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lundi, 02 août 2010

La corrida, oui, mais sans cruauté !

Knossos_bull.jpgLes combats contre les taureaux existent depuis quasiment l'âge de la civilisation. L'histoire de Thésée, luttant contre le Minotaure, en est une trace évidente ; les Athéniens, à l'origine du mythe, se sont certainement représentés ainsi les jeux taurins qui avaient lieu en Crète sous le règne du roi (des rois ?) Minos. En Crète, les jeunes hommes montraient leur adresse en évitant des taureaux qui les chargeaient. Ils n'étaient pas armés, et, si jamais il y avait mort du taureau à l'issue des jeux, c'était à des fins religieuses. Nous trouvons en France un avatar moderne et fort sympathique, voire comique, de ces jeux taurins avec les facétieuses vachettes d'Intervilles, l'émission télévisée. Ces jeunes bovins aux cornes neutralisées s'entendent généralement à faire culbuter les concurrents.


Intervilles - Encornade
envoyé par Bowox. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

J'agrée bien volontiers les arguments des défenseurs de la corrida quand ils mettent en exergue la beauté du geste des toreros, le goût du danger, l'esthétique de cette danse dangereuse, mais je ne comprends pas pourquoi Diable, tiennent-ils à ce point à faire couler le sang du taureau et à harceler ce dernier de blessures.

Je suis favorable au maintien de la corrida, pas de problèmes, mais contre le traitement cruel infligé aux bêtes qui y participent. Je soutiens donc les députées Muriel Marland-Militello (UMP) et Geneviève Gaillard (PS) qui ont déposé le 13 juillet dernier une proposition de texte de loi en ce sens.

00:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : corrida |  Facebook | | |

dimanche, 01 août 2010

De la phase transitoire à la nationalité

Nicolas Sarkozy envisage de rendre réversible la naturalisation d'un étranger en cas de crimes et délits avérés et graves.

Le principe de pouvoir déchoir quelqu'un de sa nationalité ne devrait pouvoir être utilisée que dans des cas très extrêmes (terrorisme, par exemple, et à condition de ne pas faire de l'individu un apatride). Je pense que c'est un mauvais principe. J'ai d'ailleurs réfléchi, et finalement, la proposition de nationalité à points que j'ai faite ici n'est pas bonne non plus.

Il vaudrait mieux envisager une citoyenneté à droits progressifs jusqu'à acquisition complète de la citoyenneté française.

1ère année, droit de vote aux municipales, accès au marché du travail sans permis de séjour

2ème année, droit de vote aux cantonales

3ème année, accès à certaines prestations sociales

4ème année, droit de vote aux régionales

5ème année, droit de vote aux législatives

6ème année, droit de vote aux présidentielles

7ème année, acquisition définitive de la nationalité française, accès intégral aux prestations sociales.

Pour valider chaque étape, il faudrait s'être évidemment bien conduit. Une telle démarche aurait le mérite d'être positive et de progresser par avantages successifs.

Nicolas Sarkozy cherche à faire de l'immigration et de la sécurité des clivages forts pour coincer la gauche et générer l'écran de fumée nécessaire à l'oubli de l"affaire Woerth. Les associations et la presse de gauche sont tombés dans le panneau. Il suffit de lire la réaction d'un Roger-Petit qui hurle au loup fasciste pour s'en convaincre.

Il eût été astucieux de réagir avec calme, de montrer l'infaisabilité d'une bonne partie des propositions de Sarkozy, d'améliorer les autres et de passer rapidement à autre chose...La sagesse et la pondération de Bayrou sur ces thèmes me paraissent un bon exemple à suivre.

samedi, 31 juillet 2010

Sécurité, l'Esprit des lois...

Nicolas Sarkozy s'est montré fort disert quant aux mesures qu'il escomptait prendre pour juguler la délinquance. A vrai dire, de nombreux aspects de ses déclarations m'ont laissé perplexe. J'ai du mal à imaginer que l'on revienne sur une nationalité une fois acquise. J'avais proposé ici-même une phase transitoire (nationalité à points), mais, une fois cette dernière obtenue, elle devrait être irrévocable quel que soit le délit ou le crime commis si crime ou délit il doit y avoir. D'ailleurs, aucun pays n'accepterait ensuite de récupérer des criminels ou des délinquants qu'on aurait déchu de leur nationalité. Une fois devenu français, l'individu délinquant devient notre problème à nous, Français.

On peut en revanche éviter d'en arriver là en conditionnant l'obtention de la nationalité française. Elle ne devrait en effet plus être automatique à la majorité, c'est mon avis depuis longtemps.

Plusieurs rapports concordent pour observer la part prépondérante d'individus d'origine immigrée (mais de nationalité française) dans les phénomènes de délinquance. Rien qu'en Isère, un rapport de 2004 établissait que deux tiers des mineurs délinquants étaient d'origine étrangère alors même que la proportion d'immigrés n'était en 2004 que de 6.1% dans le département. Toutefois, même ainsi, et sans verser dans l'angélisme anti-stigmatisation des diverses organisations des droits de l'homme (largement discréditées, par ailleurs), ne pas oublier que la délinquance demeure le fait d'une petite minorité, y compris au sein de la population immigrée. Il ne faudrait pas faire payer aux gens tranquilles les exactions de la racaille.

Nicolas Sarkozy ne semble avoir de yeux que pour les seuls dépositaires de la force publique, puisqu'il ne réagit qu'aux seules agressions contre ces derniers. Et les autres Français ?

Je pense, comme Bayrou, que l'on pourrait obtenir des résultats satisfaisants simplement en appliquant les lois existantes. Bayrou soulève par ailleurs des objections pertinentes :

On n'a pas besoin de lois nouvelles chaque semaine, ou de propos guerriers non suivis d'effet, on a besoin de faire appliquer les lois qui existent déjà et qui sont bafouées tous les jours. Les Français savent bien que la délinquance qui progresse, les agressions, les incivilités, les vols, les voitures brûlées, ne relèvent pas de lois d'exception. Elles relèvent d'un État présent, proche, qui se fait respecter, d'un retour du sens civique, d'une prévention efficace, de sanctions rapides, dissuasives, éducatives quand on le peut encore, d'un retour de l'État partout où s'installent des zones de non-droit, d'une police, d'une gendarmerie et d'une justice qui aient sur le long terme les moyens de leur action.

[...]En focalisant sur la seule immigration le discours sur l’insécurité, on cherche à introduire un signe « égale » entre l’une et l’autre. Au risque de bien des dérives : qu’est-ce qu’un Français d’origine étrangère ? À partir de quelle génération ? Que fait-on de ceux qui sont nés en France ? Pour nous, la loi et la sanction, même rigoureuses, doivent être les mêmes pour tout le monde, sans distinction d’origine, ou de situation sociale.

Le Président du MoDem me paraît parler le langage de la raison et du bon sens, celui-là même qui émane également de l'ouvrage majeur de Montesquieu, l'Esprit des lois. Plus que d'une justice à deux vitesses, c'est d'une justice efficace dont la France a besoin.

vendredi, 30 juillet 2010

Qu'est-ce que la presse peut être mesquine, parfois...

Décidément, je me dis parfois que nous avons la presse que nous méritons. En Angleterre, on a cru passionnant d'épiloguer sur le jeu de Carla Bruni dans le dernier film de Woddy Allen. Ce dernier a la réputation d'être méticuleux. Alors 5, 10, 15, 35 ou 100 fois, qu'est-ce que cela peut bien faire...

J'vous jure, des fois, ils n'ont vraiment que ça à f...

Huit bébés tués, c'est de la folie !

Huit bébés assassinés à la naissance à Vilers le Tertre. Quelle horreur ! Quand j'apprends par la presse ce genre de nouvelles, j'ai l'impression d'encaisser un 35 tonnes dans la face.

Terrible aussi pour les deux filles aînées de la coupable des meurtres. Il s'agit d'une aide-soignante, mère de deux grandes filles de 20 ans. Comment pour elles, ne pas désormais devoir affronter la lancinante interrogation du "pourquoi pas nous " ? Sa forte corpulence lui a permis de dissimuler ses grossesses, jusqu'à son mari, charpentier et conseiller municipal, qui ne s'est rendu compte de rien.

J'ai écouté ce qu'en dit le psychiatre Roland Coutanceau sur France-info, et mon intuition personnelle m'amène à ressentir quelque chose d'assez similaire à son analyse.

La grossesse n'est pas seulement un phénomène physique. C'est également un processus psychique et psychologique. Le foetus, l'enfant à naître, grandit dans l'esprit en même temps qu'il se développe dans le corps. Cette femme, comme d'autres, hélas, avant elle, a vécu une grossesse physique, à l'évidence, mais pas de grossesse mentale avec les huit enfants qu'elle a tués.

C'est la distorsion entre les deux grossesses qui serait susceptible d'avoir provoqué un choc psychologique fort chez cette femme. Faute d'admettre la réalité mentale de ces enfants, elle les tués. Elle les a tués physiquement parce qu'elle les avait déjà tués mentalement.

Je cite souvent Maria Montessori pour sa vision extraordinaire de l'enfant, embryon spirituel qui se développe suivant le plan secret et miraculeux de sa propre nature. L'absence totale de conscience de la présence de cet embryon-là, voilà qui explique, hélas, l'absence de sentiments et de barrières de la meurtrière.

Pour prendre conscience de ses actes, il va lui falloir retracer les chemins complets de ces huit vies. La condamnation judiciaire est probablement la première étape, fût-elle pour elle la prison à vie.

mercredi, 28 juillet 2010

Expulsion à la Courneuve : AUCUNE violence policière

A la suite d'un billet de Corto, j'ai visualisé une vidéo amateur censée montrer des violences policières à a Courneuve. Le contexte est le suivant : des immigrés en situation irrégulière squattaient illégalement des locaux d'habitation. Des policiers les ont donc expulsé des lieux puisqu'ils refusaient de partir d'eux-même. Rien que de normal.

Alors évidemment, il s'est trouvé une hyène pour filmer la scène en espérant le geste de trop qui avaliserait le célèbre slogan CRS/SS. Raté caramba. Pas un geste de trop dans cette opération.

J'y ai vu en tout cas des individus hystériques poussant des hurlements pour tenter de faire croire à une expulsion brutale, au moins une femme avec un jeune enfant se laissant tomber sur celui-ci alors qu'elle est tirée par des policiers, mais pour ces derniers, je constate qu'ils ont procédé avec patience et douceur, sans aucune forme de brutalité. Au fait, la femme qui donne des coups de pied au CRS, à 2mn30, elle joue à quoi, alors qu'elle se rend tout de même compte qu'elle a son bébé sur le dos ? Il est cool, le CRS, en face, il se contente de lui répondre "frappe pas". Elle se roule dessus sans vergogne pour se débattre, et c'est un CRS qui vient in extremis récupérer l'enfant et le mettre à l'abri !

Corto semble saisi et se demande comment on en est arrivé là. Arrivé où ? Des gens en situation irrégulière occupent des lieux illégalement. Ils refusent toute forme de négociation (d'ailleurs, je ne vois pas pourquoi les pouvoirs publics devraient négocier sur l'application de la loi). La force publique intervient avec beaucoup de réserve. Aucun incident n'est à déplorer, en dépit des résistances et de quelques provocations. Où est le problème ? Ah, un détail : la femme enceinte a par la suite été amenée à l'hôpital Avicenne de Bobigny, et, pour un temps limité, plusieurs familles ont été relogées dans des hôtels.

Ah, si, un problème, j'en vois un : le titre de la vidéo et la vidéo elle-même, tous deux réalisés avec l'espoir de discréditer la police et toute régulation des occupations illégales et de l'immigration clandestine. On pourrait évidemment espérer que l'auteur ait voulu mettre en évidence la distorsion entre le titre et les faits, mais bon, ne rêvons, pas c'est optimiste. En tout cas, moi, personne ne me fera verser ne serait-ce qu'une demi-larme sur cette scène.


Une expulsion à La Courneuve : des violences policières
envoyé par toff48. - L'info internationale vidéo.

Petits hôpitaux et idées noires...

Dans le programme politique du MoDem, la santé figure comme l'un des trois principaux biens supérieurs qui doivent être à tout prix préservés.  Or, je vois que Roselyne Bachelot, suivant évidemment le plan du gouvernement, prévoit la fermeture de plus de 50 blocs opératoires dans les petits hôpitaux.

Cela me fait penser à une planche humoristique et morbide du dessinateur Franquin. On y voit un ministre guilleret s'extasiant de ses derniers achats d'armes. Tout à sa joie, il traverse la rue sans regarder et se fait renverser par une automobile. Hélas pour lui, les budgets des hôpitaux ont été sacrifiés et faute de bloc de réanimation, il décède.

Je ne partage pas l'antimilitarisme souvent facile de Franquin, en revanche, le jour où un ministre se fera renverser dans une petite ville et qu'il n'y aura plus de bloc opératoire pour l'opérer d'urgence, il sera trop tard pour le regretter.

Alors il y a certes un répit, puisque Roselyne Bachelot a pour l'instant reporté ces fermetures, mais l'objectif demeure, avec une démarche perverse : Nicolas Sarkozy a subtilement expliqué qu'on ne fermait pas les hôpitaux mais des services. Urgences pédiatriques de Saint-Vincent de Paul, à Paris, par exemple (c'est fait depuis avant-hier soir...). Oh, pour rendre compte des fermetures annoncées, c'est assez simple : tapez donc "fermeture hôpitaux" sur google blogs, c'est édifiant ! Les blogues de province, petits ou grands s'en font un écho saisissant. Mais, à votre avis, que se produit-il quand on a fermé le dernier service d'un hôpital ? Eh bien il ferme. A part cela, bien sûr, on ne ferme pas les hôpitaux...

Les fanatiques de l'IFRAP s'en réjouissent ; avec des arguments pour le moins fallacieux, mais repris par le gouvernement, évidemment : il paraîtrait que le geste des chirurgiens serait moins sûr quand ils opèrent peu. Ah. Vive les rythmes stakhanovistes pour les chirurgiens, alors. C'est sûr qu'en multipliant les actes opératoires à des rythmes infernaux la sécurité des services de chirurgie va s'améliorer, c'est évident. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... L'autre argument, c'est de dire que les petits blocs ne peuvent suivre le progrès et deviennent dangereux. Ah. a) mieux vaut quelque chose que rien b) pour des actes "ordinaires" de chirurgie, le bloc laser ou l'IRM n'est peut-être pas non plus nécessaire...

L'IFRAP analyse l'efficacité des politiques publiques depuis 1985, mais qui a songé à analyser l'efficacité de l'IFRAP, qui vit, au demeurant, pour une large part, du crédit d'impôts accordé par l'État, comme c'est le cas de toute association reconnue d'utilité publique ?...

Un débat qui ne devrait pas manquer d'intéresser le blogueur Voguehaleine, que je sais très impliqué dans la préservation des services de santé.

11:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : santé, hôpitaux |  Facebook | | |

mardi, 27 juillet 2010

Grenoble, la police fait son travail

Je vois sur la Toile beaucoup d'internautes s'indigner de l'apparente absence de réaction de la force publique après les menaces qui pèsent sur des policiers de la BAC. L'ami hashtable, notamment, titre sur la peur panique de la place Beauvau. A sa place, je ne m'avancerais pas à une conclusion aussi hâtive.

Éric Le Douaron, le nouveau préfet de l'Isère, est loin d'être un débutant. Ce n'est pas parce que la police ne fait rien de visible qu'elle n'agit pas. Il me semble, au contraire, que sa stratégie prudente n'est pas mauvaise. Pas de déclarations à l'emporte-pièces, pas de grands moulinets, mais de l'action. Je suis à peu près certain que pendant que la racaille s'imagine avoir flanqué la trouille à la force publique, dans l'ombre, le renseignement opère pour tenter d'identifier les auteurs des menaces.

Mettre les familles en sécurité est une bonne chose. Ouf ! Enfin un chef de police qui ne considère pas ses troupes comme de la chair à canon.

Sur le terrain, des choses se passent, avec des saisies d'armes. Ce qui compte, in fine, ce ne sont pas les déclarations de quelques voyous, mais l'issue des enquêtes. Ce serait un beau coup que d'attraper les auteurs des menaces et leur coller plusieurs années de prison pour menaces de mort aggravées. Patience, patience, pour une fois, les méthodes de ce super-préfet me donnent plutôt confiance.

A gauche, on a une curieuse manière de relater l'histoire de Karim Boudouda, le braqueur d'un casino. Manifestement, il aura échappé à mon privilégié favori qu'un homme armé est un homme dangereux dès lors qu'il vient d'utiliser son arme (donc de menacer de mort) pour commettre un délit. Le privilégié fait comme si Karim Boudouda avait fait l'objet d'une exécution en bonne et due forme. Quelle confusion des genres ! Comment peut-on comparer la peine de mort et l'exercice de la protection des citoyens par la police ?! Non, Privilégié, dans des circonstances extrêmes comme celles-là, les forces de police doivent trancher. Un homme dangereux doit être arrêté à tout prix, sa vie en fût-elle le prix s'il n'y a pas d'autres solutions. Le respect de la loi demeure la meilleure des assurances-vie, je le maintiens.

Bien sûr, il est malheureux que ce jeune homme ait payé de sa vie ses errements, et toute personne censée aurait souhaité une autre issue pour lui, et en fait, ce que je déplore à notre époque hyper-technologique, c'est notre incapacité à munir les forces de sécurité d'armes incapacitantes et/ou neutralisantes plutôt que d'armes létales. Les forces de police ne devraient pas être amenées à devoir opérer de tels choix. A défaut, il n'en reste pas moins que ce sont l'ordre et la sécurité des personnes qui doivent être privilégiés s'il y a danger mortel.

lundi, 26 juillet 2010

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques

Mon sentiment dans bien des choses de la vie, c'est de penser qu'il n'y a pas de fumée sans feu, même s'il convient d'analyser et d'interpréter correctement la prévalence du feu en question.

GSK (un laboratoire pharmaceutique) vient d'être condamné à la suite d'un long procès de 10 années. Une adolescente qui avait reçu une injection d'Engerix B en 1997 (il s'agissait d'un rappel) avait alors développé une sclérose en plaques quelques mois après.

Quand je pense au nombre de fois où les divers pédiatres et les médecins m'ont incité à faire vacciner mes enfants avec ce vaccin et à mes refus réitérés...J'ai bien eu raison. Sauf qu'une vraie connasse, et je pèse mes mots, a fait acheter à ma compagne un vaccin qui contenait la dose contre l'hépatite B pour ma petite dernière sans nous en informer. Je l'ai appris par la pédiatre suivante (dès le départ, je n'avais pas du tout aimé cette sale bonne femme). Vaccinée contre notre gré avec un vaccin controversé. J'ai vraiment eu la haine. Mais j'ai ses coordonnées à celle-là, et mieux vaut pour elle que jamais je n'aie de souci avec ma petite dernière.

Ah, ça, pour nous dire des "mais non mais non mais non, intoxication, consultez les statistiques, pas de lien entre le vaccin et la sclérose en plaques", ils ont été forts les professionnels de santé.

Ok, bon, je sais relativiser : le cas est peut-être rare. Il n'empêche qu'il est non-nul, et d'ailleurs, une étude de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris a conclu en septembre 2008 à un risque faible.

La sclérose en plaques est une horreur. Pas envie de faire prendre ce risque à mes enfants, moi, et pourtant, je ne rechigne pas à la vaccination en règle générale.

La F1, c'est un sport d'équipe ou un sport individuel ?

Lors du dernier grand prix d'Allemagne, Massa qui menait la course a laissé passer Alonso sur injonction de son écurie, Ferrari. Ce faisant, la Scuderia a commis deux infractions : primo, il est désormais interdit aux écuries de communiquer avec ses pilotes pendant une course, secondo, on peut subodorer que c'est un tantinet anti-sportif de favoriser un de ses pilotes (Alonso se trouvait juste derrière Massa) parce qu'il est mieux placé au classement général.

En fait, c'est ce dernier point qui est à discuter : le fond de la question, c'est de déterminer le statut du pilote de formule 1. Une équipe est-elle un collectif qui élabore une stratégie et à laquelle tous les procédés sont autorisés dans ces conditions, ou bien est-elle juste constituée d'individualités dont les résultats sont purement sommatifs ?

S'il y a un débat sportif à lancer, au sein de la F1, c'est à mon avis celui-là. En attendant, Ferrari s'est déjà vue infliger 100 000 dollars d'amende et elle est convoquée devant le conseil de la FIA qui pourrait lui infliger une sanction bien plus lourde.

Ironie du sort, le patron de la FIA est Jean Todt, or, en son temps, et avant que le règlement ne l'interdise (en 2002), il avait donné des consignes à Rubens Barichello, en grand prix, pour que ce dernier s'efface devant Michael Schumacher...

10:13 Publié dans Insolite, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sport, f1, massa, alonso, ferrari |  Facebook | | |