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vendredi, 11 mars 2016

Si peu de bio, en France ?

Je suis assez estomaqué de constater, quand je me rends dans des grandes surfaces, que la plupart des produits frais bio ne sont pas cultivés en France. Et que l'on ne me dise pas que c'est un problème de climat, une très large part d'entre eux venant de Belgique, d'Italie ou d'Espagne.

Quand on trouve des légumes biologiques, s'il s'agit d'aliments de consommation courante, ils sont insipides au possible. 

On peut toujours se rabattre sur des centrales de productions locales, type ruches ou AMAP, mais il n'y a là aucune garantie de qualité gustative ni d'absence de pesticides. On sait seulement que le circuit de distribution est court, ce qui est une maigre consolation pour les papilles gustatives.

Je ne comprends pas ce qui coince : les grosses exploitations coûtent des fortunes en investissements, machines, engrais de toutes sortes pour un prix de vente misérable. Pourquoi les agriculteurs ne se reconvertissent pas dans l'agriculture biologique alors que la demande ne cesse de croître sur ce terrain et que les scandales sanitaires qui se succèdent lui assure une publicité renouvelée et gratuite ?

Il me semble que c'était dans le programme de l'ADLE (donc forcément du MoDem qui en est membre) que de proposer un recentrage des financements de la PAC sur l'agriculture biologique, et je pense avoir entendu Marielle de Sarnez soutenir cette position. L'idéal serait en fait de concentrer les aides en question vers la reconversion en s'assurant que les agriculteurs puissent tous se reconvertir avec un revenu décent à la clef.

J'appartiens, en tout cas, à un segment de clientèle pas satisfait par l'offre actuelle. Je souhaite de la qualité, du bio, du made in France si possible en circuits courts, et je ne trouve pas cette combinaison quelle que soit la chaîne testée (biocoop, naturalia, marchés, primeurs, petites, moyennes et grandes surfaces, épiceries électroniques avec livraison...).

L'agriculture, voilà un sujet de choix sur lequel réfléchir. J'engage les centristes, et particulièrement le MoDem, mon parti, à y réfléchir et à développer un programme sophistiqué mais efficace, d'autant qu'il est contingent de la sécurité sanitaire et par là, de la santé.

Commentaires

Le bio a un coup beaucoup trop élevé pour le citoyen lambda....pour une qualité peu satisfaisante....

Celui qui a un jardin comme moi c'est que suivant les légumes que l'on cultive l'emploi de pesticides est nécessaire, sinon c'est la galère...

Quoi que l'on fasse le cultivateur lambda est obligé d'utiliser de l'engrais chimique ou pas car la terre s'appauvrit rapidement en NPK...L'azote(N) étant le facteur le plus limitant pour le rendement( utilisé par les plantes sous forme de nitrates...) et quoique l'on fasse les bactéries du sol transforment tous les composés nitrés sous forme de nitrates en bout de chaine.....c'est mathématique!!!!! les bactéries sont nécessaires quoiqu'il arrive!!!!elles participent a la reconstruction et au maintient du biotope.....il y a les bonnes et les mauvaises bactéries comme pour le corps humain...sachant que les bonnes bactéries proviennent de notre alimentation et en particulier des fruits et légumes....

Comme le signalait un rapport demandé par FILLON( premier ministre alors) à un préfet, le sol est tellement saturé en azote et autres composés chimiques) que même si on arrêtait de cultiver il faudrait au "minimum" une dizaine d'année pour pour atteindre les normes de pollution autorisées pour les nappes phréatiques...l'UE condamne fortement la france pour cela...( cf le problème des bassins versant dans certaines régions agricoles...)

BIO ou pas le mal est fait...la population mondiale croît inexorablement, les terres cultivables vont manquer et le bio avec ces rendements plus faibles n'est pas une solution réaliste à long terme.....

Écrit par : Europium | samedi, 12 mars 2016

Il n'y a rien d'étonnant à ce que le bio soit cultivé hors de France, dans la mesure où c'est une agriculture qui nécessite beaucoup de main d'œuvre, qui comparativement aux autres pays de l'union européenne est trop chère en France.

Il n'y a rien d'étonnant également à ce que le bio soit insipide : pas mal de traitements sont là pour augmenter les qualités gustatives des aliments.

De plus, le bio n'est pas plus sain que les aliments traités aux pesticides. La présence de ces derniers est dans le pire des cas à l'état de trace, et les aliments non traités peuvent contenir des toxines secrétés par des champignons. Certains pesticides "naturels" utilisés dans l'agriculture biologique sont d'ailleurs dangereux pour l'homme.

Le bio est une escroquerie : c'est cher et s'il fallait consommer que de la nourriture bio, il faudrait couvrir l'intégralité du territoire de champs cultivables.

Écrit par : François | samedi, 12 mars 2016

Toujours la même erreur d'analyse: vous partez du principe que le bio, c'est meilleur pour la santé, c'est moins "polluant", ça n'utilise pas de "pesticides". Or, tous ces postulats sont faux: on utilise des "pesticides" , certes naturels mais pas moins toxiques (roténone, soufre...). On oublie vite également que les rendements en bio sont faibles, aléatoires, qui nécessitent plus de surface pour une production équivalente donc, au final...
Le bio a une obligation de moyens, pas de résultats, ce qui est extraordinaire dans une société qui est dite rationnelle. Imaginez qu'on fasse la même chose en industrie. Je rappelle que la dernière grosse crise sanitaire a été due à des germes "bio" en Allemagne qui a fait plus de 50 morts et des milliers de dialysés à vie. Et cet accident est imputable aux méthodes "bio", qui refusent les engrais de synthèse.
Le bio est une escroquerie et je m'étonne que des gens censés s'esbaudissent devant lui. Il y a manifestement , une perte des valeurs et des priorités.

Écrit par : douar | mercredi, 13 avril 2016

@douar
Il est établi qu'il y a 100 fois moins de substances chimiques dans un produit bio que dans un produit ordinaire.
Ce seul fait justifie pour moi, par principe de précaution, de choisir prioritairement ce type d'alimentation.
Par ailleurs, certains labels spécifiques (Démèter, par exemple) sont très respectueux des terres.
Pour le reste, au niveau des saveurs, bien d'accord avec vous que le bio n'a pas meilleur goût, au contraire, même parfois.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 13 avril 2016

le dernier scandale alimentaire en Hallemagne était certes dû au bio mais à un bio bien particulier

il s'agissait de graines germées souillées de germes fécaux

graines germées cultivées non pas en Espagne, comme cela a été dit au début , mais en Egypte (et ça , on l'a pas entendu ensuite )

l'intérêt de bouffer des graines germées? personne ne nous a jamais mis au courant...

l'intérêt de camoufler que l'épicentre du problème se situait en Egypte?
posez vous la question

le forcing des réanimateurs pour prélever des organes chez des morts cliniques?
demandez aux néphrologues dialyseurs et faites la corrélation

Écrit par : kobus van cleef | vendredi, 15 avril 2016

Les commentaires sont fermés.