait d'un blog d'un pauvre gars, qui est assurément victime de fantasmes pédophiles, et qui en est malade, d'ailleurs, mais qui n'est probabablement pas pédophile en tant que tel. Un pédophile est un être pervers dénué de conscience morale et de sentiments. Or, ce type-là, manifestement, ne dort plus en raison des pulsions fantasmatiques qui traversent ses jours et ses nuits. Il faudrait qu'il consulte un psychiatre, et en même temps qu'il se rassure : il n'est pas un pédophile. Ce n'est pas ça un pédophile.
Je trouve la lecture de ce blog intéressante, parce que cela permet de dépasser les idées reçues, et parce que l'auteur y dévoile la vérité nue et sans fard, et que cette vérité-là fait réfléchir. Cela prouve aussi que les choses ne sont pas simples comme ce à quoi beaucoup voudraient les résumer.
J'assume évidemment que mon discours risque de ne pas être populaire, car il n'est pas dans l'air du temps, mais le sujet est trop grave pour céder à la facilité, aux idées reçues et aux discours tout faits.
Moi, évidemment, je n'ai pas de compétences pour donner un avis de nature médicale sur la question, mais je trouve que cette lecture remet en perspective l'idée de réduire les pédophiles à des monstres uniquement. Assurément, certains le sont, et ceux-là, il faut les empêcher de nuire. Mais, pour ceux qui ont conscience de leurs déviances, et qui sincèrement désirent être aidés, il y a urgence à apporter des réponses, sans tabou et avec honnêteté.
18:21 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pédophilie, journal d'un pédophile, justice, droit pénal
vendredi, 06 avril 2007
Mais ça va la tête ?
Nicolas Sarkozy a affirmé, dans un entretien avec le philosophe Michel Onfray publié dans Philosophie magazine "qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie". Concernant le suicide des jeunes Nicolas Sarkozy a déclaré dans ce même entretien : "Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable".
"Très grave"
Des propos qui ont suscité une vive réaction de la part de François Bayrou qui dénonce "un propos très grave". Selon le candidat de l'UDF, ça voudrait dire qu'on n'a aucune chance, que son destin est joué à l'avance. Je ne crois pas qu'il y ait un médecin, un psychiatre en France qui puisse entendre ces propos sans frémir".
Il a estimé que les propos de Nicolas Sarkozy constituaient "un dérapage très lourd de conséquences". "Ce sont des propos qui ne sont plus des propos humanistes, c'est glaçant".
Je n'en reviens pas...Les bras m'en tombent... Su au moins c'était un hoax, mais même pas en plus...
19:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, pédophilie, Bayrou, suicide




