Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 07 avril 2009

Chapeau, Obama !

Je n'avais pas encore pris le temps de le dire, mais, depuis le début de son élection, Obama m'impressionne par son talent diplomatique. Une grande ère s'ouvre pour l'Amérique. Il va réussir, je le crois, le pari de parvenir à apaiser une grande partie des tensions générées par son prédécesseur. La côte d'amour de l'Amérique va retrouver son lustre avec lui.

Sur l'Afghanistan, il a, avec beaucoup de sagesse, recentré son action sur le plus important : la lutte contre les Talibans et surtout Al Qaeda.

Sur l'Iran, il a très bien compris que ce n'était pas l'adversaire. L'Iran est pour l'instant encore méfiant, mais les gestes d'apaisement de détente devraient tôt ou tard produire leurs fruits. On pourrait bien assister à un véritable renouvellement des alliances au Moyen-Orient ; je vois se profiler à terme un axe New-Dehli-Téhéran-Washington. C'est bien ce que pressent le Pakistan et cela explique pas mal de ses crispations. Il faut aussi comprendre que l'Amérique a soutenu très longuement le Pakistan pour un effet final nul si ce n'est une déstabilisation globale de la région. Le PPP n'a absolument pas changé la politique dub Pakistan depuis son arrivée au pouvoir.

Évidemment, les Saoudiens vont certainement voir d'un sale oeil cette recomposition. Tout dépend aussi de ce que va parvenir à faire ou non le  roi Abdallah. J'ai bien compris qu'il désire libéraliser la société saoudienne, mais il risque de se heurter à de sacrées résistances. Je pense qu'il n'est pas non plus hostile à l'établissement de bonnes relations avec un Iran apaisé.

En Turquie, Obama a reçu un accueil triomphal. Il faut dire aussi qu'il s'est un peu vivement avancé. Il souhaite l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, mais cela, ça dépend avant tout de l'Europe. Et pour l'instant, l'opinion publique européenne n'y est pas prête, et si les réformes vont dans le bon sens en Turquie, elles doivent se poursuivre. Il n'en a pas moins frappé les esprits là-bas en ayant l'intelligence ce citer Atatürk :  «Je désire réaliser le principe d’Atatürk, paix dans le pays, paix dans le monde.» Ça, c'est clairement très bien vu. Je l'avais un jour comparé à l'orateur et chef politique athénien fameux Périclès, mais vraiment, je trouve qu'il confirme.

Sur la Palestine, là encore, il a très bien compris le sens irréversible dans lequel va l'histoire. Le Likoud est en train de comprendre que le soutien inconditionnel, c'est terminé, d'où un certain nombre de grincements de dents en Israël à l'heure actuelle.

Ce serait trop long de faire tout le tour des sorties diplomatiques d'Obama (bien conseillé, au passage par Hilary Clinton, une femme d'un très grand talent) mais vraiment, il m'impressionne. Chouette président, chouette équipe, chouette pays...

jeudi, 02 avril 2009

Barack Obama invite Nathalie Griesbeck !

1725594271.jpgVendredi 3 avril, Nathalie Griesbeck, Députée européenne Grand Est (MoDem - ADLE)  et Colonel de réserve de l'Armée de l'Air française, rencontrera le Président des Etats-Unis d'Amérique, Barack Obama, dans le cadre d'une réunion organisée en marge du Sommet de l'OTAN et qui se tiendra à Strasbourg/Kehl.

Alors qu'elle saluait au mois de novembre dernier la victoire du nouveau Président des Etats Unis, y voyant un formidable signe d'espoir de "renforcement du dialogue entre les Américains et les Européens, en particulier sur le changement climatique et la régulation financière", Nathalie Griesbeck comptera parmi les personnalités invitées par le Président américain.

Seule députée européenne de son groupe politique à avoir été conviée par le Président Obama en raison des liens étroits et constants qu'elle entretient avec les autorités américaines, Nathalie Griesbeck espère avoir l'occasion d'interpeller le Président américain pour lui rappeler ses attentes et ses espoirs afin que l'Homme soit constamment au cœur de nos préoccupations et de nos décisions.

Rappelant que le Mouvement Démocrate "bataille" pour faire admettre qu'un nouveau modèle de société soit possible, Nathalie Griesbeck espère obtenir des engagements en faveur d'une réforme de la régulation financière internationale, ainsi qu'en faveur de la lutte contre le changement climatique.

22:53 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, griesbeck, adle, modem |  Facebook | | |

vendredi, 13 mars 2009

Obama initie la chasse aux profs...

Je n'ai jamais participé à l'Obamania euphorique et généralisée sur la Toile. Bien sûr, une fois ce dernier élu, j'ai pensé qu'il pouvait faire beaucoup de choses, mais j'ai toujours eu une préférence pour Hilary Clinton et ses New Democrats, qui, je le rappelle, font partie de l'Alliance Mondiale des Démocrates, tout comme le MoDem.

Obama n'aura pas tardé à balancer ses premières saloperies : la Californie, aux USA, a une réputation exécrable dans le domaine de l'enseignement. Il faut dire que l'on y a généralisé les rêveries pédagogolâtres qui agitent une partie de la sphère des experts en science de l'Éducation en France et plus généralement en Europe.

Là-bas, les professeurs n'enseignent pas, ils animent. Oh, bien sûr, il y a eu un retour de bâton, enfin, du moins, on l'a proclamé au début des années 2000, mais tout individu qui  manoeuvre un super-tanker doit savoir qu'il lui faudra faire une bonne centaine de kilomètres en avant encore avant de parvenir à effectuer son demi-tour. Et il va de soi qu'une fois fait, il faudra repartir à vitesse zéro...

Mais, j'en reviens à Obama : Cécile Gregoriades, journaliste-reporter installée en Californie, se fait l'écho des difficultés du système éducatif californien et des réactions d'Obama dans un récent article publié sur son blog.

Et voilà notre valeureux président américain d'appeler tout simplement au licenciement [EDIT : à la suite d'une exagération de traduction relevée par Fred LN, il semble qu'Obama n'ait qu'appelé à promouvoir les meilleurs profs et envoyer au placard les plus mauvais] à la mise au placard des "mauvais profs". Ben oui, forcément, si ce système ne marche pas, c'est la faute des profs. Il ne lui viendrait sans doute pas à l'idée d'imaginer que le MP3 de rap ultra-violent hurlé à pleine puissance pendant les cours, les pieds sur les tables et la casquette de travers pourraient avoir eu un impact sur la qualité de l'enseignement.

L'Angleterre qui a expérimenté les mêmes méthodes que la Californie s'en est évidemment mordue les doigts, et, Blair, en bon travailliste qu'il était, s'est empressé de demander aux établissements scolaires des "résultats". La même veine en plus light...

Il faut dire aussi qu'en Californie, les enseignants du public ont en grande majorité fait le nécessaire pour être considérés par la suite comme des sous-profs. Tout comme certains enseignants dans les années 70, 80 et 90, se ruant avec enthousiasme sur les nouvelles méthodes pédagogiques... Je me disais : ah, ces braves profs californiens qui ont certainement du voter pour Obama...y'en a peut-être même bien quelques uns qui ont aussi voté pour lui pendant les primaires du Parti Démocrate... Ils doivent l'avoir mauvaise en ce moment...tiens, ça me rappelle une certaine Ségolène Royal lors des dernières présidentielles avec ses profs à 17 heures...

Bon, cela dit, en authentique droitier UMP-compatible comme on a pu le lire dans les commentaires de mon blog ici parfois, il est clair que je mettrais pas mes enfants dans l'enseignement public si j'habitais en Californie. A force de vouloir faire l'animateur, on finit aussi par être traité comme un animateur... Ce qui est comique, c'est qu'à gauche, on dénonce le capitalisme, et à droite les sales "gauchiss" qui ont corrompu les bonnes moeurs. Moi, dans cette histoire, comme disait mon grand-père, c'est blanc bonnet et bonnet blanc...Parce que la loi fédérale qui demandait de baisser les exigences, figurez-vous que c'est tout de même Bush and co qui l'ont promulguée pendant son premier mandat...

lundi, 19 janvier 2009

un Obama est-il possible en France ?

L'investiture prochaine de Barack Obama fait couler de l'encre, et du coup, en France, la question de la diversité est relancée. Je voudrais tout d'abord, sur ce sujet, faire une remarque : un noir américain aurait pu être élu président bien avant Obama. Après la première guerre du Golfe, Collin Powel était auréolé de sa victoire et de son statut de commandant en chef des forces alliées. Il était à ce moment-là extrêmement populaire. Il n'a pas voulu se présenter car il souhaitait préserver sa famille, mais il avait tout à fait la carrure pour sortir victorieux d'une campagne présidentielle. Obama est un orateur exceptionnel : du calibre du fameux Périclès à Athènes. Je l'ai écouté parler, et j'avoue que son timbre sonore et profond, sa manière de parler, la force tranquille avec laquelle il imprime les esprits en font un orateur hors pair. Plutarque, dans ses Vies parallèles, dresse un portrait saisissant de Périclès.

(Plutarque évoque l'influence du philosophe Anaxagore sur Périclès)

Périclès puisa dans son commerce non seulement une élévation d’esprit, une éloquence sublime, éloignée de l’affectation et de la bassesse du style populaire, mais encore un extérieur grave et sévère que le rire ne tempérait jamais, une démarche ferme et tranquille, un son de voix toujours égal, une modestie dans son port, dans son geste et dans son habillement, que l’action la plus véhémente, lorsqu’il parlait en public, ne pouvait jamais altérer. Ces qualités, relevées par beaucoup d’autres, frappaient tout le monde d’admiration.

Un Obama serait-il possible en France ? Ce serait difficile. La plupart du temps, les pouvoirs publics essaient de faire bonne figure avec un préfet çà ou mà issu de la diversité, comme on dit, en France. Mais la réalité, c'est que les cités ne produisent au mieux que des chanteurs de rap, des animateurs sociaux ou des sportifs. Pas de chefs d'entreprise, pas de PDG, peu de publicitaires, pas de directeur administratif (dans la fonction publique et cetera). Il faut rendre cette justice à Nicolas Sarkozy qu'il a été absolument le seul à proposer à des personnalités issues de l'immigration des postes autres que fantoches.

Il faut dire que si les mairies de banlieue, en fait d'animation, proposaient auttre chose que du hip-hop, du sport et du théâtre moderne, on pourrait peut-être voir une génération enfin émerger. En effet, en France, pour s'élever socialement, il faut intégrer les codes de la bourgeoisie. Et les codes de la bourgeoisie, tout du moins la bourgeoisie traditionnelle, ce n'est pas le hip-hop et le football.

Il faut ajouter, et c'est là le plus important, que les différentes populations exogènes manquent cruellement d'un leader charismatique. La France n'est pas plus "raciste" que l'Amérique. Mais en Amérique, ces leaders existent, pas en France.

Et quand ils ont le charisme et la détermination nécessaire, comme Yannick Noah, par exemple, ils ne souhaitent pas s'impliquer vigoureusement dans la politique.

Le Figaro a publié le 18 novembre 2008 une analyse très intéressante sur l'émergence de classe moyenne noire. J'en conseille la lecture, tant l'analyse me paraît pertinente et mesurée. Quelques témoignages sont très éloquents et confirment ce que je dis plus haut. Le problème principal, même si quelques préjugés persistent, n'est pas tant d'être noir que de renvoyer l'image qui convient pour intégrer les établissements et services prestigieux. Et cela, les familles noires qui l'ont compris, y veillent au grain.

 

13:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : périclès, obama, noir, diversité |  Facebook | | |

vendredi, 21 novembre 2008

Équipe et projets d'Obama

Elle me plaît de plus en plus, l'équipe de Barrack Obama ! J'ai appris avec grand plaisir que selon toutes probabilités Hillary Cliton devrait être nommé Secrétaire d'État de l'adminsitration démocrate. Voilà qui est de bon augure.

On le sait, Hillary Clinton a beaucoup oeuvré pour les droits des femmes et ceux des enfants. Elle travaille notamment autour d'un concept que je trouve très intéressant : le CHIP (Children’s Health Insurance Program). A défaut, de pouvoir fournir une couverture-santé à toute la société américaine, Hilary Clinton propose de garantir au minimum celle de tous les enfants américains. Quand on regarde les prix, c'est en effet plus que raisonnable, et gratuit pour les familles les plus modestes. Il ne s'agit pas d'un système de sécurité sociale, mais d'un accord entre États et une ou des compagnie(s) privée(s). Je n'ai pas eu le temps de tout regarder en détail, mais je présume que les États se portent garants auprès de la compagnie pour les familles les plus pauvres. Pas comme système, tout du moins, pour l'Amérique.

Hilary Cliton, rappelons-le, était aussi consensuelle au sein du Parti Démocrate qu'Obama. Et puis j'ajoute que son courant est très proche du nôtre puisqu'il adhère, tout comme le MoDem, à l'Alliance Mondiale des Démocrates.

Je suis également très intéressé par les projets d'Obama en politique internationale : le probable retrait d'Irak, ses origines kényanes et la religion de son père (musulman) vont certainement couper l'herbe sous les pieds à Al Qaeda. S'il agit avec prudence et sagesse, Obama pourrait parvenir à retourner l'opinion arabe et musulmane, actuellement très défiante vis à vis de l'Amérique.

 

jeudi, 06 novembre 2008

Obamania et manifeste anti-bêlement de Tocqueville

Mouton-Grognard.jpgJe poursuis ma progressive lecture de l'oeuvre majeure de Tocqueville, De la démocratie en Amérique. J'ai fini le Tome I, je reviendrai d'ailleurs sur sa conclusion, et j'entame le Tome II.

A la fin du chapitre II, Tocqueville évoque le poids de l'opinion commune en démocratie sur les opinions individuelles. Et il a cette conclusion magnifique que je fais tout à fait mienne :

Si, à la place de toutes les puissances diverses qui gênaient ou retardaient outre mesure l'essor de la raison individuelle, les peuples démocratiques substituaient le pouvoir absolu d'une majorité, le mal n'aurait fait que changer de caractère. Les hom­mes n'auraient point trouvé le moyen de vivre indépendants; ils auraient seule­ment découvert, chose difficile, une nouvelle physionomie de la servitude. Il y a là, je ne saurais trop le redire, de quoi faire réfléchir profondément ceux qui voient dans la liberté de l'intelligence une chose sainte, et qui ne haïssent point seulement le despote, mais le despotisme. Pour moi, quand je sens la main du pouvoir qui s'appesantit sur mon front, il m'importe peu de savoir qui m'opprime, et je ne suis pas mieux disposé à passer ma tête dans le joug, parce qu'un million de bras me le présentent.

On ne peut mieux le dire, et cela correspond très exactement à ma manière d'envisager les choses. Particulièrement, ce n'est pas parce qu'un groupe donné bêle en coeur qu'il bêle plus juste qu'un individu isolé.

Trois lignes avant la conclusion, il relève le paradoxe même de la loi majoritaire en démocratie :

Je vois très clairement dans l'égalité deux tendances: l'une qui porte l'esprit de chaque homme vers des pensées nouvelles, et l'autre qui le réduirait volontiers à ne plus pen­ser. Et j'aperçois comment, sous l'empire de certaines lois, la démocratie éteindrait la liberté intellectuelle que l'état social démocratique favorise, de telle sorte qu'après avoir brisé toutes les entraves que lui imposaient jadis des clas­ses ou des hommes, l'esprit, humain s'enchaînerait étroitement aux volontés générales du grand nombre.

C'est qu'il y tenait, Tocqueville à sa liberté personnelle, et farouchement.

Justement, revenons à nos moutons : à titre perso, j'apprécie Obama, même si j'avais précisé ici qu'Hilary Clinton avait ma préférence. Je n'étais pas hostile a priori à McCain, d'abord centriste, mais le durcissement de sa campagne, puis le choix idiot d'une co-listière dramatique me l'ont fait fait vraiment prendre en grippe.

Cela dit, je suis quelque peu agacé par le gigantesque bêlement électronique qui se répand à travers toute la Toile. Je crois certes Obama bien plus brillant, intelligent et charismatique que Daboliou, et son équipe plus compétente. Toutefois, le bêlement généralisé pourrait bien se muer bientôt en un long sifflement de désenchantement. En effet, Obama a pris de gros risques en faisant des promesses qu'il ne sera pas aisé de tenir. Il veut se désengager d'Irak en douceur : très bien, mais comment le faire sans laisser un vide politique ? Il souhaite à fonds constant améliorer les résultats de la lutte contre Al Qaeda et les Taliban : bon courage, Barack, tu risques de te heurter assez vite au mur des réalités. Il veut donner une couverture-maladie pour tous  : avec quel argent ? Il compte s'attaquer à la question de l'indépendance énergétique : les Américains accepteront-ils de changer radicalement leurs habitudes ? Et comment fera-t-il face aux colossaux déficits commerciaux des USA ? Pas d'autres options que des impôts monumentaux, et, à la clef, vraisemblablement, du protectionnisme, ce qui ne fera pas les affaires de l'Europe.

Les marchés financiers ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Ils se sont rapidement orientés à la baisse, par crainte des défis qui attendent Obama.

On a présenté le vote Obama comme un vote sans précédent parce qu'il est noir. En réalité, ce n'est pas Obama qui est noir. Je dirais même qu'il a toute l'apparence d'un blanc. S'il n'y avait pas Michelle, son épouse, pour le faire ressembler un tantinet à un noir, on jurerait même qu'il est blanc. C'est précisément parce qu'Obama n'a jamais joué la carte communautaire sous aucune forme que ce soit, qu'il a échappé au syndrôme de la minorité visible.

Bref, j'ai de la sympathie pour Obama, mais il ne s'agit pas pour autant de verser dans une forme euphorique d'hystérie collective dont le symptôme le plus manifeste est le bêlement frénétique en choeur.

 

mercredi, 05 novembre 2008

15 points d'avance pour Obama selon les premières projections

Les premières projections donnent une avance de 15 points au candidat Obama contre Mac Cain. L'Amérique ouvre une nouvelle page de son histoire. Quoi que fasse Barack Obama désormais, plus rien ne sera comme avant en Amérique. S'il le veut, il peut maintenant devenir l'un des plus grands présidents américains de tous les temps, rejoignant Abraham Lincoln, Benjamin Franklin et Rosevelt au Panthéon des des chefs d'État des USA. Je publierai d'ici peu un billet sur les élections et les revirements de l'électorat américain expliqués par Tocqueville himself...

mardi, 04 novembre 2008

Obama plus populaire que Rossevelt ?

Si Obama l'emporte, ses possibilités seront immenses, tant le crédit dont il disposera alors sera historique. Tout du moins, dans le domaine international. Son crédit en Europe atteint des sommets historiques, comparables seulement avec celui de Rossevelt ou de Truman à l'issue de la seconde guerre mondiale. De mémoire d'homme, et particulièrement de Français, on avait plus vu à Paris et plus généralement en Europe une telle popularité. Mais bien plus encore, en Afrique, il disposera d'une aura sans précédent pour un président Américain. Il ne sera plus possible d'accuser l'Amérique de colonialisme ou de racisme avec un président méttis à sa tête.

Les USA auront alors donné une leçon sans précédent au monde entier, et tout particulièrement au fameux modèle "d'intégration" à la française. Barack Obama, s'il est élu, sera à la croisée des chemins. La voie sera étroite, et en même un boulevard s'ouvre à lui, tant il suscite des espoirs très important.

J'espère qu'Obama sera à la hauteur, car il aura l'occasion de réhabiliter l'Amérique aux yeux du monde entier et d'en faire le fer de lance du progrès et de la démocratie de la planète.

Du côté de l'Hexagone, le MoDem ne peut que souhaiter la victoire d'un homme dont le programme, les idées et le parti politique présentent bien des similitudes avec le sien et avec celui de François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2007, au point que Guy Sorman  a pu dire dans un entretien avec le Figaro, le 31 octobre dernier, que le match Obama-McCain c'était un peu Bayrou contre l'UMP.

Le un courant du Parti Démocrate américain et le Mouvement Démocrate font d'ailleurs partie de l'Alliance Mondiale pour la Démocratie, une sorte de déclinaison à l'échelle de la planète de l'ADLE en Europe.

jeudi, 30 octobre 2008

Mc Cain, les jouets d'Obama et le communisme

Ben au moins on rigole bien dans la campagne présidentielle américaine. Voilà ce que j'ai relevé qui m'a bien amusé, récemment :

Mc Cain

«Le sénateur Obama est candidat pour être le 'redistributionniste'  en chef, je suis candidat pour être commandant en chef. Le sénateur Obama est candidat pour redistribuer la richesse, je veux créer davantage de richesse. Le sénateur Obama est candidat pour punir le succès. Je suis candidat pour que tout le monde puisse connaître le succès.»

Obama

«D'ici la fin de la semaine, M. McCain va m'accuser d'avoir été un agent communiste pour avoir partagé mes jouets au jardin d'enfants.»

 

:-DDDDDDDD

00:55 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : obama, usa, mccain |  Facebook | | |

jeudi, 18 septembre 2008

L'erreur fatale de McCain

Je crois que Mac Cain et Sarah Pallin viennent de faire une erreur aussi énorme qu'inattendue. Alors que des millions d'Américains vivaient dans l'angoisse à l'idée que le géant de l'assurance AIG pouvait s'écrouler avant-hier, ils ont commencé par déclarer être fondamentalement hostiles à toute intervention de la Fed. Devant la panique générale, Mac Cain s'est finalement repris, mais pas Sarah Pallin hostile à l'idée de faire payer le "contribuable", comme elle le dit elle-même.

Et voilà notre Mac Cain entonnant une chanson quasi-altermondialiste à dénoncer la cupidité de Wall Street, alors qu'il est un chaud partisan de la dérégulation sous toutes ses formes. Il y a peu, je croyais la partie gagnée pour Mc Cain, en raison de l'arrivée à brûle-pourpoint de Sarah Pallin dans la dernière ligne droite, mais là, ces deux-là viennent de commettre l'erreur à ne pas commettre. Incohérents, sans vision économique, ils auront inquiété à la fois les Américains modestes et généralement plutôt à gauche, et à la fois l'électorat centriste.

Voilà Obama remis en selle. Je ne sais pas si Mac Cain se remettra de cette erreur d'appréciation. J'ajoute que ses déclarations sont très inquiétantes tant elles dénotent une totale absence de vision économique...