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mardi, 04 novembre 2008

Obama plus populaire que Rossevelt ?

Si Obama l'emporte, ses possibilités seront immenses, tant le crédit dont il disposera alors sera historique. Tout du moins, dans le domaine international. Son crédit en Europe atteint des sommets historiques, comparables seulement avec celui de Rossevelt ou de Truman à l'issue de la seconde guerre mondiale. De mémoire d'homme, et particulièrement de Français, on avait plus vu à Paris et plus généralement en Europe une telle popularité. Mais bien plus encore, en Afrique, il disposera d'une aura sans précédent pour un président Américain. Il ne sera plus possible d'accuser l'Amérique de colonialisme ou de racisme avec un président méttis à sa tête.

Les USA auront alors donné une leçon sans précédent au monde entier, et tout particulièrement au fameux modèle "d'intégration" à la française. Barack Obama, s'il est élu, sera à la croisée des chemins. La voie sera étroite, et en même un boulevard s'ouvre à lui, tant il suscite des espoirs très important.

J'espère qu'Obama sera à la hauteur, car il aura l'occasion de réhabiliter l'Amérique aux yeux du monde entier et d'en faire le fer de lance du progrès et de la démocratie de la planète.

Du côté de l'Hexagone, le MoDem ne peut que souhaiter la victoire d'un homme dont le programme, les idées et le parti politique présentent bien des similitudes avec le sien et avec celui de François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2007, au point que Guy Sorman  a pu dire dans un entretien avec le Figaro, le 31 octobre dernier, que le match Obama-McCain c'était un peu Bayrou contre l'UMP.

Le un courant du Parti Démocrate américain et le Mouvement Démocrate font d'ailleurs partie de l'Alliance Mondiale pour la Démocratie, une sorte de déclinaison à l'échelle de la planète de l'ADLE en Europe.

jeudi, 30 octobre 2008

Mc Cain, les jouets d'Obama et le communisme

Ben au moins on rigole bien dans la campagne présidentielle américaine. Voilà ce que j'ai relevé qui m'a bien amusé, récemment :

Mc Cain

«Le sénateur Obama est candidat pour être le 'redistributionniste'  en chef, je suis candidat pour être commandant en chef. Le sénateur Obama est candidat pour redistribuer la richesse, je veux créer davantage de richesse. Le sénateur Obama est candidat pour punir le succès. Je suis candidat pour que tout le monde puisse connaître le succès.»

Obama

«D'ici la fin de la semaine, M. McCain va m'accuser d'avoir été un agent communiste pour avoir partagé mes jouets au jardin d'enfants.»

 

:-DDDDDDDD

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mercredi, 29 octobre 2008

Le "droit de poursuite" américain va dégénérer...

Profond soupir : j'espère vraiment que la politique internationale des Américains va changer de face avec le successeur de Bush, et j'avoue que j'ai nettement plus confiance en Obama qu'en Mac Cain pour cela.

On se demande parfois si les Américains réfléchissent : ils viennent de réaliser un raid militaire à la frontière syrienne, apparemment pour liquider un "passeur" d'Al Qaeda.

Supposer que les Syriens soutiennent Al Qaeda est idiot : les Syriens sont alliés des Iraniens, pour la bonne raison que le pouvoir syrien est avant tout alaouite, et qu'à ma connaissance, les alaouites sont une branche du chiisme. Or, Al Qaeda déteste les Chiites et les considèrent comme des apostats qu'il ne faut pas hésiter à éliminer. Ils n'ont donc aucun sentiment de fraternité pour les Alaouites, et, partant de là, pour le pouvoir syrien. C'est de la géostratégie la plus élémentaire. Ceci ne signifie pas que les Syriens ne jouent pas un jeu en Irak, mais certainement pas celui d'Al Qaeda clairement enraciné dans la tradition sunnite.

Si j'étais Américain et dans les cercles du pouvoir, je commencerai à réfléchir à une évolution de ma diplomatie envers l'Iran et la Syrie. Même si les intérêts américains ne sont pas les mêmes évidemment que les intérêts chiites en général, et que les Saoudiens verraient certainement d'un très sale oeil un retournement de tendance envers l'Iran et la Syrie, un accord de non-agression est au minimum nécessaire avec Syriens et Iraniens pour espérer un minimum de bonne volonté de leur part dans le jeu proche-oriental.

Autant dire que ce n'est pas en balançant un missile sur les populations civiles syriennes, même par erreur, que cela en prendra le chemin...

Pour ceux qui veulent se faire une idée de l'Alaouisme, ce lien sur Wikipedia.

18:23 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, usa, al qaeda, chiite |  Facebook | | |

jeudi, 16 octobre 2008

Europe-Amérique, la pression doit monter

Je constate avec satisfaction que l'Europe fait enfin pression sur les USA pour  réformer la finance mondiale. La vérité, et il faut le dire une bonne fois pour toutes, c'est que rien de toute la crise financière ne se serait produit si les USA n'avait pas inondé le monde entier de leurs crédits pourris. Le comble, c'est que bon nombre d'économistes, à commencer par ceux de BNP Paribas (mais pas forcément écoutés au sein même de leur établissement bancaire, d'ailleurs), étaient extrêmement pessimistes sur la situation américaine.

On savait. On le savait. On savait que les subprimes étaient nocives, et on a quand même continué. "on", c'est un pronom indéfini en français. Eh bien il va bien falloir finir par réfléchir sur ce "on". Non pas pour chercher des coupables ponctuels, mais pour contraindre l'Amérique à édicter des règles de crédit qui ne mettent pas en danger l'économie mondiale.

Toutes proportions gardées, c'est comme une centrale nucléaire vieillie et inadaptée. On ne continue pas à la faire fonctionner sans une sérieuse rénovation quand on sait qu'elle est susceptible de vous balancer un nuage radio-actif (qui ne connaît pas les frontières, lui) à tout moment sur la tronche.

Sur cette crise, je trouve que le Premier Ministre anglais, Gordon Brown, a été exemplaire et s'est montré un grand homme d'Etat. C'est lui qui a inventé le plan que les Européens ont ensuite massivement appliqué. Aujourd'hui, il désigne clairement les Etats-Unis : «l'important est de s'assurer que les problèmes qui sont apparus dans le système financier - problèmes qui, nous le savons, ont débuté aux Etats-Unis - ne se produisent plus» a-t-il récemment déclaré.

Nicolas Sarkozy ne vient que se joindre à un mouvement qu'il n'avait nullement initié, puisqu'il voyait au contraire dans le système américain dérégulé un modèle pour la France. Ce n'est pas faute pour François Bayrou d'avoir pourtant joué - en vain - les Cassandre.

Les Européens accusent Washington d'avoir des années durant refusé, au nom du libéralisme économique, de réguler les marchés, fermant les yeux sur les investissements de plus en plus risqués et opaques qu'ils réalisaient. Et ils ont bien raison.

Nicolas Sarkozy et Gordon Brown suggèrent également d'encadrer beaucoup plus étroitement les activités des agences de notation, qui clairement, n'ont pas fait du bon travail. Elles portent également une lourde responsabilité. Ceci risque d'ailleurs, de provoquer un fort effet second sur le crédit. Si les Agences resserrent considérablement leurs critères, bon nombre d'établissements, mais peut-être bien aussi de pays (or la France emprunte massivement sur les marchés internationaux) pourraient voir leurs notes dégringoler, et se retrouver donc contraints d'emprunter à des taux bien plus hauts que ceux qui sont pratiqués actuellement. Pour des pays endettés, il y a certitude de voir le service de la dette augmenter considérablement dans le budget...

Il reste, désormais, à donner un vrai rôle au FMI. Bien que l'on ne l'ait que fort tardivement entendu (Il était en poste depuis un an et je n'ai pas le souvenir de l'avoir entendu s'exprimer sur les dangers que comportent des crédits pourris...) on peut espérer que Dominique Strauss-Khan joue enfin un rôle à cet effet dans cette institution, puisqu'il en est en principe le président...

mercredi, 15 octobre 2008

Que faire en Afghanistan ?

Très intéressant billet sur le blog du Gaulois à propos de l'Afghanistan. Il observe avec justesse, à partir d'un article du Washington Post, que le changement de pouvoir en Amérique va entraîner un vide stratégique pendant 6 bon mois au moins. Dans ces conditions, il n'était guère pertinent d'annoncer l'envoi de troupes supplémentaires là-bas alors que nous ne savons pas ce que nous allons y faire. Il suggère donc la mise en place d'un conseil stratégique inter-alliés pour définir les lignes directrices des actions à suivre.

Pour ma part, si j'ai constaté que les députés avaient fini par se remuer à propos de l'Afghanistan, je continue à déplorer l'absence d'un vrai débat de fond sur nos objectifs stratégiques en Afghanistan.

Une fois encore, je redirige vers l'excellent site, souvent précurseur, de Quindi, puisqu'il a analysé en janvier 2008 le programme de Barack Obama pour la politique étrangère.

Je constate, une fois encore, que les seules pistes de débat ouvertes sur ce conflit sont également chez lui, il avait écrit une note à ce sujet le 05 avril dernier. J'avais d'ailleurs essayé de traiter quelques aspects de son très approfondi billet. Pour moi, je persiste à penser que l'on me vole le débat parlementaire auquel j'aurais droit. Seulement, la faute n'en est pas seulement au gouvernement, mais aussi à l'Opposition, qui n'a cherché, sur ce sujet, qu'à adopter des postures plutôt que de lancer le débat...

Je suis déçu également du peu de réactions des dirigeants officiels du MoDem sur ce thème, et plus généralement d'absence de réflexions sur la géostratégie. Je sais que l'on ne peut être partout en même temps, mais à l'heure prochaine des élections européennes, nous n'éviterons pas de devoir nous poser un certain nombre de questions sur notre doctrine.

lundi, 13 octobre 2008

Fallait-il extrader Marina Petrella ?

Voilà une affaire dans laquelle il est très difficile d'édicter un point de vue ferme et définitif tant des logiques différentes se téléscopent. Marina Petrella a assurément commis des crimes très graves, entre 1977 et 1982, et je me mets à la place des femmes ou des enfants qui termineront ou ont terminé leur existence sans père ni mari (ou compagnon). Comment faire un deuil si justice ne leur est pas rendue ? Je conçoisn très bien que ces familles considèrent la décision finale de Nicolas Sarkozy comme un déni de justice.

Ensuite, l'Italie est un pays ami et démocratique. Nous savons très bien que Marina Petrella ne sera pas malmenée, et que les Italiens prendront soin de sa santé. De plus, toute la classe politique sans exception aucune réclame son extradition.

Songeons, en France, aux crimes de Carlos pour bien comprendre comment l'Italie considère les Brigades Rouges.

Mais, d'un autre côté, Marina Petrella s'est tenue à carreau depuis plus de 25 ans. Elle a refait son existence, et a montré une volonté claire de rompre avec les racines du terrorisme. Miterrand avait fait preuve d'un certain pragmatisme en échangeant l'asile politique contre la reconciation au terrorisme, excluant toutefois les crimes de sang du champ d'application de sa proposition.

Je pense que Marina Petrella devrait au minimum présenter ses excuses aux familles de ses victimes, et leur parler pour leur expliquer la mécanique infernale qui l'a entraînée dans le terrorisme le plus meurtrier et sanglant.

Maintenant, est-ce que le fait qu'elle finisse son existence en croupissant dans un cachot, en proie à un cancer qui la ronge, apporte un plus à la justice, je n'en suis pas convaincu.

Je pense que Nicolas Sarkozy a longuement réfléchi pour prendre sa décision. Ce qui est regrettable, ce sont les tergiversations : il eût fallu éviter de prendre une décision trop tôt pour en changer ensuite. Mais, on ne peut tenir rigueur de ce changement à un homme qui prend le temps de la réflexion. J'avoue que je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait à sa place.

 

 

mercredi, 08 octobre 2008

Femmes afghanes

J'évoquais il y a peu la situation en Afghanistan et notamment la nécessité d'une révision de stratégie : la possibilité d'une négociation avec les moins extrémistes des Talibans me semble une option de plus en plus envisageable. Si tel est le cas, il y aura, espérons-le, des compromis de part et d'autre. Or, il y a un enjeu que nous devrions préserver à tout prix : les droits des femmes. Quand j'entends Emmanuel Todd, archétype du landernau intellectuel, expliquer tranquillement que les Talibans ont juste des coutumes différentes, j'ai une forte envie de lui cracher un gros glaviot aussi jaunâtre que verdâtre à la gueule. Ben oui, moi aussi j'ai des coutumes...

Je crois qu'il ne faut pas abandonner le droit au droit coutumier, et encore moins au relativisme culturel à la c..., dont on sait  à quel point la gôôôôche adore faire l'apologie.

Partout où les femmes ont accès à l'Education, et où elles sont à peu près respectées, on trouve des pays avancés ou en grand développement. le respect des femmes est un aspect indissociable de la modernité sous tous ses aspects, y compris économiques. L'Europe pourrait utiliser son soft power, si elle en a l'occasion, pour mettre en avant cette priorité.

Observons, d'ailleurs, que dans cette région du monde, avec le Pakistan d'un côté, l'Iran de l'autre, et, même en Inde, l'Etat du Rajastan (il n'y pas que l'Islam qui bafoue la dignité féminine, puisque là-bas on y pratique abondamment la crémation des veuves vivantes), les femmes sont particulièrement exposées, puisqu'on leur dénie l'essentiel de leurs droits humains.

Enfoncer le début d'un coin dans la souche pourrait représenter une avancée non négligeable, dont le monde entier finira par toucher tôt ou tard les dividendes.

dimanche, 05 octobre 2008

L'international, sélection de blogs de l'hérétique

La tendance est à nouveau aux classements, ces derniers temps, la faute, sans doute, au Wikio nouveau qui devrait tomber presqu'en même temps que le Beaujolais (j'exagère un peu, parce qu'en principe, le Beaujolais, c'est plutôt au mois de novembre).

Toujours est-il que cédant à la tendance du temps à mon tour, je m'apprête à publier une nouvelle sélection de blogs. Mais, pour changer, je ne me suis intéressé qu'à ceux qui traitaient de questions internationales.

Il ne surprendra personne de trouver en tête de mes favoris l'inévitable Quindi (mais au fait, plus rien depuis le 2 août, on attend d'autres billets, là - même si Quindi est pardonné du fait de la naissance toute-récente de sa petite fille), mais, j'espère aussi profiter de cette thématique pour faire découvrir quelques nouveaux bijoux à mes lecteurs :

L'Allemagne pour les nuls, voilà le nouveau travail d'Hercule que Florian Chiron, un démocrate franco-allemand s'est donné pour objet d'étude. On y lit à loisir les méandres de la politique nationale allemande.

L'Europe au quotidien est un tout nouveau blog, mais je suis avec grand intérêt ses débuts. Il y a là-bas une vraie réflexion sur l'Europe et pas mal d'informations sur les travaux de l'ADLE.

J'aime bien me promener sur le Courrier du Danemark le blog d'un habitant de Copenhague. L'auteur y reflète la France dans le miroir Danois, dont il étudie les caractéristiques.

Telos est un espace de réflexion de très haut niveau : on y pose sans fard des questions de fond, y compris quand elles dérangent, et les intervenants y sont des individus intellectuellement très brillants.

Grâce à Σκεπτικός, j'ai aussi découvert l'EGEA (Etudes Géopolitiques Européennes et Atlantiques) : on y trouve une réflexion de fond sur la géostratégie en Europe. Je complète d'ailleurs sa lecture par le très sérieux et très bien informé Theatrum Belli. Ce dernier blog, regorge d'informations rares et précieuses sur la chose militaire en France ou ailleurs.

Je jette aussi un oeil de temps à autre sur le Taurillon, de même sur le blog de Jean Quattremer.

Outre tous les blogs cités, je farfouille évidemment sur divers supports, quotidiens en ligne, actualités de google, magazines en ligne et cetera...

Enfin, cette liste n'est pas exhaustive, et je cherche à l'agrandir au fil du temps.

EDIT : eh tiens, je me disais bien que j'en avais oublié : Raphaël Gourévitch publie pas mal de billets sur l'international, sur des sujets souvent oubliés d'une actualité trop brûlante !

jeudi, 02 octobre 2008

Sarah the Devil, Exorcist the third

PalinExorcist.jpg

Guess what? Sarah Palin will play in the third scheduled serial of the famous movie "the Exorcist", as standing for presidential election in USA while possessed by the Devil.
Fortunately, a Kenyan witch hunter will deliver her soul, but at the meantime will run away with her brain too! Such a sad and pityfull story, because  everybody will end up calling her stupid Sarah when she's not even elected!
Well, since at the very begining her nickname was the 'Devil one', we can consider it's a happy ending! From beasty and nasty she's turning out to be silly, only.  So somehow,  with no brain left no damnation !

Le saviez-vous ? Sarah Palin va jouer dans un film : un troisième épisode est prévu pour le célèbre film d'horreur l'exorciste.

Elle y joue une candidate à une élection présidentielle en Amérique possédée par le démon. Heureusement, un chasseur de sorcière Keynian vient libérer son âme, mais le problème, c'est que le démon se barre avec sa cervelle. C'est une triste histoire, parce qu'à la fin, tout le monde ne l'appelle plus que "Stupid Sarah" et elle n'est même pas élue, en plus.

Enfin, comme au début, on l'appelle Demoniac Sarah, il y a tout de même une issue heureuse. De Bête et méchante au début du film, elle finit à bête seulement. Comme quoi, rien n'est fichu, même quand on n'a plus de cerveau.

NDLR : si une bonne âme charitable démocrate (voire centriste, et même, je dirais que les gauchistes sont exc eptionnellement tolérés) passe par là, est-ce qu'elle peut corriger mes fautes, j'ai eu de gros doutes sur quelques mots : j'ai par exemple hésité entre outcome, end et issue. Et tant que j'y suis, si un bon retoucheur démocrate peut m'améliorer la retouche ou me proposer une version supérieure, je suis une vraie m... en retouche d'images...

EDIT : mille mercis à Champomy qui m'a corrigé tout mon texte. Snif, je ne suis pas vraiment une flèche en anglais...

EDIT  n°2 :  mille mercis à Max F, un honnête citoyen démocrate que j'avais cru être d'abord Max du Nouveau Centre (pardon pour la confusion) pour la retouche ! Y'a pas à dire, c'est 1000 fois mieux que la m... que j'avais pondue !

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mercredi, 01 octobre 2008

Afghanistan année zéro

Je crains bien que l'Afghanistan soit revenu à la situation qui prévalait au tout début des années 90. Un pouvoir central faible et corrompu, des seigneurs de la guerre ou, du moins, des chefs tribaux, qui établissent leurs lois là où ils sont, et des Talibans de plus en plus puissants et populaires. L'Europe, en Afghanistan, est confrontée à une impossible équation, tout comme l'Amérique, d'ailleurs. Soit USA et Européens quittent l'Afghanistan, mais ils courent alors le risque que cet état devienne le foyer du terrorisme mondial. Soit ils restent, mais sont considérés comme des armées d'occupation, et renforcent alors la popularité de leurs opposants, c'est à dire les Talibans principalement, et Heykmatar secondairement.

Nous ne pouvons pas imposer la démocratie aux Afghans, parce que la démocratie ne s'impose pas : elle se désire. Ceci ne signifie pas que les Afghans ne désirent pas la démocratie, mais plutôt qu'ils ne sont pas en état de la désirer : la misère, la faim, la corruption, la guerre les préoccupent tout autrement.

Et, même ainsi, je me retrouve dans l'analyse de Montesquieu, dans l'Esprit des Lois, pour dire que le régime de type républicain, dont la démocratie est la forme la plus accomplie, est le régime qui repose le plus sur les moeurs des peuples. Une démocratie ne peut pas s'établir si les moeurs ne sont pas préalablement de nature démocratique. Or, le système qui prévaut en Afghanistan est de nature féodale, et pour l'instant, personne, là-bas, ne semble vouloir le contester. Hamid Karzaï avait eu une idée de génie en convoquant une Loyia Jirga, mais il a échoué. Le Canard enchaîné le révèle ce matin, plusieurs ambassadeurs de plusieurs pays sont d'avis de retirer les troupes présentes, et d'espérer la venue d'un pouvoir fort.

Pour l'instant, il faut choisir entre la peste et le choléra, j'en ai bien l'impression, ou alors, proposer une trêve aux Talibans, et les convier à la Loyia Jirga. Ceci suppose une révision de stratégie déchirante, mais nécessaire. Il faudrait alors espérer que les Talibans les plus modérés acceptent la proposition. Il est évident, si le compromis aboutit, qu'il n'en ressortira ni un régime progressiste, ni une démocratie, mais, cela peut contribuer à limiter la casse.

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