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lundi, 20 septembre 2010

Le MoDem se dote d'un Shadow Cabinet

Nom de Zeus ! Depuis le temps que j'en parlais ici !!! Le MoDem se dote enfin d'un authentique shadow cabinet. En voilà l'organigramme. Bayrou se contente d'animer.

Affaires étrangères, gouvernance internationale : Marielle de Sarnez, députée européenne

Agriculture : Marc Fesneau, maire de Marchenoir, président de la Communauté de Communes de Beauce et Forêt

Budget, comptes publics, lutte contre les déficits : Jean-Jacques Jegou, sénateur du Val-de-Marne, vice-président de la Commission des finances du Sénat, maire du Plessis-Trévise

Commerce, artisanat, tpe : Gilles Artigues, conseiller général de la Loire, conseiller municipal de Saint-Etienne

Culture, société, jeunesse, sports : Jean-Luc Bennahmias, député européen

Décentralisation, sécurité : Olivier Henno, conseiller général du Nord, maire de Saint-André, vice-président de la Communauté urbaine de Lille

Défense : Bernard Lehideux, ancien député européen

Ecologie, développement durable, porte-parole du MoDem : Yann Wehrling

Économie, emploi, économie solidaire : Robert Rochefort, député européen

Education : Jacqueline Gourault, sénateur du Loir-et-Cher, maire de la Chaussée-Saint-Victor

Egalité des territoires, identités locales, services publics : Jean Lassalle, député des Pyrénées atlantiques, maire de Lourdios-Ichère

Energie : Anne Laperrouze, conseillère générale du Tarn, maire de Puylaurens

Europe : Sylvie Goulard, députée européenne

Intégration, égalité des chances, lutte contre les discriminations : Fadila Mehal, présidente fondatrice des Mariannes de la diversité

Libertés publiques, justice : Nathalie Griesbeck, députée européenne

Littoral, mer : Bruno Joncour, maire de Saint-Brieuc

Outre-mer, coopération et francophonie : Abdoulatifou Aly, député de Mayotte

Politique de la Ville, rénovation urbaine, logement : Rodolphe Thomas, conseiller général de Calvados, maire d'Hérouville-Saint-Clair

Relations sociales, travail, retraites : Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur du Pas-de-Calais, maire d'Arras

Santé : Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan, conseillère régionale d'Aquitaine

Solidarités (innovation sociale, solidarité intergénérationnelle) : Véronique Fayet, adjointe au maire de Bordeaux

Université, recherche, innovation : Denis Badré, sénateur des Hauts-de-Seine, maire de Ville d'Avray

 

23:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : modem, shadow cabinet |  Facebook | | |

Retraites, le bal des faux-culs

C'est marrant, mais je suis sceptique depuis un moment face à la fameuse retraite à 60 ans du PS. Sur le fond, d'ailleurs, je ne la pense pas vraiment plus néfaste que le projet de Sarkozy, au sens où ce qui compte, c'est la durée de cotisation. J'avais bien noté que Martine Aubry n'était pas très à l'aise à ce sujet.

Bon, mes lecteurs me connaissent : ils savent que je n'hésite pas à aller farfouiller dans les programmes quand je veux m'informer. Or, j'ai trouvé ceci dans le programme du PS sur les retraites

Les socialistes proposent des points d’étape réguliers tous les cinq ans avec les partenaires sociaux et une clause de rendez-vous globale sur le système des retraites en 2025. En cas de nouveaux besoins, il faudrait chercher toutes les sources possibles de financement. Si un allongement de la durée de cotisation devait être envisagé, celui-ci ne devrait pas excéder la moitié des gains d’espérance de vie, alors qu’aujourd’hui il représente deux-tiers d’allongement d’activité, pour un tiers de temps de retraite.

Amusant, non ? Parce qu'avoir droit à la retraite à 60 ans, c'est bien joli, mais ça te fait une belle jambe, si tu n'as pas tes annuités...

Bon, Bayrou n'était pas si loin de la vérité en déclarant que le PS envisageait l'allongement sans limites de la durée de cotisation. Il y en a une, et je vais vous la calculer :

par exemple, en 2002, l'espérance de vie pour les hommes était de 75.8 ans. En 2010 elle est de 77.8 ans. Donc, le PS envisagerait que de 2002 à 2010, il faille une annuité de plus pour toucher sa retraite à taux plein. Il suffit de transposer leur calcul sur les projections à 30-40 ans pour déterminer ce qu'il prépare.

En 2050, l'espérance de vie serait de 89 ans pour les femmes, 84 pour les hommes. Tac, un peu plus de trois annuités supplémentaires pour avoir sa retraite, soit au minimum 45 annuités. La retraite à 60 ans, à ce moment-là, ce ne sera plus que pour ceux qui ont commencé à travailler illégalement à 14 ans...Avec la généralisation des études longues, la retraite à 60 ans ne sera plus qu'un joli air de pipeau, sauf à s'habituer à vivre avec trois fois rien...

Et pour les retraites du public, peut-être que ceux qui comptent s'engager dans la fonction publique devraient lire la fin du document : 

Cependant, la réforme doit tenir compte du sentiment d’injustice très répandu parmi les salariés du privé. Nous proposons donc un principe simple. Les agents des fonctions publiques déjà engagés dans leur carrière se verront maintenir les règles actuelles, car on ne change pas un contrat en cours de route. Pour l’avenir de la fonction publique, nous proposerons des négociations approfondies avec les syndicats pour de nouveaux rapprochements entre les retraites du public et du privé correspondant à une revalorisation des rémunérations dans la fonction publique.

Oh, je ne vais pas me plaindre de cette position : elle n'est pas loin de ce que proposais il y a quelque temps sur mon blogue. Simplement, il vaut mieux le dire clairement...et...un peu plus fort...!

15:34 Publié dans Economie, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ps, retraites |  Facebook | | |

dimanche, 19 septembre 2010

Une occupation illégale, c'est surtout un problème de droit de propriété

J'ai trouvé très bien la réflexion de Nathalie Griesbeck,  euro-députée démocrate (MoDem) à propos des démantèlements de camps de Roms illégaux suivis d'expulsions.

Les décisions prises récemment par l'Etat français en matière de sécurité et les textes censés leur apporter une base légale, telle la fameuse circulaire du ministre de l'Intérieur sur les Roms du 5 août, sont manifestement entachés d'illégalité. A tel point que le ministre lui-même n'a pu faire autrement que de la remplacer immédiatement par une autre, dès que la première a été connue. Toutes ces erreurs et violations du Droit français et européen ont malheureusement porté un coup sévère à la réputation de la France et viennent compliquer singulièrement les relations de notre pays avec la Commission comme avec nos partenaires européens, même les plus fidèles et les plus proches, tels l'Allemagne ou le Luxembourg.  On ne peut que regretter ces erreurs graves, d’autant plus qu’elles enlèvent toute efficacité aux mesures qu’il aurait fallu pouvoir prendre pour sanctionner les violations, notamment à l’égard du droit de propriété, commises par tel ou tel individu, quels qu’en soient les auteurs. En tant que juriste et député européen, je ne peux que déplorer que le gouvernement de notre pays se montre aussi incapable d’efficacité pratique et de rigueur juridique que d’humanité. En un mot, c’est Ubu-Roi.

Voilà : c'est exactement cela, et c'est le champ que cela n'aurait jamais du quitter...

vendredi, 17 septembre 2010

L'Europe, enjeu de la présidentielle de 2012 ?

Quel coup de pot de Sarko ! Voilà qu'une commissaire européenne, Viviane Reding, vient à point nommé le secourir au moment où il est mal en point dans l'opinion. La divine surprise !

S'il l'a fait exprès, alors c'est vraiment un artiste de la manoeuvre. L'Europe n'a pas bonne presse dans l'opinion, et elle ne risque pas de redorer son blason avec les interventions de Barroso et Reding. Il eût été bien plus simple de laisser Roumanie et Bulgarie régler le problème de leurs ressortissants avec la France, tout en rappelant discrètement à cette dernière qu'elle avait signé des conventions et n'était donc pas censée s'en affranchir.

Au passage, cela va bien à Reding and co de hausser la voix après avoir laissé la question du statut des Roms pourrir tranquillement des années et des années. Viviane Reding, on ne peut pas dire que cela soit l'originalité  faite femme. Commissaire à la culture, elle m'avait surtout frappé par des initiatives frappées du coin de l'opinion commune : développer les nouvelles technologies dans l'éducation (bla bla habituel, en somme) faciliter les échanges entre les écoles, mais d'action forte en faveur d'une culture européenne, nada, rien. Les technocrates n'ont pas ce genre d'audace.

Parce qu'ils sont nomades et pas sédentaires, les Roms auraient vocation à devenir les premiers citoyens supra-nationaux de l'histoire de l'Europe, mais, évidemment, cela suppose un volontarisme dont sont bien incapables la plupart des chefs d'État de l'Union...

Pour Sarko,c 'est du pain béni, cette histoire. L'élection présidentielle ne se joue jamais sur les préoccupations principales des citoyens. Pour une raison très simple : côté emploi et économie, les Français renvoient dos à dos toutes les formations politiques, jugeant qu'aucune ne leur fait de propositions convaincantes. Ils se décident donc nécessairement sur les clivages les plus forts.

Or, le camp anti-européen, en 2005, c'est 55% de la population. Une chouette magot électoral, pour un démagogue qui n'aurait peur de rien...

On pourrait se dire que c'est gonflé pour quelqu'un qui a finalement fait passer un ersatz de traité sans vote direct du peuple. On pourrait, mais ce serait malhonnête, et c'est d'ailleurs l'argument habituel des nonistes. Sarkozy avait été très clair en prévenant lors de l'élection présidentielle qu'il ferait passer un traité simplifié par voie parlementaire. On ne peut pas lui reprocher d'avoir appliqué son programme , enfin, je veux dire, on ne peut pas l'accuser d'être malhonnête. Si certains voulaient avoir un référendum, il fallait voter pour Bayrou, puisqu'il le proposait, lui...

L'idéal, en fait, c'est le cocktail détonnant que représente l'addition de la sécurité et de l'Europe. Que l'Europe hausse le ton contre la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy, que celui-ci réplique vertement, et voilà l'électorat FN ravi, au grand damn de son leader...

Il faut dire que la presse européenne a fait assaut d’imbécillité en parlant de déportation à propos des Roms. Il fallait le faire.

C'est pourtant possible de les accueillir, les Roms, sans que cela pose particulièrement de problèmes. Un maire MoDem, Nicolas Lebas, me semble, dans les limites de son pouvoir (il ne peut délivrer de permis de travail) l'avoir amplement prouvé.

En tout cas, si Sarkozy réussit à tenir sur ces thèmes-là jusqu'à 2012, la gauche et le centre ont du souci à se faire. 

17:49 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : sarkozy, europe, roms |  Facebook | | |

jeudi, 16 septembre 2010

L'Express raconte vraiment n'importe quoi sur Bayrou...

Ce serait drôle si ce n'était pas à pleurer, tant cela en dit long sur le rigueur journalistique à l'Express. Consultant mes alertes google-actualités consacrées à Bayrou, comme tout groupie du leader du MoDem qui se respecte, voilà que je tombe sur un entre-filet de l'Express qui titre "Convergence Bayrou-Raffarin". Ah. Tel que présenté, le texte laisse entendre qu'il serait possible d'associer Bayrou à un projet qui rassemblerait deux Français sur trois, et l'Express de conclure par une déclaration de Jean-Pierre Rafarin assurant que Bayrou n'était pas perdu pour l'UMP. Bon. Par curiosité, je vais tout de même voir le billet de JPR que l'Express cite comme source ;  voici ce que j'y trouve, finalement : 

Avec le President du Modem les analyses divergent notablement. Nous avons pu le constater à l’occasion, cette semaine, d’un dîner de l’équipe dirigeante de Dialogue & Initiative. Etaient avec moi Marc Laffineur, Axel Poniatowski, Bernard Deflesselles (Dominique Bussereau, Pierre Lequiller et Jean-Claude Carle étaient indisponibles). Nous avions invité Francois Bayrou comme premier interlocuteur dans le cadre de notre démarche pour « l’apaisement républicain » qui nous conduira à formuler à Nicolas Sarkozy des propositions qui rassembleront « 2 Francais sur3″. Les sujets de désaccords sont multiples : bilan des années Chirac, politique de reformes, stratégie de l’UMP, volontarisme présidentiel, bouclier fiscal, relations avec la gauche

Voilà, c'est ce que l'Express appelle une convergence. C'est utile de savoir lire en diagonale quand on est journaliste, mais il ne faut pas en abuser dès que l'on veut faire de l'information sérieuse...

21:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bayrou, raffarin, l'express |  Facebook | | |

mardi, 14 septembre 2010

Judas pousse-t-il Sarkozy dehors ?

Souvenez-vous, il y a 5 mois environ paraissait un livre au titre éloquent : Pourquoi Nicolas Sarkozy va partir, comment nous allons l'y aider. Et l'ouvrage était signé Judas.

Les derniers sondages sont en apparence fâcheux pour le chef de l'État, mais les sondages sont aussi souvent des miroirs aux alouettes s'ils ne sont pas étudiés de près. Oh, certes, Dominique de Villepin peut bien faire jeu égal avec Nicolas Sarkozy, et François Fillon le dépasser, mais, dans son propre camp, le plus populaire demeure Nicolas Sarkozy. Que l'on interroge l'électorat de l'UMP, et c'est lui qu'il choisit en premier. Le jour ou un outsider menacera le chef de l'État dans son propre camp, alors la droite pourra songer à une candidature alternative. Il faut bien comprendre que pour accéder à un second tour, il faut d'abord rassembler son camp...Eh non, faucon, ils ne sont pas au coude à coude, Sarkozy et Villepin. C'est la gauche qui rétablit l'équilibre, pas la droite. A l'UMP, Villepin est persona non grata.

J'observe toutefois que les révélations se multiplient depuis quelques mois : l'effet kisskool du compagnonnage avec Judas ? Oui, effectivement on pourrait penser qu'on pousse Nicolas Sarkozy à ne pas se représenter, et que plus on pousse, plus son premier ministre en profite. Et pour cause : Nicolas Sarkozy a réussi le tour de force d'inverser le rapport de protection qui lie président et premier ministre dans notre République. C'est lui le fusible de Fillon et non l'inverse ! Résultat des courses, un sondage récent le fait apparaître comme plus populaire que Sarkozy chez les sympathisants de l'UMP !

Seulement voilà, si Sarkozy s'efface, Fillon perd son fusible, et alors, il lui faudra bien assumer le bilan de son gouvernement. Que pourra-t-il dire d'autre aux Français ? Voilà où le bât blesse pour lui...

 

22:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : sarkozy, fillon |  Facebook | | |

samedi, 11 septembre 2010

Les bonnes affaires du MoDem

J'avoue avoir été scotché en visitant la boutique en ligne du MoDem : non qu'elle défraie la chronique par son originalité mais plutôt qu'en termes de prix, elle bat Tati sur le textile, et sans doute la plupart des marques et sous-marques dans les autres catégories !

tee-shirt pour femme ou homme à 3 euros, coupe-vent à 7 euros, écharpe orange à 6 euros, voilà des prix qui défient largement la concurrence !

Je me suis senti inspiré, du coup, et j'ai tenté de faire le tour des boutiques de quelques autres partis. A l'UMP, le boxer à 12 euros, ils poussent un tantinet ! Alors que le MoDem propose des sac à dis bio et écolo à 5 euros, là-bas, il faut débourser 8 euros ! le tee-shirt est à 4 euros, la casquette à 6 euros contre 5 pour le Mouvement Démocrate. Côté PS, la boutique sera bientôt disponible, d'après le site.

Côté Verts, pas moyen d'associer les mots dans un moteur de recherche sans tomber sur celle de l'ASSE. M'enfin bon, j'ai réussi à trouver quelque chose dans la catégorie matériel de campagne : côté tee-shirt, les deux que j'ai trouvés vont de 10 à 18 euros. Pas vraiment concurrentiels, les écolos...

Pas mieux au FN dont la boutique propose surtout des tee-shirt de 10 euros à l'exception d'un "les jeunes avec Le pen" à 4 euros et d'un tee-shirt clignotant à 5 euros.

Au Parti de Gauche, mis à part des affiches, y'a rien. Ça doit être trop "Kapitalist" pour eux, je pense...

Chez Villepin, bah, pour l'instant, ils en sont encore à l'étude de marché.

Au Nouveau Centre, c'était écrit en tahitien, j'ai rien compris.

Rien trouvé non plus au NPA, en revanche, je suis tombé sur un truc étonnant, en jetant un oeil sur le site de leur université d'été : ce sont les seuls à penser aux enfants ! Ils proposent une garderie de 1 an à 12 ans. Pas mal. Et du coup, ils ont des tarifs enfants...

Mais pourquoi les autres partis ne sont pas foutus de penser à ce genre de choses qui devrait leur paraître évident, m... !

23:42 Publié dans Insolite, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : boutique, parti |  Facebook | | |

vendredi, 10 septembre 2010

République Solidaire - MoDem, c'est soluble ?

J'ai observé quelque chose en politique : dans une série de domaines autres, quand on additionne des choses on obtient au minimum le résultat arithmétique de l'addition, dans le meilleur des cas de belles synergies. Mais, en politique, quand on essaie d'additionner des voix, le compte n'y est pas au bout.

Je me fais souvent la réflexion avec amertume que l'addition des électorats Bayrou-Villepin serait sinon la carte gagnante, au moins un atout majeur dans le jeu politique national. Un sacré coup de poker, in fine. L'inconvénient, c'est que les électeurs font bien ce qu'ils veulent, et que l'alliance des deux hommes n'entraînerait pas forcément une addition de leurs électorats, très loin de là, sans parler des militants des deux partis. Si les cadres et les militants du MoDem considèrent plutôt favorablement République Solidaire, pour les échos que je reçois, la réciproque n'y est pas.

Le MoDem est un parti auquel on a trop demandé : trop et trop vite. On voulait, Bayrou en tête, que ce fût dès sa création la troisième force à toutes les élections, et non seulement la troisième force, mais de surcroît une force fleurant les 15% à chaque élection.

Au lieu de cela, le MoDem n'a jamais dépassé 8.5%. L'espérance de vie d'un parti n'est pas celle d'un être humain dans notre beau pays. Ils sont nombreux à être atteints de rachitisme indécrottable. 

Il eût fallu se contenter de scores finalement honorables, à l'échelle de l'échiquier politique national. L'aventure ne fait que commencer, et petit MoDem a bien le temps de devenir grand un jour. Un jour, peut-être, certains d'entre nous, qui continuons de croire en l'émergence d'une troisième force entre socialistes et conservateurs, pourrons-nous dire, j'en ai été, et quand le navire a tangué, je suis resté. Et aujourd'hui, je suis là. Peut-être.

République Solidaire n'existe que par Villepin et pour faire face à Nicolas Sarkozy. Sur la page d'accueil, on lit d'ailleurs en sous-titre, le mouvement politique de Dominique de Villepin. On a du mal à le voir se constituer en parti. Qu'en pense Disp, au fait, lui qui aura testé les deux partis ?

Bayrou connaîtra le destin qui devra être le sien ou non, mais, je tends à le penser, le MoDem pourra lui survivre. A condition de se doter d'un corpus idéologique qui lui fait encore défaut à l'heure actuelle, le livret orange demeurant indigent à plus d'un égard.

jeudi, 09 septembre 2010

Ouf, une sarkonnerie de moins...

Ah ! Je lis chez Fred que le gouvernement renoncerait à empêcher la télévision publique de se financer grâce à la publicité. Pas trop tôt : dans la catégorie décisions particulièrement ineptes, celle-là décrochait le pompon. Tout ce battage pour faire plaisir à quelques intellectuels de gauche de salon, était-ce bien nécessaire ? J'ai le souvenir que Copé a été Ministre du Budget de 2004 à 2005. Il avait eu à l'époque une idée assez rigolote : une sorte de simulateur de jeu à destination des Français avec lequel il s'agissait d'établir le budget de l'État français.

Ouf, d'ailleurs, je l'ai retrouvé : le jeu s'appelle cyber-budget. Il devrait y jouer plus souvent, Sarko. Je parle de Copé, parce qu'au sein de la majorité, c'est lui et quelques uns de ses proches qui ont suggéré qu'en période d'économies budgétaires, on pouvait repousser la mesure. Bon...au MoDem, on l'avait dit dès le début...

22:12 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : copé, tv, publicité |  Facebook | | |

mercredi, 08 septembre 2010

Militant...

Authueil n'y va pas avec le dos de la cuillère à pot, dans l'un de ses derniers billets : un militant ? Forcément un semi-débile tendance groupie ou au contraire un ambitieux interchangeable et préoccupé de son sort avant tout.

Un parti ? Une machine à conquérir le pouvoir et rien d'autre. Vision un tantinet pessimiste du militantisme en politique, d'autant que les think tank à ses yeux ne sont guère autre chose que des lobbies qui s'y entendent à faire valoir leurs intérêts...

Sa réflexion n'en aboutit pas moins à une distinction intéressante entre l'influence et le pouvoir. 

Côté militant, Authueil a oublié une catégorie : le militant déçu et aigri. Rien de pire que ce militant-là, car il ressasse sa haine de ce qu'il a adoré sans relâche. On peut haïr son parti pour plein de raisons, mais c'est souvent le décalage entre les aspirations du militant, l'image qu'il se fait de lui-même, et ce que lui renvoient le parti et ses cadres, qui font les haines grandes et inexpiables.

 

17:06 Publié dans Insolite, Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : militant, parti |  Facebook | | |