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mercredi, 29 juin 2016

L'intolérable souffrance animale

Merci plus de mille fois à l'association L214 pour l'oeuvre qu'elle accomplit. La souffrance animale m'est toujours plus intolérable, a fortiori quand elle est gratuite. Les vidéos que l'association révèle sont tout simplement épouvantables.

Je me nourris de viande, mais de voir de telles horreurs me fait vraiment fortement osciller. A la base, manger un animal ne me paraît pas un acte moralement fameux. Mais que cette consommation engendre une souffrance me fait horreur.

Je me dis parfois que l'industrialisation et la brutalité de la mort animale rappellent par leur inhumanité ce que nous sommes capables de faire à d'autres humains avec les goulags, les camps de concentration et plus généralement les logiques d'extermination.

Si, comme je l'espère, le futur verra des âges de sagesse se lever, je suis certain qu'ils nous condamneront pour la manière dont nous traitons les animaux.

Dans l'immédiat, j'appelle de mes voeux l'émergence d'une filière alimentaire un minimum respectueuse de la vie animale. Ce que je souhaite, c'est un label, distribué avec parcimonie.

Il est grand temps de mettre de l'ordre dans les abattoirs et de condamner tous les dirigeants et exécutants qui se livrent à des pratiques brutales et cruelles.

L214 a gagné définitivement mon estime : je viens de leur faire à l'instant mon premier don.

Dans le mot «animal» il y a anima  le mot latin qui signifie "âme", "souffle de vie". Ne l'oublions jamais.

17:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : abattoir, animal, l214 |  Facebook | | |

Commentaires

Il y a 20 ans j'avais arrêté de manger de la viande 1 an : à cause de l'industrialisation de l'abattage animal.
La démographie humaine et un capitalisme qui "désanimalise" les animaux sont deux facteurs qui ne feront qu'aggraver les choses. On essaye de tendre le prix de la viande vers le bas, toujours et encore. C'est désastreux. La viande devrait rester dans les niveaux de prix des aliments considérés comme chers. C'est aberrant de voir à quel point une grande frange de la population en mange trop eu égard nos besoins nutritionnels réels. Désolé je m'égare, ton billet traite de la souffrance animale, bien sûr je suis 100% avec toi, des contrôles sévères devraient avoir lieu tout particulièrement dans ce secteur.

Écrit par : Vlad | samedi, 02 juillet 2016

Il me semble que moins qu'un label distribué avec parcimonie il faut des contrôles réguliers (et oui, ça coûte de l'argent) sur tous les abattoirs.

Écrit par : melianos | dimanche, 03 juillet 2016

Merci pour ce billet que je partage totalement.
On a encore à faire pour que la condition animale évolue favorablement. Heureusement qu'il y en a qui y veille.

Gandhi : "On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux"

Écrit par : Ferrand Hubert | jeudi, 04 août 2016

Essai

Écrit par : ErasmusTharnaby | mardi, 30 août 2016

Essai

Écrit par : ErasmusTharnaby | mardi, 30 août 2016

Comparer la souffrance animale à la souffrance humaine mène immanquablement à moraliser la souffrance animale, ce qui n'a aucun sens.
Ce type de débat a été amené par des associations anti-humanistes qui utilisent, consciemment ou non, les syllogismes de ce type pour introduire dans l'esprit des gens une moindre estime de la vie humaine.
Est-il possible de mesurer cette souffrance et d'en établir une échelle, animal par animal ? Si seulement c'était le cas, ce ne serait toujours qu'à partir d'observations humaines à l'adresse d'autres humains.
Quant aux origines des innombrables formes d'antispécisme, elles sont pour la plupart britanniques (Saint Gandhi compris), c'est à dire impérialistes.
Evidemment, ce n'est pas une raison pour maltraiter les animaux. La cruauté et la pitié sont des sentiments humains. Aucune transcendance bidon de ce côté-là non plus.

Écrit par : ErasmusTharnaby | mardi, 30 août 2016

@Erasmus
Pourquoi ne veux-tu pas moraliser la souffrance animale ? Il me semble que c'est la souffrance qui devrait fixer la morale et non l'inverse.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 30 août 2016

passe au végétal, c'est délicieux, bon pour la santé et sans souffrance ...
@ ErasmusTharnaby : l'animal a été reconnu doté de sensibilité, au cas où cela vous aurait échappé

Écrit par : Mirabelle | lundi, 10 octobre 2016

Sensibilité animale ? Et alors ? Quels animaux sont sensibles ? Lesquels le sont moins ? La sensibilité est mesurable ? A partir de quel seuil ?
Et les plantes, ne sont-elles pas sensibles ? Quand les anti-spécistes nous inviterons à manger du sable pour éviter la souffrance des plantes.
Je ne vois ici aucune objection à mes objections : Pourquoi faudrait-il inclure dans le champ de la morale des êtres au seul critère qu'ils sont réputés "sensibles" ? Les escargots sont-ils plus, aussi ou moins sensibles que les chevaux ?
Je vois surtout, dans l'hystérisation du discours anti-spéciste, l'affirmation toujours plus nette de l'anti-humanisme d'origine anglaise.
Le plus cocasse est que cette idéologie impérialiste se drappe dans les oripeaux de ce qui reste de la gauche.
Un steak de cheval, c'est délicieux aussi.

Écrit par : Erasmus Tharnaby | jeudi, 13 octobre 2016

@ Erasmus Tharnaby, vous avez donc un problème de conscience pour être aussi agressif ! Les hystériques antispécistes vous dérangent ? merci c'est parfait ... nous semons et ça vous travaille ... bon courage avec votre conscience.

Écrit par : Mirabelle | vendredi, 14 octobre 2016

@dindonnelle
Dans mon dernier post, j'écris ceci :
"J'ai déjà, dans le précédent post, indiqué des similitudes cruciales entres les mouvements antispéciste, anti-IVG et anti-nucléaire. La place et le temps m'a manqué pour en indiquer une autre, d'importance.

Ces trois mouvements, dont seuls deux sont relativement victorieux sur le terrain médiatique, abordent le public par le biais d'une cause juste.

Qui souhaite mourir de radiations suite à un accident nucléaire ?

Qui souhaite voir continuer l'abattage cruel des animaux de boucherie ?

Qui souhaite que les bébés meurent ?

Dans les trois cas, ces situations extrêmes sont évitables. Par une information transparente et une industrie correctement contrôlée, il est possible d'éviter les accidents nucléaires. Par les méthodes adéquates, il est possible de ne pas faire souffrir inutilement les animaux de boucherie. Et enfin par la contraception, les IVG peuvent être massivement évitées.

Mais en réalité, pour ces trois causes, ces solutions n'apparaissent pas du tout prioritaires aux associations d'hystériques censées les défendre. Il existe des structures de contrôle, des méthodes, des parcours alternatifs, pour utiliser un vocabulaire à la mode, mais curieusement, rien de tout cela n'est jamais suffisant.

C'est que ces menaces effrayantes, celle d'un accident nucléaire, celle de la souffrance inutile des animaux de boucherie, celle d'embryons tués dans l'oeuf, ne sont que des prétextes. Aucune de ces plaies de la société moderne ne trouve de remède raisonnable, dans l'esprit des allumés de la rébellion intégrale. Il faut bannir totalement l'énergie nucléaire, l'utilisation humaine des animaux, la contraception et l'IVG. Rien n'est jamais assez pour ces radicaux du radical.

Ce mécanisme commun cache en réalité une idéologie sous-jacente et unitaire : l'énergie nucléaire est vécue comme un danger d'abord parce qu'elle pourrait permettre de générer une quantité d'énergie bon marché considérable par l'utilisation de combustibles de numéros atomiques toujours plus faible.

D'autre part, abaisser l'être humain au rang d'animal comme les autres fait automatiquement baisser le prix de la vie humaine. Les tenants de cette idéologie considèrent tous qu'il y a trop d'êtres humains sur Terre. Ils sont tous malthusiens.

Enfin, la contraception et, dans le pire des cas, l'IVG, représentent l'émancipation des femmes et le droit de disposer de leur corps et de leur capacité à donner la vie. Elle met en danger le paternalisme des idéologues d'un monde pyramidale et impérialiste.

Dans les trois cas, il s'agit d'abaisser la valeur de la vie humaine, d'en empêcher l'émancipation, de la soumettre au paternalisme le plus rétrograde.

Qui veut faire l'ange fait la bête..."
Ma conscience ne vous regarde pas, ne vous en déplaise. Mais les bons sentiments hypocrites me mettent en boule.

Écrit par : Erasmus Tharnaby | dimanche, 16 octobre 2016

@ Erasmus, vous n'êtes pas obligé d'être insultant ... cela ne vous donne pas crédit...
ensuite l'hypocrite est végane si c'est ça qui vous pose problème
Bon dimanche

Écrit par : Mirabelle | dimanche, 16 octobre 2016

Les tenants des droits des animaux, anti-spécistes, animalistes et autres ennemis du Genre humain, justifient leur point de vue par la démonstration supposée de la sensibilité animale. Cette sorte de déclic se voulant définitif, on peut sans doute en déduire que tous les animaux sont sensibles, et sensibles de la même façon. C'était la position du philosophe utilitariste Jeremy Bentham.

La sensibilité animale devient donc, pour ces aimables penseurs, une bonne raison de les inclure dans le champ de la morale sociale, comme si nous étions liés à eux par un contrat supérieur que Michel Serres qualifie de Contrat naturel.

La morale est ce qui doit décider de ce qui est bien ou mal. Si elle s'applique aux animaux, elle doit décider ce qui est bien de leur faire et ce qui ne l'est pas. Mais de la même façon qu'elle décide aussi de ce que nous devons et ne devons pas faire, elle doit décider de ce que les animaux doivent ou ne doivent pas faire. Comment établir ces devoirs sans l'utilisation du langage et de la raison ?

Comme Sollers qui écrivait plaisamment une Théorie des exceptions, faudrait-il que nous imaginions une morale des instincts ? Un chien, pour un motif que lui seul peut percevoir, se met à mordre un enfant. Comment lui faire comprendre que ce n'est pas bien ? Une muselière risque d'atteindre ses droits imprescriptibles et le dressage reste aussi une atteinte à sa liberté de penser comme un chien.

Dans le même registre, les amis des bêtes sont aussi, par voie de conséquence, les amis des loups. Faut-il laisser faire les loups près de nos maisons ? Faut-il les laisser revenir pulluler comme au Moyen âge. Pour les anti-humanistes, il n'y a aucun doute : la réponse est oui.

Qui veut faire l'ange fait la bête...

Pour moi, la réponse est clairement NON. La morale n'existe pas en-deçà du champ du langage et seul ce dernier est à même de permettre à une espèce de s'y impliquer à la hauteur de ses compétences linguistiques. Messieurs les bonobos, vous êtes les bienvenus !

Est-ce à dire qu'il est indifférent de faire souffrir des animaux ? Cette question, qui est le produit d'appel de L214 et autres ahuris du bizenesse malthusien, n'a strictement rien à voir avec le problème précédent. Et on peut juger, pour des raisons humaines, qu'il est inutile de donner mauvais goût à la viande, de faire crier les bêtes, etc. ou même qu'il est simplement inutile de faire souffrir les animaux au moment de leur abattage. Nous trouvons ce spectacle écoeurant simplement parce que nous nous identifions instinctivement aux animaux en mauvaise posture. Surtout après un siècle de cartoons avec des animaux qui parlent...

Le seul problème, c'est que cette question à la mode n'est qu'une tête de gondole pour une cause qui assimile tout abattage d'animaux à de la torture. L'hypocrisie de L214 consiste à s'immiscer avec une question d'évidence dans l'esprit de la cible pour asséner son idéologie avec les accents de la bonne foi.

Ainsi font les policiers de la pensée. Des anti-IVG aux anti-nucléaires, en passant par les intégristes religieux et les anti-humanistes.

Écrit par : Erasmus Tharnaby | lundi, 17 octobre 2016

Désolé, plutôt que le fruit du "prunus domestica syriaca", je me suis dit que le nom d'un animal (c'est noble un animal, n'est-ce pas ?) vous irait mieux. Or tout comme la chair de la mirabelle, celle du dindonneau est savoureuse. Il ne s'agissait donc pas d'une insulte.
Je ne lis strictement aucun argument dans vos réponses.

Écrit par : Erasmus Tharnaby | lundi, 17 octobre 2016

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