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lundi, 29 novembre 2010

Sans papiers, ok, mais de là à les laisser crever de froid...

Il y aura toujours des fonctionnaires zélés pour essayer de se faire bien voir aux yeux de leur hiérarchie. Derrière idée en vogue, dégager les SDF étrangers sans-papiers des centres d'accueil et les renvoyer dehors par 0°. Charitable, quoi. 

C'est à l'État de se débrouiller pour expulser les sans-papiers qui doivent l'être. Mais tenter de les faire partir en leur menant une vie impossible, c'est minable.

Et encore plus lamentable quand c'est une famille avec de jeunes enfants qui sont mis à la porte.

Il me semble que face au froid, il n'y a pas de nationalité et que notre pays s'honorerait à ne pas pratiquer d'imbéciles discriminations dans ce genre de circonstances.

On est là, dans la confusion débile qui agite constamment les esprits faibles et limités : on ne comprend pas, dans certains milieux, qu'on peut renvoyer des gens qui sont en illégalité sur notre territoire sans pour autant abjurer toute forme d'humanité. Et au passage, le refus de les accueillir est en contradiction avec une circulaire datant de l'hiver dernier fixant les conditions d'accueil des SDF. La situation administrative est censée ne pas être prise en compte. C'est bien d'énoncer des grands principes, mais après, il faut les tenir.

Ces pratiques sont symptomatiques d'un délitement inquiétant des valeurs aux sommets des hiérarchies administratives. Probablement pas qu'administratives, d'ailleurs...

Bon, Benoist Apparu, le Secrétaire d'État au logement s'est déclaré choqué : «Quand quelqu'un est dans une période de froid dehors, on ne se préoccupe pas de savoir s'il a des papiers ou pas des papiers, on le met à l'abri et ça doit être valable dans tous les départements».

Y'a plus qu'à, camarade de la majorité. Peut-être pourrais-tu aussi te demander comment des administratifs en arrivent à concevoir des stratégies aussi perverses...