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lundi, 19 mars 2012

Tuerie de Toulouse : de l'horreur à l'état brut

Quand je vois un individu capable de tirer sur des enfants, ça me rend fou. S'en prendre à des enfants, je ne le supporte pas. Je préconise une lobotomie gratuite et obligatoire pour un type de cet acabit.

En termes de profil, il n'y pas 36 solutions :

- hypothèse n°1 : c'est un facho. Il a tiré sur des militaires maghrébins ou noirs puis sur des enfants juifs. Cohérent avec une paranoïa de nazillon raté, façon l'autre fracassé du bulbe de Norvège.

- hypothèse n°2 : c'est un islamiste. Le 17ème RP revient d'Afghanistan et les cibles sont des enfants juifs. 

Comme quoi, au fond, entre islamistes et nazillons, on se comprend.

Il paraît que des paras qui levaient un peu trop haut le bras ont été virés du 17ème RP en 2008. C'est une piste possible, et je pense que la police scientifique et psychologique aura tôt fait de la valider ou de l'invalider.

Je ne crois pas une hypothèse n°3 même s'il est évident qu'il faut forcément être frappadingue pour être un nazillon ou un islamiste-terroriste.

Comment peut-on tirer froidement sur de petits enfants dans leurs âges les plus adorables ?  Deux petits de 4 et 5 ans et une petite de 7 ans. Un concentré de mignonnerie et d'innocence. Et avec leur papa en plus.

Extrait de témoignage : 

«Un homme efficace, qui s'attaque à une cible facile, des gens désarmés». «La vidéo montre un homme casqué qui rentre dans la cour de l'école (...) il court après ces enfants, se met à tirer. Il en attrape et met une balle dans la tête à un enfant de huit ans»

Le salopard : je me porte candidat pour pédaler afin de le finir à la dynamo sur une chaise électrique. Et je pédalerai lentement.

J'ai trouvé que la classe politique dans son ensemble avait un ton juste. Particulièrement, Hollande a parlé fort bien en faisant valoir que ce n'était pas une école, des Juifs, mais la France toute entière qui était visée par un tel crime. Bayrou a eu, je pense, le même coup au coeur en voyant des enfants tomber sous les balles puisque c'est ce qui l'a le plus choqué. Sarkozy et Guéant ont fait ce qu'ils avaient à faire, il n'y a rien à redire. 

Il y a quelque chose de grave, et Sarkozy l'a souligné à juste titre : jamais une fusillade ne s'était produite dans une école en France. La réaction de la France devra donc être à la hauteur et la punition exemplaire. Fou ou motivé par une idéologie mortifère, l'assassin ne doit jamais revoir le jour.

lundi, 16 mars 2009

Winnenden : petits meurtres entre amis allemands

Flash info. Une tuerie mortelle en Allemagne. 16 morts. Un lycéen en mal de reconnaissance qui a flingué dans le tas.

Vous avez une réminiscence. Des moments douloureux qui émergent à la surface de votre conscience. Souvenez-vous ! Vous étiez jeune. Vous étiez un adolescent. On vous a humilié. Au collège, on se moquait de vous. Vos copains vous jouaient des sales tours. Cela faisait bien rire tout le monde. Même vous. Parce que de rire de vous, vous espériez obtenir de l'amitié. Et puis le lycée est venu et vous avez du essuyer des quolibets. Les filles se moquaient de vous alors que vous regardiez avec amertume et une impuissante envie leurs seins et leurs cuisses.

Vous faisiez des rêves de gloire et de puissance la nuit, mais vous viviez une existence de bouffon le jour. Mais un jour, vous êtes passé devant une armurerie. Vous êtes entré, et vous avez caressé la canon froid et sombre d'un 6.35 mn. Vous avez bien aimé ce contact. Vous vous êtes senti fort. Et vous vous êtes aimé, ainsi, car sur le fond, vous vous méprisiez. Vous inventiez des scénarios, dans votre tête, mais une fois face à vos camarades, vous bredouilliez.

Vous aimiez le contact de l'acier, froid et pesant. Mais l'arme était trop, lourde, et un policier a vu que votre poche penchait. Il se trompait, bien sûr, mais vous avez tout de même été arrêté. C'est votre famille qui est venue vous chercher. Et elle n'était pas du tout contente. Vous avez passé un mauvais quart d'heure. Vous n'avez plus jamais porté d'armes sur vous.

Le temps a passé. Vous avez vécu votre vie, et vous vous êtes inséré tant bien que mal dans la société dans laquelle vous viviez. Mais vous avez conservé de votre jeunesse de profonds ressentiments envers l'espèce humaine. Alors quand vous avez pris connaissance de la tuerie du collège de Winnenden, en Allemagne, vous avez eu une mauvaise pensée. Une très mauvaise pensée.

Oh, cela a été fugitif. Très court. Mais cela a été un cri du coeur. Vous n'avez pas pu vous empêcher de le penser, l'espace de quelques instants.

Bien fait pour leur gueules ! Bien fait pour leurs gueules à tous !

J'en finis avec ce court moment de vérité pour dire que  je ne cherche en aucun cas à justifier les crimes commis à Winnenden. Il m'a semblé nécessaire d'avoir un autre avis, un point de vue, disons, interne, sur les actes de Tim Kretschmer. Point de vue que le Figaro avait vaguement esquissé, mais sans plus se poser de questions...