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vendredi, 13 mars 2009

Obama initie la chasse aux profs...

Je n'ai jamais participé à l'Obamania euphorique et généralisée sur la Toile. Bien sûr, une fois ce dernier élu, j'ai pensé qu'il pouvait faire beaucoup de choses, mais j'ai toujours eu une préférence pour Hilary Clinton et ses New Democrats, qui, je le rappelle, font partie de l'Alliance Mondiale des Démocrates, tout comme le MoDem.

Obama n'aura pas tardé à balancer ses premières saloperies : la Californie, aux USA, a une réputation exécrable dans le domaine de l'enseignement. Il faut dire que l'on y a généralisé les rêveries pédagogolâtres qui agitent une partie de la sphère des experts en science de l'Éducation en France et plus généralement en Europe.

Là-bas, les professeurs n'enseignent pas, ils animent. Oh, bien sûr, il y a eu un retour de bâton, enfin, du moins, on l'a proclamé au début des années 2000, mais tout individu qui  manoeuvre un super-tanker doit savoir qu'il lui faudra faire une bonne centaine de kilomètres en avant encore avant de parvenir à effectuer son demi-tour. Et il va de soi qu'une fois fait, il faudra repartir à vitesse zéro...

Mais, j'en reviens à Obama : Cécile Gregoriades, journaliste-reporter installée en Californie, se fait l'écho des difficultés du système éducatif californien et des réactions d'Obama dans un récent article publié sur son blog.

Et voilà notre valeureux président américain d'appeler tout simplement au licenciement [EDIT : à la suite d'une exagération de traduction relevée par Fred LN, il semble qu'Obama n'ait qu'appelé à promouvoir les meilleurs profs et envoyer au placard les plus mauvais] à la mise au placard des "mauvais profs". Ben oui, forcément, si ce système ne marche pas, c'est la faute des profs. Il ne lui viendrait sans doute pas à l'idée d'imaginer que le MP3 de rap ultra-violent hurlé à pleine puissance pendant les cours, les pieds sur les tables et la casquette de travers pourraient avoir eu un impact sur la qualité de l'enseignement.

L'Angleterre qui a expérimenté les mêmes méthodes que la Californie s'en est évidemment mordue les doigts, et, Blair, en bon travailliste qu'il était, s'est empressé de demander aux établissements scolaires des "résultats". La même veine en plus light...

Il faut dire aussi qu'en Californie, les enseignants du public ont en grande majorité fait le nécessaire pour être considérés par la suite comme des sous-profs. Tout comme certains enseignants dans les années 70, 80 et 90, se ruant avec enthousiasme sur les nouvelles méthodes pédagogiques... Je me disais : ah, ces braves profs californiens qui ont certainement du voter pour Obama...y'en a peut-être même bien quelques uns qui ont aussi voté pour lui pendant les primaires du Parti Démocrate... Ils doivent l'avoir mauvaise en ce moment...tiens, ça me rappelle une certaine Ségolène Royal lors des dernières présidentielles avec ses profs à 17 heures...

Bon, cela dit, en authentique droitier UMP-compatible comme on a pu le lire dans les commentaires de mon blog ici parfois, il est clair que je mettrais pas mes enfants dans l'enseignement public si j'habitais en Californie. A force de vouloir faire l'animateur, on finit aussi par être traité comme un animateur... Ce qui est comique, c'est qu'à gauche, on dénonce le capitalisme, et à droite les sales "gauchiss" qui ont corrompu les bonnes moeurs. Moi, dans cette histoire, comme disait mon grand-père, c'est blanc bonnet et bonnet blanc...Parce que la loi fédérale qui demandait de baisser les exigences, figurez-vous que c'est tout de même Bush and co qui l'ont promulguée pendant son premier mandat...