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résistance

  • Terroriste ou héros, il faut choisir

    Ainsi, l'auteur des épouvantables meurtres perpétrés contre des militaires puis des enfants est un djidahiste. Du moins, c'est ce qu'il essaie de faire croire.

    On lisant sur une page du Figaro ce que l'on savait désormais de son parcours, j'ai pensé aux Mémoires du Général de Gaule pour la période 1944-1946 : il y évoque le sort des collaborateurs et particulièrement celui des miliciens qui se sont jetés à corps perdu du côté des nazis dans le conflit. Notamment, il aborde le cas de Joseph Darnand, à côté duquel notre prétendu Djihadiste ferait office d'enfant de choeur tant ce qu'il a fait est horrible. De Gaulle aurait pu conchier à juste titre l'un des plus sinistres individus de la Collaboration. Et pourtant, il choisit de déplorer la perte de tant d'énergies qui à tout moment auraient pu basculer dans la Résistance plutôt que dans la Collaboration.

    Mohammed Merah a voulu entrer dans la Légion étrangère en 2010. Il a été recalé au bout d'une journée. Le mobile psychologique dans les crimes perpétrés contre les militaires français apparaît ainsi bien plus évident que la guerre en Afghanistan.

    C'était un homme à la recherche d'une identité. Il l'a trouvé en Afghanistan et au Pakistan. Chez les barbus.

    Si l'on pose l'équation en ces termes pour comprendre ses motivations, je pense que l'on a parcouru la moitié du chemin.

    La défense de la cause palestinienne, c'est évidemment du pipo : ce ne sont pas ses motivations, et à vrai dire l'OLP a condamné immédiatement une attaque aussi vile.

    Au fond, Bayrou ne se trompe pas de débat en ramenant la question de l'identité et de la cohésion sur le terrain où l'on devrait les trouver. Qu'est-ce qui fait qu'un jeune homme, né en France, ne se sent plus français aujourd'hui ? Et là, ce n'est même pas un individu lambda, c'est quelqu'un qui se montrait prêt à s'engager dans l'une des unités militaires les plus emblématiques de notre drapeau !

    La désolation exprimée par le Général de Gaule dans ses mémoires répond comme un écho à ce sourd questionnement.

    Il y a après un problème diplomatique : quasiment 100% des terroristes qui se livrent aux crimes les plus atroces ont fait un stage en Afghanistan et au Pakistan. Nous avons un problème avec ces deux pays-là, et ce n'est pas la première fois que je le dis ici.

    Marine Le pen a tout faux de réduire les faits épouvantables qui nous sont connus aux actions d'un salaud ou à de la faiblesse contre l'islamisme. La preuve que la France ne se montre pas faible contre l'islamisme radical, c'est qu'en s'engageant en Afghanistan, elle a eu la volonté d'en arracher les racines, même si c'est raté, au final. En ce sens, Bayrou ne s'était pas trompé en estimant que notre présence en Afghanistan était un impératif moral, car là-bas, nous luttions contre les forces qui nous sapent ici. Mais ces forces ne prospèrent sur notre sol que parce qu'elles y trouvent un terreau propice. C'est bien en ce sens que j'interprète le discours de Grenoble de Bayrou.

    Ainsi, la boucle est bouclée.

  • En 40 ils beuglaient Vive Pétain et en 45 ils tondirent des femmes...

    Je vois que l'on en parle sur pas mal de blogs, bonne occasion de lâcher ma note moi aussi sur ce sujet qui me tient à coeur depuis longtemps. Le scandale des femmes tondues est à mettre en relation avec le statut de la France en 1945. De Gaulle a été un très grand illusionniste : il a réussi à faire passer la France pour un état belligérant et résistant, alors que les Français furent longtemps et essentiellement des collaborateurs passifs. Ils acclamaient Pétain par millions en 1940, et Pétain demeura longtemps populaire.

    Dans toutes les guerres, on trouve toujours des Résistants de la dernière heure. Ceux qui n'ont rien fait sont les plus violents envers ceux que l'on désigne à la vindicte. Les Papon, les Klaus Barbie and co s'en sont sortis (tout du moins, pendant longtemps), et bien d'autres criminels anonymes ( Faut-il compter le nombre de dénonciations ?) dont l'histoire ne retiendra jamais le nom ni ne fera le jugement. Mais des femmes qui s'étaient simplement contentées d'avoir un bébé ou de fricoter avec l'ennemi furent, elles, l'objet de la haine d'une populace d'autant plus revancharde qu'elle n'avait participé quasiment en rien à l'effort de guerre contre l'ennemi nazi.

    La France n'osera jamais réhabiliter les "Tondues" (il ne s'agit pas non plus d'en faire des héroïnes mais simplement de les remettre à la place qui était la leur, c'est à dire ni pire ni meilleure que l'écrasante majorité des Français). Parce que pour les réhabiliter totalement, il faudra répondre à quelques questions gênantes, et notamment faire tomber le mythe de la grande Résistance française.

    Les résistants ne furent nombreux qu'une fois la victoire assurée. Les vrais Résistants, ceux qui entrèrent dans la lutte dès l'année 1940, furent une minorité. C'est elle qui sauva l'honneur de la France et qui permit la naissance du mythe.