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vendredi, 11 février 2011

Tiens bon Florence !

S'il y en avait qui doutaient encore que le Mexique fût un simulacre de démocratie, les voilà édifiés. Florence Cassez ne sera donc pas libérée, et ce, alors même que toutes les évidences et des indices manifestes montrent qu'elle n'est pas coupable.

Je m'intéresse de très prêt aux cultures aztèques et mayas, et rêve de longue date de visiter Teotihuacan, la cité des dieux. Eh bien cela n'est pas pour demain, parce que je ne mettrai pas les pieds dans ce pays tant que Florence Cassez ne sera pas libre. Mieux : je vais soigneusement regarder les étiquettes des produits que j'achète. Tout ce qui sera estampillé made in Mexico restera en rayons.

J'approuve à 100% Michèle Alliot-Marie d'avoir prévenu que cette décision de (parodie de) justice aurait une incidence sur les relations franco-mexicaines. Elle a évoqué à raison le déni de justice qu'elle constituait et compte engager la France à explorer une condamnation du Mexique par un tribunal international. Calderon, l'actuel président, fait le malin en jouant avec une opinion publique surexcitée contre les enlèvements.

Son opinion a besoin d'un bouc-émissaire, Calderon la lui a trouvée. Pratique pour éviter de réformer en profondeur une justice et une police corrpompues jusqu'à la moëlle. Des meurtres de femmes horribles et barbares se produisent depuis des années à Mexico sans que l'opinion publique mexicaine ne semble s'en émouvoir plus que cela. 

Des complicités de la police mexicaine ont été évoquées pour ces crimes atroces. Qui sait ? Un rejeton dégénéré et pervers d'un chef de maffia locale pour lequel truands et policiers ont un égal égard ? Dans un pays corrompu, tout devient possible dès lors qu'on tient le haut du pavé.

Il ne faut pas laisser Florence Cassez dans ce trou à rats. Hélas, la procédure internationale va être longue. Dur de lui dire de devoir attendre alors qu'elle vient de bouffer une partie de sa vie dans les geôles mexicaines ! Comme le Mexique a tort, la France finira par obtenir gain de cause. Il faudra alors à ce moment-là, demander au Mexique une indemnité monumentale en réparation de la vie foutue en l'air de Florence Cassez ; une peine mémorable qui fera réfléchir les autorités de ce pays pour longtemps à la notion de justice et d'honnêteté. Et poursuivre Calderon également, à titre privé, dès que cela sera possible, pour avoir ordonné de monter de toutes pièces tous les éléments de l'acte d'accusation.

jeudi, 05 mars 2009

Affaire Florence Cassez, on devrait soutenir Nicolas Sarkozy

L'un des rares points où je me félicite de l'action de Nicolas Sarkozy, c'est sur sa gestion de tout ce qui est "otages". Dans ce domaine, il a su toujours opérer avec rapidité. Tant pour les otages d'Afghanistan que pour les otages bulgares, je l'avais vu plutôt efficace.

On ne devrait pas faire du cas de Florence Cassez, emprisonnée injustement au Mexique, une querelle partisanne, et je pense plutôt qu'il faut lui souhaiter bonne chance et un maximum de réussite.

Grâce à Alicibiade commentateur de ce blog, mais aussi blogueur lui-même, j'en sais un peu plus sur les tenants profonds de cette histoire. Je reproduis ici ses commentaires éclairants :

Enfin, il est fort probable que la justice mexicaine n'est pas vraiment à l'origine de l'affaire mais bien le braquage du ministre actuel de la sécurité (à l'époque de l'arrestation chef de la police fédérale). Genaro Garcia Luna est à l'origine du trucage de l'arrestation, que Florence Cassez a dénoncé à la télé mexicaine lors d'une grande émission d'investigation. On sait qu'il est opposé au président Calderon.

Cela veut dire que Calderon a été débordé par son ministre...

A la "faveur" de la mort brutale (particulièrement inexpliquée...) en novembre dernier du précédent ministre de nl'intérieur, Genaro Garcia Luna est devenu le véritable ministre sans partage des questions de sécurité.

Car il n'est pas ministre de l'intérieur (poste qui ne peut être comparé à son homologue en France. Il s'agit au Mexique du ministère des "questions intérieures" et c'est une fonction qui en fait désigne plutôt le succésseur désigné du président.

Il est ce qu'on pourrait traduire par Ministre de la Sécurité publique (Secretario de Seguridad Pública)et ce depuis 2006

Il y a enfin un analyse instructivet d'Éric Dussart du quotidien la Voix du Nord à laquelle je renvoie, et qui donne bien le ton quant à ce que l'on peut penser de l'état de la Justice au Mexique. La question que je me pose, maintenant, c'est ce que l'on peut faire juridiquement, au niveau international, pour emm... Genaro Garcia Luca. Y-a-t-il un moyen de le poursuivre à son tour d'une manière ou d'une autre ? Je suppose qu'il faudrait prendre contact avec les organisations des droits de l'homme au Mexique pour considérer la chose.

Au fait, je me demande si le PCF soutient l'appel de ce militant communiste à laisser Florence Cassez demeurer en prison ? C'est marrant, le mec qui conspue Florence Cassez en la qualifiant de cosmopolite et conclue par "marre du chauvinisme". Si ce n'était pas tragique, ce serait vraiment trop drôle...ça sent le rouge-brun à plein nez, d'autant que le mec éprouve tout de même le besoin de précisez qu'il n'est pas Front National...Trop fort...

EDIT : comme Alcibiade a un point de vue différent du mien, mais qui se défend tout à fait et qui comporte des propositions concrètes, je fais cette petite réédition de mon billet pour l'ajouter :

1°) Ras le bol, comme Christine et Chitah, de l'agitation pathétique (de pathos) d'un président justicier libérateur des causes individuelles les plus mediatiques.

2°) S'il faut interpeler un personnage public en France c'est la garde des sceaux. Elle participait, il y a un an, à tous les voyages présidentiels pour quoi faire? Y avait-il tant de conventions internationales à signer? Qu'elle intervienne ici maintenant c'est son Job.

3°) Oui, en revanche,à la nécessaire création d'un organe de contrôle (ou plus précisément de "suggestion") supranational en matière de justice mais dans ce cas, il faudra accepter les remontrances adressées à notre propre système judiciaire!

4°) Enfin, dans ce cas d'éspèce, notons que c'est grâce au travail autrement plus gonflé que ce qui existe dans notre pays de journalistes d'investigation mexicains que les défauts de procédure ont été révélés.

Pour ce qui concerne le triste sire Genaro Garcia Luna, si vraiment au delà de l'esbrouffe habituelle de notre président on veut être utile au peuple mexicain, il y a un moyen très simple :

L'Etat français par le biais de son ambassade à Mexico dispose de la personnalité morale capable d'ester en justice. Il serait donc possible de déposer un plainte pour faux, usage de faux en écritures publiques entre autres motifs auprès de la justice mexicaine.

Notons aussi que le président actuel (Calderon) ne serait pas fâché de se débarasser ainsi d'un génant ministre qui a tendance à instrumentaliser à son profit les opérations policières... ça nous rappelle à tous quelque chose n'est-ce pas!...