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Société - Page 71

  • Église américaine : pédophilie au nord, viols au sud, ma lettre au Pape

    Ça commence à être de moins en moins brillant, l'Église catholique, en Amérique. Au nord, des prêtres pédophiles, au sud, on défend la cause du viol. Ben oui : à 9 ans, être violée, c'est normal. D'ailleurs, si on avorte parce qu'on a été violée et parce qu'on va mourir si on accouche, on est excommuniée. Mais si on viole une petite fille depuis l'âge de 6 ans, on est la bienvenue dans la grande communauté chrétienne de l'église catholique. A ce compte-là, mieux valait laisser les théologiens de la libération. Je les préfère aux porcs réactionnaires et hypocrites qui légitiment le viol.

    Bon, je crois que je vais devoir adapter ma dernière lettre au Pape. Elle va resservir sans grands changements sur le fond. Dom José Cardoso Sobrinho ne perd rien pour attendre.

    Caesar Borgia, hereticus dictus, Maximo Pontifici salutem dat,

    Quod erat optandum maxime, Sanctissime Pater, et quod unum ad invidiam tuae Curiae infamiamque uni cardinalis sedandam maxime pertinebat, id  humano consilio oblatum tibi summo Ecclesiae tempore videtur.Inveteravit enim iam opinio perniciosa Ecclesiae, tibique periculosa, quae non modo apud cahtolicas gentes, sed etiam apud exteras nationes, omnium sermone percrepuit:

    his iudiciis quae nunc sunt, perniciosum cardinalem, quamvis sit nocens, neminem posse damnari. Nunc, in ipso discrimine tuae auctoritatis justitiaeque, [reus] in iudicium adductus est Dom Josephus Cardosus Sobrinhus, homo sermonibus de puellis omnium iam opinione damnandus ! Huic ego causae, Maxime Pontifex, actor accessi, non ut augerem invidiam Ecclesiae, sed ut infamiae succurrerem. Adduxi enim hominem in quo reconciliare existimationem cardinalorum amissam, redire in gratiam cum genere humano, satis facere exteris nationibus, posses; adduxi labem atque perniciem Brasiliae. De quo si tu vere ac religiose iudicaveris, auctoritas ea, quae in tibi remanere debet, haerebit; sin istius ingens pernicies et infamia religionem veritatemque perfregerint, ego hoc tam adsequar, ut iudicium potius Ecclesiae, quam aut reus iudice, aut accusator reo, defuisse videatur.

    Quo usque tandem Josephus Cardosus Sobrinhus abuterit patienta nostra ? quam diu etiam furor iste suus puellas eludet? quem ad finem sese effrenata iactabit audacia? O tempora, o mores! Curia haec intellegit. Summus Pontifex videt; hic tamen discurrit. Immo vero etiam in Vaticano venit,  notat et designat oculis ad caedem unum quamque  puellarum ! Quomodo ? Nunc iam aperte feminarum generem universam petit solas et innocentes puellas [denique] ad exitium et vastitatem vocat : eas quae  contumeliam iniuriamque  acceperunt ex Ecclesia expellendas dixit !

    Jesum Christum testor in Evangelio secundo Lucam, XVIII, 15-17 :

    «Προσέφερον δὲ αὐτῷ παιδία ἵνα αὐτῶν  ἅπτηται: ἰδόντες δὲ οἱ μαθηταὶ  ἐπετίμων αὐτοῖς. ὁ δὲ Ἰης  προσεκαλεῖτο αὐτὰ λέγων, Ἄφετε  τὰ παιδία ἔρχεσθαι πρός με  καὶ μὴ κωλύσητε αὐτά, τῶν γὰρ  τοιούτων ἐστὶν ἡ βασιλεία τοῦ θεοῦ.  ἀμὴν γὰρ λέγω ὑμῖν, ὃς ἂν μὴ δέξηται τὴν βασιλείαν τοῦ Θῦ ὡς  παιδίον, οὐ μὴ εἰσέλθῃ εἰς αὐτήν.»

    Caesar Borgia, hereticus dictus, scribebat a.d. VII Idus Martias MMIX

    César Borgia dit l'hérétique te salue, ô Souverain Pontife,

    Ce qu'il y a de plus souhaitable, Très Saint Père, et qui seul peut faire cesser l'indignation envers ta Curie et le déshonneur d'un unique cardinal, cela t'est offert par une résolution humaine, dans une circonstance critique pour l'Église.

    En effet, une opinion négative de l'Église s'est enracinée, Très Saint Père, néfaste pour toi, et elle retentit dans les discours de tous, non seulement auprès des Catholiques mais aussi auprès des autres peuples : on dit que dans les jugements, aujourd'hui, aucun cardinal ne peut être condamné, quand bien même il serait coupable. Dans ce moment même qui est critique pour ton autorité et pour la justice, Dom José Cardoso Sobrinho est mis en accusation, un homme condamnable, de l'avis de tous, pour ses propos sur les jeunes filles.

    Dans cette histoire, Souverain Pontife, je suis l'accusateur, non pour accroître la haine envers l'Église mais pour la défendre d'une infâmie.

    Je t'amène en effet un homme contre lequel tu peux recouvrer l'honneur perdu des cardinaux, revenir en grâce auprès du genre humain et donner satisfaction aux nations étrangères. Je t'ai amené la souillure et la ruine du Brésil.

    Dans cette affaire, si tu rends un jugement juste et pieux,  cette autorité qui doit rester en toi, sera affermie ; si au contraire, l'immense perversité et l'infâmie de ce triste sire viennent à bout de la vérité et de la foi, j'aurai au moins montré que c'est le jugement qui a manqué à l'Église plutôt qu'un accusé  au juge ou un accusateur à l'accusé.

    Jusques à quand, enfin, Dom José Cardoso Sobrinho abusera-t-il de notre patience ? Combien de temps encore sa rage se jouera-t-elle des femmes ? Jusqu'où s'emportera son audace effrénée ? ô temps, ô moeurs ! La Curie comprend ces choses. Le Souverain Pontife les voit. Et pourtant, celui-là discourt...Et il vient même au Vatican, observe et désigne des yeux celles des fillettes dont il veut la perte ! Comment ? Il s'en prend désormais ouvertement à tout le genre féminin et  appelle au malheur et à la mort d'innocentes jeunes filles : il a dit que celles qui avaient subi les pires outrages devaient être bannies de l'Église catholique !

    J'en prends à témoin Jésus de Nazareth, dans l'Évangile selon Luc,  XVIII, 15-17

    «Or on portait vers lui des enfants, afin qu'il les touche; or (ce que) voyant les disciples les intimidaient. Or Jésus les appelait à lui disant: " laissez les petits enfants venir à moi et ne les empêchez pas; en effet, (à) de tels, est la royauté de Dieu!Amen, en effet je vous dis que quiconque n'accueillerait pas la royauté de Dieu comme un enfant, n'entrerait pas en elle.»

    César Borgia, dit l'hérétique, le 09 mars 2009

  • Femme du XXIème siècle

    Gouges.jpgAujourd'hui, c'est la journée de la femme. Pourquoi la journée de LA femme ? Chaque jour ne devrait-il pas être une journée pour chaque femme ? J'ai un point de vue pas forcément politique mais plutôt sociétal sur le positionnement des femmes dans la société. Je sais que des blogueuses se sont regroupées pour générer un plus gros blog afin de se faire davantage influentes, qu'un classement des blogueuses existe désormais, mais, de mon point de vue, c'est un peu la superficie des choses. Cela veut dire quoi un point de vue de femme sur l'actualité ? Quand bien même il y a des spécificités féminines, il y a en réalité autant de points de vue sur les choses qu'il y a d'individus.

    Je crois que c'est par l'Éducation que l'on peut changer les choses : dans les pays où les femmes sont les plus en danger, en leur permettant d'accéder à la connaissance. Par exemple, je salue une initiative comme celle de la Rose engagée et je la soutiens. Christelle a bien raison d'en faire la promotion. J'avais acheté le CD l'année passée. Je compte offrir une rose à...une femme cette semaine !

    Mais dans nos sociétés modernes, la meilleure manière de changer les choses, ce n'est pas de trépigner ni de faire un maximum de bruit comme on le voit çà et là, mais de modifier les choses en profondeur. Et, je pense, sur ce point, que les enseignants ont un rôle à jouer qu'ils ne jouent malheureusement pas.

    De mon point de vue, pour accroître la présence des femmes dans nos sociétés modernes, il ne sert à rien de ressasser inlassablement la même litanie dégoûlinante de bonne conscience sur les droits des femmes : ce qu'il faut, c'est pousser au maximum les femmes vers les cercles du pouvoir et les centres de décision. Il faut saluer, au PS, que Martine Aubry soit désormais la secrétaire générale et que Ségolène Royal ait été candidate lors des élections présidentielles.

    A l'école, par exemple, dans les collèges et les lycées, inciter les filles à se diriger vers les filières d'excellence, politiques, économiques et scientifiques : les maths sup, les prépas commerciales, science-po, les écoles d'ingénieur, bref, tout ce qui propulse vers le pouvoir. Leur suggérer de devenir chefs d'entreprise, directrices de cabinet, leur expliciter les avantages de la fonction.

    Il y a aussi une éducation sur l'éducation, elle-même à effectuer auprès des hommes (des mâles) : leur dire que leurs enfants ont besoin d'eux et que s'en occuper n'est pas spécifiquement dévolu aux femmes. Leur faire valoir que la réussite de leurs enfants passe par la qualité et si possible la quantité de leur investissement auprès de leurs enfants.

    Ne pas tolérer les appels aux crimes et les violences faites aux femmes, particulièrement les crimes sexuels, que nos sociétés modernes continuent de minimiser. Par exemple qu'un évêque justifie le viol. Ou que l'Université Al-Hazar, la plus prestigieuse institution théologique d'Égypte ne condamne pas clairement et définitivement l'excision.

    Enfin, continuer à développer les structures de garde (crèches, auxiliaires parentales, assistantes maternelles) afin que la famille ne soit plus un obstacle à la réussite professionnelle.

    Ah, et puis il y a une vieille revendication que je soutiens : la venue au Panthéon d'Olympe de Gouges. Non parce qu'elle serait l'ancêtre, la Déesse-Mère des féministes, cela ne m'intéresse en aucune manière, mais pour saluer l'humanisme, le courage et la libéralité extraordinaires de cette femme en avance sur son temps.

    Elle fut parmi les tous premiers, notamment, à comprendre où de sinistres individus comme Marat et Robespierre emmenaient la Révolution et la République naissante. Elle fut l'un des plus éminents représentants du courant girondin, dont personnellement je me réclame aujourd'hui. C'est enfin  une forte figure de l'humanisme de la fin du XVIIIème siècle, cet humanisme dont le MoDem veut la renaissance afin d'en faire un projet de société pour l'Europe toute entière.

     

  • En 40 ils beuglaient Vive Pétain et en 45 ils tondirent des femmes...

    Je vois que l'on en parle sur pas mal de blogs, bonne occasion de lâcher ma note moi aussi sur ce sujet qui me tient à coeur depuis longtemps. Le scandale des femmes tondues est à mettre en relation avec le statut de la France en 1945. De Gaulle a été un très grand illusionniste : il a réussi à faire passer la France pour un état belligérant et résistant, alors que les Français furent longtemps et essentiellement des collaborateurs passifs. Ils acclamaient Pétain par millions en 1940, et Pétain demeura longtemps populaire.

    Dans toutes les guerres, on trouve toujours des Résistants de la dernière heure. Ceux qui n'ont rien fait sont les plus violents envers ceux que l'on désigne à la vindicte. Les Papon, les Klaus Barbie and co s'en sont sortis (tout du moins, pendant longtemps), et bien d'autres criminels anonymes ( Faut-il compter le nombre de dénonciations ?) dont l'histoire ne retiendra jamais le nom ni ne fera le jugement. Mais des femmes qui s'étaient simplement contentées d'avoir un bébé ou de fricoter avec l'ennemi furent, elles, l'objet de la haine d'une populace d'autant plus revancharde qu'elle n'avait participé quasiment en rien à l'effort de guerre contre l'ennemi nazi.

    La France n'osera jamais réhabiliter les "Tondues" (il ne s'agit pas non plus d'en faire des héroïnes mais simplement de les remettre à la place qui était la leur, c'est à dire ni pire ni meilleure que l'écrasante majorité des Français). Parce que pour les réhabiliter totalement, il faudra répondre à quelques questions gênantes, et notamment faire tomber le mythe de la grande Résistance française.

    Les résistants ne furent nombreux qu'une fois la victoire assurée. Les vrais Résistants, ceux qui entrèrent dans la lutte dès l'année 1940, furent une minorité. C'est elle qui sauva l'honneur de la France et qui permit la naissance du mythe.

  • Regroupement familial automatique : je suis contre !

    Je viens de lire, dans la dernière revue d'informations de la plate-forme lesdemocrates.fr cette histoire d'un sans-papiers expulsé. La mauvaise foi de l'article est assez incroyable. Il essaie de minimiser ce qui est dit entre les lignes, à savoir que l'individu expulsé est bien coupable de violences conjugales, c'est le sens de la main courante vaguement évoquée dans le billet.

    Mais bon passons, et venons-en au fond : si l'on commence à autoriser le regroupement familial de tous les immigrés disposant d'une carte de séjour et décidant de se marier avec un conjoint étranger, on va provoquer un flux d'immigration aussi important que celui que Miterrand et les Socialistes ont généré au début des années 80. Il y a un moment où il faut avoir le courage de dire stop à la démagogie et à la bien-pensance. La France comporte déjà 10% d'immigrés ou de Français naturalisés dans les 30 dernières années ou dont les parents étaient étrangers. Cela fait beaucoup. Cette intégration-là, massive, a généré des problèmes sociaux en série qui continuent d'agiter régulièrement nos banlieues. Cela suffit. C'est avec des raisonnements comme ceux que je viens de lire que nous en sommes là aujourd'hui.

    On peut étudier des regroupements au cas par cas, mais certainement pas pour les raisons qui sont évoquées dans l'article. A fortiori quand il s'agit d'un mari violent, car c'est le cas. Cette jeune femme marocaine fait ce qu'elle veut. On ne peut pas l'empêcher de rejoindre un mari qui la tape si elle le désire, l'État n'a pas ce pouvoir-là. Pas question, en tout cas, de l'accueillir sur notre sol.

    Je passe également sur l'histoire de l'allocation pour parent isolé. La France n'a pas les moyens de ce genre de "générosité" par les temps qui courent, car sinon, nous pourrions financer le monde entier de cette manière, pourquoi pas ? Vient un moment où il y a une volonté délibérée d'abuser de la générosité sociale de la France. Je ne jette pas la pierre à cette jeune femme, car je comprends bien, en même temps, qu'au Maroc, la situation économique n'est pas facile, et que les conditions d'existence n'y sont pas aussi favorables qu'en France. In fine, d'ailleurs, cela relance toujours le serpent de mer du co-développement qui est la seule réponse véritable à ce type d'immigration.

    Indépendamment de cela, le fait d'avoir passé une bonne partie de son existence en France n'est pas une justification pour obtenir le regroupement familial. Que cela soit dit et exposé clairement par les autorités françaises. On peut regretter le déroulé des opérations, mais pas la décision de fond.

    Je ne m'associe pas à RESF (avec lesquels j'ai pourtant parfois partagé des luttes) dans cette histoire, et je ne souhaite pas, à titre personnel, que le MoDem s'y associe.

  • Les trains circulent dans la Nièvre

    Tiens, c'est très marrant : à la suite de mes deux billets sur la France d'en bas, ceux qui se lèvent tôt, la sncf, les élus de la Nièvre et la ligne Paris-Nevers, figurez-vous qu'elle s'est remise à fonctionner !

    J'avais écrit deux billets, les 14 et 27 janvier dernier, celui du 27 établissant le compte des heures perdues par les usagers. Eh bien comme par hasard, depuis ttrès exactement début février, quasiment plus de retards, à l'exception de 5 à 10 minutes de temps en temps...

    Il faut dire que les usagers avaient eu un RDV avec le député Gaëtan Gorce et le maire de Cosne sur Loire le samedi 31 janvier. Rendez-vous qu'ils demandaient depuis longtemps.

    Une réunion avait eu aussi lieu avec le directeur SNCF de Corail Inter-cités début février : la semaine précédente, des agents avaient vérifié les heures d'arrivée à Paris-Bercy pendant toute la semaine. Toujours cette même semaine, un tract des syndicats de cheminots avait été distribué pour dénoncer le vieillissement du matériel et la mauvaise gestion des rotations.

    Dans ce genre de mobilisation, la réussite n'est pas à attribuer à un seul mais à une mobilisation générale. Je n'en suis pas moins satisfait d'avoir contribué au rétablissement d'un service à peu près correct, et note avec non moins de satsifaction la concomittance avec la publication de lmes deux billets. Plus de problèmes, depuis : étonnant, non ?

     

  • Médecins libéraux, affichez vos tarifs !

    Dans la plupart des commerces et services, les prix sont affichés : commerces de détail, artisans (du moins une partie, l'autre devrait en faire autant !) hôpitaux, banques, écoles privées, et cetera.

    Mais les médecins libéraux , spécialistes inclus, s'exonèrent quasiment tous de cette obligation. Je trouve très désagréable de devoir demander à chaque médecin quand on appelle ses tarifs et ne pas pouvoir faire autrement, sinon, que de tenter à l'aveugle.

    Dans certains quartiers, les dépassements de tarifs atteignent des montants faramineux : 60 à 100 euros pour certains pédiatres, autant pour des ORL, 40 à 50 euros pour des généralistes, 150 euros pour un SOS pédiatre un dimanche dans les 7ème et   16ème arrondissement de Paris, par exemple. Pour 5 à 10 minutes de consultation la plupart du temps !

    Dans les quartiers misérables, il ne reste presque plus de professions médicales, soit en raison de l'insécurité prégnante, soit en raison de la multiplicité des CMU, mais dans les quartiers riches, il existe aussi des foyers très modestes qui sont assommés littéralement par les tarifs monstrueux des médecins des beaux quartiers.

    Ce serait une opération de salubrité publique pour les porte-feuilles de mettre en place une règle contraignant les champions du dépassement d'honoraires à afficher leurs tarifs, et sur leur porte, et sur internet via un site centralisant leurs coordonnées professionnelles.

  • Violence conjugale...

    Transmis via Ouktiasma, message d'espoir.

    u24707916.jpgJ'ai reçu des fleurs aujourd'hui. Ce n'était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial. Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit et il m'a dit beaucoup de choses cruelles qui m'ont vraiment blessées.
    Je sais qu'il est désolé et qu'il n'a pas voulu dire les choses qu'il a dites, parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.76173.jpg

     

     

     

     

     

     

    012327BL.jpgJ'ai reçu des fleurs aujourd'hui.. Ce n'était pas notre anniversaire, ni un autre jour spécial. Hier, dans la nuit, il m'a poussé contre un mur et a commencé à m'étrangler. Ça ressemblait à un cauchemar, je ne pouvais croire que c'était réel. Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri. Je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.200122235-001.jpg

    J'ai reçu des fleurs aujourd'hui et ce n'était pas la fête des mères  ni un autre jour spécial.  Hier, dans la nuit, il m'a de nouveau battu, c'était beaucoup plus violent que les autres fois. Si je le quitte, que deviendrais-je? Comment prendre soin de mes enfants? Et les problèmes financiers? J'ai peur de lui mais je suis effrayée de partir. Mais je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.200181844-001.jpg

    200337360-001.jpgAujourd'hui c'était un jour très spécial, c'était le jour de mes funérailles... Hier dans la nuit, il m'a finalement tué. Il m'a battu à mort.
    Si seulement j'avais trouvé assez de courage pour le quitter, je n'aurais pas reçu de fleurs aujourd'hui...

    fleursmorts.jpg
  • Seniors, le label de qualité

    L'histoire se déroule dans une petite commune de la manche. Le maire local recherche un employé municipal pour de menues tâches. Tout aussi sec, il contacte l'ANPE. Parmi les différents candidats auditionnés, il y a un ancien indépendant, âgé de plus de 50 ans. Seulement, l'ANPE fait de la résistance et tente de placer en force des "jeunes". Ben oui, l'indépendant ne touche pas d'indemnités pour son chômage, et en plus, c'est un "vieux". Mauvaise opération financière pour l'ANPE, et puis placer des jeunes, ça fait bien. Mais voilà, le maire est un dur à cuire, et il se fâche tout rouge. Il obtient enfin gain de cause, après s'être déplacé en personne là-bas et arrosé députés et conseillers généraux de courriers outrés.

    L'histoire ne s'arrête pas là. Le bonhomme est un ancien restaurateur. Il a le goût de la propreté, des bons plats et des choses bien faites. Devenu employé communal, les locaux municipaux retrouvent une seconde jeunesse, briqués et nettoyés qu'ils sont chaque jour. Enfin, à chaque festivité, l'homme prépare des petits toasts, avec tout le talent qui est le sien.

    Dans le village, on n'a de cesse de se louer d'un recrutement d'une telle qualité.

    Ceci n'est pas une fable, mais une histoire vécue et récente.

    Je sais que le gouvernement tente de légiférer sur l'emploi des seniors. Ce n'est pas nouveau, c'est un serpent de mer de la plupart de nos derniers gouvernements. C'est un problème de mentalité, dans lequel les médias jouent un rôle extrêmement néfaste depuis fort longtemps. C'est à mon avis une conséquence, entre autres, du jeunisme ambiant. IL faut noter que les différents gouvernements n'ont considéré ce problème que sous l'angle économique et budgétaire, jamais sous l'angle sociétal. En ce sens, les dernières mesures prises ne visent qu'à ne plus payer d'allocations aux seniors chômeurs, non à véritablement les remettre en selle.

    Nos sociétés obsédées d'efficacité s'imaginent les seniors comme des vieilles machines toussotantes et cahotantes. Pourtant, qui n'a pas expérimenté, dans le domaine de l'artisanat, par exemple, le savoir-faire du vieil artisan rompu à son métier ? Et dans les tâches administratives, celui qui connaît les rouages des maison dans lesquelles il évolue sait généralement bien mieux que le jeunot ou le quadra arrogant où trouver l'information.

    Alors, certes, ils coûtent plus cher : mais il vaut mieux payer une seule fois plus cher que deux fois ce qui a été mal fait. De surcroît, le surcoût n'a pas de caractère systématique. Il faudrait, en France, que l'on apprenne à juer sur les qualités réelles et non sur les apparences, comme trop souvent on tend à le faire. Il faut imaginer qu'il y encore peu, les concours de la fonction publique étaient fermés au plus de 45 ans. On pourrait leur proposer peut-être une euthanasie gratuite, tant qu'on y est...!

  • Parents, entrez dans la danse contre la délinquance

    Je lisais le dernier numéro de l'Itinérant (hebdomadaire de rue d'une très grande qualité et aux dossiers souvent fouillés), très précisément le n°742, et, tout particulièrement, j'ai parcouru avec attention le dossier de société que ce magazine consacre aux enfants violents. Le dossier s'appuie sur le livre de Maurice Berger Voulons-nous des enfants barbares ? paru aux éditions Dunod.

    Maurice Berger constate que la quasi-totalité des enfants et pré-ados auteurs de violences extrêmes ont été soumis tout-petits, en règle générale par leurs parents, à des carences affectives et des relations défectueuses responsables de traumatismes relationnels précoces. Il distingue trois formes de violence. La première relève d'un traitement psychiatrique, la seconde d'un système éducatif renforcé et adapté, et la troisième, perverse, qui prend plaisir à humilier l'autre, d'une réponse pénale très ferme.

    Dans un entretien avec l'Itinérant il répond à ceux qui mettent en cause la télévision ou les jeux vidéos par cette très belle et très juste réplique :

    «Nous aurions une France moins violente si les parents jouaient un quart d'heure par jour avec leurs enfants, télévision éteinte».

    Un quart d'heure, chers lecteurs, un quart d'heure par jour...

    NDLR : merci à mymajor company pour ce talentueux artiste. Il ne me reste plus qu'à acheter l'album d'un jeune homme qui a fait un choix autre que celui des majors du show-biz et du star-system.

    Le concept de My Major Company est très astucieux et intéressant : vous vous inscrivez, vous investissez, je le suppose, une certaine somme d'argent, et vous devenez ainsi co-producteurs de nouveaux artistes ignorés par les médias traditionnels. Pas mal non ? Et pour ceux qui aiment avant tout l'argent et qui considèrent le business avant tout, eh bien, il faut juste miser sur le bon cheval et deviner quel artiste va percer.

  • Enfants de l'Ariège ou l'Odyssée d'un bonheur impossible

    J'ai lu l'article du Figaro sur l''incroyable odyssée des enfants Fortin. Je trouve cet article très éclairant, parce qu'en filigrane, on devine ce qui a opposé le père et la mère des deux adolescents. La mère l'a dit, à la fin de l'article, elle a voulu se séparer de son mari et récupérer la garde des enfants dès lors qu'elle a compris que leur père ne voudrait pas les scolariser. Dans ce même article, le journaliste évoque la vie des deux jeunes garçons avec leur père : vie au milieu de la nature, à proximité d'une communauté rurale, parmi des animaux domestiqués, au sein d'un domaine qui produit ses propres ressources.

    On comprend, en fait, que le père a voulu une autre forme de société que celle dans laquelle nous vivons pour ses enfants. Je ne sais pas si c'est bien ou c'est mal. Ce que je sais, c'est que notre société tend à condamner le fait pour des individus, de vouloir vivre en marge de ce qu'elle représente.

    En même temps, on ne peut pas ainsi soustraire des enfants à leur mère si longtemps. J'ai le sentiment que ce qui déchire cet homme et cette femme qui se sont pourtant aimés, ce ne sont pas des choses forcément personnelles mais des représentations de la vie en société et du bonheur. Ces deux enfants ont-ils été malheureux parce qu'ils ne participaient aux formes communes de notre société consumériste ? Je ne le sais pas. Je ne voudrais pas que l'on utilise ces éléments-là à charge contre Xavier Fortin.

    Le seul élément légitime, du point de vue la justice, c'est de ne pas avoir fait en sorte que les deux garçons voient leur mère. Et cela, ce n'est pas simple, parce qu'en effet, pour ces deux garçons, leur père est un dieu vivant et leur mère l'encombrant obstacle à la perpuétation d'une vie "idyllique".

    D'une certaine manière, je retrouve dans cette histoire la problématique du "bon sauvage" qui a arrosé largement la littérature du XVIIIème siècle puisque un Voltaire, un Rousseau, un Chateaubriand (XIXème) s'en emparent avec un égal talent. L'homme n'est-il pas plus heureux à l'état de nature, finalement ? Voilà la question de fond que pose cette histoire : car c'est bien là la cause profonde qui a généré la séparation entre Xavier Fortin et la mère de ses deux enfants. Dans l'article du Figaro, elle le sous-tend explicitement, d'ailleurs : elle n'a jamais été inquiète pour la santé de ses enfants, car elle connaissait le père. Non, ce qui a mis le feu aux poudres, c'est le symbole même de la socialisation que représente l'école.

    J'ajoute une autre problématique : nos sociétés respectent bien sûr les choix des familles, mais, le principe d'un État puissant comme le nôtre et plus généralement celui des démocraties libérales occidentales, c'est que l'éducation et l'enfant n'appartiennent pas exclusivement au père et à la mère. Via l'État, la société toute entière a son mot à dire sur le devenir d'un enfant, quand bien même il vivrait à l'écart de cette même société. Est-ce juste, pertinent ? Quelle est la limite ?

    Voilà en tout cas de vastes et délicats sujets de débats. On en revient, finalement, presque toujours aux questions essentielles que sont le bonheur et la liberté de chaque individu.