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dimanche, 02 janvier 2011

L'Europe sera chrétienne ou ne sera pas.

Je m'interroge souvent sur cette "pudeur" un tantinet masochiste qui fait que l'Europe n'ose pas revendiquer ses racines. Est-il besoin de chercher midi à quatorze heures pour les trouver ? Elles sont apparentes, visibles immédiatement : l'antiquité gréco-latine et le christianisme, plus largement les valeurs judéo-chrétiennes.

Il ne s'agit pas pour autant d'offrir à l'Église le moindre pouvoir politique. On voit ce que cela donne en Amérique latine, et c'est clairement dissuasif. 

En revanche, on peut reconnaître dans l'Église un précurseur : dès le haut moyen-âge, les papes ont chercher à installer la paix en Europe entre les rois chrétiens, fussent-ils orthodoxes. D'une certaine manière, l'Église a cherché à préfigurer l'Europe, même si ce n'est pas la nôtre aujourd'hui.

Les valeurs fondamentales véhiculées par la gauche laïque, y compris la gauche marxiste, sont une émanation directe du projet judéo-chrétien. Peu importe, au final, qu'il soit porté par la foi ou par l'idéal. Ce qui compte, c'est qu'il soit porté. Le Christianisme a fait nos valeurs, la Grèce et Rome nous ont donné les fondations de nos démocraties et de nos républiques.

Les valeurs qui fondent l'idéal européen sont très proches des fortes pensées édictées par Jésus de Nazareth. Pourquoi aurions-nous peur, comme homme et comme sage, de le citer en préambule de la constitution européenne.

On va me dire que du côté de l'Islam, ce sera ressenti comme une agression, un retour des Croisés. J'avoue que cet argument, celui du viol des Croisades, commence à me gonfler sérieusement. Parce que si l'on va par là, on peut aussi évoquer l'invasion arabo-musulmane stoppée par Charles Martel quatre siècles plus tôt, et puis surtout, le viol des Balkans (pour reprendre l'image particulièrement idiote et déplacée du viol) pendant quatre cents ans par l'Empire Ottoman musulman. Bref, à ce petit jeu ridicule, on n'en finit plus...Au passage, je parle de Jésus de Nazareth, et il se trouve qu'il est reconnu aussi par l'Islam.

Je me réjouis par avance de voir débarquer (enfin, je l'espère, du moins) le ban et l'arrière-ban laïc qui va hurler à l'alliance du sabre et du goupillon (le plus drôle c'est que je navigue entre athéisme et agnosticisme). Tiens, d'ailleurs, je vais changer le titre. J'avais écrit l'Europe chrétienne, finalement, je vais choisir, l'Europe sera chrétienne ou ne sera pas.

Pourquoi je dis que l'Europe sera chrétienne ou ne sera pas ? C'est surtout que je pense que l'Europe ne pourra pas continuer à se construire ex-nihilo sur le mythe de père fondateurs qui, in fine, ne sont une référence que pour les pays fondateurs, c'est à dire deux ou trois pays en somme.

Il faut évidemment quelque chose de bien plus fort qui relie les peuples européens entre eux. Quelque chose d'enraciné. Or, quand on creuse, faut-il un cours d'étymologie appliqué à cinq ou six langues européennes d'origine différentes pour le montrer, comme je le dis en introduction, il n'y a pas 36 souches différentes. Il y en a deux : la civilisation gréco-latine et le christianisme.

Le projet culturel européen devrait donc s'articuler en priorité autour de ces deux sources.

15:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : europe, christianisme |  Facebook | | |

vendredi, 31 décembre 2010

Mais il a quoi de spécial, Saint-Sylvestre ?

st_sylvestre.jpgTiens, ça faisait un moment que je me demandais ce qu'il avait bien pu faire de particulier, le Sylvestre, pour que a) il soit sanctifié b) sa nuit arrive pile à la fin de l'année.

J'ai trouvé quelques éléments de réponse ici. En somme, il a planqué une Chrétien prosélyte au possible, un certain Timothée, puis, après la capture puis la décapitation de l'individu, l'a enterré près du tombeau de Saint-Paul. Voilà qui lui a valu l'estime du pape de l'époque, un certain Miltiade, puisqu'il est devenu pape à sa mort. Or, sa nomination intervient précisément au temps de l'Empereur Constantin, c'est à dire l'époque où le christianisme devient la religion officielle de l'Empire romain.

Paf, j'ai trouvé un texte latin qui relate sa légende : la Légende Dorée (Legenda aurea). J'ai pas traduit. Trop long, et la flemme... Mais j'ai trouvé des traductions :-D Pas de pot, elles ne sont pas en ligne :-((((

Je me suis résolu à jeter un oeil au texte latin, mais, cette fois, hé hé, comme un gros fainéant, j'ai commencé par la fin :-)

Post aliquos vero dies idolorum pontifices ad imperatorem venerunt dicentes: "Sacratissime imperator, ille draco, qui est in fovea, postquam fidem Christi recepisti, plus quam trecentos homines quotidie interficit flatu suo." Consulente super hoc Constantino Silvestrum respondit: "Ego per Christi virtutem eum ab omni cessare laesione faciam." Promittunt pontifices se, si hoc faciat, credituros. Orante autem Silvestro Sanctus Spiritus ei apparuit dicens: "Securus ad draconem descende tu et duo presbyteri, qui sunt tecum, cumque ad eum veneris, eum taliter alloquaris: 'Dominus noster Iesus Christus de virgine natus, crucifixus et sepultus, qui resurrexit et sedet ad dextram patris, hic venturus est iudicare vivos et mortuos. Tu ergo Satana, eum in hac fovea, dum venerit, exspecta.' Os autem eius ligabis filo et anulo crucis habente signum desuper sigillabis. Postea ad me sani et incolumes venietis et panem, quem vobis paravero, comedetis." Descendit itaque Silvester cum duobus presbyteris in foveam per gradus CL duas secum ferens laternas. Tunc draconi praedicta verba dixit et os ipsius stridentis et sibilantis, ut iussus fuerat, alligavit et ascendens invenit duos magos, qui eos secuti fuerant, ut viderent, si usque ad draconem descenderent, ex draconis foetore paene mortuos. Etiam eos secum adduxit incolumes atque sanos, qui statim cum multitudine infinita conversi sunt sicque Romanorum populus a duplici morte liberatus, scilicet a cultura daemonis et veneno draconis. Tandem beatus Silvester morti appropinquans clerum de tribus admonuit, scilicet ut inter se caritatem haberent, ecclesias suas diligentius gubernarent et gregem a luporum morsibus custodirent. Post haec in Domino feliciter obdormivit circa annum Domini CCCXX.;

Bon, je résume : des enfoirés de prêtres idolâtres viennent voir Constantin, et lui disent : voilà, fallait pas se convertir au christianisme, du coup, y'a un dragon qui te morfle trois cent bonshommes par jour rien qu'avec son souffle. Ben tiens mes gars, leur répond Constantin après avoir consulté Sylvestre (pas Rambo, hein...) : moi, je crois au pouvoir de Jésus et je vais mettre fin aux c....eries de ce crétin de dragon. Les idolâtres, rigolant d'avance lui promettent de se convertir s'il y parvient. Pas fou, le Constantin, évidemment, il a laissé le sale boulot à Sylvestre (et à deux potes à lui, sur recommandation du Saint-Esprit). Du coup, c'est l'Sylvestre qui se colle à la prière. Et comme il est en odeur de sainteté là-haut, y'a l'Esprit Saint qui lui apparaît et lui dit : va-s-y mon gars, on te protège. T'as juste un petit rite et une petite prière à accomplir, et l'affaire est dans le sac ; vous voulez vraiment que je vous traduise la prière : Dominus noster Iesus Christus de virgine natus, crucifixus et sepultus, qui resurrexit et sedet ad dextram patris, hic venturus est iudicare vivos et mortuos? OK, je m'y colle, mais ça n'a pas d'intérêt pour l'histoire. Notre seigneur Jésus Christ né de la Vierge, crucifié et enterré, qui est ressuscité et siège à la droite du Père s'apprête à venir ici juger les vivants et les morts. Passionnant. Bref, il lui conseille d'attendre Satan (eh oui, apparemment, le dragon est une manifestation de l'ange déchu).

Le coup de pot : le mec descend dans la fosse où se planque le dragon, et il tombe sur deux mages qui se tournaient les pouces ! (Je me suis demandé si ce n'était pas les deux potes qui l'avaient suivi, en fait...) Mais bon, z'ont rien fait. Il a récité la prière au dragon, et paf, quasi-mort sur le coup, le pauvre. Du coup, quand il ressort de la fosse avec ses deux nouveaux potes, il est accueilli par une foule en délire. Et autant de convertis, évidemment. Je ne vous traduis pas le reste, c'est la transmission de son pouvoir à ses successeurs. Bon, je vous préviens que l'histoire que je viens de vous raconter est un tout petit peu librement adaptée du texte latin, notamment en raison de commentaires personnels qui ne figurent pas vraiment dans la Legenda Aurea.

Apparemment, il aurait aussi ressuscité un taureau (mais pour quoi faire au fait ?????!!!) et guéri Constantin de la lèpre (ça, c'est plus stylé comme miracle).

Pour la Saint-Sylvestre, j'ai trouvé que c'était une bonne occasion de raconter une histoire de dragon, et en plus, s'il y a des petits ou des amis au coin du feu, c'est une bonne histoire à leur raconter :-)

Voili-voilou, bonne année à tous mes lecteurs et tous mes voeux de bonheurs, et pour ce que je vous souhaite, ben, même chose que l'ami Bayrou, quoi... !

mardi, 28 décembre 2010

Asia, impure et infidèle...

L'opinion publique française a pu prendre connaissance du destin tragique et édifiant de la chrétienne pakistanaise Asia Bibi. Je tiens toutefois à signaler un très bon article de Célia Mercier, une envoyée spéciale du journal LiBération au Pakistan.

Il y avait dans l'histoire d'Asia, un élément qui n'avait pas manqué de m'étonner : les voisins musulmans de la famille d'Asia refusait de manger et de boire dans la même vaisselle qu'elle. Il s'agit là de quelque chose que l'on retrouve en Inde chez les Hindous, mais, à ma connaissance, pas en terre d'Islam, tout du moins, pas dans les préceptes religieux musulmans. 

Or, Célia Mercier a fait un vrai travail de journaliste, une vraie professionnelle en somme, en enquêtant sur les circonstances exactes des faits : le Pakistan est voisin de l'Inde, et, pour être lapidaire, il faut rappeler que jusqu'à 1947, le Pakistan n'était qu'une région de l'Inde. Enfin...des Indes, plutôt.

Or, pendant des siècles et des siècles, et ce en dépit de la conquête puis de la domination musulmane sur l'Inde pendant 600 ans, le système des castes a perduré dans toutes les strates de la société indienne, de l'est à l'ouest et du nord au sud. La partition de l'Inde et du Pakistan n'a rien changé à cet état de fait. 

Face à une répartition aussi rigide des statuts sociaux, seules une religion ou une idéologie universalistes et égalitaires pouvait attirer ceux-là mêmes qui se trouvaient au bas de l'échelle sociale.

C'est donc tout naturellement que les intouchables soit adhérèrent aux thèses marxistes, au cours du 20ème siècle, soit, plus tôt dans l'histoire de l'Inde, se convertirent au christianisme. 

Mais la culture commune n'oublia pas que ces nouveaux convertis étaient avant toutes choses des intouchables. L'animosité des musulmans pakistanais à l'égard des chrétiens locaux s'explique donc en grande partie par ce souvenir inscrit dans l'inconscient collectif indien.

Les autorités religieuses musulmanes sont conscientes, évidemment, de cette déviation par rapport à l'éthique islamique, mais elles laissent faire par impuissance ou par calcul politique. Un mollah interrogé par Célia Mercier explique ainsi : 

«Les musulmans ici n’aiment pas partager leur vaisselle avec les chrétiens. Ce n’est pas écrit dans le Coran, c’est mal de se comporter ainsi. Mais, même en tant que mollah, je ne peux pas dire la vérité, car c’est un tabou culturel. Les gens m’accuseraient d’être un infidèle !»

Aussi puissantes soient-elles, les religions monothéistes ont toujours peiné à éradiquer le substrat culturel qui les avait précédé. Soit elles l'ont récupéré (spécialité du catholicisme) soit elles l'ont laissé subsister dès lors qu'il n'entravait pas fondamentalement l'expansion politique du nouveau pouvoir religieux, choix de l'Islam en plus d'une circonstance.

Le comble de l'histoire, c'est que le Pakistan dispose d'un ministère des minorités, et qu'au final, c'est ce dernier qui finance actuellement la famille d'Asia. Le pouvoir politique pakistanais marche sur des oeufs. Évidemment, il aimerait bien exfiltrer discrètement Asia et que l'affaire s'arrête là, sans bruit. Mais de part et d'autres on ne l'entend pas ainsi : les extrémistes religieux veulent faire d'Asia un cas d'école pour asseoir leur influence et prouver qu'ils conservent la main sur la justice. Les libéraux et les progressistes (mais combien sont-ils ?) aimeraient bien enfoncer un coin dans la loi sur le blasphème. Si cette loi tombait, elle profiterait à tous ceux qui aspirent à plus de liberté, pas seulement aux Chrétiens. Mais c'est justement la confession d'Asia qui cristallise le conflit : chrétienne, elle est assimilée à l'Occident honni, et la défendre publiquement peut revenir, aux yeux d'une partie de l'opinion, à se faire les suppôts de ce même occident.

Il n'y a d'issue pour Asia que hors du Pakistan. Ce ne sont pas seulement des fanatiques qui sont prêts à attenter à sa vie, mais ses propres voisins. Je me devais de corriger ma première note : battue, violée et torturée parce Chrétienne ET Impure.

Ces derniers éléments avalisent en tout cas mon sentiment : à chaque cas de ce type, on trouve toujours une frange tiers-mondiste et lénifiante de l'opinion pour nous assurer de ne pas nous inquiéter et nous expliquer qu'une minorité d'extrémistes ne doit pas prendre en otage toute une religion (l'Islam, en la circonstance). Je suis au regret de devoir leur signifier que ce n'est pas une minorité mais une majorité, au Pakistan, qui partage nombre de vues des extrémistes de tout poil. Pire : l'enquête de Célia Mercier prouve même clairement que les religieux sont dépassés par leur base, contraints, in fine, de taire la vérité.

Il faut sauver Asia, et, assurément, la France s'honorerait à lui accorder l'asile politique ; le Brésil, par la voix de Lula, n'a d'ailleurs pas entendu pour le lui proposer. Le malheur, c'est que la cause d'Asia est perdue, même si sa famille et elle demeurent sauves.

Il eût fallu d'abord des voix fortes pour prendre sa défense, mais des voix fortes à l'intérieur même du Pakistan. Ensuite, il eût fallu aussi que ces voix fussent astucieuses : défendre Asia seulement sur la base de sa religion était risqué. On pouvait, en revanche, faire valoir que justement la condamnation n'était pas le fait de sa croyance religieuse, mais d'un ancien statut qui contredisait clairement les préceptes de l'Islam. Le malheur, c'est qu'il n'y a pas de religieux libéraux en terre de Pakistan parce qu'il n'y a pas de débat théologique.

Il existe pourtant bien une opinion pakistanaise progressiste, qui s'exprime dans des journaux d'idées, mais aussi sur des blogues.

Il ne convient, néanmoins, de ne guère se faire d'illusions : tout libéraux et progressistes qu'ils soient, ces blogueurs et ces journalistes font preuve du même nationalisme étroit que leurs semblables moins éduqués. Ils n'éprouvent aucune difficulté à placer sur le même plan Aafia Siddiqui et Asia Bibi.

Or, la première, loin d'être une pauvre paysanne pakistanaise est une femme éduquée en lien avec Al Qaeda, impliquée dans des projets d'attentats. Mais voilà, même éduqués, on est prompt, au Pakistan, à invoquer le complot ou la main secrète d'Israël derrière chaque cas monté en épingle.

Conclure plus généralement, à propos des Chrétiens d'Orient, comme le fait Romain qu'il n'y a pas choc des civilisations et que la droite ne cherche qu'à faire son beurre sur cette thématique me paraît un tantinet illusoire. Et encore, c'est un euphémisme. Ce qui est vrai en revanche, c'est que si choc il y a, il n'est pas réductible à un affrontement bloc contre bloc parce que ni l'Islam, ni l'Occident et ses valeurs d'origine judéo-chrétienne ne sont monolithiques. Il y a chocs. Pas choc, mais chocs, qui se déclinent en autant de cas de figure qu'il existe de facettes des civilisations. Parfois, de ce choc, naissent des illuminations, et parfois, au contraire des cascades de malheurs.

samedi, 13 novembre 2010

Battue, torturée, violée et condamnée à mort parce que Chrétienne...

asia_bibi.jpgLes Chrétiens d'Orient n'en finissent plus de subir les pires outrages. Hyeronymus sur AgoraVox lançait une cri d'alarme samedi dernier : prémonitoire et rattrapé par l'actualité. Le blog Lyonnitudes relate la vie brisée d'Asia Bibi, Pakistanaise chrétienne battue, violée par des imams devant ses enfants, puis condamnée à mort pour avoir défendu sa foi parce qu'elle était prise à partie (on lui reprochait d'être impure, et on ne voulait pas ainsi boire l'eau qu'elle était allée obligeamment chercher pour les autres).

Le même blogue évoquait le sort horrible des plusieurs familles chrétiennes dans ce pays barbare, au cours des derniers mois.

La presse se désolait, à l'issue des cataclysmes récents qui ont frappé le Pakistan, du peu d'aide venue du monde, au moins dans la sphère occidentale. Vous avez envie d'aide le Pakistan, vous ? Pas moi. Les Chrétiens du Pakistan, oui, volontiers. Mais les autres, tas de fanatiques tarés, détenteurs de la bombe nucléaire en prime,  que faire d'eux ? Qui aurait envie de leur tendre la main ?

Quand je pense aux glapissements hystériques qui secouent certaines franges de l'Islam à la seule mention de l'interdiction du voile chez nous, et que je leur compare ce que les extrémistes ordinaires (finalement plus nombreux qu'on ne le pense) dans cette religion font subir à d'autres religions, particulièrement aux Chrétiens, il y a de quoi désespérer de l'existence un jour d'un Islam modéré, au moins dans cette région du monde, en tout cas.

Mais le ban et l'arrière-ban de la bonne conscience, si prompte à condamner le moindre dérapage du Pape, à vouer l'État d'Israël aux gémonies, se garde bien de porter l'étendard des martyrisés. Ça sent trop mauvais, un Chrétien ?

Asia Bibi doit vivre, et, question d'honneur, nous devons la sauver envers et contre tout. Aujourd'hui elle vient d'être condamnée à mort par l'infâme justice de l'infâme état pakistanais.

Toutefois, je vois que des Blogueurs français, mais sans doute aussi ceux d'autres pays, élèvent leur voix pour défendre cette malheureuse femme. Bravo à ces blogueurs, ce sont les premiers à s'être dressés face à l'oppression et l'injustice, la presse traditionnelle tardant à s'intéresser au sort d'Asia.

Une pétition existe pour s'adresser à nos pouvoir publics et leur demander de prendre la défense d'Asia Bibi.