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mardi, 25 janvier 2011

Mettre au pas les violeurs, une simple question de volonté politique

Avec le cas de la petite Laëtitia de Pornic, Nicolas Sarkozy m'a une fois de plus énervé. Il ressasse encore et encore la même argumentation depuis 2005. Avec aucun effet derrière.

Une fois encore, Nicolas Sarkozy bat des bras très fort, mais ses moulinets sont vains. Il faut revoir toute la législation sur le viol et la récidive. Repartir de zéro, en admettant, notamment, qu'un violeur demeurera un danger toute sa vie et que seule la loi et la certitude de la voir appliquée le retiendront, à l'exception des plus pervers.

Le meurtrier de Laëititia, selon des témoignages concordants, s'était vanté de pouvoir manipuler la justice. Les juges, je le vois régulièrement dans des arrêtés de jugements, continuent de se satisfaire de sursis pour le viol quand il faudrait coller directement 10 années de prison incompressible à tout violeur, sans espoir aucun de libération anticipée. En fait, les peines devraient s'échelonner entre 10 années et la perpétuité réelle.

Sarkozy tente de se faire mousser, comme d'habitude, mais cela va lui retomber sur le nez une fois de plus, son inanité dans le domaine n'échappant plus à personne. Un pays qui ne prend pas la mesure des viols et des violeurs ? Tiens, allez signer l'appel de l'ami Romain, et voyez ce qu'est devenue l'Afrique du Sud. Les Sud-Africains, y compris noirs, étaient plus en sécurité du temps de l'apartheid, 1/4 des jeunes filles violées...1/4 des hommes violeurs, alors ?

Michel Mercier l'a admis, le principal intéressé avait bien exécuté l'ensemble de ses peines. Cela prouve une chose : un texte supplémentaire sur la récidive ne sert à rien. C'est en amont qu'il faut agir, en frappant très fort et très brutalement le violeur au premier écart.

Connaissez-vous l'effet papillon ? Un battement d'aile quelque part à Paris peut provoquer quelques jours plus tard un ouragan à New-York. Tiens, j'ai une question intéressante, puisqu'elle faisait aussi l'actualité il y a peu. Ne me dite pas qu'avec des "si", on peut mettre Paris en bouteille, j'assume mon "et si...?". Et si donc, disais-je, les trois porcs de violeurs de la jeune Emma avaient été retrouvés et punis en 2002, aurait-elle entraîné Ilan Halimi a un sort atroce, 4 années plus tard ?

Tout est ouvert, ouvrons le débat : lobotomisation, castration chimique, voire physiologique, internement à vie, interdiction de sortir sans avis d'un comité de psychiatres experts, ne nous interdisons rien avec les violeurs, surtout les plus violents ! 

Mais vous allez voir, Sarkozy va nous parler encore de la récidive pendant deux semaines, récidive dont nous n'avons rien à carrer. C'est AVANT, qu'il faut agir. Et ne tombons surtout pas dans le piège des lénifiants qui vont venir expliquer que des cas isolés ne doivent pas fonder une politique générale. Mais bien sûr que si, d'autant que je le maintiens, violer ou ne pas violer n'est pour le violeur qu'une question d'opportunité.

A consulter, une étude du gouvernement canadien sur la récidive des délinquants sexuels.

22:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : viol, récidive, crime, laetitia |  Facebook | | |

Commentaires

"Michel Mercier l'a admis, le principal intéressé avait bien exécuté l'ensemble de ses peines."

Michel Mercier, c'est celui que l'on surnomme "L'Angélique" ?

Oui, bof, je sais : celle-là, il n'y a guère que les plus de 40 ans qui pourront la comprendre. Et encore...

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 25 janvier 2011

@Ch.Romain
le téléfilm ?

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 26 janvier 2011

internement à vie ... bof ... ça encombre ! et tu imagines ça dans les prisons ??? pas sympa pour les potes de cellule !
comité d'experts psychiatres : ouille ! on n'est pas sortis de l'auberge ...
castration chimique : encore faut-il qu'il avale ses médocs ... reste la castration physiologique ...

Écrit par : Mirabelle | mercredi, 26 janvier 2011

@ L'Hérétique

Essayez encore... ;-)

Écrit par : Ch. Romain | mercredi, 26 janvier 2011

"Voyez ce qu'est devenue l'afrique du sud" exact, je souhaiterai évoquer aussi la Tanzanie car je crois me souvenir que la "police privée" a trouvé ses sources là-bas, ajoute ce lien car wiki n'en parle pas, pourtant...
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/tanzanie_12326/index.html
Vais visiter Romain ;)
@+

Écrit par : Martine | mercredi, 26 janvier 2011

Bonjour,

"Les juges, je le vois régulièrement dans des arrêtés de jugements, continuent de se satisfaire de sursis pour le viol...": vite, des exemples, nombreux, j'attends. Et puis, j'aime bien votre "...de se satisfaire" car c'est bien entendu, les juges opposent systématiquement au désarroi des victimes la cuirasse de leur indifférence et de leur mépris et, surtout, se complaisent dans cette détestable attitude. C'est même le principal enseignement à l'ENM. Jamais ils ne rendent une décision "la main tremblante", jamais ils ne font des cauchemars ou ont des insomnies à la suite de tels faits divers. Jamais, le doute ne les assaillent et ils sont tous des mécanique bien huilée qui tournent sans anicroches.
Avec des arguments de ce niveau, vous avez rejoint le club des brasseurs d'air présidé par qui vous savez. Nos éoliennes vont avoir trop de vent pour tourner. N'en jetez plus. A l'occasion, donnez moi l'adresse où on peut trouver des boules de cristal fiables. Je suis preneur et je ferai suivre.
"Tout est ouvert, ouvrons le débat : lobotomisation, castration chimique, voire physiologique, internement à vie, interdiction de sortir sans avis d'un comité de psychiatres experts, ne nous interdisons rien avec les violeurs, surtout les plus violents !" J'ai même mieux, radical: on peut les lui couper. On peut le raccourcir (je sais, c'est passé de mode mais je ne vois pas de différence fondamentale entre ma solution et les vôtres). On peut l'attacher à un fourgon de police et le traîner sous les murailles de la ville (très visuel, effet garanti). On peut le mettre au pilori pour que le bon peuple lui jette des cailloux et vient vomir sa détestation de ce genre d'individu (les journaleux y trouveront de quoi satisfaire leur médiocrité quotidienne). On peut faire appel à l'inspecteur Harry pour l'enquête (avec les moyens qu'on lui connaît). Quant au collège d'experts: lesquels? Comment on va les payer (ils ne sont pas philanthrope)? Comment va-t-on être sûr qu'ils ne se sont pas trompés (il y a eu des précédents. Peut-être l'apport des boules de cristal?)? Etc...
Pour le reste, je vous rappelle que dans le cas de Pornic, le problème est que le principal "suspect", qui est pour le moment considéré comme innocent (on peut faire une loi pour inverser le paradigme: tout suspect est considéré comme coupable jusqu'à ce qu'il ait pu prouver son innocence) et n'est pas accusé de viol, a effectué l'intégralité de ses peines en application, rappelons-le, des lois de la République (qui sont censées nous protéger de tout arbitraire...) votées par nos chers parlementaires (incapables, au passage, de faire en sorte que leurs gesticulations soient appliquées).
Je vous en prie, si vous aspirez à ce que le MODEM joue un rôle plus important dans la fange politique (je n'ose plus parler de "vie politique": la vie, c'est noble), faites en sorte d'avoir des vues plus élevées et quittez le café du commerce. Ça ne vous sied pas.

Écrit par : H. | mercredi, 26 janvier 2011

@H
le pilori traîné par un char de police me semble acceptable.
En dehors de cela, vous savez ce qui m'énerve, c'est que j'entende parler de "café du commerce" chaque fois qu'une légitime colère populaire s'élève contre l'impéritie de la justice.
La justice, certes, ne dispose pas des moyens nécessaires pour fonctionner, mais il n'y a pas que cela. C'est aussi un panier de crabes de gens qui se connaissent bien. J'ai un dossier sous le coude que j'hésite à sortir en raison de ses implications, mais je vous jure que je jour où je vais craquer, il va sortir, et il va faire mal.
Le coupable n'est en effet pas accusé de viol. Vous pariez que cela sera le cas une fois le corps de Laëtitia retrouvé ?
Et le violeur du Val d'Oise déclaré irresponsable et relâché 1 an après ses crimes ? pas une bavure (une de plus) de la justice et des juges ?
Arrêtez, svp, de parler de café du commerce avec les viols, je sens que je vais exploser.
J'en lis plein, moi, des condamnations à deux ans, même pas toujours fermes, pour des affaires de viol. La société, la justice ne considère pas le viol comme un crime très grave, c'est tout, et c'est très clair.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 26 janvier 2011

Vu le niveau de vos commentaires, je persiste avec l'appellation "café du commerce".
"Et le violeur du Val d'Oise déclaré irresponsable et relâché 1 an après ses crimes ? pas une bavure (une de plus) de la justice et des juges ?" Une bavure, l'application de la loi (votée par qui vous savez)? C'est vous qui le dites. Qui vote les lois? Qui ne prévoit jamais les moyens de leur application? Qui ne sort pas les décrets d'application? Qui sort des circulaires pour que les peines inférieures à deux ans de prison ferme ne soient pas exécutées? Alors, cessez de parler d'impéritie de la Justice, vous ne devez pas trop la fréquenter de près. Si le taux d'absentéisme dans les tribunaux était du niveau de celui de nos parlementaires, je pourrai éventuellement vous suivre mais ce n'est heureusement pas le cas.
Et puis, puisque vous semblez si omniscient, intégrez la magistrature. Vous verrez, c'est très cool passé les douze heures de travail quotidien. Bien sûr, quelques week-ends, voire des vacances, seront passés à rédiger vos dossiers en retard mais on s'y fait assez vite. Quant au doute, comme il ne vous habite visiblement pas, vous n'en souffrirez pas et de ce fait, vous ne ferez jamais une seule erreur ou ne commettrez jamais un oubli. Je vous fais confiance et, en tant que citoyen, je dormirai plus tranquille. Comme vous semblez posséder la Solution au problème de la quadrature du cercle, vos collègues seront de vous avoir à leur côté. On verra ce qu'on verra, les violeurs et autres délinquants n'ont qu'à bien se tenir. Quant à votre dernière affirmation, elle démontre, si besoin en était, que vous fréquentez plus le café sus-nommé que les cours d'assises ou les chambres correctionnelles, voire l'assemblée nationale. Vous m'avez habitué à mieux.
Une dernière chose, si on doit les lui couper ou le traîner derrière un véhicule de police, je ne doute pas que vous soyez volontaire pour le faire. Vous verrez, ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Après-tout, ces gens-là ne sont pas tout à fait humain.

Écrit par : H. | mercredi, 26 janvier 2011

@H
Je ne nie pas toutes les difficultés matérielles de la justice, et je sais que les juges se retrouvent avec des quantités épouvantables de dossiers à traiter.
Je le sais. Je ne veux pas non plus leur jeter la pierre pour des choses dont ils ne sont pas comptables.
Les lois ne sont pas aussi rigides que vous le dites : ne me faites pas croire que les juges sont pieds et poings liés entre leurs mains et qu'ils n'ont pas de marge d'appréciation.
Par ailleurs, le titre de mon billet était de dire qu'il y avait d'abord une question de volonté politique avant toutes choses.
Un conseil pour vous : cessez de renvoyer le café du commerce à ceux qui vous parlent du viol. Je vous assure que vous les exaspérez à un point que vous n'imaginez même pas.
C'est un sujet sérieux et qui touche de trop près pour se permettre des réflexions qui relèvent de l'injure, en tout cas de quelqu'un qui ne sait vraiment pas de quoi il parle.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 26 janvier 2011

"Les lois ne sont pas aussi rigides que vous le dites : ne me faites pas croire que les juges sont pieds et poings liés entre leurs mains et qu'ils n'ont pas de marge d'appréciation." Faut savoir, ils doivent se servir de cette marge d'appréciation ou non? Si oui, ne venez pas le regretter au prétexte de faits divers aussi horribles qu'imprévisibles.
Je suis d'accord avec vous. Le viol est un sujet très sérieux et très grave. Comme tout sujet très sérieux et très grave, on peut exiger qu'il soit traiter avec la retenue et la hauteur de vue qui lui sied. Qui sait, il se peut que cette réflexion aboutisse à des solutions qui me déplaisent mais le café du commerce n'est certainement pas le lieu indiqué pour mener cette réflexion.
Je crois, et en suis sincèrement très heureux, que vous vous piquez d'être humaniste. Je prétends à la même dimension d'où mon courroux face à vos dires. Quant à ma méconnaissance supposée du sujet, sachez qu'il me touche de suffisamment près pour que je me fende de ces commentaires.

Écrit par : H. | mercredi, 26 janvier 2011

Intéressant débat contradictoire, quand il reste sur le fond du sujet...

Cela montre que le sujet est complexe. A prendre avec des pincettes.

En tout cas, les déliquants/criminels sexuels sont à part et doivent être traités comme tels. Ils doivent être "aidés" fermement sur du très long terme avec les moyens nécessaires (à financer comment?).

Car une fois que l'on a reconnu que la justice se limite à l'application des lois, on fait quoi pour traiter le sujet? La solution "ne rien faire" n'est manifestement pas adaptée. Je reconnais le caractère parfois extrême (provocation?) des propos de notre hôte mais il a raison sur le fond. Il faut débattre de solution et ne pas laisser le champs libre à ceux qui n'en font qu'un traitement marketing.

Écrit par : Nelson | mercredi, 26 janvier 2011

@H
Moi aussi, il me touche également de près.
Je comprends votre argumentation. Je n'appelle pas à rétablir le chevalet non plus. Je maintiens que les pouvoirs publics ne prennent pas la mesure de ce fléau.
Je ne vois aucun obstacle juridique à ce que les peines pour viol soient considérablement aggravées, dès le premier viol.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 26 janvier 2011

Merci pour votre réponse qui me réconforte quelque peu. Contrairement à vous, je pense que les pouvoirs publics prennent pleinement la mesure de ce fléau. La mansuétude occupe un espace très réduit en la matière. Malheureusement, j'ai bien peur qu'on soit face à un tonneau des Danaïdes ou qu'on ne soit que des modernes Sisyphe.
On peut toujours punir plus sévèrement mais que fera-t-on ou qu'inventerons-nous si par malheur, l'intéressé, une fois sa peine effectuée, réitère? Doit-on nier la dimension humaine d'un individu en le castrant, même chimiquement, pour faire taire notre gêne ou l'horreur de l'acte et le dissuader. Personnellement, de la part d'un pays qui se targue d'avoir remiser la guillotine au musée!!! Si un référendum sur le sujet avait lieu immédiatement après, je suis prêt à parier quant au résultat.
Si je peux vous rassurer, le drame de Pornic me dérange tout autant que vous. Je vois cependant mal qu'elles pourraient être les solutions réellement pérennes en la matière (je suis cependant persuadé que les dispositifs actuels sont perfectibles mais la société est-elle prête à en payer le prix?) sauf à éliminer de la surface du globe les non-humains.

Écrit par : H. | mercredi, 26 janvier 2011

"...que pourraient être..." au lieu de l'affreux "qu'elles pourraient être...". Mille excuses.

Écrit par : H. | mercredi, 26 janvier 2011

@H
Je pense que des psychiatres doivent pouvoir estimer la dangerosité d'un individu.
Si les violeurs sont irrécupérables, il faut envisager de les enfermer à vie. Évidemment, on ne pourra éviter, hélas, un taux incompressible de crimes qui correspondent à ce que notre société peut générer en fait de déviances.
Je pense qu'il faut distinguer les diverses sortes de crime.
On ne peut avoir de mansuétude pour les violeurs. Ce que l'on peut faire de mieux, en revanche, c'est leur donner, s'ils ont été eux-mêmes victimes, le droit à la réparation et à la justice.
En somme, pour achever mon raisonnement, aucune prescription. Le viol doit être un crime qui peut revenir comme un boomerang sur son auteur jusqu'à son dernier souffle.
Je pense d'ailleurs que les violeurs qui ont été victimes, parviendraient certainement bien davantage à la rédemption et au remords s'ils pouvaient AUSSI se positionner comme victimes.
Cela ne me gênerait pas qu'un violeur participât à deux procès, l'un comme coupable, l'autre comme victime( quand c'est bien le cas, ce qui n'est pas la généralité).
Mais comme il faut bien commencer quelque part, le mieux, c'est de tout de suite mettre en place les moyens juridiques et matériels de punir le viol très sévèrement.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 26 janvier 2011

"Mais comme il faut bien commencer quelque part, le mieux, c'est de tout de suite mettre en place les moyens juridiques et matériels de punir le viol très sévèrement"
Je souscris globalement à cette phrase. Le viol est déjà très sévèrement punis. Beaucoup de cas sont d'ailleurs correctionnalisés d'une part, parce qu'il y en a beaucoup et que les cours d'assises ne sont pas extensibles à l'infini, d'autre part, parce que, en correctionnelle, l'absence d'oralité évite aux victimes la douloureuse épreuve du récit du drame, épreuve qui peut se transformer en cauchemar face à un avocat un peu retors. Qui plus est et quoique vous puissiez en penser, les magistrats qui siègent y font rarement preuve de clémence.
Débattre a ses limites. In fine, on retombe toujours sur l'argument comptable et sur les moyens matériels, humains et financiers que veut consacrer la société à la résolution de ce problème sans oublier le respect des principes qui fait que nous pouvons utiliser, sans trop rougir, le mot "civilisation".

Écrit par : H. | mercredi, 26 janvier 2011

Michel Huyette est magistrat (pas moi). Voici son point de vue: http://www.huyette.net/article-a-propos-encore-de-la-recidive-65753643.html

De son texte, j'extrais ceci: "S'agissant d'une nouvelle loi "fait divers', que cette fois-ci même les députés de la majorité ne sont pas enthousiastes à envisager, rappelons qu'entre 2004 et 2010 notre législation pénale a été modifiée à plusieurs reprises avec comme motif annoncé, à chaque fois, de lutter contre la récidive : loi du 12 décembre 2005 (texte ici), loi du 10 août 2007 (texte ici), loi du 25 février 2008 (texte ici), loi du 10 mars 2010 (texte ici). Et jusqu'à ce jour il n'a été effectué aucun bilan de l'application des derniers textes. D'où cette interrogation sur la nécessité de modifier des règles dont on ne sait si elles sont bonnes ou mauvaises, et sans savoir ce qui pourrait être une façon appropriée de faire mieux. Bref, une fois encore, c'est : agissons d'abord, nous réfléchirons après...." CQFD. Ne vous trompez pas de combat.

Écrit par : H. | mercredi, 26 janvier 2011

Perso je vais vous dire : la prison ça ne fait plus peur du tout quand on sait que meme si on a tué quelqu'un, violé, volé, on aura une peine qu'on pourra négocier pour sortir et recommencer (histoire de faire un break ...).
On obtient tout ce qu'on veut avec le mensonge, la pitié, la comédie, l'illusion. Dites moi quel homme est capable d'être sûr à 100% de la sincérité d'un autre homme ? un psychologue ? mdr je pense que Baudelaire et Descartes en ont dit assez sur l'inaccessibilité de la perfection pour comprendre que le doute est partout.
On se retrouve avec, pas un mais deux meurtiers : le criminel qui abuse de la responsabilité du second = le psychologue qui en déduit que le criminel est apte à reprendre sa vie normale (qui n'était pas normale) tout ça dans les mains d'un juge qui a des tonnes de dossiers incloturables car la loi ne le permet pas (tellement elle est négociable) ce pourquoi il se retrouve à faire ses devoirs en vancances (le pauvre)

dsl pour les fautes d'orthographe, je sors de prison ce qui fait que je n'ai pa lu de livre depuis un certain moment ... mais j'ai regardé la télé quand même

Écrit par : Zendembar | jeudi, 02 juin 2011

Pfiouou, montagne de 'ti oeufs...Dans les coms pour moaaa.

Écrit par : Martine | jeudi, 02 juin 2011

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