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mardi, 07 juillet 2009

Grippe A : vaccin disponible courant juillet !

Il faut que je crée une catégorie "santé", moi, au rythme où je publie sur la grippe porcine. Avec pas mal de retard, j'apprends qu'un vaccin devrait être prêt d'ici quelques jours. Baxter International, groupe pharmaceutique américain, s'est engagé, début juin, dans une production à grande échelle. Baxter a reçu de l'EMEA (European Medical Agency) une licence, semble-t-il, pour son vaccin.

La principale difficulté, pour les vaccins grippaux, c'est de développer en un temps restreint le vaccin qui correspond à la souche ad hoc. En principe, c'est 4 à 6 mois. Mais, des chercheurs australiens, de l'université du Queensland, ont mis au point une technique tout à fait révolutionnaire (je leur tire mon chapeau, au passage) : ils ont créé un vaccin (le FluBlok) à partir de cellules de chenilles infectées ; je ne suis pas un expert, et mes connaissances en biologie sont limitées, mais j'estime à peu près correctement le cycle de vie d'une chenille. Il est probable que l'observation nécessaire pour la mise au point d'un tel médicament, soit ainsi singulièrement accélérée ! Habituellement, on utilise des embryons de poulet (des oeufs, quoi) ou divers mammifères de laboratoire. Le 14 juin dernier, PSC (Protein Science Corporation) annonçait être en mesure de produire 100 000 vaccins par semaine et pouvoir donc entamer une campagne de vaccination dès la mi-juillet.

Compte-tenu de l'ampleur que prend la pandémie, je me demande ce que l'on attend exactement en France. Il paraît qu'il y' a que 376 cas. Ah bon ? Tiens, ça me rappelle l'année 1986 : l'année où le réacteur nucléaire de Tchernobyl a explosé. Il y a eu un gros nuage radio-actif. Incroyable son parcours ! on aurait cru qu'il aurait voulu encercler la France, à lire les communiqués officiels. De fait, il ne serait jamais passé sur le territoire français. En Angleterre, en Espagne, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Italie, oui, mais, en France, non. Fort, non ?

En tout cas, il vaut mieux ne pas attendre une éventuelle mutation. A écouter, l'avis de quatre professeurs de médecine sur le sujet. La sérénité tranquille du gouvernement et de Roselyne Bachelot m'énerve drôlement quand on considère les risques encourus. Pas de vaccin disponible avant  novembre-décembre, c'est vraiment se moquer du monde, alors que le virus est en pleine expansion et se joue du climat.

Je suis également très étonné du silence littéralement assourdissant du monde politique sur un sujet aussi grave. Les seuls à avoir réagi, ce sont Paul Le Guen, député socialiste, pour la situation en France, et, sur le traitement à plus long terme des pandémies, Corine Lepage : en effet, Corine Lepage, en mai dernier, s'était intéressée au mode d'apparition d'un tel virus (rappelons qu'il s'agit d'une combinaison) et notamment, sa relation avec notre modèle productiviste :

«de fait, 6, 5 milliards de personne sur la planète, 1 milliard de cochons et 70 milliards de poulets  constituent un paradis à virus.»

Et ce d'autant plus que, comme elle l'observe dans son billet, les élevages sont concentrés, favorisant donc toute forme de propagation...

Bref, pour moi qui milite au MoDem, je me félicite d'adhérer à un parti où se trouve Corine Lepage, mais je souhaiterais tout de même d'autres expression officielles parmi nos élus et nos têtes de file.

Je ne voudrais pas qu'en France, on en soit réduit à faire des "grippes party", comme l'ont imaginé avec une certaine dose d'humour des parents britanniques, faute de disposer d'un vaccin en temps et en heure.

14:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : grippe a, flublok, psc, baxter, vaccin |  Facebook | | |

jeudi, 02 juillet 2009

Grippe porcine, bientôt 100 000 cas par jour !

J'imagine mal que ce qui est sur le point de se produire au Royaume Uni  ne finisse pas par gagner la France. La progression, là-bas, est exponentielle depuis deux semaines, au point que le ministre de la santé estime qu'au mois d'août, la Grande Bretagne sera frappée de 100 000 contaminations par jour.

En France, la presse se concentre sur les cas recensés, qui sont en fait les cas surveillés, c'est à dire ceux qui apparaissent dans les écoles. Mais, et je le tiens d'un médecin, il y a en réalité plus de cas. Est-ce un hasard si un joueur de football du Sochaux F.C. a été touché récemment ?

Dans le monde, en un week-end, il y a eu 11 000 cas supplémentaires dans le monde, et on est passé de 60 000 cas environ à un peu plus de 70 000. C'est dire si la progression de la maladie s'accélère. Mais ce sont les cas recensés. On estime qu'il y aurait aux USA 1 000 000 de personnes contaminées dont quasiment la moitié à New York.

Il existe désormais un site spécifique à la France qui fait le point sur la propagation de la pandémie en France et sur ses conséquences quant aux activités des Français. Par exemple, quid des centres de loisirs, ou encore des colonies de vacances ? Faut-il continuer à envoyer les enfants là-bas ? Les experts s'attendent à une seconde vague qui pourrait toucher 25 à 50% de la population française d'ici l'automne.

mardi, 30 juin 2009

Crash de l'A310 de Yemenia Airlines, pas un hasard ?

Dans certains accidents, on ne peut, hélas, parfois qu'invoquer la malchance. Mais pour l'A310 de Yemenia Airlines, il y a des informations qui se précisent. Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, a indiqué que la Direction Générale de l'Aviation connaissait cet Airbus A310 et avait constaté de très nombreux défauts sur l'appareil. L'aéronef n'avait plus été revu dans le ciel français depuis 2 ans.

Moi je me pose une question que d'autres ne vont pas manquer de se poser aussi : est-ce un hasard si cet avion n'est pas parti de France (il y a eu un changement d'aéronef pour les passagers) mais de Sanaa au Yémen ? De plus, de forts soupçons pesaient sur cette compagnie qui doit être prochainement auditionnée par le comité de sécurité de l'Union Européenne.

Les conditions météo ont été évoquées. Il doit être clair que le niveau de révisions sur un avion ne doit pas seulement suffire pour un vol ordinaire, mais le préparer à affronter des conditions difficiles. Aucun pilote ne peut extirper un avion d'une zone dangereuse s'il ne peut pas s'appuyer sur un aéronef en parfait état de marche.

Certains risques pris sciemment par des compagnies aériennes qui ignorent des règles de sécurité élémentaires sont inadmissibles. Et ce n'est pas parce que les accidents sont rares que cela justifie la prise de risque.

Un enfant, au moins, aurait survécu par miracle à l'accident.

UnHuman qui évoque aussi le crash pose une question qui mérite d'être débattue : l'appareil était interdit de survol sur le territoire français, mais la vente de billets pour monter dedans à l'étranger était autorisée ! Ne faudrait-il pas envisager sérieusement de réglementer agences de voyage et tour-opérateurs, car il me semble, en effet, que la sécurité aérienne les concerne autant que les compagnies et les constructeurs. Et même davantage, car elles vendent un produit, et elles ont donc un devoir d'information envers le client sur ce produit.

lundi, 29 juin 2009

MoDem addiction...

Peste soit des filtres hautetfort : il a suffit que je colle le mot poker dans mon titre pour que leur robot (ou pire, un de leurs administrateurs) s'imagine que j'étais devenu un affreux opérateur de jeux en ligne.Donc, non, Mesdames et Messieurs les administrateurs/administratrices, ou bien tas de feraille de robot incompétent, il ne s'agit pas d'une invitation à venir dépenser son fric sur mon blog à condition de sortir la quinte floche au moment où il le faut, mais bien au contraire, de lutter contre l'addiction générée par les jeux de hasard (et la dette). Et pour ceux qui lisent le titre en se demandant ce que je raconte, oui, je suis addict au MoDem. Et alors ? j'ai le droit, non ?

Je recopie mon article donc ici :

About.jpgOn aime les jeux de hasard, dans notre pays. A chacun son pari. Pour certains, c'est la com et l'emprunt y, mais d'autres,  voient en plus petitet  se contentent de machines à sous et de coups de poker.
Au MoDem, cela inquiète. Les coups de com et les emprunts sans cash flow pour en rembourser un traître centime, Bayrou a mis en garde contre depuis un moment. Mais outre les afficionados de la dette, il y a aussi ceux des jeux de hasard, et leur détresse n'a pas laissé insensible Nicolas About, sénateur MoDem (et actuel candidat à la présidence de l'Union Centriste au Sénat, au fait).

Mais, le mieux, c'est de le laisser exposer ce qui l'a amené à proposer un projet de loi afin de prévenir l'addiction à la dette aux jeux de hasard.


Mesdames, Messieurs,

Dans le débat qui s'est ouvert suite à la décision du Gouvernement français d'ouvrir le marché des jeux de hasard en ligne, la question de l'addiction a été soulevée comme l'un des problèmes majeurs qu'il était nécessaire de traiter en priorité.

Témoignent de ce souci les nombreuses questions parlementaires sur les intentions du Gouvernement afin de circonscrire le problème dans un contexte de multiplication de l'offre de jeu. Les réponses du Gouvernement expriment l'absence ou la faiblesse de données scientifiques disponibles à ce sujet.

Cependant, depuis que le débat s'est ouvert, le rapport d'information de la sénatrice Anne-Marie Payet sur le phénomène addictif, ainsi que le rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), « Jeux de hasard et d'argent : contexte et addiction », ont permis une meilleure compréhension du sujet.

L'INSERM évalue dans son rapport de manière générale le jeu problématique à 1 à 2 % de la population. Ce rapport recommande cependant au Gouvernement l'organisation d'une enquête d'ampleur nationale afin d'obtenir des chiffres exacts.

En attendant les résultats de cette enquête, il est important d'appliquer un principe de précaution devant la multiplication imminente de l'offre de jeu par tout canal, et de mettre d'ores et déjà en place des mesures permettant non seulement la prévention du jeu pathologique, mais également l'aide aux joueurs dans une situation d'addiction.

Il est important que ces mesures de prévention et d'aide au joueur deviennent une responsabilité commune pour tous les opérateurs de jeux de hasard, que ceux-ci aient une présence physique ou en ligne, qu'ils soient des monopoles d'État ou des sociétés privées (y compris les casinos, la Française des jeux et le Pari mutuel urbain).

Il existe quelques dispositions législatives sur la prévention contre le jeu pathologique, qui ne sont pas appliquées de façon systématique à tous les opérateurs, mais aucune ne prévoit de mesures d'aide au joueur. Tous les opérateurs doivent se doter d'un dispositif efficient de prévention et d'aide 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les joueurs dépendants.

Il doit être imposé à tous les opérateurs de jeux de hasard de prendre des mesures de prévention, mais, surtout, des mesures d'assistance.

Si le projet de loi sur l'ouverture du marché des jeux en ligne prévoit des mesures de prévention en ses articles 20 et 21, nul dispositif législatif n'impose aux opérateurs de pourvoir aux besoins des joueurs une fois que ceux-ci sont dépendants.

Ainsi le rapport de l'INSERM prévoit-il qu' «il importe de développer plusieurs lieux de repérage et de prise en charge de joueurs à problème ». Le repérage de ces joueurs à problèmes peut avoir lieu par le biais de plateformes téléphoniques ou de sites web au travers desquels des conseillers sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette méthode figure dans les recommandations de l'INSERM aux fins de contrôler « les manifestations du jeu pathologique ou au moins du jeu problématique ».

Cette proposition de loi a pour objet de combler un vide législatif car elle s'inscrit dans un souci de traiter le jeu problématique en aval, une fois le joueur conscient des problèmes que le jeu pourrait provoquer en lui ou même déjà totalement submergé par son addiction.

Il est urgent d'imposer une obligation qui est jusqu'à présent absente de tout texte de loi ou même de toute recommandation à l'égard des opérateurs. Les opérateurs doivent prendre conscience qu'un joueur n'est pas un consommateur comme les autres et qu'un suivi s'impose pour les plus fragiles d'entre eux.

Dès lors, un dispositif d'aide en permanence doit être mis en place. Ce dispositif doit être disponible à tout moment pour les joueurs. Cette assistance sera fournie par des équipes de conseillers spécialisés qui peuvent écouter, conseiller et orienter, le cas échéant, le joueur vers des structures médicalisées adaptées. Ces conseillers doivent pouvoir être joignables gratuitement, par tous moyens (téléphone, internet, courrier...). Ce dispositif sera homologué par une autorité composée d'experts en matière d'addiction au jeu. Enfin, tous les opérateurs de jeu de hasard devront recourir à ce service obligatoire, à leurs frais, et en informer les joueurs
.

Je souscris à l'exposé des motifs, pour ma part. Bien sûr, il faut reconnaître la dépendance aux jeux de hasard comme une authentique addiction, mais les travaux effectués par l'INSERM et par Véronique Fayet, sénatrice MoDem, vont en ce sens. Du coup, notre aimable sénateur a fait une proposition de loi qui me paraît de bon sens. La voici :

 

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Est un opérateur de jeu de hasard toute personne physique ou morale qui offre au public français un jeu, payant ou gratuit, où le hasard prédomine sur l'habileté et les combinaisons de l'intelligence, à travers un point de vente physique sur le territoire national ou par tout moyen de communication au public français.

Article 2

Tout opérateur de jeu doit mettre en place des mesures de prévention des phénomènes d'addiction et d'assistance au joueur.

Les mesures de prévention se feront par tous moyens adaptés au jeu concerné.

Tout opérateur met à disposition des joueurs un dispositif d'assistance disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ce dispositif est homologué par un comité d'experts, rattaché au ministère chargé de la santé. La composition et le mode de fonctionnement de ce comité seront fixés par décret.

Le comité d'experts aura également pour mission de formuler des recommandations sur les mesures de prévention des phénomènes d'addiction les mieux adaptées aux différents jeux de hasard offerts au public français.

Le comité d'experts publiera un rapport d'activité annuel, qui sera remis au ministre chargé de la santé
.

Article 3

Le fait de proposer au public français un jeu de hasard, au sens de l'article 1er, sans mettre à disposition des joueurs des mesures de prévention et d'assistance visées à l'article 2 est puni de 30 000 € d'amende
.

Simple, mais efficace...

mercredi, 24 juin 2009

Le gnouf et la matraque pour les bandes violentes, oui mais...

J'ai suivi avec attention la proposition de loi du Motodidacte sur la délinquance en bandes. Je ne peux pas être contre alors que je considère depuis longtemps que la délinquance se nourrit largement de l'impunité des seconds couteaux. Tant que l'on ne punira pas avec sévérité les complices, même passifs, on favorisera l'omerta.

La question que je me pose, c'est de déterminer s'il n'existe pas déjà des dispositions dans nos lois actuelles permettant tout cela. Et puis surtout, on peut voter toutes les lois du monde, si on ne se donne pas les moyens de les faire appliquer, elles ne servent pas à grand chose.

Je rappelle les principales dispositions du texte :

Article 1er
Création d'une nouvelle incrimination (punie de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende) réprimant de façon spécifique la participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences.

Article 2
Extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (3 à 5 ans de prison et 45 000 à 75 000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

Article 3
Instauration d'une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées.

Article 4
Modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. La diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (1 an de prison et 15 000 euros d'amende).

Article 5
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises  en raison de leurs fonctions  sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire. Protection spécifique de leurs proches.

Article 6
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité.

Article 7
Création d'une nouvelle incrimination réprimant de façon spécifique les intrusions dans un établissement scolaire (1 an de prison et 7 500 euros d'amende). Aggravation de la peine lorsque le délit est commis en réunion (3 ans de prison et 45 000 euros d'amende), par une personne porteuse d'une arme (5 ans de prison et 75 000 euros d'amende) et ou par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme (7 ans de prison et 100 000 euros d'amende). Instauration de peines complémentaires (travail d'intérêt général, interdiction des droits civiques, confiscation et interdiction de port d'arme, interdiction de séjour ou du territoire français).

Tout cela est bien beau, in fine, mais j'ai du mal à m'ôter de la tête qu'il y a là avant toutes choses une opération de com davantage qu'une véritable volonté de se doter des moyens nécessaires pour lutter contre la délinquance. La véritable nouveauté, évidemment, c'est l'appartenance à la bande, mais il faut comprendre aussi qu'aujourd'hui, il y a un croisement dangereux entre la bande ordinaire et la bande délinquante. J'entends pas là, et c'est un fait reconnu par les sociologues, que la bande ordinaire franchit occasionnellement la ligne rouge qui la sépare de la bande délinquante. Ce fait est relativement récent. Jusqu'alors on pouvait distinguer clairement la bande de jeunes, de copains, et la bande de délinquants. Aujourd'hui, la séparation n'est plus aussi nette, particulièrement dans les quartiers difficiles.

Il y a un dernier point, enfin, qui me laisse sceptique : en 7 ans, on en est à la douzième loi sur la sécurité (ou treizième, je ne suis plus sûr de mon chiffre) et ce que je constate, c'est qu'elles n'ont manifestement pas été efficaces... Il y a donc un problème de fond que l'on traîne et qui n'est toujours pas réglé de loi en loi. Il va bien falloir tôt ou tard se pencher dessus...

dimanche, 21 juin 2009

Tiphaine

Tiphaine-disparue-maubeuge.jpgC'est tout de même incroyable : il y a une petite fille de 5 ans qui a disparu à Maubeuge, et j'ai eu toutes les peines du monde à trouver une photo d'elle sur la Toile ! Si on veut pouvoir la retrouver au plus vite, tous les journaux devraient commencer par cela.

Enfin, j'ai fini par la trouver. J'essaie donc d'apporter mon modeste concours à la recherche. Si quelqu'un habite à Maubeuge et a vu cette petite fille, qu'il entre immédiatement en contact avec la police. Elle ne peut pas avoir disparu en l'espace de cinq secondes sans que personne n'ait rien vu. Il y a forcément quelque chose qui cloche.

Tiphaine mesure 1,10 m et a les cheveux châtains coupés au carré. Au moment de sa disparition, elle portait un tee-shirt rose "Dora l'exploratrice" et des baskets rouges. La police lilloise lance un appel à témoin avec un numéro de téléphone : 03 20 42 71 55

Selon certains témoignages, on aurait vu Tiphaine errant en pleurs près du lieu où elle avait disparu. Il faut à tout prix retrouver cette petite fille. Si un lecteur était là, croisait du côté de l'avenue de Mabuse ou de la place de Wattaignie, connaît quelqu'un qui était là, ou des festivaliers qui étaient là, bref, a une information susceptible d'aider, le numéro auquel il faut appeler est au-dessus.

11:03 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : tiphaine, maubeuge |  Facebook | | |

Le cas de la burqa

Je ne suis pas loin de partager les avis de Rubin (encore que je ne jetterai pas la pierre aux députés)et surtout d'Aurélien Véron à propos de la burqa. Comme le second, j'ai mal pour les femmes qui portent la burqa. En revanche, cela me paraît quelque peu tendancieux de faire la comparaison de leur cas avec le percing...Mais sur le fond, il me semble qu'il vise juste en rappelant qu'il faudrait se demander pourquoi ces femmes-là portent la burqa. Certaines y voient en effet une affirmation d'une identité, même s'il ne faut pas occulter que pour une majorité, il y a une pression de la famille ou d'un mari.

Je suis convaincu que la proposition de loi de nos députés part d'un bon sentiment, mais il faut se rappeler cette maxime fameuse de Pascal : l'homme n'est ni ange ni bête et qui veut faire l'ange, fait la bête. Il y a un risque non-négligeable d'ouvrir la boîte de Pandore en légiférant ainsi. Bien sûr, c'est tentant de ne pas céder un pouce de terrain à l'intégrisme islamiste, car c'est bien de cela qu'il s'agit, et, très certainement, je suis à peu près convaincu que cette loi serait efficace, comme l'a été la loi sur le voile, mais les dommages collatéraux sont trop importants à mes yeux. Nous ne parviendrons pas à faire passer un tel projet sans renier notre droit particulièrement dans le domaine de la protection des libertés individuelles.

J'ai lu la proposition de résolution. L'argument principal avancé est pour le moins surprenant : la burqa empêche l'identification de la personne. Comme la cagoule, en somme...

l’obligation de retirer le niqab ou la burqa pourrait être justifiée par des buts légitimes qui sont les exigences de la sécurité publique, d’identification des personnes ou encore la protection des droits et liberté d’autrui.

Je dis l'argument principal, parce que le second me paraît trop flou :

la burqa comporte une signification de soumission de la femme qui dépasse sa portée religieuse et pourrait être considérée comme ‘’portant atteinte aux valeurs républicaines présidant à la démarche d’intégration et d’organisation de ces enseignements, obligatoires pour les étrangers admis pour la première fois en France

Les députés doivent réaliser que toute loi qui s'appliquera sur la base de tels arguments pourra faire jurisprudence. Il n'est pas aisé de définir clairement les signes de soumission de la femme. Nous nous aventurons sur un terrain fort mouvant avec un objectif aussi clairement affiché.

Non, la seule chose que l'on peut demander aux femmes en burqa, c'est de le retirer chaque fois que la situation l'exige, comme le fait observer Chitah en commentaire chez Aurélien (je le cite):

Le problème c'est qu'un contrôle de police, normalement, devrait être justifié : on ne contrôle pas les gens comme ça, au hasard, juste pour le plaisir. C'est ce qu'une constitution bien plus libre que la nôtre dit, cela s'appelle une "fouille illégale et illégitime". (Le droit des citoyens d'être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n'est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu'il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir.) C'est ça le principe. Ensuite, il existe des lieux privés où être identifiable est absolument nécessaire, je pense notamment aux guichets bancaires : là, effectivement, perruques, cagoules, casques de motos, etc. sont interdits parce qu'ils empêchent l'identification. Second point : le débat sur "ces femmes ont-elles le choix ou pas de porter le voile/burqa/etc.?" est complètement débile. D'une part pour les raisons invoquées par Aurélien, où il semble que nombreuses sont celles qui sont parfaitement autonomes dans leur décision. Et d'autre part parce que dans la loi, obliger quelqu'un à faire quelquechose est déjà proscrit. Si demain j'oblige ma femme à porter un voile, jouer du banjo, ou faire le poirier, dans les trois cas je serais évidemment en faute, qu'un tribunal évaluera pour fixer une peine adéquate.

Le point sur lequel je ne rejoins pas Chitah, en revanche, c'est d'affirmer que ce débat est débile. La preuve que non, c'est qu'il fait justement débat et qu'il pose un réel problème aux yeux de l'idée que nous autres Français, attachés à la démocratie, au droit et à la laïcité nous nous faisons de l'égalité entre hommes et femmes. Ce n'est pas n'importe quoi parce que cela touche le fondement même de notre constitution. Chitah aurait donc bien tort de l'évacuer ainsi d'un revers de la main, sous prétexte ce que ce serait marginal (lire son billet sur le sujet) tout comme Manuel, d'ailleurs, qui intervient aussi dans ces mêmes commentaires en estimant que c'est de la propagande anti-islam.

A noter que Frédéric (Ataraxosphère), un blogueur MoDem, ne s'est pas posé la question sous l'angle de la religion ou des valeurs. Pour lui, c'est bien plus simple que cela : il devrait être interdit de se promener en masquant son visage, quel qu'en soit le motif, un simple question de sécurité publique.

vendredi, 19 juin 2009

Infanticide versus avortement

Ça a sévèrement chauffé dans la réacosphère tout récemment à propos de l'affaire des bébés congelés. Pour ma part, cela m'avait plutôt inspiré une réflexion sur le déni de grossesse, mais chez outre politique on a pensé autrement et on a préféré associer infanticide et avortement... Étant donné qu'il y a eu 83 commentaires là-bas, on comprend aisément que l'idée avancée n'est pas allée de soi.

Les discussions  qui s'en sont ensuivies m'ont renvoyé à un débat que j'avais eu avec Florent à propos du statut de l'embryon. C'est un vrai serpent de mer que cette question. On n'en vient jamais à bout.

Quand j'étais plus jeune, je ne me posais pas de questions et j'étais favorable au droit à l'avortement de manière inconditionnelle. J'estime toujours aujourd'hui que c'est aux femmes que doit revenir le choix, mais, entre-temps, je suis devenu un homme puis un père, et un père de plusieurs enfants. Sans remettre en question ce droit, ces changements dans mon existence ont remis en cause la légèreté et l'insouciance avec lesquelles j'avais jusqu'ici considéré le sujet.

Mon premier enfant est né en l'an 2000. Mais, alors qu'il est né au milieu de l'année, mes premiers contacts avec lui ont eu lieu bien avant. Dès 5 mois, j'ai pu observer la petite vie qui arrondissait le ventre de ma compagne, et, très tôt, j'ai cherché à communiquer avec lui. Ainsi, quand je passais la main sur le ventre de sa mère, très vite, le bébé (le foetus ?) a pris l'habitude de venir "voir" ce qu'il se passait. Cela faisait des petites bosses sous la peau qui suivaient le déplacement de ma main. Nous avions fait tous les deux connaissance.

Je me souviens d'avoir eu un désaccord avec ma compagne, à cette époque. Nous avions déjà choisi le prénom (nous savions de quel sexe serait l'enfant), et, je voulais le nommer par son nom, parce que je savais qu'il pouvait commencer à entendre les sons au-delà de l'utérus. Mais sa mère n'avait pas souhaité que j'agisse ainsi. Elle estimait qu'on ne savait pas ce que réservait l'avenir immédiat et qu'un enfant ne pouvait être nommé qu'une fois sorti du ventre de sa mère. J'ai donc du ronger mon frein jusqu'à sa naissance avant de pouvoir enfin l'appeler par son prénom, mon bébé.

Mais sa réaction illustre toute la problématique du statut du foetus : est-il ou n'est-il pas ? Plus précisément : est-il encore la mère ou en est-il différent ? Certaines écoles de la psychanalyse soutiennent que le bébé (donc a fortiori le foetus) n'a pas conscience d'avoir une existence autonome et ne se pense que dans la fusion totale avec sa mère. Si le foetus est encore le corps de la mère, alors on comprend l'argument du droit des femmes à disposer de leur corps.

Voilà qui renvoie à un autre débat, scholastique celui-là, qui opposa dans les universités médiavales les nominalistes et les réalistes. Pour les premiers, n'existait que ce que l'homme pouvait désigner par un nom alors que les réalistes (en fait des platoniciens tandis que les nominalistes sont des aristotéliciens) donnaient le primat à des réalités supérieures et transcendantes, indépendantes de l'esprit humain. Ainsi, « Le rasoir d'Occam » spécifie qu'« on ne doit pas multiplier les êtres sans nécessité (entia non sunt multiplicanda prater necessitatem) ».

Florent, dans son billet, avait tranché dans le vif en assumant la mort de l'embryon comme un homicide légal. Alors, ce qui séparerait la vie de la mort, l'existence de la non-existence, ce ne serait plus que la loi ?

Vous l'avez compris, je suis déchiré entre ce que m'a apporté mon expérience de jeune père, ma sensibilité à la toute petite enfance, vie foetale comprise, et le droit qui me paraît presqu'imprescriptible des femmes à ne pas se voir imposer une naissance qu'elles n'ont pas choisie.

Il est à mon avis au moins aussi calamiteux d'accoucher d'un enfant que l'on n'a pas désiré, et même pire que l'on refuse, que de choisir d'interrompre artificiellement sa vie. L'issue terrible des grossesses de Véronique Courjault vérifie d'ailleurs cette observation.

Dans les philosophies platonicienne et aristotélicienne, il existe certains écrits que l'on qualifie d'aporétiques. Un dialogue aporétique est un dialogue sans issue qui n'offre de solution satisfaisante ni dans un sens ni dans un autre.

J'ai lu les échanges qui suivent le billet du chafouin. Le Chafouin et ses commentateurs se sont posés les mêmes questions que moi. Simplement, ils ont tranché dans un sens ou dans l'autre. Vous le comprendez, mon sentiment et ma raison se heurtent frontalement. Mon sentiment, mais aussi mes sensations me disent que la vie existe très tôt, que l'enfant a une conscience, même primitive, bien avant sa naissance. Ma raison n'infirme pas mon sentiment ni mes sensations, mais elle me conseille de ne pas me fier à m'immédiateté de l'émotion pour traiter d'un tel sujet ; j'irais même plus loin en précisant qu'elle m'invite même à m'en défier...

jeudi, 18 juin 2009

Les récidives de Marc Machin

Dans l'affaire Marc Machin, il y a quelques faits que les médias ont toujours passé sous silence. Tous les écrits se sont toujours concentrés sur la question de sa présence ou non sur le Pont de Neuilly et, par conséquence, sa culpabilité ou non. Mais aucun média ou presque n'avait relevé que Marc Machin avait déjà commis deux agressions sexuelles avant d'être soupçonné. Le voilà à nouveau condamné avec une gradation supplémentaire dans les faits. Les médias ont outrageusement minimisé les faits. La nouvelle agression dont il s'est rendu coupable a été accompagné de sévices sexuels très violents.

Quand la justice étudie la culpabilité ou non d'affaires criminelles, on trouve toujours très rapidement moult comités Théodule pour appeler à soutenir tel ou tel justiciable. Je n'y participe que fort rarement. Non que je ne puisse imaginer qu'autrui soit accusé à tort, mais, dans ce genre de cas, j'aime bien connaître les antécédents judiciaires des individus concernés.

La question que pose l'agression de Marc Machin, c'est celle, une nouvelle fois, de la récidive des délinquants sexuels. Il avait été condamné deux fois pour agressions sexuelles. La presse parle toujours de prise en charge, de soins pour cette délinquance -là.

Est-ce que cela marche ? Voilà la question que je pose. On parle de soins comme s'ils allaient de soi. Mais est-ce le cas ? On retient de 4% de récidive seulement, pour les crimes. 4% , cela s'appuie seulement sur ceux que l'on identifie. Est-ce qu'il ne faudrait pas se poser une bonne fois pour toutes la question de la dangerosité définitive de certaines catégories de crime. Dès lors qu'il y a une seule récidive, on ne devrait pas attendre qu'elle soit "multi", il me semble que le cas devrait être entendu.

Mon sentiment personnel, c'est que les crimes sexuels et les crimes sadiques (avec sévices) sont le fait de gens qui ne sont pas guérissables ni réinsérables. Il n'y a que deux solutions pour en finir une bonne fois pour toutes avec leurs pulsions :

a) la prison à vie

b) la biochimie organique : j'entends par là la possibilité d'agir directement sur les centres qui commandent l'agressivité dans le cerveau. Cela peut être par le biais d'une lobotomie appropriée ou par l'administration de substances bloquant d'éventuelles hormones en cause.

Nos sociétés font un blocage sur la seconde possibilité en s'imaginant que toucher au cerveau d'un individu, fût-il un criminel, c'est l'aliéner dans son essence. A ceux-là, on pourrait faire observer qu'un criminel de ce type est de toutes façons, déjà aliéné...

Alors libérer les tarés de toute sorte pour pouvoir se donner une posture morale au nom des droits de l'homme, cela pe paraît un tantinet léger comme issue.

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mercredi, 17 juin 2009

Dettes du foot, pires que les États !

Le mercato a commencé dans le monde du football et les transferts aux montants faramineux défraient la chronique. La véritable injustice, à mes yeux, ce n'est pas la concurrence, mais plutôt que les mêmes règles de saine gestion ne soient pas appliquées sur tout le continent européen. En mai 2008, Chelsea et Manchester United cumulaient à eux deux 1.9 milliards d'euros de dettes. Le Real Madrid pour réaliser ses acquisitions cette année va voir sa dette plonger à 600 millions d'euros. Certes, ce club fait des bénéfices, mais il dépense plus qu'il ne gagne en transferts et seul le service de sa dette est considéré dans son bilan comptable pour juger de la qualité de son rapport. Liverpool doit plus de 750 millions de dollars à ses créanciers. Tous ces clubs qui gagnent des coupes d'Europe le font à crédit et tuent la compétition en se permettant des écarts comptables que seuls les États s'autorisent à ma connaissance. El Païs titrait il y a trois semaines sur le fait que le football espagnol totalisait une dette de 3.44 milliards d'euros ! Côté anglais, la dette totale s'élève à 3.6 milliards d'euros uniquement pour la Premier League. La dette de l'Inter de Milan avoisine les 420 millions d'euros. La plupart des gros clubs européens ont une dette supérieure à une année de budget. Même notre hyper-endetté État français n'en est pas à ce point.

En France, la DNCG interdit tout transfert aux clubs en difficultés financières. Je ne dis pas qu'il faut interdire radicalement aux clubs de s'endetter, quand, par exemple, ils 'agit de dépenses de structures et d'investissement (centres de formation, stades) mais il faudrait tout de même légiférer un minimum. On aboutit à des disparités qui ne reposent pas sur la seule valeur sportive ni même sur la richesse des clubs mais simplement sur leur propension à s'endetter plus que leurs semblables. Un club comme Valence a une dette de 500 millions d'euros. A côté, l'Olympique Lyonnais a un budget de 120 millions d'euros, et c'est l'un des trois clubs les plus riches de France.

Le Real Madrid, il y a àpeu près 10 ans s'est vu effacer (par le roi d'Espagne) une dette de 1 milliard de Francs(150 000 millions d'Euros). Deux à trois années après,   la ville de Madrid a racheté ses terrains d'entrainement contre une somme identique. La même ville  "loue"  le centre d'entrainement au club pour un montant négligeable.

Zut alors, les européennes sont finies, mais on aurait du aussi évoquer la question pendant la campagne. Il faut une DNCG européenne (une DECG, en somme). Le MoDem avait pourtant une position sur ces questions spécifiques. Je l'ai trouvée en parcourant les synthèses de ses groupes de travail. La voici :

Il est indispensable que les Etats membres reconnaissent la spécificité du sport, comme il y a une spécificité de la culture, permettant ainsi à l’Union européenne de se doter d’une politique européenne sportive ambitieuse. Dès lors, il faut revoir le mode de gouvernance et instaurer une véritable solidarité, à travers une redistribution des moyens financiers, entre grands et petits clubs. Seules les fédérations sportives peuvent assurer cette solidarité, contrairement au modèle américain de ligues professionnelles fermées et très puissantes. L’Union européenne doit aussi se doter d’une direction européenne de contrôle de la gestion des clubs professionnels. C’est seulement au niveau européenne que l’on pourra contrôler efficacement les opérations de transferts et la provenance des fonds, en totale indépendance avec les autorités locales et les clubs professionnels. Egalement, l’Union européenne, à travers une directive, doit mieux encadrer la profession d’agent de sportifs. Et bien entendu, la gouvernance européenne du sport professionnel nécessite une régulation des paris sportifs et une véritable politique anti-dopage dans tous les sports.

Paf, z'avez vu et lu ? J'ajoute qu'une partie des dettes des clubs est également fortement liée aux montants de salaires. Bref, il y a là toute une réflexion à mener et des décisions à prendre. Hop, je passe la balle à mon pote blogueur Falcon Hill, lui qui s'intéresse au football a certainement un avis là-dessus.

Et puisqu'il paraît qu'il ouvre un blog collectif sur le football avec quelques autres blogueurs politiques, je leur propose déjà ce premier sujet.

10:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : football, dette, europe, modem |  Facebook | | |