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jeudi, 28 octobre 2010

Gare au FN qui revient en trombe !

Certains sondages prédisent à Marine Le Pen, qui n'est pas même en campagne pour la présidentielle, un score éclatant à la prochaine élection.

Je n'ai cessé de mettre en garde sur ce blogue sur le retour du Front National, et je crains que ce qu'il s'est produit en 2002 ne se reproduise en 2012.

Nicolas Sarkozy brasse du vent. On le sait. Il ne s'agit plus, dès lors, de l'enfoncer davantage, mais de bâtir un projet alternatif et d'aborder aussi les questions qui fâchent.

Les élections présidentielles ne se jouent pas sur des enjeux prioritaires (l'emploi, le pouvoir d'achat, l'éducation) mais sur des enjeux secondaires, soit qu'ils soient dérivés, soit qu'ils soient autonomes.

Je parcourais le Bondy blog, la semaine dernière, et je suis tombé sur un article qui relevait le retour des propos racistes avec la grève. Non à cause de la grève, mais parce que cette dernière fait ressortir malgré elle des tensions sous-jacentes.

Or, deux jours auparavant, j'avais écrit un billet sur l'immigration et la natalité, observant que la première n'était pas le seul horizon de la seconde. Suivaient dans l'article plusieurs préconisations. Ce que j'ai écrit, je le pense depuis longtemps, et je considère que ce sont des propos raisonnables, nullement empreints d'une quelconque forme de racisme. Plusieurs réactions sont venues me conforter, dont celle de Nicocerise, tenancier d'un blog de gauche anarchiste et libertaire.

Seulement, parmi les commentaires, j'en ai lu un qui m'a drôlement fait sursauter. Son auteur est Christian Romain, ex-MoDem que l'on pourrait situer politiquement quelque part entre la droite du PS et la gauche du MoDem.

Il me semble qu'un certain nombre des analyses et des solutions développées dans ce billet sont présentes depuis un peit moment déjà dans le programme du FN.

Je ne dis pas cela pour diaboliser ce billet ni son auteur, mais au contraire pour signaler qu'il y a dans le programme du Front National des idées et des orientations qui méritent mieux que le sort qui leur est habituellement réservé. Autant l'idéologie du FN est déplorable, autant certaines de ses propositions valent d'être étudiées ou, au moins, écoutées.

Même s'il ne l'alimente plus guère, le blogue de Christian Romain ne donne pas prise à l'ombre du moindre doute. Il ne peut être en aucun cas soupçonné de sympathie pour le FN. C'est donc tout naturellement qu'il a fait ce commentaire. Comme il insistait, en dépit de mes dénégations, je me suis rendu au chapitre "immigration" sur le site du FN afin de consulter le programme de ce parti.

Et là, je me suis pris une grosse baffe dans la gueule, parce qu'effectivement, il n'y avait guère de différences entre les mesure que je prônais et celles du Front National, et pas de très grosses différences non plus quand aux analyses sur les causes de l'immigration. 

Il y en avait une tout de même importante, pour laquelle Christian m'a d'ailleurs donné quitus : 

[...] dire que les immigrés ne viennent en France que pour les avantages matériels, c'est une réduction, une simplification, même, qui frise le procès d'intention.
Si tel était le cas, il y aurait en France des immigrés de tous les pays. Or, ceux qui viennent en France proviennent surtout des anciens pays coloniaux, de l'Afrique francophone ou de l'Indochine francophone.
Il y a donc un facteur culturel qui lie ces immigrés et la France. Un aspect essentiel que le FN occulte...

Soyons clairs : on ne fera pas refluer la vague nationaliste et réactionnaire par le seul fait d'un discours indigné et vertueux comme la gôôôche morale a pu nous en abreuver pendant des années. Il faudra prendre le taureau par les cornes et vite, et avoir des réponses solides, qui tiennent la route, sans occulter les faits. Partout en Europe, la réaction reprend du poil de la bête. Il est probable qu'elle finira par gagner la France.

Évidemment, si jamais il doit se produire que des propositions du Front Nationale figurent dans d'autres programmes, le FN aura beau jeu de faire valoir que l'original est préférable à la copie et qu'on leur vole leurs idées. Il faudra donc marcher sur des oeufs et ne pas hésiter à donner quitus au FN quand cela sera nécessaire. Il ne faut céder à aucune forme de terrorisme intellectuel : ni celui de la gauche qui ne manquera pas de hurler à la compromission avec les fascistes, ni avec les fachos (il n'y a rien de plus amusant que de les appeler les fachos, ils adorent ça...et puis ils n'ont qu'à surveiller les étals de leurs meetings politiques...) qui se vanteront d'avoir eu raison avant tout le monde.

Les mots n'appartiennent pas au Front National. Deux gouvernements peuvent très bien prendre des mesures en apparence similaires pour des raisons parfois diamétralement opposées. Et la manière d'appliquer ces mesures s'avèrera aussi très différente d'un parti politique à l'autre.

Considérons ce que disait Bayrou en 2007 : il estimait que la question de l'immigration devait être traitée au cas par cas et non par une politique du chiffre. C'est aussi mon avis. Le programme du Front National ne mentionne pas de cas particuliers. Le FN escompte virer les immigrés, un point c'est tout. J'ai pour ma part un tout autre point de vue. J'estime que c'est la volonté qui fait le Français, sur le fond. La Volonté d'abord, c'est à dire celle d'être Français, puis une part de sol et une part de sang ensuite. Eh bien j'aimerais que cette déclaration-là figure un jour dans le programme de mon parti, en préambule. Il peut exister ensuite des tests qui vérifient cette volonté-là (de langue, de question sur notre pays et sa culture, et cetera...) mais le préambule sera là.

Je suis bien persuadé que jamais le FN ne fera figurer ce préambule en tête de son programme sur l'immigration, parce l'idée qui lui est sous-jacente est fondamentalement étrangère à sa tradition et à son fond idéologique.

14:02 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : fn, immigration |  Facebook | | |

lundi, 25 octobre 2010

Ces abrutis qui imaginent Bayrou s'allier avec Sarkozy...

On en trouve de plus en plus sur la toile : des discours, des commentaires ou carrément des billets d'individus qui expliquent doctement que Bayrou rencontre Sarkozy en catimini pour négocier un maroquin.

Faites fonctionner plus que deux nano-secondes vos deux neurones, tas de crétins congénitaux : il ne devrait pas vous échapper, si vous aviez autre chose que du papier mâché à la place de la cervelle, que Bayrou a eu plus que largement l'occasion d'exercer la fonction de premier ministre puisque Ségolène Royal la lui a proposée en 2007 et que Nicolas Sarkozy a souhaité à plusieurs reprises faire alliance avec son plus vif opposant.

Et qu'a répondu Bayrou à chaque fois ? Non, tas de demeurés. Ce n'est pas compliqué à comprendre. Alors faire des plans sur la comète sur de prétendus calculs de Bayrou pour intégrer une équipe ministérielle confine à la débilité aussi profonde qu'incurable.

Bayrou est indépendant et modéré : ce qu'il a à dire, il le dit, et il ne refuse de rencontrer personne, c'est tout. Nicolas Sarkozy le consulte : tant mieux ! Puisse-t-il enfin l'écouter, même si j'avoue avoir assez peu d'espoir en la matière.

Tsss tsss, désolé les gars, mais pour l'instant, c'est sans espoir, la greffe de cerveau n'est pas encore techniquement possible.

13:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : bayrou, sarkozy |  Facebook | | |

samedi, 23 octobre 2010

Vote MoDem au Sénat sur les retraites : interprétation

Je suis très agacé de voir des militants MoDem reprocher aux Sénateurs du MoDem leur vote sur la réforme des retraites. J'ai lu le fil des réactions sur le profil facebook de Marie-Anne.

Déjà, sur le principe, la volonté de faire de l'opposition radicale à Sarkozy m'énerve sur son principe même. Ensuite, il existe, je le pense, des positions plus nuancées que pour ou contre sur la réforme des retraites. Je recopie donc ce que j'ai répondu à Christian Romain dans le fil de discussion : 

la seule chose qui est ridicule c'est de qualifier de ridicule ou d'odieux le vote des Sénateurs centristes. Si vous voulez un parti aux ordres qui vote comme un seul homme, la gauche vous tend les bras. Il se trouve que le MoDem exprime plus de nuances, et ce n'est pas plus mal.
Finalement, je me retrouve pas mal dans ces abstentions, voyez-vous. Je ne suis pas pour cette réforme. Mais je suis encore bien davantage contre ce que prétendent vouloir faire les Socialistes, et en outre,  je pense qu'il faut de toutes façons une réforme, même mauvaise.
Si j'avais voté à l'assemblée, je me serais abstenu, comme les sénateurs.
On n'est pas là pour jouer les cire-pompes du PS, même si certains en ont rêvé de longue date aux débuts du MoDem...

Nous avons au total trois députés qui ont voté contre la réforme, et 7 sénateurs qui se sont abstenus. Cela me paraît refléter la modération du MoDem, conscient de la nécessité d'une réforme, mais s'attristant de voir Sarkozy rater une occasion de la faire dans de bonnes conditions, alors que le peuple français y était favorable, contrairement à une idée reçue.

Nos Sénateurs n'ont simplement pas voulu s'aligner sur la position des Socialistes et de la gauche qui promettent le miroir aux alouettes, et ont marqué que la retraite à 62 ans leur convenait. Mais comme tout le reste les gênait, ils n'ont finalement pas approuvé ce projet. A gauche, on rejetait tout en bloc, alors on a voté radicalement contre tout.

07:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (51) | Tags : modem, sénat, retraites |  Facebook | | |

vendredi, 22 octobre 2010

Correction : Bayrou gagne 0.5%

Le dernier sondage IFOP donne Bayrou à 8.5% dans les sondages, ce qui le place en 4ème position dans les intentions de vote aux présidentielles.

Le Parisien affirme qu'il a perdu des points. Rien n'est plus faux. Loin d'avoir perdu 2.5, il a en réalité gagné 0.5 points.

En revanche, ses concurrents au centre, Dominique de Villepin et Éva Joly perdent tous les deux des points et passent derrière lui.

J'ajoute une dernière chose : Éva Joly n'a rien d'une candidate du centre si l'on considère le programme des Verts. C'est une candidate de gauche, voire d'extrême gauche à certains égards...

00:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : ifop, bayrou |  Facebook | | |

lundi, 18 octobre 2010

Le triumvirat Sarkozy-Delanoë-Borloo à l'assaut des Serres...

Je dois faire un mea culpa : j'ai écrit récemment que Bertrand Delanoë s'apprêtait à saccager les Serres d'Auteuil. En fait, il n'est pas seul : il y a d'autres vandales avec lui.

Jean-François Martins, conseiller démocrate de la Ville de Paris, me fait observer, dans un récent échange de mail, que Jean-Louis Borloo a forcément donné son accord à ce forfait, puisqu'il est Ministre du Développement Durable. Oui, oui, le gars qui se vante du Grenelle de l'environnement, c'est le même qui fout en l'air un espace vert à Paris, alors qu'il y en a si peu...

Mais avec la précieuse Tribune de l'Art, toujours bien documentée, j'ai eu le fin mot de l'histoire. Il y a un deal entre Sarkozy et Delanoë. Le 9 juin dernier, un accord tacite a été conclu : silence radio de Delanoë sur le Grand Paris, et en échange, fermeture de clapet de son camp de la part de Sarkozy sur les Serres d'Auteuil. Voilà qui explique l'étrange silence de Claude Goasguen sur le sujet, pourtant hostile au projet. Claude Goasguen est député UMP du 16ème nord, rappelons-le. Faites une recherche sur son blog à partir du moteur de recherche interne qu'il affiche sur sa page et tapez "Serres d'Auteuil". Surprise, aucun résultat...! Bon, essayons l'autre député UMP de la circonscription, alors, côté 16ème sud, Bernard Debré : nada, rien non plus sur son blog.

Je ne parle 

Bon, on me connaît ici, j'aime bien traquer l'info qui se planque. Or, dans un petit entre-filet du Parisien du 13 juin, je lis ceci : 

Le Maire du XVIe, Claude Goasguen (UMP) estime être “favorable au projet qui a été présenté, à l’exception de ce qui concerne le Stade Hébert, endroit de sport de proximité pour les scolaires”.

Gens du 16ème, pas la peine de chercher du côté de l'UMP, il y a des consignes, et, la consigne, c'est la consigne...

Le PS, les Radicaux, le PC ? Serres d'Auteuil ? Connaissent pas, les Serres d'Auteuil. Jamais entendu parler. Bon, de la langue de bois en bonne et due forme...

Où se tourner, alors ? Les Verts sont évidemment furieux, et on les comprend. La préservation des espaces verts à Paris, c'est leur bon côté. Maintenant, j'attends de voir : à Paris, les Verts sont des champions de l'activisme en paroles. Je ne les pas vus se bouger des masses sur le terrain pour faire front.

Côté MoDem, Jean-François Martins est dans l'expectative, mais Béatrice Lecouturier, élue locale du MoDem est nettement plus critique. Elle n'admet pas de voir les Serres d'Auteuil disparaître ou être réduites d'une quelconque manière. Il faut dire que le plan du projet est édifiant...

C'est pourtant bien l'issue finale et probable du projet. Comme l'écrit Didier Ryknerla conséquence de ce projet est simple : la mort programmée des serres d’Auteuil. Outre que celles-ci ne pourront plus fonctionner normalement, privées d’une grande partie de leurs plantes et des locaux indispensables pour que les jardiniers exercent leur travail, on imagine le résultat de la fréquentation par plus de 7 000 personnes simultanément sur ce lieu extrêmement fragile. Il s’agit d’un jardin précieux qui n’est pas dimensionné pour accueillir une telle foule, et encore moins des gens qui ne sont évidemment pas là pour admirer les plantes. On se demande par ailleurs ce que deviendra la chaufferie qui alimente en eau chaude les serres et qui est classée Seveso. Elle devra probablement être détruite pour construire le terrain de tennis. A terme, il est évident que les serres seront définitivement annexées par Roland-Garros et la Fédération Française de Tennis.

Je ne saurais qu'insister davantage en recommandant d'être les plus nombreux possibles à signer la pétition en ligne.

Syndicat libéral, ce qui cloche...

Tiens, je viens de prendre connaissance de la dernière proposition d'Alternative libérale : la création d'un syndicat libéral.

Moi, dans l'absolu, je ne suis pas contre de proposer aux travailleurs et aux employeurs de pouvoir négocier librement leurs contrats.

Mais voilà, Alternative libérale veut commencer par s'en prendre au code du travail. Eh bien pour moi, c'est niet, tovaritchi libéraux. Non par dogmatisme, mais parce que je pense que vous ne commencez pas par l'essentiel, le substantiel, même, en terrain libéral.

Pour qu'un marché de l'emploi soit vraiment libre, cela suppose de pouvoir lutter contre toutes les ententes illicites et cela exige aussi une transparence totale. En l'absence de cette transparence, toute modification du code auquel vous voulez vous attaquer contribuerait surtout à accroître les déséquilibres.

Commencez par bâtir un projet politique, social et économique qui établit une concurrence libre et non faussée, c'est à dire sans ententes illicites ni pressions illégales. Après et seulement après, j'accepte de me pencher vers des relations d'employé à employeur différentes.

Sauf que cela, c'est une sacrée paire de manches : un certain François Bayrou a tenté de tracer une voie, à la fin de son Abus de pouvoir, car enfin, l'enjeu principal de la liberté, c'est bien celui-là : de lutter contre les abus de pouvoir de toutes sortes.

Je signe des deux mains un projet pour une société libérale, car cela correspond à ma philosophie, une fois que cet aspect essentiel d'un projet politique qui se voudrait libéral est clairement édifié...Bon courage, tovaritchi liberalitski, parce que là-dessus, il y a du taf, et cela ne risque pas de chômer...

samedi, 16 octobre 2010

Mais non, le libéralisme, ce n'est pas le Diable !

Tiens, v'là l'Nicolas qui se lâche contre les libéraux et invite de surcroît toute la gauchosphère à en faire autant. Nicolas pense qu'il y au moins 17 raisons (7+10) de se moquer des libéraux.

Ce qui est drôle, c'est qu'il y en a toujours au moins une de se moquer de la gauche toute entière (ou presque) : chaque fois qu'elle parle des libéraux, elle est profondément comique.

Il faut dire qu'un certain nombre de libéraux y concourent : ils ont une relation au syndicalisme qui ne laisse de m'étonner. Certes, il y a des syndicats gauchistes, et beaucoup même, mais enfin, à plus d'un point de vue, le syndicalisme est une conquête du libéralisme, parce qu'il repose avant toutes choses sur le droit d'association. Or, le droit d'association est l'un des fondements du libéralisme.

Que font les syndicats, sur le fond, eh bien ils essaient de se défendre contre des forces qui les dépassent souvent. Ils peuvent être archaïques, inefficaces, abêtis et peu représentatifs, ils n'en font pas moins ce pour quoi ils ont été créés. On ne peut pas le leur reprocher.

Nicolas croit que la propriété est un dogme chez le libéral : eh non, c'est, selon l'article II de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789 un droit naturel et imprescriptible au même titre que la liberté, la sûreté et la résistance à l'oppression. L'article 17 proclamait même que la propriété était un droit inviolable et sacré et sacré et que nul ne pouvait en être privé.

Quand les Socialistes, en 1981 et 1982 ont nationalisé à tour de bras industries et banques, le Conseil Constitutionnel a alors estimé, dans un arrêté rendu le 16 janvier 1982 que la conservation du caractère fondamental du droit de propriété était l'un des buts de la société politique.

Bon, en fait, ce ne sont pas les libéraux, mais les socialistes qui ont un problème avec le dogme de la propriété privée...

Il n'était à cette époque question ni d'égalité, ni de fraternité. La République n'a d'ailleurs jamais proclamé la nécessité de l'égalité des fortunes. Il n'y a eu que l'esprit malade de quelques socialistes agités mais dangereux pour en rêver, avec toutes les conséquences néfastes qui se sont ensuivies et qui nous sont connues aujourd'hui.

Bon, soyons justes : paf une baffe à la gauche, et paf une baffe aux libéraux : je suis surpris de voir avec quelle hargne les libéraux s'en prennent aux syndicalistes. Regardons le genre de vie de ces derniers, y compris en leur sommet, on ne peut pas dire que ce soient des gens qui font partie de la Jet Set ni qu'ils versent dans la collusion d'intérêts avec les puissants de ce monde. Il me semble que les libéraux devraient avoir avant tout comme souci de lutter contre les collusions de toutes sortes, à commencer par celles qui impliquent les états directement.

Comme puissance, un syndicat n'est rien ou presque et ne s'infiltre nullement dans tous les compartiments de la société comme peuvent le faire des États ou de très puissantes multi-nationales. Ce sont donc des cibles un peu faciles, je trouve, même s'ils font souvent ch.. par ailleurs, et se trompent régulièrement de siècle en termes de combats syndicaux. Et même s'ils se trompent et peuvent gonfler, ce n'en est pas moins des partenaires respectables avec lesquels tout pouvoir démocratique digne ce nom devrait avoir le souci de dialoguer.

Sarkozy and co n'invoquent le dialogue social que pour l'image et pour mieux leur baiser la gueule ensuite en les plaçant devant le fait accompli. Tu m'étonnes qu'ils sont très en colère après. C'est du gâchis, parce que pour une fois, il y a une génération de leaders syndicaux (je ne parle pas des abrutis de Sud) relativement pondérés avec lesquels on peut discuter.

Bref, pour moi, un syndicat, c'est une association comme une autre, et comme libéral, je suis plutôt favorable aux associations, dès lors qu'elles ne se constituent pas en réseaux de pouvoir qui tentent de court-circuiter continuellement toute concurrence, genre le Siècle, par exemple (Ah, la concurrence libre et non faussée, comme j'en ai rêvé...!)

Si j'ai une certaine bienveillance pour les syndicats, je n'en ai nullement, en revanche, pour les programmes politiques qui font des États l'alpha et l'oméga de l'action sociétale, économique et politique. C'est pour cette raison que j'aime bien l'État bienveillant des Démocrates, dont l'objet est simplement de faciliter les mises en relation et de permettre la libération des initiatives, non de les contrôler sous aucune forme quelle qu'elle soit. J'aime bien le Modem quand je l'entends tenir ce discours. Je l'aime moins quand il copie bêtement la gauche en brandissant la solidarité pour justifier l'intervention de l'État. L'État pourrait simplement se borner à faciliter la solidarité entre individus, et non l'imposer du haut avec des lois qui frisent la spoliation ou le déni de liberté.

vendredi, 15 octobre 2010

Delanoë prêt à saccager les Serres d'Auteuil

Impossible de demeurer indifférent : ainsi la menace se précise. Une Delanoconnerie de plus à prévoir à laquelle il va falloir s'opposer en force. Je relaie bien sûr la pétition. J'ai déjà visité les Serres Chaudes, un bonheur, miracle de verdure dans un petit Eden miniature. Hors de question de le laisser faire. Je suis prêt à planter ma tente là-bas pour bloquer le chantier !

Sauvons les serres d'Auteuil

A l’ouest de Paris, dans le bois de Boulogne, il existe un site exceptionnel inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, ouvert toute l’année au public : le jardin botanique et les Serres d’Auteuil, chef-d’œuvre de verre et de fer unique en Europe, construit en 1898 par Jean-Camille Formigé, élève de Baltard et Eiffel.

La Fédération Française de Tennis envisage la « fusion » du tournoi de Roland-Garros et de l’ensemble du jardin et des Serres d’Auteuil, notamment l’annexion de l’Orangerie et autres bâtiments techniques protégés. Elle projette également de construire un court de tennis de 7 000 places à l’emplacement des « Serres chaudes », contenant des collections rarissimes, telles des orchidées plus que centenaires.
Pour des raisons techniques, tous ces projets rendraient l’ensemble de ce merveilleux domaine -jardin, serres et collections- immédiatement inexploitable. Ce serait donc signer sa fermeture pure et simple.

SERRES_D_AUTEUIL20102.jpg

Est-il raisonnable que la FFT envisage de saccager le jardin et les Serres d’Auteuil (déjà amputés du tiers lors de la construction du périphérique en 1968), alors qu’il existe d’autres solutions d’agrandissement ? Par exemple au nouveau stade Jean-Bouin voisin (l’ancien ayant été rasé cet été, y compris les tribunes Années 30 et 65 arbres), futur « monstre » de 20 000 personnes s’élevant jusqu’à 31 mètres de hauteur ?

D’autant qu’il doit être entièrement financé, pour quelque 200 millions d’euros, par le contribuable parisien, afin de permettre au Stade Français, société privée, de jouer une dizaine de matches par an qui pourraient se dérouler à dix mètres de là, au Parc des Princes, autre monstre de béton.

Est-il même raisonnable d’envisager, à l’ère du Grand Paris, un agrandissement du stade Roland-Garros, alors qu’avec ses 8,5 hectares, on ne trouvera jamais sur place l’espace lui permettant de rivaliser avec les trois autres sites du Grand Chelem, qui s’étendent sur 16 à 20 hectares ?Est-il admissible que ce quartier d’Auteuil et des Princes soit asphyxié, livré de toutes parts au « sport business » au détriment du sport amateur et scolaire, des espaces de verdure et des sites du patrimoine à la fois au Parc des Princes (bientôt agrandi), au stade Jean-Bouin, à la piscine Molitor (inscrite mais bientôt détruite), à l’hippodrome de Longchamp (pelouse bientôt tronquée), aux Serres d’Auteuil ?
N’est-il pas scandaleux, alors que dans le monde entier les stades sont construits à l’écart des habitations, que tous ces sites voisins ne fassent pas l’objet d’un plan d’ensemble respectueux du patrimoine et des espaces verts protégés, telles les admirables, les uniques Serres d’Auteuil ?

Il est urgent de se mobiliser, la Fédération Française de Tennis devant se prononcer sur les différents scénarios d’agrandissement ou de délocalisation de Roland-Garros au début de l’année 2011.

 

jeudi, 14 octobre 2010

S'informer, tout un art...

Val le Nain, de 100 000 Volts, me demande comment je m'informe. C'est une opération complexe. Je me rends sur des blogues spécialisés , je parcours Google Actualités, je lis Le Figaro, notamment son fil d'actualités, j'écoute France Info, je pianote sur tweeter, fais un tour sur le Post, consulte les pages de mon reader qui comprend au moins 50  blogues et voilà, en somme. Ah, je profite aussi de la blogroll de Jegoun, fort complète, et parfois de celle de Didier Goux quand je veux savoir ce que la super-Réaco-limite-facho-sphère pense de tel ou tel sujet, ou, a contrario, ce qui se dit chez la gauche bêlante (il a un flux ad hoc).

J'allais beaucoup sur wikio jusqu'à ce que la page change de présentation. Depuis, je ne m'en sers quasiment plus. Du temps ou CoZop avait une page d'accueil, je pouvais aussi jeter un oeil dessus. Dans la catégorie sources d'info, je me rends également assez souvent sur Marianne2.

Je me rends également très facilement sur les sites des Partis et je cherche leur programme, et, de même, je fréquente assez assidûment le site du Sénat dont je lis les rapports parlementaires.

Ensuite, j'ai quelques sources plus spécifiques, mais que je ne révèle pas, histoire de continuer à en conserver la primeur :-)

Bon, à mon tour de taguer, tiens : par exemple, Humeurs de vache, Fred, Hashtable et Objectif liberté (qui m'impressionnent souvent tous les deux dans ce domaine)

13:14 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : information |  Facebook | | |

mercredi, 13 octobre 2010

Grèves : ils adorent jouer les martyrs

Même si je trouve que c'est bien fait pour la g.... de Sarko de se prendre les grèves actuelles contre les retraites (ça lui apprendra à passer en force, il les a bien cherchées), quand j'entends le mot grève, mon instinct naturel de droitier reprend le dessus, c'est plus fort que moi. On ne se refait pas.

S'il y a bien un truc qui me chauffe, ce sont ceux qui essaient de se faire passer pour des martyrs de la cause, de l'information ou de la liberté d'expression.

Tenez, par exemple, considérez le témoignage de cette journaliste qui hurle au loup parce qu'elle s'est pris des coups de matraque. Il y a du grabuge sur la Place de la Bastille, en fin de manif, et qu'est-ce qu'elle fait, elle s'empresse d'aller voir, par curiosité, comme elle dit. Dans le même temps, elle essaie de se faire passer pour une honnête mère de famille allant simplement récupérer son fiston au solfège.

Bon, c'est Rue89, la presse libertaire (mais convertie à l'économie de marché consumériste et aux aides de de l'État fût-il sarkozyste) de la Toile, donc, évidemment, rien d'étonnant à y lire un témoignage qui fait passer les CRS pour des maniaques de la répression. J'aime bien les euphémismes de la journaliste :

Sous le génie, je vois une trentaine de CRS (décompte de mémoire). En face d'eux, des groupes discutent autour d'un feu de camp : des papiers et une carcasse de fer indéterminée (caddie de ménagère ? ) brûlent en face de l'opéra Bastille. Atmosphère de plage à Paris. L'ambiance est tranquille. Certains sont ivres -dragueurs mais pas agressifs. Un grand nombre de personnes sont installées sur les marches de l'Opéra.

Bon, y'a le feu, des connards ivres qui font chier les femmes, des restes d'incendie et un groupe qui cherche la merde. Atmosphère de plage à Paris, ambiance tranquille, comme elle dit, la nana. Et ensuite elle vient gémir sur la charge des CRS. Il y a de quoi rire, franchement.

Amusante la vidéo du journaliste de Canal+ toujours chez Rue89 : regardez comme le mec au lieu de détaler comme un lapin quand il y a du grabuge se prend pour un résistant et brandit sa carte de presse alors qu'il n'opère même pas pour sa chaîne. Ces mecs là cherchent avant tout à faire de l'audimat quand ils font un reportage et se prennent pour des champions des libertés alors que l'on sait bien que les fins de manifestation (observez qu'il fait nuit sur la vidéo) sont propices aux débordements et à la racaille. 

Bon, en commentaire, j'ai lu les suggestions d'un "social-traître",watashi_baka, habitué des manifestations, qui sont le bon sens même. J'en donne copie ici (pardonnez-lui les petites fautes d'orthographe qui émaillent son commentaire) : 

J'ai un nombre honorable de manif à mon actif,
et pourtant je n'ai jamais été gasé ni prix de coup de matraque (et j'éspère que ça va durer).
Je me permet donc de donner quelques conseils au passant ou au manifestant débutant pour limiter les risques.

-Suivre les consignes des organisateurs, c'est à dire que si ils ont dit de disperser la manif, même si il y a une ambiance joyeuse, c'est qu'il y a un problème ON DEGAGE !
-Garder les yeux ouverts, j'avoue que j'ai l'avantage d'être grand et qu'en manif ça aide vraiment de pouvoir regarder au loin et se faire une idée des mouvements des CRS et des agités qui leurs font faces.
-Si le quartier est bloqué, partir seul (quitte a retrouver ses camarades dans un café 10 minutes plus tard) , en demandant poliment l'autorisation aux CRS (en général même si les CRS bloque une rue, il vous laisseront sortir)

-Avant de rejoindre les copains qui tiennent la ligne face au CRS, demandez leurs ce qu'ils comptent faire.

Lorsque les CRS dispersent par la force une manif qui dégénère (même si dans ce témoignage ça a l'air gérable) ils n'y vont pas de main morte et il vaut mieux ne pas être dans le coin.

Par contre a chaque fois que je leurs ai demandé si je pouvais sortir et a chaque fois que je leurs ai demandé si il comptait laisser faire ou disperser par la force ils m'ont répondu,

Je sais que dire ça c'est être un social traitre qui écoute la police, et suis les consignes d'organisation vendue mais ça marche.

Une fois que la charge a commencé c'est trop tard par contre.

Voilà, c'est pas compliqué : pas la peine d'aller hurler à la dictature alors que c'est si simple de ne pas se prendre un bon coup de matraque, a) en étant poli b) en évitant de faire de la provocation pour se faire mousser c) en pouvant faire jouer son droit de grève et de manifestation d) en se renseignant auprès des personnes qualifiées (organisateurs, police...).