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mercredi, 06 octobre 2010

Le vieux facho perd vraiment la boule

Le vieux débris qui préside (plus pour longtemps) le Front Nazional (oups, pardon, ça m'a échappé...) fait encore des siennes. Voilà qu'il nous ressort la théorie du complot. On s'en souvient, Jean-Marie Le pen avait estimé en 1987 que les chambres à gaz n'étaient qu'un "détail" de la seconde guerre mondiale. 

Voilà que le vieux facho imagine un scénario digne d'un délire islamo-altermondialiste : ce serait l'État d'Israël qui aurait généré la campagne dont il pense avoir été victime.

Le vieux gâteux ne comprend décidément pas que lorsqu'on dit des saloperies, les gens normaux qui sont autour de vous ont une fâcheuse tendance à ne pas vraiment réagir gentiment...

Allez, je vous le donne dans le mille, combien de temps lui faudra-t-il pour nous exhumer un nouveau Protocole des Sages de Sion ?

Tiens, au fait, je serais curieux de connaître la réaction de Marine Le pen (silence gêné, j'imagine) actuellement en quête de respectabilité, devant les délires bavasseux, antisémites et nazionalistes de son indigne géniteur ...

12:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : le pen, israël |  Facebook | | |

Êtes vous de gauche ou de droite ?

Êtes vous de gauche ou de droite: TEST

Quand un mec de droite n’aime pas les armes, il n’en achète pas !Quand un mec de gauche n’aime pas les armes, il veut les faire interdire à tout le monde. (variante : Quand un mec de gauche n’aime pas les armes, il en cache quelques unes dans sa cave : on ne sait jamais !)

 Quand un mec de droite est végétarien, il ne mange pas de viande ! Quand un mec de gauche est végétarien, il veut faire interdire tous les produits à base de protéines animales !

Quand un mec de droite est homo, il vit sa vie tranquillement ! Quand un mec de gauche est homo, il veut faire ch… tout le monde pour qu'’on le respecte !

Quand un mec de droite a loupé un job, il réfléchit au moyen de sortir de cette situation et rebondir ! Quand un mec de gauche a loupé un job, il porte plainte pour discrimination ! (variante : Quand un mec de gauche a loupé un job, il se demande quel est le con qui lui a fait louper ce job !)

Quand un mec de droite n’aime pas un débat télévisé, il éteint la télé ou zappe !  Quand un mec de gauche n’aime pas un débat télévisé, il veut poursuivre en justice les cons qui disent des conneries ! Le cas échéant, une petite plainte pour diffamation sera bienvenue…

 Quand un mec de droite est non-croyant, il ne va pas à l’église, à la synagogue ou à la mosquée ! Quand un mec de gauche est non-croyant, il veut qu'aucune allusion à un Dieu ou à une religion ne soit faite dans toute activité humaine !

Quand un mec de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s’achète les médicaments nécessaires ! Quand un mec de gauche a besoin de soins, il fait appel à la solidarité nationale !(variante : Quand un mec de gauche a un problème, il en appelle à la solidarité nationale après avoir copieusement insulté ceux qui... l'approvisionnent.)

Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il le fait suivre aux copains pour qu'’ils se posent des questions ! (variante : Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il le fait suivre aux copains pour qu’’ils sachent comment voter en 2012 !) Quand un mec de gauche a lu ce petit mot, il ne le transfère surtout pas !!! 

Autre variante : Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il comprend mieux pourquoi il n'est pas de gauche.

NDLR : merci à Des mots grattent qui m'a fait suivre cet amusant petit test. En ce qui concerne les armes, bon...c'est un peu poussé, parce que les mecs de droite n'ont pas forcément non plus envie qu'on leur tire dessus...

11:23 Publié dans Insolite, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : droite, gauche |  Facebook | | |

Pol Pot Petit et l'oecuménisme

Dans son dernier petit, Pol Pot Petit s'indigne : en l'absence d'un politburo digne de ce nom des jeunes gens se sont réunis pour prendre la pose sans l'aval du Soviet Suprême de la Bonne conscience. L'objet de son ire ? Une réunion des futures élites politiques de la République, crime politique sans nom, car il associe de vertueux et jeunes militants de gauche à l'infâme Benjamin Lancar, porte-parole de la diabolique pensée umpiste au sein de notre belle et vertueuse jeunesse ouvrière.

Mon Dieu ! Indignation ! Pas un ouvrier ou fils d'ouvrier là-dedans ! Saint-Bourdieu, priez pour Pol Pot Petit. Pire, des gens de gauche et des gens de droite côte à côte. Mon Dieu, mon bon Pol Pot Petit, ne vous promenez plus dans la rue ! Une personne sur deux en moyenne sera de droite, parmi ceux que vous croiserez, voire, hérésie socialiste, aux côtés desquels vous attendrez un bus ou ferez une file.

Voyons, voyons, que reproche Pol Pot petit à Benjamin Lancar ? Est-il jeune ? Oui. Est-il militant ? Oui. Est-il républicain, alors ? Sans aucun doute. Jamais je ne l'ai entendu plaider pour l'établissement d'une dictature en France. Est-il de gauche alors ? Ah, ça, non d'un Petit Khmer rouge, non, saperlotte, il ne l'est pas, le gredin ! le vil individu ! l'infâme fils de koulak !

Se prenait-il déjà au sérieux, notre khmer rose, quand il composa son hymne à la rouge vertu ? Voilà la première question qui m'est venue à l'esprit quand j'ai découvert le billet qui ornait la Une du Post du jour.

Ah, le 20ème siècle fut celui des Joseph Pulitzer, Albert Camus, Hubert Beuve-Méry, Joseph Kessel...Le 21ème est celui des Pol Pot Petit. Il a mal commencé et finira mal.

Ces nouveaux journalistes ont déjà intégré la novlangue du tout médiatique et bien-pensant. Parmi eux, pas un fils d'ouvriers, pas un fils d'agriculteurs. Classes dominantes...reproduction sociale...

Mais, enfin, n'est-on pas sectaire en refusant de poser avec des gens qui ne sont pas du même monde républicain que soi ?

Quo usque tandem abutere patientia nostra, Pol Pot Parvule minor* ? ...

* Jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Pol Pot Petit le minus...(librement inspiré des Catilinaires de Cicéron)

07:09 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : roger petit, lancar |  Facebook | | |

mardi, 05 octobre 2010

Angles morts...

J'ai lu l'intervention de Jean-Jacques Jégou au Sénat, sénateur de la Marne et Ministre de l'Économie du Shadow Cabinet du MoDem. Il s'exprimait sur le projet de loi gouvernemental sur la régulation financière et bancaire.

Le concept d'angles morts me paraît particulièrement intéressant :

La crise a ainsi mis en évidence la nécessité pour les régulateurs de disposer d’une vision de l’ensemble des risques, plus particulièrement ceux de nature systémique. Elle impose de mettre en place des structures transversales de surveillance aux niveaux national, européen et international pour améliorer la capacité de prévention et d’évaluation des risques comme la réactivité des régulateurs par la mise en place des systèmes d’alerte. Elle implique également que les autorités de régulation des différents secteurs et des Etats coopèrent et échangent les informations.
Les autorités de régulation doivent également réduire au maximum ce qu’on appelle les « angles morts », afin qu’aucun acteur ou produit financier (notamment les plus complexes et les plus dangereux) n’échappe à la surveillance ni à la réglementation. Cela passe par un renforcement de la transparence et la traçabilité de ces produits, donc par des informations fiables sur leur nature, les parties et les risques inhérents aux opérations et l’établissement d’une réglementation proportionnée à ces risques.
Il faut enfin responsabiliser les acteurs en faisant apparaître et assumer clairement le coût du risque. C’est tout l’enjeu de Bâle III pour les banques, Comité qui s’est engagé le 12 septembre dernier sur la voie d’un renforcement de leurs exigences prudentielles en leur demandant d’augmenter, à terme, leurs fonds propres disponibles et leur ratio de solvabilité.

Dans les angles morts, il y en a un, et un sérieux, que Jean-Jacques Jégou n'évoque pas, et qui me semble pourtant criant d'insécurité : les États.

Toutes les mesures qui sont petit à petit validées par nos représentants nationaux ne visent qu'une des faces de l'iceberg : les produits dérivés. A aucun moment il n'est envisagé d'intégrer dans un contrôle prudentiel les titres émis par les États, alors que tout le monde s'accorde à dire que la prochaine crise viendra de là.

Aucun état vertueux n'a été mis en danger par la crise financière : ce sont les États multi-endettés, souvent depuis des dizaines d'années qui ont eu à craindre les premiers les répercussions de la crise. Les États craignent les fonds mouvants qui cherchent à se placer au plus offrant, et tentent de les contrôler. Mais en réalité, ils donnent le fouet pour se faire battre en offrant le flanc aux coups les plus dangereux.

Quand on conduit, l'angle mort, c'est celui qui vous cache le véhicule qui est le plus proche de vous, non celui que l'on discerne de loin dans son rétroviseur. Les agences de notation européennes et américaines ne veulent pas contrarier les pouvoirs publics et se gardent donc depuis des années de réévaluer la solvabilité d'États lourdement déficitaires.

Un enfant, pourtant, le comprendrait, et même, tous les Français le comprennent avec leur propre porte-monnaie. On ne peut indéfiniment emprunter quand on n'a pas le cash flow pour rembourser.

Aux premiers temps de la République romaine, l'homme qui à force d'intérêts avait fini par ne plus rien posséder portait un nom : on l'appelait un nexus, ce qui signifie littéralement, en latin, enchaîné, lié.

Enchaîné, parce que si son créditeur lui réclamait une ultime fois ses fonds, il basculait dans l'esclavage et perdait définitivement sa citoyenneté...

A méditer pour nous...

samedi, 02 octobre 2010

Une idée de provocation à propos des Roms et de Sarko

Tiens, encore un coup qui est fort du collier : Sarkozy doit se rendre à Montillot dans l'Yonne, dans le cadre d'une réflexion sur l'attractivité des territoires ruraux. Pas de pot, en ce moment, une association y donne un spectacle avec des roulottes dont le nom répond au doux titre de "l'épopée tzigane". Je vous le donne dans le mille, la gendarmerie locale s'est empressée de faire dégager les trois roulottes du spectacle : 

- la première parce qu'elle avait une roue cassée

- la seconde pour des questions de sécurité (ah, lesquelles ?)

- la troisième, tenez-vous bien, amis lecteurs, pour des questions d'esthétisme.

Trop fort, la troisième, on ne me l'avait jamais faite celle-là.

Je rêve, là : imaginez que vous partiez faire un petit séjour en Vendée, avec votre petite famille dans une riante petite roulotte, histoire de vivre à la tzigane (à la Rome, pardon) ; imaginez que vous croisiez quelques pandores zélés ! Tac, expulsé avec toute la famille en Roumanie ou en Bulgarie.

Mieux, vous vous faites construire une maison et habitez dans un mobile-home ou une roulotte en attendant ; Sarko passe dans la région ? Paf, les gars, expulsés dans les Carpates voir si Sarko y est.

Les roulottes, d'un point de vue légal, sont considérées comme des caravanes. Le propriétaire d’une roulotte doit avoir l’autorisation de stationnement du maire pour installer sa roulotte sur son terrain (article A443-3 du code de l’urbanisme).

Bon, il ne me reste plus qu'à en louer une et à solliciter une autorisation de notre bon maire, Bertrand Delanoë : je voudrais séjourner quelque temps sur le trottoir qui se trouve en face d'un grand bâtiment genre palace, dans la rue ci-contre...

elysee.jpg

Ségolène Royal/Ilona : presque 4 ans de retard, mais MDR...

Bon, je me réveille tard, je le sais : je connaissais la chansonnette débile "une rose, un projet, une femme" que de vertueux militants socialistes avaient eu l'idée d'entonner en l'honneur de leur dame en rose à la veille de l'élection présidentielle de 2007. Mais voilà, j'ignorais tout de l'original !


Une Rose un projet une femme
envoyé par Suchablog. - Regardez plus de vidéos comiques.

Et donc, j'ai écouté la version originale...

Ben au moins, j'ai bien rigolé : tu parles d'un monde parfait, le monde dont rêvent les socialos...Mouaaaaaaarrrrffffffff ! :-D

vendredi, 01 octobre 2010

Les blogs de gauche ne disent-ils pas tous la même chose ?

Regardez-moi ce titre magnifique : est-ce que je ne sais pas, moi aussi, souffler très fort dans l'appeau à trolls ? Des blogues de gauche, évidemment, j'en suis pas mal. J'en lis même qui sont intéressants. Mais bon, j'ai souvent la sensation que l'information s'y répète en boucle d'un blogue à l'autre.

Les mecs, ils arrivent en bataillon, et tac, c'est parti, qui un billet sur Woerth, qui un billet sur Sarko, qui un billet sur le félon (Besson), et cetera. Bon, d'accord, c'est amusant, mais il faut savoir varier les plaisirs.

On a le sentiment, à lire tous ces blogues, que la gauche n'a rien d'autre à proposer qu'une dénonciation radicale du sarkozysme. Oh, certes, de temps en temps, on peut lire çà et là quelques  propositions avec mais elle se font rares, et on a finalement le sentiment que Nicolas Sarkozy, l'UMP, et les péripéties de sa politique donnent le diapason de l'actualité. Ils sont tous comme des entomologistes obsessionnels à disséquer les diptères qui volètent autour du grand corps décomposé de la majorité parlementaire. Bon, on sait, mais maintenant, il faut passer à autre chose, et, comme le dit Bayrou, préparer l'alternance.

Nicolas invitait à aller commenter les propositions de François Hollande, il y a quelques jours . Ça, c'est intéressant. Je n'ai pas oublié le "moi je n'aime pas les riches" ridicule et gauchiste à souhait en 2007 du François de gauche, mais j'apprécie qu'il s'avance et appelle la gauche à être claire. Il recommande à la gauche de dire quels impôts elle fera payer et à qui. J'attends ça avec impatience, et cela me semble le minimum. Il a bien raison, le Françoué, de dire que l'anti-sarkozysme est une paresse, rentrons dans les débats, que diable ! J'ai cherché ses 86 pages de propositions sur la Toile, cela dit : pas trouvé.

14:53 Publié dans Blog, Internet, Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : hollande, bayrou, gauche |  Facebook | | |

mardi, 28 septembre 2010

Bayrou, la voix des ouvriers ?

Dans le sondage sur les cotes de popularité  des personnalités de l'IFOP de début septembre, il y a un point qui avait attiré mon attention : la fort potentiel de sympathie dont dispose François Bayrou parmi les ouvriers : 66% de cote de popularité. Seuls Chirac (72%), Jack Lang et Besancenot (68%) et Delanoë (67%) font mieux. Les autres sont nettement plus bas.

Bien réfléchi, cela ne m'étonne guère si l'on considère d'une part les visites régulières de Bayrou dans les usines, mais surtout les lignes directrices de son programme, qui commencent à apparaître pour 2012. 

On connaissait Bayrou sur quelques axes forts comme l'éducation ou la démocratie irréprochable, mais je sais aussi de source sûre qu'il étudie avec acuité les possibilités de relocalisation de l'industrie en France depuis près d'un an et demi.

Je pense que cela sera un axe très fort de son programme économique en 2012, et que les commissions du MoDem vont plancher dur là-dessus. Il a d'ailleurs commencé à consulter des spécialistes sur la question et projette de s'entourer d'une équipe d'experts. Jean Peyrelevade estime qu'il n'y aura pas de développement durable sans croissance, et pas de croissance forte sans industrie forte. L'industrie sera donc au coeur du projet économique du MoDem, particulièrement les PMI (petite et moyenne industrie) qui intéressent principalement Bayrou.

Les premiers à profiter d'une telle politique économique, à l'évidence, seraient bien évidemment les ouvriers, le secteur secondaire en général étant friand de leur classe socio-professionnelle, avec la réapparition probable des ouvriers hautement qualifiés.

Je pense que les ouvriers ne sont donc pas insensibles à ce programme-là et qu'il les séduira de plus en plus au fur et à mesure qu'on se rapprochera de l'élection présidentielle.

C'est en effet un enjeu majeur qui a été abondamment évoqué lors de l'université de rentrée du MoDem. Gageons qu'on en entendra reparler très bientôt au sein du parti centriste...

lundi, 27 septembre 2010

Kouchner il a fait quoi ? Ben rien...

Il paraît que Bernard Kouchner voudrait que l'on se souvienne de son action comme Ministre des Affaires étrangères après son départ. Comme quoi ? Ah bon ? Il était Ministre des affaires étrangères ? Je n'avais pas remarqué. Ah, ça alors. Et ça a été un bon ministre, sinon ? 

Non, parce que je me disais, ce gars, avec la réputation qu'il avait, jamais il n'aurait accepté que les Bongo, Kadhafi et autres dictateurs patentés viennent s'essuyer sur notre démocratie. Pas non plus le genre de gars à laisser pointer du doigt toute une communauté, à l'instar de ce qui se faisait dans les régimes réactionnaires, nationalistes et facho des années 30 en Europe. Non, vraiment pas le genre : il aurait démissionné, sinon, si j'en crois sa volonté de promouvoir une diplomatie éthique.

Et puis un gars comme ça, il aurait insisté pour qu'il y ait un secrétariat aux droits de l'homme en France, associé au Ministère des Affaires étrangères.

Il paraît qu'il n'y en a plus. Tiens, qui a demandé sa suppression ? Non, en fait, il n' a jamais été Ministre des affaires étrangères, ce gars-là. Il a juste enregistré un disque de rap avec un pote allemand, et on a monté la chose en épingle...

14:11 Publié dans International, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : kouchner |  Facebook | | |

Apprendre aux enfants à lire...

L'avantage, quand Bayrou prononce un long discours, c'est que je n'ai plus besoin de me casser la tête à écrire des billets. Tout ce qu'il dit est tellement frappé du coin du bon sens qu'il n'y a plus qu'à le reprendre par thèmes et parties et à faire un copier-coller...

Je propose que l'on fasse deux choses. 

La première : nous aurons à éduquer les enfants et, la deuxième, nous aurons à reconquérir la production et, chaque fois qu'elle est partie, aussi difficile que cela soit, la re-localiser en France. 
Et je n’entrerai pas dans les grands discours sur l’éducation. Je peux le faire. J’aime ça. Passionnément. La Corée du Sud. Comment un pays qui est, il y a trente ans, parmi les plus pauvres de la planète réussit – en trois décennies !- sans aucune matière première, avec un coût du travail non pas comme en Chine dix ou vingt fois moins cher que le nôtre, avec une population moyenne et un territoire cinq fois moins grand que le nôtre, à s’installer au premier rang de toutes les productions industrielles que nous avons désertées, des chantiers navals aux composants électroniques, et même là où nous sommes forts, des trains à grande vitesse aux centrales nucléaires… Il y a sans doute beaucoup de raisons. Je vous en donne une : meilleur enseignement primaire du monde ; meilleur taux de scolarisation à l’université du monde. Et du coup, dépôt de brevets. Et je sais quelles inflexions nous avons à penser pour l’université, pour l’articulation entre l’université et le lycée, pour la généralisation de la formation professionnelle, y compris au sortir de l’université, de la préparation à l’autonomie non pas tant de l’université que des étudiants. Nous aurons ces débats. Mais je sais une chose, une : si nous n’apprenons pas à lire aux enfants, tout cela est vain ! Or 30 pour cen des enfants, au moins, sortent de l’école primaire sans savoir vraiment lire, facilement, en comprenant. Et s’ils ne lisent pas tout le reste ne sert à rien. Et ils traîneront, et ils seront ces « publics » comme on dit sans formation, dans un monde où chaque jour davantage, informatique aidant, l’écrit domine tout. 

Et donc, c’est un impératif, moral, humain, économique, culturel, émancipateur, conservateur, tout ce que vous voudrez, mais c’est un impératif sur lequel nous ne cèderons rien. Les moyens nécessaires seront mobilisés, la réflexion nécessaire sera conduite, mais la France apprendra à lire à 100 pour cent des enfants qu’elle confie à l’école primaire ! Et je concède que ce n’est pas simple, d’accord, que cela exige soutien et remise en cause, et recherche pédagogique, tout ce que vous voudrez, (je crois d’ailleurs que c’est moins compliqué qu’on ne le croit et que ce que faisait la troisième république le XXIe siècle, après tout, avec tout notre génie technique peut peut-être y prétendre), mais nous allons apprendre à lire aux enfants ! 

13:53 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : bayrou, lecture, école |  Facebook | | |