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vendredi, 26 avril 2013

Je rêve ? Il descend trois personnes et se retrouve en liberté ? (Errata : non finalement)

J'avoue que je suis content de corriger cette note parce que j'ai vraiment cru qu'on en était là. Le tireur d'Istres était en liberté sous contrôle judiciaire AVANT son crime, pas après. Mes excuses à ses juges ! Cela aurait tout de même été grave, mais j'ai si peu confiance dans la justice de mon pays...RTL devra revoir la rédaction de ses billets d'information, j'ai été induit en erreur par la formulation choisie...

Bref, tout l'article ci-dessous n'a plus aucune validité.

Pincez-vous les ami(e)s, je ne déconne même pas : vous avez tous entendu parler du tireur d'Istres, présenté comme un déficient mental ? Le mec qui a tiré à la kalashnikov dans la foule.

Trop fort : les juges l'ont libéré sous contrôle judiciaire.

Attendez, je recommence :

les connards de juges l'ont libéré sous contrôle judiciaire.

Il vient des descendre trois personnes à la kalash sans raison apparente et les connards de juges l'ont libéré ! Non, non, vous ne rêvez pas. C'est ça la justice en version Taubira. Faut vider les prisons. Et il a un copain à Paris, apparemment...Vite, où on peut acheter une kalash ? Quand il n'y a plus de justice, il ne reste que l'auto-défense. Et pourtant, le Far West, très peu pour moi, mais, là, en France, on a le Left West, c'est un concept de gauche...

Entre ça et le mur des salopards, ça commence à bien faire la justice laxiste en France. Le comble, c'est que ces jeanfoutre de bons à rien viennent couiner à la pression politique dès qu'un homme politique ou que la police l'ouvrent pour leur demander de faire leur boulot.

18:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : juge, crime, laxisme, istres |  Facebook | | |

dimanche, 09 septembre 2012

Famille al-Hili, un assassinat d'État ?

Depuis le quadruple assassinat de membres d'une famille d'origine irakienne en Haute-Savoie j'ai l'intuition qu'on a affaire, dans cette histoire, à quelque chose de bien plus complexe qu'il n'y paraissait de prime abord.

En fait, pour être très clair, cela sent l'assassinat d'État, et, du moins, si ce n'est un État, c'est une organisation puissante au moins qui a commandité le coup.

Un ancien de Scotland Yard, expérimenté dans ce domaine, John O'Connor pense exactement la même chose que moi.

Passé l'émotion suscité par ce drame (il reste deux petite filles sur le carreau : je ne sais pas ce que l'on peut faire pour elles, mais s'il est quelque chose que l'on puisse faire, je m'y associerai très volontiers) j'y ai réfléchi et j'ai pensé la chose suivante : cela sent le travail de semi-professionnels. Ou de semi-amateurs. En fait, je me suis dit que les services secrets d'un état qui ne serait pas déliquescent auraient été plus "efficaces". Là, des survivantes, un témoin abattu, un second très proche du drame, on appelle ça un fiasco. On peut plutôt penser qu'il y a une haute autorité d'un État déliquescent qui aurait fait travailler des tueurs, mais pas des pros. Des types habitués à abattre dans des pays d'Orient, pas en Europe. Et puis il s'agit d'une équipe, pas d'un type isolé.

Ou alors c'est une organisation clérico-criminelle, genre Al Qaeda.

Il y avait des valises dans la voiture : la famille se savait en danger. Un des voisins du père a déclaré qu'il semblait tracassé par quelque chose depuis des mois. Et puis il travaillait dans un domaine sensible : les satellites, ce n'est pas du nucléaire mais dans un autre genre, c'est l'un des nerfs de la guerre moderne. 

Je ne crois pas à la culpabilité du frère. Trop gros, trop évident. 

Je ne dispose évidemment d'aucun autre élément que ceux que laisse filtrer la presse et je n'ai aucune compétence professionnel dans un tel domaine mais là, je flaire un gros imbroglio diplomatique.

lundi, 19 mars 2012

Tuerie de Toulouse : de l'horreur à l'état brut

Quand je vois un individu capable de tirer sur des enfants, ça me rend fou. S'en prendre à des enfants, je ne le supporte pas. Je préconise une lobotomie gratuite et obligatoire pour un type de cet acabit.

En termes de profil, il n'y pas 36 solutions :

- hypothèse n°1 : c'est un facho. Il a tiré sur des militaires maghrébins ou noirs puis sur des enfants juifs. Cohérent avec une paranoïa de nazillon raté, façon l'autre fracassé du bulbe de Norvège.

- hypothèse n°2 : c'est un islamiste. Le 17ème RP revient d'Afghanistan et les cibles sont des enfants juifs. 

Comme quoi, au fond, entre islamistes et nazillons, on se comprend.

Il paraît que des paras qui levaient un peu trop haut le bras ont été virés du 17ème RP en 2008. C'est une piste possible, et je pense que la police scientifique et psychologique aura tôt fait de la valider ou de l'invalider.

Je ne crois pas une hypothèse n°3 même s'il est évident qu'il faut forcément être frappadingue pour être un nazillon ou un islamiste-terroriste.

Comment peut-on tirer froidement sur de petits enfants dans leurs âges les plus adorables ?  Deux petits de 4 et 5 ans et une petite de 7 ans. Un concentré de mignonnerie et d'innocence. Et avec leur papa en plus.

Extrait de témoignage : 

«Un homme efficace, qui s'attaque à une cible facile, des gens désarmés». «La vidéo montre un homme casqué qui rentre dans la cour de l'école (...) il court après ces enfants, se met à tirer. Il en attrape et met une balle dans la tête à un enfant de huit ans»

Le salopard : je me porte candidat pour pédaler afin de le finir à la dynamo sur une chaise électrique. Et je pédalerai lentement.

J'ai trouvé que la classe politique dans son ensemble avait un ton juste. Particulièrement, Hollande a parlé fort bien en faisant valoir que ce n'était pas une école, des Juifs, mais la France toute entière qui était visée par un tel crime. Bayrou a eu, je pense, le même coup au coeur en voyant des enfants tomber sous les balles puisque c'est ce qui l'a le plus choqué. Sarkozy et Guéant ont fait ce qu'ils avaient à faire, il n'y a rien à redire. 

Il y a quelque chose de grave, et Sarkozy l'a souligné à juste titre : jamais une fusillade ne s'était produite dans une école en France. La réaction de la France devra donc être à la hauteur et la punition exemplaire. Fou ou motivé par une idéologie mortifère, l'assassin ne doit jamais revoir le jour.

lundi, 25 juillet 2011

Ils ont passé le mur du çon...

Ami lecteur, tu dois bien connaître, j'espère, le fameux et hilarant hebdomadaire le Canard Enchaîné ; en règle générale, en première page, mon palmipède favori consacre toujours un petit entrefilet à la plus grosse c....erie de la semaine, proférée généralement par de doctes et dignes représentants de notre classe politique.

En vil plagiaire que je suis, je vais prolonger ce petit rituel sur mon blogue. Voilà, toute la presse s'en est fait l'écho, un cas lourd pour la psychiatrie a pété un câble et massacré 93 jeunes gens. 

Mais voilà, la presse voulait à tout prix politiser la chose, alors on s'est empressé aussi bien en Norvège qu'en France, et, je le présume, dans toute l'Europe, de bien préciser qu'il s'agissait d'un Norvégien " de souche". Mon Dieu mon Dieu, on aurait pu penser tout de suite à un immigré islamiste. Soyons honnête, c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit, et je ne suis pas le seul,  car dans l'attente, quelques médias ont rappelé que la Norvège participait à certaines opérations militaires mal vues des djihadistes de tout poil.

Le caractère méticuleux et narcissique de la préparation du taré dénote un esprit maniaque et illuminé. Le camarade CSP s'est empressé d'éructer sur les droites populistes, nationales et extrêmes qui sévissent sous nos latitudes. Le camarade CSP n'a rien compris. Et il n'est pas le seul, pour une fois, EGEA n'est guère perspicace. Y'a pas d'embrigadement dans cette histoire. Le gars, un peu (beaucoup) illuminé, s'est monté la tête tout seul. CSP n'a rien compris : on ne devient pas malade à force de fréquenter l'extrême-droite ! c'est parce qu'on est malade qu'on commence à la fréquenter !

Mais bon, y'en a un autre qui a fait fort, c'est l'Didier. Imaginez : le crime provient de ce que la Norvège serait féminolâtre. Oh, j'ai déjà lu de belles conneries à la gauche de la gauche, mais là, l'Didier les a tous battus d'un seul coup à plat de couture. Et puis il en ajoute une couche, en plus, après : la Scandinavie a sur une carte l'aspect d'une bite molle ce qui explique le carnage qui s'est produit près d'Oslo. L'Didier devrait postuler à l'Université Paris-V Descartes pour une chaire de socio ou de psycho. Ou alors peut-être à l'IRIS. A moins que nous ne soyons à l'orée d'une nouvelle science humaine. Révolutionnaire, je vous dis.

Sérieusement, moi, ce n'est pas le modèle Scandinave qui m'indispose, mais les bêlements de mouton de toute obédience qui nous en vantent les mérites et veulent nous l'imposer, en nous expliquant que là-bas c'est mieux (ben ils n'ont qu'à y rester, tiens...). Chacun son modèle, nous c'est le modèle Latin, point à a ligne. 

Bref, on ne va pas gloser indéfiniment sur l'individu : c'est un fou. S'il n'avait pas agi au nom des thèses réactionnaires de la droite populiste, il l'aurait fait au nom d'une secte millénariste ou toute autre connerie dans le genre.

Fondamentaliste chrétien, c'est l'épithète ridicule qu'on lui a accolé, alors même que le type s'apprêtait à basculer du protestantisme vers le catholicisme (il ne savait plus où il en était, en somme). Tu parles d'un fondamentaliste. Ah, on les sentait dans la presse bien-pensante : ouf ! Ils avaient trouvé enfin l'incident qui allait remettre les pendules à l'heure face à l'islamisme radical. Enfin un attentat chrétien ! Le bonheur ! Quel tas d'abrutis crétinoïdes...

Il n'y a en définitive aucun enseignement politique à tirer de cet évènement isolé : il n'y avait pas d'organisation ni d'embrigadement derrière les délires de ce malade, et sa mère ne l'avait pas castré au nom d'un féminisme scandinave triomphant.

C'est hélas un fait divers tristement tragique et rien d'autre.

01:11 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (425) | Tags : norvège, crime, attentat |  Facebook | | |

mardi, 25 janvier 2011

Mettre au pas les violeurs, une simple question de volonté politique

Avec le cas de la petite Laëtitia de Pornic, Nicolas Sarkozy m'a une fois de plus énervé. Il ressasse encore et encore la même argumentation depuis 2005. Avec aucun effet derrière.

Une fois encore, Nicolas Sarkozy bat des bras très fort, mais ses moulinets sont vains. Il faut revoir toute la législation sur le viol et la récidive. Repartir de zéro, en admettant, notamment, qu'un violeur demeurera un danger toute sa vie et que seule la loi et la certitude de la voir appliquée le retiendront, à l'exception des plus pervers.

Le meurtrier de Laëititia, selon des témoignages concordants, s'était vanté de pouvoir manipuler la justice. Les juges, je le vois régulièrement dans des arrêtés de jugements, continuent de se satisfaire de sursis pour le viol quand il faudrait coller directement 10 années de prison incompressible à tout violeur, sans espoir aucun de libération anticipée. En fait, les peines devraient s'échelonner entre 10 années et la perpétuité réelle.

Sarkozy tente de se faire mousser, comme d'habitude, mais cela va lui retomber sur le nez une fois de plus, son inanité dans le domaine n'échappant plus à personne. Un pays qui ne prend pas la mesure des viols et des violeurs ? Tiens, allez signer l'appel de l'ami Romain, et voyez ce qu'est devenue l'Afrique du Sud. Les Sud-Africains, y compris noirs, étaient plus en sécurité du temps de l'apartheid, 1/4 des jeunes filles violées...1/4 des hommes violeurs, alors ?

Michel Mercier l'a admis, le principal intéressé avait bien exécuté l'ensemble de ses peines. Cela prouve une chose : un texte supplémentaire sur la récidive ne sert à rien. C'est en amont qu'il faut agir, en frappant très fort et très brutalement le violeur au premier écart.

Connaissez-vous l'effet papillon ? Un battement d'aile quelque part à Paris peut provoquer quelques jours plus tard un ouragan à New-York. Tiens, j'ai une question intéressante, puisqu'elle faisait aussi l'actualité il y a peu. Ne me dite pas qu'avec des "si", on peut mettre Paris en bouteille, j'assume mon "et si...?". Et si donc, disais-je, les trois porcs de violeurs de la jeune Emma avaient été retrouvés et punis en 2002, aurait-elle entraîné Ilan Halimi a un sort atroce, 4 années plus tard ?

Tout est ouvert, ouvrons le débat : lobotomisation, castration chimique, voire physiologique, internement à vie, interdiction de sortir sans avis d'un comité de psychiatres experts, ne nous interdisons rien avec les violeurs, surtout les plus violents ! 

Mais vous allez voir, Sarkozy va nous parler encore de la récidive pendant deux semaines, récidive dont nous n'avons rien à carrer. C'est AVANT, qu'il faut agir. Et ne tombons surtout pas dans le piège des lénifiants qui vont venir expliquer que des cas isolés ne doivent pas fonder une politique générale. Mais bien sûr que si, d'autant que je le maintiens, violer ou ne pas violer n'est pour le violeur qu'une question d'opportunité.

A consulter, une étude du gouvernement canadien sur la récidive des délinquants sexuels.

22:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : viol, récidive, crime, laetitia |  Facebook | | |

vendredi, 30 juillet 2010

Huit bébés tués, c'est de la folie !

Huit bébés assassinés à la naissance à Vilers le Tertre. Quelle horreur ! Quand j'apprends par la presse ce genre de nouvelles, j'ai l'impression d'encaisser un 35 tonnes dans la face.

Terrible aussi pour les deux filles aînées de la coupable des meurtres. Il s'agit d'une aide-soignante, mère de deux grandes filles de 20 ans. Comment pour elles, ne pas désormais devoir affronter la lancinante interrogation du "pourquoi pas nous " ? Sa forte corpulence lui a permis de dissimuler ses grossesses, jusqu'à son mari, charpentier et conseiller municipal, qui ne s'est rendu compte de rien.

J'ai écouté ce qu'en dit le psychiatre Roland Coutanceau sur France-info, et mon intuition personnelle m'amène à ressentir quelque chose d'assez similaire à son analyse.

La grossesse n'est pas seulement un phénomène physique. C'est également un processus psychique et psychologique. Le foetus, l'enfant à naître, grandit dans l'esprit en même temps qu'il se développe dans le corps. Cette femme, comme d'autres, hélas, avant elle, a vécu une grossesse physique, à l'évidence, mais pas de grossesse mentale avec les huit enfants qu'elle a tués.

C'est la distorsion entre les deux grossesses qui serait susceptible d'avoir provoqué un choc psychologique fort chez cette femme. Faute d'admettre la réalité mentale de ces enfants, elle les tués. Elle les a tués physiquement parce qu'elle les avait déjà tués mentalement.

Je cite souvent Maria Montessori pour sa vision extraordinaire de l'enfant, embryon spirituel qui se développe suivant le plan secret et miraculeux de sa propre nature. L'absence totale de conscience de la présence de cet embryon-là, voilà qui explique, hélas, l'absence de sentiments et de barrières de la meurtrière.

Pour prendre conscience de ses actes, il va lui falloir retracer les chemins complets de ces huit vies. La condamnation judiciaire est probablement la première étape, fût-elle pour elle la prison à vie.

jeudi, 15 avril 2010

Matraque et gnouf pour les violeurs et leurs complices !

Même réaction que l'un des bills, ce matin. J'ai entendu le reportage sur France Info dans lequel des petits cons et des pétasses expliquent que se faire violer dans les cités, c'est normal, ce sont les filles qui excitent ou allument. A vrai dire, l'un de mes amis profs qui exerce dans une cité m'a dit qu'il entendait exactement le même genre de propos là où il enseigne. Une famille est menacée parce que leur fille a porté plainte après avoir été abusée à plusieurs reprises ? Il faut amener les complices des violeurs à coup de matraque dans les geôles et les y laisser très longtemps. Ce qu'il faut, c'est un grand coup de torchon dans le tas, histoire de moucher le plus de racailles possible d'un coup. Y aller au kärcher, tiens ! Pareil à Grenoble : un jeune se fait agresser gratuitement par une bande ? Tous coupables, et c'est tout. 15 ans minimum pour la racaille, qu'elle croupisse au gnouf ! Même réflexe, d'après un agent de police, les merdeux refusent de reconnaître leurs actes et la gravité de leurs actes. Ce qu'il faut, c'est des exemples. La racaille doit comprendre qu'elle peut se retrouver en bande au fond du trou. Tant qu'il n'y aura pas eu d'exemples retentissants, elle continuera à croire pouvoir agir en toute impunité.

Cela ne sert plus à rien de s'indigner, aujourd'hui, ça, c'est bon pour le bobo parisien. Ce qu'il faut, c'est taper, très fort et autant de fois qu'il le faudra.

Cela dit Manuel soulève un problème de fond : les opinions exprimées ce matin sur France Info ne sauraient être le seul fait d'une émulation entre adolescents et adolescentes dégénérés. Il y a forcément le poids d'une éducation, derrière, qui conditionne ces réflexes quasi-pavloviens. La négation de crime doit aussi être punie par la loi, et les familles mises une bonne fois pour toutes devant leur responsabilité, non seulement en termes d'actions, mais aussi de valeurs.

13:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : viol, justice, délinquance, crime |  Facebook | | |

dimanche, 31 janvier 2010

Hortefeux veut se montrer vigilant ? avec quels effectifs ?...

Parfois, il n'y a pas besoin d'être prolixe pour écrire un billet : après le crime horrible dont ont été victimes les deux retraités de l'Oise, Brice Hortefeux a hoché un grand coup du menton et annoncé un grand plan intitulé "tranquillité seniors". Faut-il rappeler que son gouvernement organise régulièrement des baisses d'effectifs dans la police au point d'amener ces fonctionnaires, pourtant généralement tranquilles et placides, à avoir manifesté tout récemment ?

Les déclarations de toute sorte ne sont que du flan. Il n'y a aucune réalité derrière sinon moins de sécurité, et c'est tout. A mettre en relation avec mon adresse au Président, lundi dernier, où j'évoquais ce tranquille piéton arrêté et mis à l'amende pour être passé sur un passage piéton quand le bonhomme était rouge. S'ils avaient patrouillé du côté de Sainte-Maxence au lieu d'emmerder le péquin, Jacques et Thérès Prévost auraient peut-être pu finir leur existence paisiblement plutôt que dans un bain de sang.

mercredi, 21 octobre 2009

Krombach, bientôt une affaire d'États ?

J'ai souvent l'occasion de dire en quel état déliquescent est notre justice, mais l'épisode suivant passe les bornes : comment se fait-il qu'en France, il faille qu'un père, à plus de 70 ans, soit contraint de ligoter une crapule et de l'amener sur le territoire français pour obtenir justice ?

La fille d'André Bamberski, Kalinka, a été empoisonnée, et d'après Le Monde peut-être abusée. Pourquoi le justice allemande a-t-elle classé l'affaire sans suites ? Krombach a été poursuivi dans une affaire de viol sur mineure en 1997 (il avait violé sous anesthésie une adolescente de 16 ans !) : pourquoi n'a-t-il pris que du sursis ? Pourquoi en 1995 l'ambassade d'Allemagne est-il intervenu pour tenter de faire repousser le procès ? Et pourquoi, 7 années plus tard y-avait-il à nouveau une intervention de la diplomatie allemande auprès du procureur de Paris ?

De quelles protections mysérieuses bénéficie Krombach ? Pourquoi alors qu'il existe des conventions entre France et Allemagne ce dernier pays a-t-il toujours refusé de l'extrader, notamment après sa condamnation en 1995 ?

Pourquoi ne dispose-t-on que sur Wikipedia d'éléments précis sur la mort de Kalinka ?

Le médecin légiste qui a examiné le corps de Kalinka ne s’est pas prononcé sur les causes exactes de sa mort. Il a constaté des traces de sang frais sur les parties génitales, une déchirure de la vulve et la présence de substances blanchâtres dans le vagin, qu’il n’a pas pris la peine de faire analyser. Si aucune expertise toxicologique n’a été pratiquée, le légiste avait toutefois qualifié d’étranges et de grotesques les injections de différents produits pratiquées par le docteur Krombach pour réanimer Kalinka, alors que son corps se trouvait déjà en état de rigidité cadavérique. À la suite de cette autopsie, le parquet de Kempten a classé l’affaire le 17 août 1982.

Pourquoi la France s'est-elle refusé à délivrer un mandat international ?

Cet homme a bénéficié de soutiens extraordinaires, considérables, tant en Allemagne qu’en France ! Lorsque je me suis inquiété de savoir où en était la procédure, le procureur général de l’époque, Jean-François Burgelin, m’a clairement dit avoir reçu des instructions de la Chancellerie pour que le mandat d’arrêt international ne soit pas diffusé et qu’il reste au dossier. C’est un scandale absolu ! Le pouvoir politique a donné instruction au pouvoir judiciaire de mettre son chapeau sur le dossier ! (témoignage de Maître Gibault, avocat d'André Bamberski en 1995)

Jacques Toubon était Garde des Sceaux à cette époque : que peut-il apporter comme témoignage sur le sujet ? Et Élisabeth Guigou, et Marylise Lebanchu qui lui ont succédé ? J'escompte bien (et très certainement l'association Justice pour Kalinka également) que Michèle Alliot-Marie va désormais faire ce pour quoi elle a reçu mandat des Français : faire en sorte que justice soit rendue.

Et je finis par la question la plus lancinante mais aussi qui me met hors de moi : pourquoi est-ce André Bamberski qui est aujourd'hui sous contrôle judiciaire et menacé de prison ?!

vendredi, 02 octobre 2009

Loi contre les violeurs, ok, mais...

Personnellement, je suis tout à fait favorable à l'utilisation de la castration chimique pour les violeurs, mais, à mon avis, surtout pour les récidivistes. Je me suis rendu sur le site d'une association qui étudie l'incarcération, et, d'après les chiffres qu'ils fournissent, le taux de récidive pour les viols seraient de 1.8%. J'ai des chiffres similaires ici ainsi que sur le site du Ministère de la Justice.

Je voudrais apporter toutefois un correctif à ces 1.8% N'oublions pas que beaucoup de viols ne sont pas déclarés et une quantité non négligeable pas élucidée. Il se pourrait qu'un certain nombre d'individus que l'on croit tranquilles soient en fait actifs. C'est par exemple le cas de l'assassin de Marie-Christine Hodeau à Milly la Forêt. Un élément était inquiétant, et cela a été dit brièvement sur France Info : les psychiatres, lors de son premier procès, avaient observé que cet individu n'avait pas exprimé de regrets et ne semblait pas avoir pris conscience de son crime. Les Juges auraient du donc consulter le dossier jusqu'au bout et faire preuve de plus de jugeotte. Je trouve également incroyable d'autoriser un criminel sexuel à s'installer à moins d'une centaine de mètres de son ancienne victime. Hallucinant.

Par ailleurs, j'aimerais que l'on cesse de légiférer toujours dans l'agitation et sous le coup d'un fait divers. On peut sérieusement réfléchir aux peines qu'il incombe d'infliger aux violeurs récidivistes, mais de grâce, cessons de n'y réfléchir que lorsqu'un crime atroce se commet. c'est sur la durée et dans la réflexion que l'on élabore une loi de ce genre.

00:08 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : crime, viol, loi, castration |  Facebook | | |