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jeudi, 21 octobre 2010

Requiesce In Pace...

Curieuse chaîne que celle qu'a initié Mirabelle : il s'agit d'écrire sur ce que chacun ferait s'il apprenait qu'il vivait ses derniers jours. Isabelle a d'ailleurs répondu. Je serai donc le troisième blogue de l'Échiquier à m'exprimer sur ce sujet.

Sur la crainte de la mort, des individus bien plus admirables que moi ont écrit ou parlé, je pense à Socrate, Épictète, Épicure ou encore Sénèque. Je n'ai donc pas de choses à ajouter à ce qui peut avoir déjà été dit.

S'il me restait quelques jours à vivre, ma principale inquiétude, au moins dans un premier temps, ce serait mes très proches, c'est à dire mes enfants et ma compagne. Je m'empresserais de me marier avec cette dernière pour la protéger juridiquement et qu'elle puisse user de mes biens sans devoir attendre la majorité de mes enfants ni être taxée jusqu'à la moëlle de l'os, comme c'est d'usage dans l'État français.

La seconde dimension de mes préoccupations serait psychologique. Marie-Laure Picat, qui s'est éteinte le 09 août de l'année 2009, est à mes yeux un modèle exemplaire. Elle a organisé complètement l'après afin que ses enfants aient la vie la meilleure possible. J'aurais pour ma part le souci de disparaître de la manière la moins traumatisante possible pour mes enfants. C'est une chose difficile.

Chose difficile, parce qu'il s'y ajoute la crainte de la mort alors même que je suis un agnostique qui tend vers le matérialisme. Difficile de dire à ses enfants qu'on va continuer à les regarder d'en haut dans ces conditions. J'envie ces chrétiens qui ont la foi.

Quant à la disparition physique, je n'aimerais pas l'attendre, ajoutant ainsi l'angoisse à l'angoisse, mais qu'un jour, on me donne une surdose de morphine, que je m'éteigne en dormant. Idéalement, mais l'idéal n'est jamais possible, ou alors il se confond avec le délire de la dernière agonie, perdu dans le lit glauque d'un hôpital sale et déprimant, j'aimerais finir en un lieu où j'ai éprouvé une grande sérénité.

med-campo-di-palio-a-sienne-visoterra-20199.jpgSur le campo de Sienne, par exemple ; s'il y a un endroit qui doit être parcouru par des forces telluriques, c'est bien celui-là. Je m'y suis rendu à deux reprises et y ait trouvé à chaque fois un repos extraordinaire, écoutant le bruissement des voix qui s'écoulent comme par une fenêtre au bord d'une rue passante mais tranquille.

Ce pourrait être, à défaut, dans un jardin, comme le Jardin des Poètes qui jouxte les Serres d'Auteuil, ou bien ces serres elles-mêmes, aujourd'hui menacée par la compromission de hauts responsables politiques avec le sport business.

In fine, je dis ça mais je suis bien vivant. Qui peut vraiment savoir comment il réagirait face à sa propre mort à venir ?

Je n'en tague pas moins quelques blogueurs sur le sujet, à commencer par le Coucou de Claviers puisqu'il se dit que c'est un écrivain de talent, et que j'aimerais avoir le point de vue d'un écrivain. Il me plairait également d'entendre Ferocias, tout imprégné qu'il est du pessimisme religieux aztèque. Ensuite, c'est Christelle (qui ne me répond jamais quand je la tague...) dont j'aimerais connaître l'avis, car je sais quelle est sa foi, et que la réponse d'une catholique m'éclairerait. Polluxe a déjà été taguée par Mirabelle, mais j'insiste et en ajoute une couche supplémentaire...

15:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : mort, foi |  Facebook | | |

mercredi, 20 octobre 2010

Non, l'immigration n'est pas la seule solution à la dénatalité !

J'entends souvent du côté des technocrates européens boboisés que l'immigration serait une fatalité économique car il faudra pourvoir les emplois que notre démographie déclinante ne parvient plus à remplir.

Il existe une toute autre solution : faire des enfants, tout simplement. Pour que cette option à laquelle nos technocrates ne songent jamais, se réalise, il est évident qu'il convient de mettre en place des dispositifs qui favorisent les familles nombreuses et les modes alternatifs de garde.

Le travail des femmes va bien évidemment dans le sens de l'histoire. La révolution de la paternité n'est pas encore achevée, elle ne fait que commencer. Il y a donc une phrase transitoire où tout doit être fait pour permettre aux femmes de concilier travail et maternité.

Ceci suppose la démultiplication de tous les modes de garde : croissance des crèches, y compris des crèches d'entreprise, des déductions fiscales pour les gardes à la maison ou chez les assistantes maternelles.

Une authentique politique démographique doit toucher tous les aspects de la vie professionnelle d'une femme : elles doivent conserver tous leurs avantages en termes de travail de nuit, retraites, congés parentaux et allocations chômage.

Une telle politique a certes un coût, mais très probablement bien moindre que celui d'une immigration galopante, alimenté par un regroupement familial aux coûts sociaux et financiers faramineux. 

L'omerta sur le coût réel de l'immigration commence à se lever petit à petit, puisque les premières estimations chiffrées sont désormais rendues publiques. Il est à observer que de nombreux maires dans les années 70, avaient pressenti la chose, particulièrement dans les communes rouges puisqu'ils la considéraient avec angoisse.

En ce qui concerne l'emploi, il faudra m'expliquer pourquoi la France aurait besoin d'une immigration de travail alors que le chômage touche aussi fortement les jeunes Français.

Il y a à cela plusieurs causes :

a) il y a clairement un problème d'orientation à l'école, c'est à dire une inadéquation entre les formations et l'offre d'emploi.

b) il y a un problème de salaires : si les Français ne veulent pas de certains métiers, c'est qu'ils ne sont pas attractifs. Dans la restauration et le bâtiment en particulier, dans plusieurs professions artisanales également,  il est nécessaire de prévoir des salaires adaptés aux conditions de travail difficiles. De ce point de vue, le raisonnement du Parti Communiste dans les années 70 reste valide : les entrepreneurs qui font appel aux immigrés le font pour éviter de payer leur dû aux travailleurs locaux. C'est un dumping social déguisé qui a cours depuis trop longtemps.

Il convient donc de durcir la répression du travail clandestin, en distinguant toutefois bien les gestes humains et la cupidité pure et dure.

Il ne s'agit bien sûr pas de mettre fin à l'immigration de travail mais de l'ajuster aux besoins réels de la France.

c) il faut évidemment mettre fin de manière immédiate au regroupement familial lorsqu'il donne lieu à de l'aide sociale. De manière générale, il faut légiférer plus strictement. En outre, le regroupement familial est un frein au co-développement : quand des travailleurs immigrés renvoient une part de leur salaire dans leur pays d'origine, ils contribuent à le développer.

J'ajoute que je ne saurais en aucun cas avaliser un discours qui s'en prendrait aux immigrés  : les immigrés ne sont pas comptables de toutes ces difficultés. Ce sont les gouvernements mous d'un côté, et les entrepreneurs cupides de l'autre qui sont à la source de ces problèmes.

Je rejoins entièrement Jean-Claude Barreau, ex-directeur de l'Institut National d'Études Démographiques pour estimer que c'est toute l'Europe qui est concernée par ce défi démographique.

 

samedi, 16 octobre 2010

Mais non, le libéralisme, ce n'est pas le Diable !

Tiens, v'là l'Nicolas qui se lâche contre les libéraux et invite de surcroît toute la gauchosphère à en faire autant. Nicolas pense qu'il y au moins 17 raisons (7+10) de se moquer des libéraux.

Ce qui est drôle, c'est qu'il y en a toujours au moins une de se moquer de la gauche toute entière (ou presque) : chaque fois qu'elle parle des libéraux, elle est profondément comique.

Il faut dire qu'un certain nombre de libéraux y concourent : ils ont une relation au syndicalisme qui ne laisse de m'étonner. Certes, il y a des syndicats gauchistes, et beaucoup même, mais enfin, à plus d'un point de vue, le syndicalisme est une conquête du libéralisme, parce qu'il repose avant toutes choses sur le droit d'association. Or, le droit d'association est l'un des fondements du libéralisme.

Que font les syndicats, sur le fond, eh bien ils essaient de se défendre contre des forces qui les dépassent souvent. Ils peuvent être archaïques, inefficaces, abêtis et peu représentatifs, ils n'en font pas moins ce pour quoi ils ont été créés. On ne peut pas le leur reprocher.

Nicolas croit que la propriété est un dogme chez le libéral : eh non, c'est, selon l'article II de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789 un droit naturel et imprescriptible au même titre que la liberté, la sûreté et la résistance à l'oppression. L'article 17 proclamait même que la propriété était un droit inviolable et sacré et sacré et que nul ne pouvait en être privé.

Quand les Socialistes, en 1981 et 1982 ont nationalisé à tour de bras industries et banques, le Conseil Constitutionnel a alors estimé, dans un arrêté rendu le 16 janvier 1982 que la conservation du caractère fondamental du droit de propriété était l'un des buts de la société politique.

Bon, en fait, ce ne sont pas les libéraux, mais les socialistes qui ont un problème avec le dogme de la propriété privée...

Il n'était à cette époque question ni d'égalité, ni de fraternité. La République n'a d'ailleurs jamais proclamé la nécessité de l'égalité des fortunes. Il n'y a eu que l'esprit malade de quelques socialistes agités mais dangereux pour en rêver, avec toutes les conséquences néfastes qui se sont ensuivies et qui nous sont connues aujourd'hui.

Bon, soyons justes : paf une baffe à la gauche, et paf une baffe aux libéraux : je suis surpris de voir avec quelle hargne les libéraux s'en prennent aux syndicalistes. Regardons le genre de vie de ces derniers, y compris en leur sommet, on ne peut pas dire que ce soient des gens qui font partie de la Jet Set ni qu'ils versent dans la collusion d'intérêts avec les puissants de ce monde. Il me semble que les libéraux devraient avoir avant tout comme souci de lutter contre les collusions de toutes sortes, à commencer par celles qui impliquent les états directement.

Comme puissance, un syndicat n'est rien ou presque et ne s'infiltre nullement dans tous les compartiments de la société comme peuvent le faire des États ou de très puissantes multi-nationales. Ce sont donc des cibles un peu faciles, je trouve, même s'ils font souvent ch.. par ailleurs, et se trompent régulièrement de siècle en termes de combats syndicaux. Et même s'ils se trompent et peuvent gonfler, ce n'en est pas moins des partenaires respectables avec lesquels tout pouvoir démocratique digne ce nom devrait avoir le souci de dialoguer.

Sarkozy and co n'invoquent le dialogue social que pour l'image et pour mieux leur baiser la gueule ensuite en les plaçant devant le fait accompli. Tu m'étonnes qu'ils sont très en colère après. C'est du gâchis, parce que pour une fois, il y a une génération de leaders syndicaux (je ne parle pas des abrutis de Sud) relativement pondérés avec lesquels on peut discuter.

Bref, pour moi, un syndicat, c'est une association comme une autre, et comme libéral, je suis plutôt favorable aux associations, dès lors qu'elles ne se constituent pas en réseaux de pouvoir qui tentent de court-circuiter continuellement toute concurrence, genre le Siècle, par exemple (Ah, la concurrence libre et non faussée, comme j'en ai rêvé...!)

Si j'ai une certaine bienveillance pour les syndicats, je n'en ai nullement, en revanche, pour les programmes politiques qui font des États l'alpha et l'oméga de l'action sociétale, économique et politique. C'est pour cette raison que j'aime bien l'État bienveillant des Démocrates, dont l'objet est simplement de faciliter les mises en relation et de permettre la libération des initiatives, non de les contrôler sous aucune forme quelle qu'elle soit. J'aime bien le Modem quand je l'entends tenir ce discours. Je l'aime moins quand il copie bêtement la gauche en brandissant la solidarité pour justifier l'intervention de l'État. L'État pourrait simplement se borner à faciliter la solidarité entre individus, et non l'imposer du haut avec des lois qui frisent la spoliation ou le déni de liberté.

Vous avez vu des grévistes, vous ? Moi, pas...

Instructif le petit journal de Canal +. Les syndicats affirment que la grève actuelle est plus suivie que ne le fut celle de 1995, et, les radios et plusieurs chaînes d'information reprennent sans sourciller les chiffres qu'ils donnent. Le hic, et je m'étonne tout comme Expression Libre , c'est que cela ne correspond pas exactement au décompte réalisé par des sociétés spécialisées dans le décompte des foules. Et puis surtout, le reportage du petit journal nous montre des syndicalistes doublant allègrement et sans état d'âme le nombre de passants. Parmi les dix bonnes raisons de se moquer des grévistes, il y a au moins celle-là.

Sérieusement, je pense que ces grèves sont un échec patent. Pourquoi ? Parce que ni les syndicats ni l'opposition (de gauche, du moins) n'a quelque chose de sérieux à proposer, et c'est bien là où le bât blesse. Cette réforme n'est pas bonne, mais il n'y a à l'heure actuelle pas d'alternative parce que les forces politiques adverses n'ont pas de plan B (et pour cause : il n'y en a pas !), du moins, pas qui permettrait de conserver la retraite à 60 ans avec une rémunération égale.

C'est sur le travail et les conditions de travail que devraient se battre les syndicats, la gauche, et même le centre, car aujourd'hui, c'est l'enjeu prioritaire. Mais dans ce domaine, un grand silence plane.

Si côté gauchiste, on continue à rêver du grand soir (ou tout du moins, à faire tout comme), côté libéraux, on a mal, voire très mal, compris la réalité du travail dans plusieurs grandes entreprises semi-publiques.

Pour ma part, je trouve que la privatisation des grandes entreprises publiques françaises depuis 15 ans est une véritable catastrophe. Dans ma jeunesse, quand un train SNCF annonçait une arrivée à 15h41, il arrivait à 15h41, pas à 15h42. Quand le guichetier vous annonçait un tarif, il n'y avait pas de surcoût inattendu au dernier moment, et les grilles tarifaires étaient disponibles dans les gares.

Côté EDF, quand on voulait appliquer le tarif de nuit à son électro-ménager, on ne devait pas accomplir 36 démarches administratives.

Un coup de téléphone unique à France Telecom réglait tous les problèmes d'un coup.

Le problème des libéraux, c'est qu'il suffit de prononcer les mots état et entreprise publique pour qu'ils chargent tête baissée. Ils n'ont pas compris que l'ennemi n'est pas forcément l'État, mais la bureaucratie, l'administration tatillonne de l'entreprise, chose, en revanche, qu'avait très bien enregistré Schumpeter, qui y voyait la cause de la fin du capitalisme.

Il suffit de considérer les récents scandales à France Telecom avec ses suicides pour en prendre conscience : on a là-bas des imbéciles, en nombre de surcroît, qui se prennent pour des managers. Mais il n'y a pas plus opposés que l'imitation servile et imbécile des méthodes manageriales anglo-saxonnes (au demeurant bien plus humaines) d'un côté et l'esprit entrepreneurial public français de l'autre. 

En tentant de marier les deux, on aboutit à des monstres hybrides qui ne gardent que le pire de l'un et l'autre de ces deux modèles.

C'est contre l'organisation du travail qui se met en place progressivement dans ces entreprises semi-publiques que devraient se battre les syndicats, parce qu'elle aliène davantage, et dans les proportions inquiétantes le travail de l'être humain. On ne devrait pas pouvoir, par esprit de bougeotte, muter à vue un cadre simplement parce que nos managers en herbe ont décidé que le mouvement était bon et la routine mauvaise car freinant l'innovation et l'esprit d'initiative.

Un navire a besoin de conserver un cap pour arriver à bon port : ce n'est pas par des mouvements erratiques et d'incessants changements de direction qu'il s'assure le chemin le plus sûr et le plus rapide, bien au contraire.

L'inquiétant, c'est que ces idées imbéciles font leur chemin dans les principales administrations françaises, peu à peu, et que tout ce que compte de cadres dirigeants la fonction publique pourrait bien se voir géré selon ces principes ineptes et inefficients. 

07:16 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : grève, travail |  Facebook | | |

mercredi, 13 octobre 2010

Grèves : ils adorent jouer les martyrs

Même si je trouve que c'est bien fait pour la g.... de Sarko de se prendre les grèves actuelles contre les retraites (ça lui apprendra à passer en force, il les a bien cherchées), quand j'entends le mot grève, mon instinct naturel de droitier reprend le dessus, c'est plus fort que moi. On ne se refait pas.

S'il y a bien un truc qui me chauffe, ce sont ceux qui essaient de se faire passer pour des martyrs de la cause, de l'information ou de la liberté d'expression.

Tenez, par exemple, considérez le témoignage de cette journaliste qui hurle au loup parce qu'elle s'est pris des coups de matraque. Il y a du grabuge sur la Place de la Bastille, en fin de manif, et qu'est-ce qu'elle fait, elle s'empresse d'aller voir, par curiosité, comme elle dit. Dans le même temps, elle essaie de se faire passer pour une honnête mère de famille allant simplement récupérer son fiston au solfège.

Bon, c'est Rue89, la presse libertaire (mais convertie à l'économie de marché consumériste et aux aides de de l'État fût-il sarkozyste) de la Toile, donc, évidemment, rien d'étonnant à y lire un témoignage qui fait passer les CRS pour des maniaques de la répression. J'aime bien les euphémismes de la journaliste :

Sous le génie, je vois une trentaine de CRS (décompte de mémoire). En face d'eux, des groupes discutent autour d'un feu de camp : des papiers et une carcasse de fer indéterminée (caddie de ménagère ? ) brûlent en face de l'opéra Bastille. Atmosphère de plage à Paris. L'ambiance est tranquille. Certains sont ivres -dragueurs mais pas agressifs. Un grand nombre de personnes sont installées sur les marches de l'Opéra.

Bon, y'a le feu, des connards ivres qui font chier les femmes, des restes d'incendie et un groupe qui cherche la merde. Atmosphère de plage à Paris, ambiance tranquille, comme elle dit, la nana. Et ensuite elle vient gémir sur la charge des CRS. Il y a de quoi rire, franchement.

Amusante la vidéo du journaliste de Canal+ toujours chez Rue89 : regardez comme le mec au lieu de détaler comme un lapin quand il y a du grabuge se prend pour un résistant et brandit sa carte de presse alors qu'il n'opère même pas pour sa chaîne. Ces mecs là cherchent avant tout à faire de l'audimat quand ils font un reportage et se prennent pour des champions des libertés alors que l'on sait bien que les fins de manifestation (observez qu'il fait nuit sur la vidéo) sont propices aux débordements et à la racaille. 

Bon, en commentaire, j'ai lu les suggestions d'un "social-traître",watashi_baka, habitué des manifestations, qui sont le bon sens même. J'en donne copie ici (pardonnez-lui les petites fautes d'orthographe qui émaillent son commentaire) : 

J'ai un nombre honorable de manif à mon actif,
et pourtant je n'ai jamais été gasé ni prix de coup de matraque (et j'éspère que ça va durer).
Je me permet donc de donner quelques conseils au passant ou au manifestant débutant pour limiter les risques.

-Suivre les consignes des organisateurs, c'est à dire que si ils ont dit de disperser la manif, même si il y a une ambiance joyeuse, c'est qu'il y a un problème ON DEGAGE !
-Garder les yeux ouverts, j'avoue que j'ai l'avantage d'être grand et qu'en manif ça aide vraiment de pouvoir regarder au loin et se faire une idée des mouvements des CRS et des agités qui leurs font faces.
-Si le quartier est bloqué, partir seul (quitte a retrouver ses camarades dans un café 10 minutes plus tard) , en demandant poliment l'autorisation aux CRS (en général même si les CRS bloque une rue, il vous laisseront sortir)

-Avant de rejoindre les copains qui tiennent la ligne face au CRS, demandez leurs ce qu'ils comptent faire.

Lorsque les CRS dispersent par la force une manif qui dégénère (même si dans ce témoignage ça a l'air gérable) ils n'y vont pas de main morte et il vaut mieux ne pas être dans le coin.

Par contre a chaque fois que je leurs ai demandé si je pouvais sortir et a chaque fois que je leurs ai demandé si il comptait laisser faire ou disperser par la force ils m'ont répondu,

Je sais que dire ça c'est être un social traitre qui écoute la police, et suis les consignes d'organisation vendue mais ça marche.

Une fois que la charge a commencé c'est trop tard par contre.

Voilà, c'est pas compliqué : pas la peine d'aller hurler à la dictature alors que c'est si simple de ne pas se prendre un bon coup de matraque, a) en étant poli b) en évitant de faire de la provocation pour se faire mousser c) en pouvant faire jouer son droit de grève et de manifestation d) en se renseignant auprès des personnes qualifiées (organisateurs, police...).

lundi, 11 octobre 2010

Ouf, on a retrouvé Marine

Je ne sais pas si cela vous fait le même effet, vous, mais quand on a été consterné, une fois de plus, d'apprendre la disparition d'une jeune fille, et que l'on apprend qu'elle est saine et sauve alors que l'on n'y croyait plus et qu'elle n'a pas subi de violences, on éprouve comme un grand sentiment de soulagement.

La jeune fille avait disparu hier entre 10h15 et 10h30. Elle affirme avoir été enlevée et est en état de choc. Toutefois, aucune communication directe n'a pu avoir lieu entre elle et la presse, et, dans ce genre de cas, on sait que les forces de police et la justice conservent les premières informations secrètes.

Un témoin, l'un de ses voisins, âgé de 71 ans,  l'aurait vu  le dimanche soir aux alentours de 20h, mais elle se serait enfuie à sa vue.

D'autres éléments vont donc sans doute surgir les prochains jours. Espérons qu'ils ne viendront pas ternir la bonne nouvelle de ce jour.

 

15:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : marine, enlèvement |  Facebook | | |

dimanche, 10 octobre 2010

Industrie : réensemencer

Nous devons reconquérir la production. Pendant longtemps, la mode était de considérer que tout cela, les activités primaires, l'agriculture, le secondaire, l'industrie était passé de mode, mais nous ne pouvons pas continuer à nous bercer de ces illusions, car tout le monde dit : il faut parler de l'emploi. 
La vérité, c'est que, s'il n'y a pas de production, il n'y a pas d'emploi. Il faut donc parler de la production en même temps ou avant de parler de l'emploi. Cela signifie deux choses. Premièrement, concernant les PME qui sont les vrais créateurs d'emplois et qui sont le vrai essaimage sur tous les sujets d'où nous avons été exclus ou que nous avons déserté ou que nous avons perdu, je veux redire devant vous que je ne comprends pas comment un pays qui sait fabriquer des satellites, des fusées, des avions, des hélicoptères, des moteurs d’hélicoptère -dans ma circonscription où nous avons été honorés par les plus grandes autorités de l'État- un sur deux des moteurs vendus dans le monde est fabriqué par nous… Comment ne sommes-nous pas capables de fabriquer une machine à laver ?!… En effet, la technologie de ces instruments ménagers ne me paraît pas beaucoup plus compliquée que celle d'une turbine d'hélicoptère ! 
Concernant les PME et la reconquête, je crois qu’il existe, ce n'est pas facile, cela ne se décrète pas, une stratégie fondée sur le repérage de gens qui ont la capacité, qui ont la technologie, qui ont le savoir-faire, que nous pourrions d'une manière ou d'une autre intéresser à des développements en France. 
Après tout, je crois que l'on doit faire… je vous l'expliquerai un autre jour… mais je crois qu’il faut re-ensemencer. C'est ce que j'appelle la stratégie Brémontier. Nous l'aimons beaucoup dans le Sud-Ouest. C'est cet ingénieur agronome qui a eu l'idée de planter dans le désert, c'était un désert ou presque, les marécages. Il a simplement été chercher les graines, il a cultivé les pousses, il les a replantées, il a re-ensemencer comme les paysans - les agronomes savent le faire- le sol aride. 
Je suis persuadé que l'on peut mettre en place une stratégie qui permette à l'État de soutenir les jeunes pousses et, après, de les laisser vivre leur vie, car je ne crois pas du tout naturellement que la centralisation puisse permettre de résoudre tous les problèmes à la place des gens. Je pense que c'est le contraire. 

J'aime bien la métaphore filée de Bayrou sur la réindustrialisation. Cela dit, cette stratégie, c'est un peu la martingale du parieur ou encore la pierre philosophale de l'alchimiste. J'ai longtemps cru que ce pouvait être les fameux clusters de Christian Blanc, mais, dans la pratique, si je considère les pôles de compétitivité mis en place par Raffarin, censés être la mise en oeuvre des vues de Christian Blanc, force est de constater qu'ils n'ont attiré que peu les capitaux privés. Sans doute manquons-nous encore de recul, mais j'aimerais bien savoir ce qui coince.

Tiens, l'image de François me rappelle un souvenir très décalé : dans ma jeunesse, j'ai été un amateur de jeux de rôles invétéré, et notamment du système de jeu Donjons et Dragons. Je jouais un personnage qui avait au fil du temps pas mal évolué (Guerrier niveau 15/ Magicien niveau 12, après avoir été successivement Chevalier, Chevalier-Paladin, Paladin déchu, puis Chevalier révoqué...), et dont l'un des objectifs avait été, avec l'expérience et la maturité, de développer économiquement la baronnie qu'il avait reçu en  héritage de ses parents.

Des aventures périlleuses mais enrichissantes dans tous les sens du terme avaient permis à ce personnage d'accumuler des fonds considérables. Il avait alors choisi d'opérer une véritable révolution en faisant irriguer tout son territoire, grâce à des canaux de pierre construits par des nains. Les travaux eux-mêmes n'avaient pas été suffisants, bien qu'ils eussent absorbés les deux tiers des fonds.

Il avait fallu ensuite attendre sept longues années afin de faire tourner les terres : ce temps était nécessaire pour qu'elles s'adaptent en douceur à de nouvelles cultures. Que l'on imagine : jusque là, la baronnie avait eu une production de type méditerranéen, c'est à dire essentiellement de l'olive. Avec l'irrigation, il devenait possible de produire massivement du blé ; l'inconvénient, c'est que les sols n'y étaient pas préparés. Il fallut donc les conseils éclairés d'un ami de la terre, en la circonstance un druide, pour parvenir à les acclimater en douceur. Tenter d'utiliser la magie eût été une erreur grave, en la circonstance, parce que les sols en seraient devenus dépendants. Mais pendant ces sept années, non seulement la terre ne produisait pas de blé, mais elle ne générait plus d'olives non plus.

Heureusement que mon personnage avait accumulé de sacrés quantités de monnaies et de gemmes ! il fallut alors nourrir une population de presque 3 000 âmes pendant sept longues années, bétail compris !

La construction d'un institut d'agronomie et l'érection de serres associées à un temple dédié aux divinités de l'agriculture et de la nature asséchèrent définitivement mes fonds, mais l'objectif fut atteint in extremis, et la baronnie décupla son revenu dès la première année de production de blé (de 300 à 3000 pièces d'or par an).

Bon, j'avais un maître du jeu qui avait le souci du détail, et ...moi aussi. Ce n'est évidemment pas une expérience économique ni même une simulation digne de ce nom. Je ne suis de toutes façons pas entré dans toute une flopée d'autres détails.

Mais, in fine, je conçois très aisément que l'on ne réoriente pas aussi aisément une industrie qui a pris une certaine direction. Donc, l'ensemencement de François, je le conçois très bien, mais au bout de combien de temps peut-il espérer donner des résultats ?

J'ajoute que dans l'histoire que je viens de relater, mon personnage avait eu une chance exceptionnelle : son pari avait abouti et son choix avait été couronné de succès, entre autres en raison de sa détermination et des bons conseils de bons conseillers qu'il avait écouté. Rien ne disait, toutefois, que la bonne volonté pouvait suffire, et il aurait très bien pu échouer après avoir dépensé plusieurs centaines de milliers de pièces d'or...


samedi, 09 octobre 2010

Retraites : pourquoi le PS ne répond pas à Bayrou ?

François Bayrou a déclaré à trois reprises ces derniers 15 jours, que le PS mentait aux Français sur la question des retraites. En effet, il affirme que le projet du PS aboutira à infliger une décote très dure  et alourdie à ceux qui prendraient leur retraite à 60 ans.

Il se trouve que j'ai eu un petit échange par courriel avec lui à ce sujet, et qu'il s'avère qu'il s'appuie sur un document tout à fait officiel du PS pour accuser ce dernier de duplicité.

Il s'agit d'un comparatif entre la réforme du gouvernement et celle du PS.

Il faut se rapporter en fait au point IV, c'est à dire les mesures démographiques. Démographiques, amusant comme ce mot est éloquent.

J'avais déjà évoqué l'allongement de la durée de cotisation, habilement dissimulée sous la dénomination "règle des 50/50". L'idée est que la moitié du temps d'allongement de la durée de l'espérance de vie doit être consacrée à cotiser. Il deviendra donc quasiment impossible d'avoir cotisé suffisamment à 60 ans, ce qui fera de la retraite à 60 ans une arlésienne.

Mais ce qui a attiré l'attention de François en particulier, c'est le très important montant des mesures incitatives via surcotes améliorées. Il faut bien comprendre ce qu'est une surcote pour parvenir à saisir ce que soupçonne François.

La surcote est une majoration de la pension de retraite de base dont bénéficient les assurés qui continuent de travailler après 60 ans et au-delà de la durée d’assurance nécessaire pour une retraite à taux plein (soit 160 trimestres d’assurance pour les assurés nés avant 1949. A partir du 01/01/2009, cette durée augmente d’un trimestre par an pour les assurés nés à partir de 1949 ; elle est ainsi actuellement fixée à 161 trimestres pour les assurés nés en 1949, 162 pour les assurés nés en 1950, 163 pour ceux nés en 1951 et 164 pour ceux nés en 1952 et au-delà). Les règles applicables au calcul de la surcote diffèrent selon la date de liquidation de la pension.

Dans le projet socialiste, si les mesures incitatives sont très fortes via des surcotes améliorées, cela signifie que l'écart entre la pension de base, calculée à 60 ans et celle qui correspondra à une authentique retraite à taux plein sera forcément important. Donc, que le calcul de la pension à 60 ans subira une très importante décote par rapport à celui nécessaire à la totalisation des annuités, si on fait le calcul à l'envers. 

On peut toujours nous dire, évidemment, que nous autres, au MoDem, nous sommes très soupçonneux voire parano. Oui, on le peut, mais dans ce cas, on attend un démenti clair du PS avec les explications ad hoc. Bien évidemment, si les blogueurs de gauche ont des choses à dire sur le sujet, et des précisions qu'ils pourraient porter à notre connaissance, nous autres centristes, nous les attendons avec intérêt...

jeudi, 07 octobre 2010

Larry Clarke, ce qui me dérange...

J'ai lu le communiqué du MoDem à propos de la décision de la Mairie de Paris d'interdire l'entrée de l'exposition de Larry Clarke aux mineurs.

J'avoue que je ne puis en aucun cas m'accorder avec Jean-François (Martins) et Benhamias, qui voient dans cette décision de la pudibonderie. Personnellement, j'y vois une salutaire prudence.

Il y a sous cette exposition de photos un lourd non-dit particulièrement symptomatique de l'hypocrisie dans laquelle baigne notre société en matière de sexualité des adolescents, et, plus précisément, en matière de relations entre adolescents et adultes dans ce domaine-là.

Car enfin, qu'est-ce que cette exposition sinon le regard avide, fût-il artistique, d'un homme adulte sur des corps nus d'adolescents. Interrogé, Larry Clarke reconnaît à demi mots que ce choix artistique procède d'une frustration issue de sa propre jeunesse. Le  Lolita de Nabokov ne débute pas autrement : l'amour désirant et non-consommé à la pré-adolescence d'Humbert Humbert.

Même artistique, que l'on ne me dise pas que le regard de Larry Clarke n'est pas malsain.

L'adolescent interroge l'adulte, car il est à la croisée des chemins entre l'enfant qu'il n'est plus tout à fait et l'adulte qu'il n'est pas encore.

Notre société consumériste sanctifie la jeunesse, la beauté éternelle et sexualise à outrance jusqu'à l'enfance même. Et dans ce même mouvement, elle hurle au loup pédophile à la première alerte. 

Il y a sur la pédophilie un discours hystérique qui confond des phénomènes différents. Il y a une différence de nature entre l'hébéphilie et la pédophilie stricto sensu.

Actupsy a consacré une étude à la pédophilie et la finit sur le constat que l'hébéphilie en diffère notablement. L'auteur écrit notamment :

L'hébéphilie pourrait se concevoir comme une recherche de revalorisation narcissique. Légèrement immature, ces sujets trouvent un reflet de leur image plus proche chez les adolescents que chez les adultes. Mais, c'est également le moyen d'assurer son existence par la maîtrise de l'autre.

Cette notion d'hébéphilie serait à étudier non seulement sous l'angle de la psychologie clinique mais également sociale, étant donné les mutations que l'on peut observer dans notre société et notamment concernant la place accordée aux adolescents.

Il est donc inexact de parler de pédophilie, comme j'ai pu le lire en quelques endroits à propos du travail de Larry Clarke. Inexact cliniquement, mais valide légalement puisque la loi fixe la majorité sexuelle chez les garçons à 16 ans et chez les jeunes filles à 15 ans et 3 mois.

D'une certaine manière, Clarke n'a pas tout à fait tort de juger que l'exposition devrait être réservée aux adolescents. Mais d'une certaine manière seulement, puisque ce serait le lieu privilégié d'un regard sexuel - et pas seulement artistique ! - adulte sur une sexualité adolescente.

Le plus malsain, finalement, c'est le mélange des genres, c'est à dire la foule mêlée d'adolescents et d'adultes pour une exposition dont l'objet est d'exhiber la sexualité des adolescents.

C'est cette sorte de voyeurisme qui parvient à s'extraire constamment de la loi et de la réprobation publique en invoquant l'aile protectrice de l'art qui finit par me gêner à la longue.

Il y a une facilité à évacuer ce contact illicite dans le Paris bien-pensant qui m'indispose. Meilcour, par exemple, ou encore ces imbéciles de Verts parisiens , qui peinent à passer le cap d'un regard soixantuitardisé sur la censure quand elle s'applique à la sexualité.

Je suis déçu de la réaction des deux élus MoDem car en ramenant la décision de la Mairie de Paris à de la pudibonderie, ils ont monté qu'ils n'ont perçu aucun des enjeux de cette décision. J'attendais autre chose, plus de profondeur, plus de réflexion de la part du MoDem.

Je n'évoque pas même le cas des médias qui ont encore trouvé le moyen de faire à peu de frais de l'audimat ou du lectorat, avec une absence totale de scrupules, comme d'habitude, en publiant des clichés de ces jeunes gens nus et/ou lourdement et gravement drogués.

J'ai lu le communiqué de Bertrand Delanoë. Il a mûri son choix, à l'évidence, mais s'est prudemment retranché derrière la loi pour justifier sa décision. Dommage qu'il n'ait pas mené sa réflexion jusqu'à son terme et explicité, comme homme politique et citoyen, ce qu'il pensait de cette exposition et pourquoi il ne voulait pas la rendre accessible aux mineurs.

Peut-être me trompé-je, finalement, et ne s'agit-il, in fine, que d'une simple précaution, puisque j'ai aussi entendu que Christophe Girard voulait changer la loi de 2007 pour rendre ces expositions ouvertes à tout public. 

lundi, 04 octobre 2010

Qualité allemande : même les jouets...

Ces derniers temps, j'essaie d'inviter ma petite dernière à découvrir ses premiers jeux de société. J'ai découvert pour cela une gamme formidable : celle d'une société allemande qui s'appelle Haba.

Ils sont incroyables ces allemands : nous, quand nous faisons des jouets en bois, ils sont complètement statiques, y compris quand ils ont la création de fabricants indépendants qui parient sur le cachet du bois. Les Allemands, eux, quand ils créent, ont toujours une vue dynamique du jouet. 

J'ai notamment découvert Drôles d'engins et le Verger : les pièces sont conçues pour pouvoir être saisies et identifiées aisément par de très jeunes enfants. Les règles sont simples : pour le premier jeux, il s'agit d'insérer des jetons colorés dans des pièces de puzzle qui représentent autant de véhicules à roues. 

Dans le second, il s'agit de réaliser la cueillette de fruits de bois, aux couleurs éclatantes et nettement différenciées, posées sur des cartes arborées, avant qu'un corbeau noir viennent les croquer. 

Dans les deux jeux, c'est un dé à six faces, comportant des couleurs correspondant aux jetons dans le premier jeu, aux fruits dans le second jeu, qui permet de faire avancer la partie. 

Dans le Verger, le dé comporte une face corbeau, de sorte que l'oiseau avance d'une case sur une route chaque fois qu'un jet présente son dessin.

Qu'ils sont bien conçus et intelligents ces jeux : ils conjuguent la beauté du bois, la fonctionnalité des formes et la pédagogie d'un jeu instructif et amusant.

Comparons avec le français Vilac. Vilac a un siècle, Haba n'a que 70 ans, mais ils jouent dans la même cour. Et pourtant, le Français ne soutient pas la comparaison avec l'allemand, même si certains jeux, comme le Coffret des tout-petits sont remarquablement bien conçus.

Décidément, je n'ai pas fini de me demander comment ils font...