Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 02 avril 2009

Barack Obama invite Nathalie Griesbeck !

1725594271.jpgVendredi 3 avril, Nathalie Griesbeck, Députée européenne Grand Est (MoDem - ADLE)  et Colonel de réserve de l'Armée de l'Air française, rencontrera le Président des Etats-Unis d'Amérique, Barack Obama, dans le cadre d'une réunion organisée en marge du Sommet de l'OTAN et qui se tiendra à Strasbourg/Kehl.

Alors qu'elle saluait au mois de novembre dernier la victoire du nouveau Président des Etats Unis, y voyant un formidable signe d'espoir de "renforcement du dialogue entre les Américains et les Européens, en particulier sur le changement climatique et la régulation financière", Nathalie Griesbeck comptera parmi les personnalités invitées par le Président américain.

Seule députée européenne de son groupe politique à avoir été conviée par le Président Obama en raison des liens étroits et constants qu'elle entretient avec les autorités américaines, Nathalie Griesbeck espère avoir l'occasion d'interpeller le Président américain pour lui rappeler ses attentes et ses espoirs afin que l'Homme soit constamment au cœur de nos préoccupations et de nos décisions.

Rappelant que le Mouvement Démocrate "bataille" pour faire admettre qu'un nouveau modèle de société soit possible, Nathalie Griesbeck espère obtenir des engagements en faveur d'une réforme de la régulation financière internationale, ainsi qu'en faveur de la lutte contre le changement climatique.

22:53 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, griesbeck, adle, modem |  Facebook | | |

lundi, 23 mars 2009

Nucléaire, l'Iran n'est pas un danger

Bien que l'on désigne l'Iran comme un danger potentiel assez régulièrement, je pense, sur le fond que c'est une erreur d'appréciation stratégique que de considérer ce pays comme dangereux pour l'Europe. Et ce, même s'il détenait la bombe nucléaire. Les Iraniens ne sont pas fous et ne sont pas gouvernés par des fous, voilà un élément décisif pour déterminer la dangerosité d'une nation. En réalité, la théocratie persane est avant tout une oligarchie, et, de surcroît, une oligarchie plutôt structurée puisque l'Islam chiite est organisée de manière assez comparable à l'Église catholique. Un ayatollah ne peut pas dire n'importe quoi non plus qu'un mollah, car il doit en répondre devant une autorité politico-religieuse.

On imagine donc mal l'Iran, y compris vis-à-vis d'Israël, se lancer dans des opérations dont les conséquences pourraient être dévastatrices pour son territoire et sa population. Bien plus dangereux est un pays comme la Corée du Nord : d'une part, elle dissémine à n'importe qui la technologie nucléaire et d'autre part elle est dirigée par un tyran. Or, on ne sait jamais ce qui peut passer par la tête d'un tyran, ces derniers étant fortement sujets à des psychopathologies aussi variées que dangereuses.

L'oligarchie n'est pas une garantie de bon sens : la Chine, pendant longtemps, n'a pas hésité à transmettre sa technologie nucléaire. Mais ce faisant, par exemple avec le Pakistan qu'elle a soutenu pour emm.... l'Inde, elle a joué à l'apprenti-sorcier.

Le Pakistan est la paradis du fondamentalisme, et les insurrections ouïgours pourraient trouver à Karachi des soutiens aussi discrets qu'efficaces et meurtriers, jusqu'au jour où une bombe radio-active et sale (comprenez une bombe de terroriste) pètera à la gueule des Chinois, de préférence dans une grande ville. Il sera alors bien temps de reconsidérer la dissémination de la technologie nucléaire.

Le Pakistan, lui est dangereux en raison de l'éparpillement et la semi-vacance du pouvoir. Le PPP ne contrôle que partiellement l'État, et armée et services secrets jouent un jeu trouble sans que l'on sache qui est qui. Les liens du Pakistan avec les Talibans afghans sont anciens. Et les Talibans Afghans sont ceux-là même qui ont hébergé les fanatiques les plus tarés de l'Islam. Ceux qui rêvent tous les jours d'un  holocauste rédempteur.

En réalité, on est bien plus à l'aise pour négocier avec une partie adverse que l'on connaît et dont le pouvoir est structuré et hiérachisé. En ce sens, mieux vaut, par exemple, un Irak ou même un Afghanistan sous contrôle iranien que ces deux pays livrés au chaos. C'est géo-stratégiquement bien moins dangereux. Ce constat n'est pas un plaidoyer pour une telle solution mais simplement un constat.

Pour finir, sur l'Irak comparé à l'Iran : l'Irak avec un tyran et son clan à sa tête était en réalité bien plus dangereux que l'Iran. Parce qu'un tyran est incontrôlable. Il me semble donc que c'est à, l'aune de chaque type de régime qu'il convient d'adapter sa diplomatie et d'estimer le danger. Et je ne m'étonne pas d'y retrouver les considérations de bon sens de Montesquieu, particulièrement sur le despotisme.

jeudi, 19 mars 2009

Otan en emporte le vent et...le Bayrou !

Bon, j'ai la flemme d'écrire longuement, alors je vais être succinct. La position de Bayrou n'est pas comprise, je le vois. Bayrou ne s'oppose pas à réintégration de la France l'OTAN parce qu'il serait devenu subitement gaullien au lieu d'être atlantiste, mais parce que cette réintégration se fait sans contrepartie et à l'avantage ni de l'Europe ni de la France.

Ce que dit Bayrou, et je le répète, c'est que l'OTAN doit tenir sur deux jambes : 1ère jambe l'Amérique, 2nde jambe, l'Europe. Ce n'est pas facile à faire valoir parce que pas mal d'Européens rechignent à financer leur propre défense et d'autres font historiquement confiance quasi exclusivement aux USA.

DONC : ce n'est pas un retour à la grandeur éternelle de la France, comme le voulait de Gaulle, qu'en appelle Bayrou, mais à celle de l'Europe, ce qu'il faudrait que ses détracteurs comprennent une bonne fois pour toutes.

Ensuite, l'enjeu primordial que ferait bien de comprendre tous ceux qui sautent comme des cabris en clamant "OTAN, l'OTAN", c'est qu'actuellement, le but de l'Amérique, c'est d'élargir la sphère d'intervention de l'OTAN. L'OTAN avait été conçue pour protéger l'Europe, principalement contre une attaque soviétique.

L'Amérique voudrait en faire le bras armé de SES intérêts au Moyen-Orient ou ailleurs. Z'avez envie d'aller vous battre en Irak ? en Afghanistan ? en Somalie ? Et sous commandement américain à chaque fois, avec des buts politiques, militaires, économiques et stratégiques exclusivement américains ? Très peu pour moi, non merci.

L'Alliance Atlantique est une Alliance DÉFENSIVE, j'aimerais le rappeler une bonne fois pour toutes. Pas OFFENSIVE. ET de toutes façons, même dans le premier cas, il s'agit de mettre en place un dispositif équilibré et pas une machine destinée à étouffer dans l'oeuf toute tentative de mise en place d'une défense européenne. Car, évidemment, on s'en doute, une défense européenne et une défense américaine peuvent passer une alliance...atlantique, mais, chacune aura ses buts propres . Et l'Europe n'a pas vocation à servir de tiroir-caisse pour l'Amérique dans ses opérations de maintien de l'ordre. Oh, bien sûr l'Amérique aimerait bien être assistée d'un fidèle lieutenant...cela la soulagerait et la Grande-Bretagne n'y suffit plus...

Mais moi, je fais partie de ceux qui espèrent que l'Europe puisse bâtir SA propre doctrine en matière de défense. Et la réintégration dans l'OTAN n'en prend absolument pas le chemin. Au mieux peut-on espérer peser un peu plus sur les décisions opérationelles. Merci, mais les miettes du repas, très peu pour moi.

Bayrou est dans cette logique-là : il veut une Europe forte. Il est donc très éloigné de toute forme de souverainisme.

Ah, et j'ajoute une dernière précision : ne confondons pas l'OTAN et l'Alliance Atlantique que personne n'a jamais remise en cause (même pas de Gaulle) en France, et a fortiori pas Bayrou.

PS à Fred et Disparitus : je n'oublie pas vos billets, mais je n'ai pas encore eu le temps d'écrire ma réponse au tag et un avis sur l'évaluation des profs. ça vient bientôt :-)

vendredi, 13 mars 2009

Obama initie la chasse aux profs...

Je n'ai jamais participé à l'Obamania euphorique et généralisée sur la Toile. Bien sûr, une fois ce dernier élu, j'ai pensé qu'il pouvait faire beaucoup de choses, mais j'ai toujours eu une préférence pour Hilary Clinton et ses New Democrats, qui, je le rappelle, font partie de l'Alliance Mondiale des Démocrates, tout comme le MoDem.

Obama n'aura pas tardé à balancer ses premières saloperies : la Californie, aux USA, a une réputation exécrable dans le domaine de l'enseignement. Il faut dire que l'on y a généralisé les rêveries pédagogolâtres qui agitent une partie de la sphère des experts en science de l'Éducation en France et plus généralement en Europe.

Là-bas, les professeurs n'enseignent pas, ils animent. Oh, bien sûr, il y a eu un retour de bâton, enfin, du moins, on l'a proclamé au début des années 2000, mais tout individu qui  manoeuvre un super-tanker doit savoir qu'il lui faudra faire une bonne centaine de kilomètres en avant encore avant de parvenir à effectuer son demi-tour. Et il va de soi qu'une fois fait, il faudra repartir à vitesse zéro...

Mais, j'en reviens à Obama : Cécile Gregoriades, journaliste-reporter installée en Californie, se fait l'écho des difficultés du système éducatif californien et des réactions d'Obama dans un récent article publié sur son blog.

Et voilà notre valeureux président américain d'appeler tout simplement au licenciement [EDIT : à la suite d'une exagération de traduction relevée par Fred LN, il semble qu'Obama n'ait qu'appelé à promouvoir les meilleurs profs et envoyer au placard les plus mauvais] à la mise au placard des "mauvais profs". Ben oui, forcément, si ce système ne marche pas, c'est la faute des profs. Il ne lui viendrait sans doute pas à l'idée d'imaginer que le MP3 de rap ultra-violent hurlé à pleine puissance pendant les cours, les pieds sur les tables et la casquette de travers pourraient avoir eu un impact sur la qualité de l'enseignement.

L'Angleterre qui a expérimenté les mêmes méthodes que la Californie s'en est évidemment mordue les doigts, et, Blair, en bon travailliste qu'il était, s'est empressé de demander aux établissements scolaires des "résultats". La même veine en plus light...

Il faut dire aussi qu'en Californie, les enseignants du public ont en grande majorité fait le nécessaire pour être considérés par la suite comme des sous-profs. Tout comme certains enseignants dans les années 70, 80 et 90, se ruant avec enthousiasme sur les nouvelles méthodes pédagogiques... Je me disais : ah, ces braves profs californiens qui ont certainement du voter pour Obama...y'en a peut-être même bien quelques uns qui ont aussi voté pour lui pendant les primaires du Parti Démocrate... Ils doivent l'avoir mauvaise en ce moment...tiens, ça me rappelle une certaine Ségolène Royal lors des dernières présidentielles avec ses profs à 17 heures...

Bon, cela dit, en authentique droitier UMP-compatible comme on a pu le lire dans les commentaires de mon blog ici parfois, il est clair que je mettrais pas mes enfants dans l'enseignement public si j'habitais en Californie. A force de vouloir faire l'animateur, on finit aussi par être traité comme un animateur... Ce qui est comique, c'est qu'à gauche, on dénonce le capitalisme, et à droite les sales "gauchiss" qui ont corrompu les bonnes moeurs. Moi, dans cette histoire, comme disait mon grand-père, c'est blanc bonnet et bonnet blanc...Parce que la loi fédérale qui demandait de baisser les exigences, figurez-vous que c'est tout de même Bush and co qui l'ont promulguée pendant son premier mandat...

mardi, 10 mars 2009

Scoop : des Talibans en Amérique du Sud !

J'ai un scoop énorme : il y a des Talibans en Amérique du Sud. Ils ont des techniques d'infiltration drôlement au point. Ils ont réussi à se faire passer pour des évêques là-bas. Y'en a un qui s'appelle Nicolas Lopes , et l'autre José Cardoso Sobhrino. Enfin, ce sont leurs noms de code. Le vrai nom du premier serait Omar, et le second se fait simplement appeler Oussama. On dit qu'ils viendraient d'Afghanistan. Ils affirment qu'il faut punir les femmes infidèles qui se font violer, et que, de toutes façons, à 9 ans, on est une femme. Les petites salopes d'infidèles qui viennent émoustiller les croyants. Qu'elles aillent au Shai't... pardon, au Diable.

Ils sont fort les Talibans : ils s'apprêteraient à implanter un émirat au Brésil et un autre à Saint-Domingue. Inespéré pour les fous de Di... d'Allah, pardon. Bon, chers lecteurs, je tiendrai une chronique pour vous tenir au courant, mais à mon avis, c'est pas fini : ça va être comme les subprimes à la Bourse, on va se rendre compte que l'Église est vermoulue jusqu'à la moëlle...

jeudi, 05 mars 2009

Affaire Florence Cassez, on devrait soutenir Nicolas Sarkozy

L'un des rares points où je me félicite de l'action de Nicolas Sarkozy, c'est sur sa gestion de tout ce qui est "otages". Dans ce domaine, il a su toujours opérer avec rapidité. Tant pour les otages d'Afghanistan que pour les otages bulgares, je l'avais vu plutôt efficace.

On ne devrait pas faire du cas de Florence Cassez, emprisonnée injustement au Mexique, une querelle partisanne, et je pense plutôt qu'il faut lui souhaiter bonne chance et un maximum de réussite.

Grâce à Alicibiade commentateur de ce blog, mais aussi blogueur lui-même, j'en sais un peu plus sur les tenants profonds de cette histoire. Je reproduis ici ses commentaires éclairants :

Enfin, il est fort probable que la justice mexicaine n'est pas vraiment à l'origine de l'affaire mais bien le braquage du ministre actuel de la sécurité (à l'époque de l'arrestation chef de la police fédérale). Genaro Garcia Luna est à l'origine du trucage de l'arrestation, que Florence Cassez a dénoncé à la télé mexicaine lors d'une grande émission d'investigation. On sait qu'il est opposé au président Calderon.

Cela veut dire que Calderon a été débordé par son ministre...

A la "faveur" de la mort brutale (particulièrement inexpliquée...) en novembre dernier du précédent ministre de nl'intérieur, Genaro Garcia Luna est devenu le véritable ministre sans partage des questions de sécurité.

Car il n'est pas ministre de l'intérieur (poste qui ne peut être comparé à son homologue en France. Il s'agit au Mexique du ministère des "questions intérieures" et c'est une fonction qui en fait désigne plutôt le succésseur désigné du président.

Il est ce qu'on pourrait traduire par Ministre de la Sécurité publique (Secretario de Seguridad Pública)et ce depuis 2006

Il y a enfin un analyse instructivet d'Éric Dussart du quotidien la Voix du Nord à laquelle je renvoie, et qui donne bien le ton quant à ce que l'on peut penser de l'état de la Justice au Mexique. La question que je me pose, maintenant, c'est ce que l'on peut faire juridiquement, au niveau international, pour emm... Genaro Garcia Luca. Y-a-t-il un moyen de le poursuivre à son tour d'une manière ou d'une autre ? Je suppose qu'il faudrait prendre contact avec les organisations des droits de l'homme au Mexique pour considérer la chose.

Au fait, je me demande si le PCF soutient l'appel de ce militant communiste à laisser Florence Cassez demeurer en prison ? C'est marrant, le mec qui conspue Florence Cassez en la qualifiant de cosmopolite et conclue par "marre du chauvinisme". Si ce n'était pas tragique, ce serait vraiment trop drôle...ça sent le rouge-brun à plein nez, d'autant que le mec éprouve tout de même le besoin de précisez qu'il n'est pas Front National...Trop fort...

EDIT : comme Alcibiade a un point de vue différent du mien, mais qui se défend tout à fait et qui comporte des propositions concrètes, je fais cette petite réédition de mon billet pour l'ajouter :

1°) Ras le bol, comme Christine et Chitah, de l'agitation pathétique (de pathos) d'un président justicier libérateur des causes individuelles les plus mediatiques.

2°) S'il faut interpeler un personnage public en France c'est la garde des sceaux. Elle participait, il y a un an, à tous les voyages présidentiels pour quoi faire? Y avait-il tant de conventions internationales à signer? Qu'elle intervienne ici maintenant c'est son Job.

3°) Oui, en revanche,à la nécessaire création d'un organe de contrôle (ou plus précisément de "suggestion") supranational en matière de justice mais dans ce cas, il faudra accepter les remontrances adressées à notre propre système judiciaire!

4°) Enfin, dans ce cas d'éspèce, notons que c'est grâce au travail autrement plus gonflé que ce qui existe dans notre pays de journalistes d'investigation mexicains que les défauts de procédure ont été révélés.

Pour ce qui concerne le triste sire Genaro Garcia Luna, si vraiment au delà de l'esbrouffe habituelle de notre président on veut être utile au peuple mexicain, il y a un moyen très simple :

L'Etat français par le biais de son ambassade à Mexico dispose de la personnalité morale capable d'ester en justice. Il serait donc possible de déposer un plainte pour faux, usage de faux en écritures publiques entre autres motifs auprès de la justice mexicaine.

Notons aussi que le président actuel (Calderon) ne serait pas fâché de se débarasser ainsi d'un génant ministre qui a tendance à instrumentaliser à son profit les opérations policières... ça nous rappelle à tous quelque chose n'est-ce pas!...

La Chine pourrait changer la face du monde

Je suis avec le plus grand intérêt ce qu'il se passe actuellement en Chine. Je viens notamment de lire que le pouvoir chinois s'apprête à initier un plan de relance des zones rurales sans précédent. Je l'ai souvent dit, mais cela n'a rien d'original, c'est constaté par la plupart des historiens, l'étape décisive qui marque un nouveau développement dans la construction d'une société économiquement moderne et riche, c'est l'existence d'une réforme agraire, quelle que soit sa forme. On en revient toujours à la terre pour initier des changements profonds. La population rurale en Chine représente plus de 800 millions d'individus, disposant d'une épargne dormante qui est loin d'être négligeable.

La Chine a choisi de mettre entre autres le paquer sur la protection sociale afin de sécuriser l'investissement : en effet, avec un système médical gratuit et efficient pour tous, les épargnants qui mettaient de l'argent de côté en cas de coup dur vont être incités à utiliser leurs économies pour d'autres usages. Avec une dette qui ne représente que 20% de son PIB, la Chine peut se le permettre sans difficulté.

J'écoutais lundi dernier la tribune de Corine Lepage (candidate MoDem) aux Européennes évoquant les possibilités d'une relance verte. Elle observait que quatre plans seulement ont vraiment pour objectif de modifier la trajectoire de notre actuel développement économique et industriel : le plan Obama, le plan du Japon, le plan de la Corée du Sud et...le plan de la Chine !

«· Le plan de relance chinois pourrait marquer un vrai tournant : « Il n'y aura pas un centime de dépensé sur les projets qui favorisent la production de masse, ou les secteurs hautement polluants et gourmands en ressources », a prévenu Zhang Ping, le chef de l'agence de planification chinoise, en annonçant l'affectation de 35 milliards d'euros, soit 8 % du total, à la protection de l'environnement. S’y ajoutent des dépenses  consacrées à l'amélioration des infrastructures urbaines et rurales, ou à la promotion des énergies renouvelables. Déjà, 1,2 milliard d'euros d'investissements en faveur de l'environnement ont été approuvés dans le cadre du premier train de 10 milliards d'euros d'investissements annoncés au premier trimestre 2009. De son côté, le ministère de la protection environnementale annonçait, fin janvier, avoir rejeté 11 projets polluants sur 164, principalement des centrales thermiques ou des usines chimiques. »

Les experts et les acteurs des marchés financiers sont à l'affût de ce qu'il se passe désormais sur le marché intérieur chinois. Si jamais la demande intérieure chinoise sort le monde de la crise, c'est toute la géostratégie mondiale qui en sortira complètement bouleversée. A méditer...

12:56 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : chine, crise, relance |  Facebook | | |

mercredi, 04 mars 2009

Faut-il envoyer le GIGN au Mexique pour libérer Florence Cassez ?

On me reprochera sans doute ce titre provocateur, mais que faut-il faire quand une Française est prise en otage ? Le Mexique n'est qu' une semi-démocratie. Il a beau se draper dans les oripeaux d'une République, l'État y est gangrené jusqu'à la moëlle, gagné par une corruption qui ne connaît pas de limites. La justice n'y est qu'un simulacre de justice, le crime organisé ou non y prospère, particulièrement à Mexico, et on ne sait ce qui est le plus dangereux, croiser un policier mexicain ou un criminel. Mexico est secoué par des crimes atroces visant les femmes depuis de longues années. Pas étonnant dans ces conditions, que la justice se montre particulièrement impitoyable et malhonnête quand il s'agit d'une femme. Florence Cassez n'a pas eu droit à un procès équitable. Les avocats n'ont pu préparer leur défense, et les témoins n'ont pas été entendus ou leurs témoignages pas pris en compte. L'ex-compagnon mexicain de Florence Cassez l'a totalement dédouanée.

Faut-il considérer le Mexique comme un état voyou, à l'instar de la Lybie et de ses infirmières bulgares ? Pouvons-nous tolérer qu'une citoyenne française soit détenue arbitrairement après une pseudo-arrestation sur le fait alors  l'objet de son arrestation  est à l'évidence de se concilier l'opinion publique à peu de frais ? Florence Cassez n'a pas vocation à devenir la victime expiatoire de l'impéritie du pouvoir mexicain qui cherche à détourner l'attention de l'opinion mexicaine par cette mascarade.

On peut interpeler le président Sarkozy via le blog de Florence Cassez. Mais à mon avis, vu la tournure de l'affaire, on doit certainement pouvoir interpeler aussi Amnesty International.

J'aimerais bien , en tout cas, que le MoDem se mobilise aussi pour la cause de Florence Cassez.

mardi, 03 mars 2009

Palestine : l'Europe paye mais on ne lui demande pas son avis !

Une fois de plus, comme en 2001 et 2002, c'est l'Europe qui va payer la plus large partie de la reconstruction à Gaza, après la guerre de trois semaines qui a opposé le Hamas et Israël.

Ce qui commence à devenir énervant, c'est que tout le monde est d'accord pour que l'Europe paye, à commencer par le Hamas, mais en revanche, quand elle fait des recommandations (réouverture de Gaza, reconnaissance d'Israël par le Hamas) là, il n'y a plus personne.

Je trouve que cela commence à bien faire que nous, Européens, soyons régulièrement mis à contribution, mais que ce soit Téhéran, Damas, voire les Madrasas du Pakistan qui dictent la politique de la bande de Gaza alors qu'ils ne livrent, au mieux, que des armements.

Il me semble que l'Europe devrait commencer à hausser le ton envers les deux parties. Il est vrai qu'Israël ne reçoit pas d'aide directe de l'Europe, contrairement aux Palestiniens. Cela ne facilite pas les choses.

Il n'en reste pas moins que l'Europe devrait revoir les conditions de son aide à la Palestine, compte-tenu de son statut de premier donateur et dispensateur d'aide. Ceci ne signifie pas qu'il faut réduire les aides, mais exiger dans les négociations le poids qui revient de droit à l'Europe.

Toutefois, il faut ajouter que ce sont les USA qui aident le plus Israël avec une aide militaire énorme et des garanties financières ad hoc. L'Europe et les USA devraient essayer de s'entendre pour convaincre définitivement les représentants politiques des deux états d'adopter un consensus une bonne fois pour toutes. A vrai dire, le nouveau pouvoir israélien commence très mal, puisqu'il est question d'accroître le poids des colonies en Cisjordanie. Si Israël veut ouvrir un autre front en Cisjordanie, cette fois, il n'a qu'à continuer comme ça...

15:48 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : palestine, israël |  Facebook | | |

Fatima Bhutto peut-elle succéder à Benazir ?

Apparemment, je suis le seul blogueur français ou presque à m'intéresser à Fatima Bhutto. Et même dans la sphère politique, je suis le seul tout court. Même pas presque. C'est curieux, parce que son nom agitait drôlement les moteurs de rechercher hier. J'ai dépassé les 1000 visites uniques quasiment sur son seul nom. Il est vrai qu'elle défraie la chronique parce que George Clooney est, paraît-il, amoureux d'elle. J'en avais parlé il y a deux-trois semaines.

Fatima Bhutto m'intéresse, parce que je la sais démocrate sans concessions et radicale. Elle pourrait incarner l'espoir d'un renouveau au sein du PPP (parti du peuple pakistanais) au Pakistan. Et ce pays, et ce parti, en ont bien besoin. Le PPP plus qu'un parti démocratique est surtout la chose d'un clan, et très précisément d'un fief avec toute la dénotation féodale que peut avoir ce mot. Fatima Bhutto a déjà fait observer que c'est sous Benazir Bhutto que le Pakistan a reconnu le régime taliban en Afghanistan (un des trois seuls pays au monde à le faire à l'époque) et qu'en dépit de toute la mythologie qui court sur ses supposées convictions démocratiques  (paix à son âme, toutefois) elle n'a jamais aboli le servage dans son propre fief électoral.

Benazir Bhutto était une femme forte et habile, une politicienne de haut niveau. Mener profession politique dans un pays aussi instable et féodalisé que le Pakistan, c'est extrêmement dangereux. Benazir Bhutto en a payé le prix du sang : elle a été assassinée vraisemblablement par des terroristes islamistes inquiets de sa popularité.

Comment la frêle Fatima pourrait-elle assumer une telle charge de pouvoir, de responsabilité et de péril ? Voilà la question que les Pakistanais se poseront si elle vient sur le devant de la scène.

La situation au Pakistan est explosive :

- ce pays qui appartient au club nucléaire ne contrôle quasiment plus sa frontière avec l'Afghanistan au point d'admettre qu'une juridiction religieuse d'origine talibane soit mise en place dans ces zones en lieu et place de ses propres tribunaux. Bien sûr, le PPP traîne des pieds, tente de limiter la portée de l'accord, mais in fine, il co-partage au mieux le pouvoir dans cette région. Imagine-t-on qu'autrefois, on appelait cette région, la Vallée du Swat, la Suisse pakistanaise. C'est dire le niveau de la dégradation économique, sociale et culturelle de l'endroit...

- ensuite, le Pakistan est miné par une menace étatique interne : personne ne contrôle plus vraiment l'ISI, les services secrets pakistanais, qui sont de tous les mauvais coups. Je dirais même que dans l'ISI lui-même, il 'nest pas certains que les membres de ce service secret sachent toujours qui est qui exactement. On ne sait si c'est l'ISI qui a infiltré les talibans et Al-Qaeda ou l'inverse. Le fait est que les frontières sont pour le moins poreuses, en tout cas. Pire, il n'y a pas que l'ISI : si le PPP ne vient pas à bout des islamistes dans la vallée du Swat alors que les partis laïques ont infligé une râclée électorale à des derniers aux récentes élections législatives, c'est que l'armée n'obéit plus et poursuit d'autres buts plus occultes : ménager l'influence talibane en Afghanistan afin de contrecarrer les réseaux Indiens qui s'y développen,t de plus en plus. Cela au détriment de la propre paix civile du Pakistan dont l'armée n'a cure, évidemment.

- Corollairement, le Pakistan ne contrôle pas les mauvais coups qui partent de son territoire. Sa réputation est exécrable et son image en Occident très mauvaise. Les USA se défient de leur allié et n'hésitent plus, désormais, à poursuivre certaines opérations militaires contre les Talibans en territoire pakistanais. Quand le Pakistan a été victime l'année passée d'un cataclysme naturel, très peu de dons privés sont venus des pays occidentaux, à l'inverse de ce qu'il s'était produit pour le Tsunami dans les pays d'Asie. L'individu ordinaire a du mal à admettre de donner de l'argent à celui qui forme ou finance ceux qui viennent ensuite poser des bombes chez lui : on sait que l'Islamisme le plus radical et le plus violent prend sa source dans les Madrasas pakistanaises dont le nombre a plus que centuplé en deux décennies. Il n'y a plus de sécurité au coeur même du territoire pakistanais : ce matin même l'inoffensive équipe de cricket du Sri-Lanka a été attaquée à l'arme lourde par un groupe de terroristes non loin de Lahore, usant de procédés qui n'étaient pas sans rappeler les récents attentats de Bombay.

- A cause du conflit au Cachemire entre autres, la menace permanente d'une guerre plane avec l'Inde, avec le risque de la voir dégénérer en conflit nucléaire.

- la situation économique n'est pas reluisante, avec une dette publique qui explose et une inflation de plus de 15%. En octobre dernier, le pays était au bord de la faillite.

Voilà les défis qu'aurait à affronter Fatima Bhutto si elle décidait d'entrer en politique au Pakistan. Comment cette jeune femme, poétesse et journaliste en Occident, pourrait-elle réussir sans réseaux ? Au moment où j'écris ces lignes, je l'ignore, mais je lui souhaite bonne chance si elle prend la décision de le faire. George Clooney qu'on dit amoureux d'elle et qui s'est souvent engagé pour de justes causes  la suivra-t-il jusqu'au Pakistan si elle y revient ?