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jeudi, 21 mai 2015

Serres d'Auteuil et Roland Garros : que de chemin parcouru.

J'ai eu ce midi en écoutant France Info une profonde satisfaction morale. Je pense avoir été l'un des deux premiers blogs à avoir fait connaître sur internet le projet alternatif de couverture de l'autoroute A13 pour permettre l'extension de Roland Garros au lieu de saccager les Serres d'Auteuil. Je pense que le Parisien Libéral a dû être le premier, en fait. Nous connaissons bien tous les deux le 16ème arrondissement de Paris, pas étonnant que nous ayons été à la pointe.

La solution était arrivée jusqu'au Conseil de Paris via Jean-François Martins, à l'époque élu MoDem, en 2011. Le Parisien Libéral s'en était réjoui, d'ailleurs. Entre-temps, l'idée a fait son chemin, je n'en retracerai pas toutes les péripéties, mais les associations de défense des Serres s'en sont emparées à leur tour.

Et puis la divine surprise est d'abord venue de Ségolène Royal ces derniers mois, lorsqu'elle a demandé une expertise pour étudier la faisabilité d'un projet que Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo n'ont eu de cesse de repousser.

Et ce midi, ma satisfaction est venue de ce que la radio que je cite parlait de deux projets concurrents. NOTRE solution, celle que nous avions portée pendant quatre ans est devenue une alternative crédible au point que la presse la considère désormais crédible au même titre que les projets de saccage de la majorité socialiste.

Ça fait chaud au coeur. Pot de terre contre pot de fer, on se dit parfois qu'on ne sert pas à rien, finalement. Deux petits blogs de trois fois rien. Je ne voudrais pas refaire le Cid, mais je me dis quand même que nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.

jeudi, 26 février 2015

Serres d'Auteuil : Ségolène Royal marque les esprits !

A la bonne heure : tout advient à qui sait attendre. Il y a près de quatre ans et demi, un blog libéral du XVIème arrondissement faisait connaître un projet alternatif au saccage des Serres d'Auteuil par Delanoë et son équipe. On pouvait réaliser une extension de Roland Garros sur l'autoroute de Normandie, l'A13.

Porté tant bien que mal par des voix diverses, l'idée a survécu, même si elle a été écartée avec une constance sans faille par Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo.

C'est finalement Ségolène Royal qui pourrait sauver la mise des Serres puisqu'elle s'est emparée du projet et exige désormais de l'étudier avant de donner l'aval du gouvernement.

Cela lui vaut un billet assez inimaginable du Delanopolis, l'un des blogs les plus férocement anti-socialistes que je connaisse, et je peux dire que ce blog ne lui a pas fait de cadeaux par le passé.

La Tribune de l'Art qui n'est pas du genre à passer la brosse à reluire aux politiques n'est pas en reste, plaçant désormais tous ses espoirs en Ségolène.

Nous allons donc pouvoir voir de quel bois exactement elle est faite puisque c'est elle qui délivrera la signature finale pour autoriser ou non la construction des bâtiments sur les Serres. Si vraiment elle pense le projet alternatif faisable et viable comme le jugent ses experts, il ne tient qu'à elle de la promouvoir.

mercredi, 20 juillet 2011

Serres d'Auteuil/Roland Garros, la solution d'un blog arrive au Conseil de Paris

Pour moi qui suis attaché à la blogosphère, j'avoue que j'ai vraiment un grand plaisir quand je constate que des propositions nées sur la Toile arrivent jusqu'au Conseil de Paris. J'ai abondamment commenté ici la décision de Bertrand Delanoë d'entamer le territoire des Serres d'Auteuil pour élargir Roland Garros. Tous ceux qui me lisent savent à quel point j'y suis opposé. J'avais évoqué, ici, dès les débuts, une solution proposée par un blog libéral parisien pour sauvegarder et Roland Garros et les Serres : couvrir l'autoroute A13 qui débute à la Porte de la Muette et transformer les toits de couverture en cours de tennis. Avec l'espace ainsi récupéré il y aurait largement de quoi voir venir les extensions pour de nombreuses années.

C'est donc avec un très grand intérêt que j'ai lu l'intervention de Jean-François Martins, l'élu démocrate du MoDem à Paris, au Conseil de Paris. Il intitule sa note "il faut étudier la couverture du périphérique !"

Lors du dernier conseil, Jean-François Martins a rappelé sa perplexité et ses doutes quant à la pérennité de l'actuel projet de la Mairie de Paris et conclu sur Roland Garros ainsi : 

De ce point de vue, je souhaite que l’Exécutif ne rejette pas « a priori » les vœux qu’il nous demande d’étudier, le coût de la couverture du périphérique et l’A13 parce que, on le sait, c’est l’une des options qui nous permettra de l’étendre à l’avenir, à étudier les autres options et les contre-projets honnêtement, de garder le projet tel qu’il est comme solution à court terme, mais d’essayer de fournir et de formaliser un projet qui nous permettra peut-être d’envisager le tournoi sur plusieurs décennies et pas seulement sur une dizaine d’années.

On ne saurait mieux dire, et on ne peut que louer la largeur d'esprit d'un élu capable de s'informer ailleurs que dans les cercles restreints d'experts auto-proclamés et auto-congratulés. J'aime cette démarche citoyenne qui consiste à aller consulter dans l'espace public les avis émergents et en faire son miel quand ils en valent la peine. Pour ma part, j'ai précisé de longue date sur mon blogue que c'était la solution à laquelle je me ralliais.

Cela dit, en votant le projet tel qu'il existe, en l'état, Jean-François Martins tire une belle dans le pied de sa propre proposition. Il est clair que ce que propose Bertrand Delanoë et son équipe n'est pas pérenne. Il faut donc privilégier d'autres opportunités. Lui laisser un blanc-seing est à mon avis une erreur.

Ce qui est intéressant c'est qu'outre Jean-François, les Verts et deux élus UMP ont relayé cette proposition dont le Parisien s'est fait à son tour l'écho tout récemment.

Les solutions locales sont souvent les solutions de bon sens : le Parisien libéral est un blogueur du 16ème arrondissement de Paris, précisément aux portes de Roland Garros, et donc, il sait de quoi il parle. Je connais très bien cet arrondissement aussi. Cela a mis le temps puisque la proposition a été faite en octobre ou septembre 2010, mais c'est une joie de la voir accéder à une certaine forme de notoriété. Il reste à espérer que la majorité de l'Hôtel de ville ne fasse pas la sourde oreille et étudie sérieusement la proposition.

mardi, 29 mars 2011

Dur dur d'être candidat et inconnu...

Les élections cantonales se sont donc finies ; si ces élections ne m'ont guère intéressé, j'ai tout de même suivi de loin le parcours, les espoirs et...les désillusions de petits candidats centristes (Cap21, Alliance centriste, MoDem).

Il est difficile quand on dispose d'un programme sur lequel on a travaillé de finir à 3.5% à peine, surtout avec un tel taux d'abstention. Parfois, cela signifie que l'on n'a réuni sur son nom qu'une centaine de voix tout au plus. Pas facile à admettre.

Pour Cap21 et Alliance centriste, c'est un retour à une dure réalité : ce sont de tout petits partis quasiment inconnus du grand public. Pour le MoDem, c'est la sanction d'échecs successifs et d'une absence de voix fortes dans l'offre politique ambiante. 

Je sais bien que la tradition centriste va dans le sens du consensus, mais il se trouve qu'en temps de crise, ce n'est pas vraiment la stratégie électorale qu'il faut adopter.

Je l'ai dit à de multiples reprises, un programme et un discours clivants sont des conditions sine qua non, pour un petit parti comme le mien, s'il veut exister. Et ce n'est qu'un préalable ! Il faut également réussir ses sorties médiatiques (pour autant que l'on parvienne à exister médiatiquement) et séduire en proposant des solutions à la fois pragmatiques, crédibles et innovantes aux problèmes des Français. Un espoir crédible, comme l'a dit parfois François Bayrou.

Malheureusement, en fait de programme, le MoDem n'en reste qu'aux postures, fussent-elles raisonnées et raisonnables. Les "il faut" et les "y'a qu'a" ne font pas un programme. A fortiori quand on ne les distingue pas fondamentalement de ceux de la gauche.

Dites-moi aujourd'hui pourquoi je devrais voter MoDem plutôt que PS (horresco referens !) : eh bien je ne trouve pas de réponse. Je trouve une réponse quand je me demande pourquoi je devrais voter plutôt pour François Bayrou que pour un candidat de gauche ou de droite. 

Tiens un exemple : que vais-je voter aux prochaines municipales à Paris ? Examinons simplement le cas des Serres d'Auteuil. Cet endroit magnifique, consacré à la poésie et aux plantes exotiques, va être dévasté par le sport business, puisque Delanoë prévoit une extension de Roland Garros sur cette zone. Je pensais jusqu'ici que le MoDem s'opposait à ce saccage ? Raté. Au niveau de l'arrondissement, mon  élue MoDem donne quitus de ses promesses à Delanoë (folie !) ; au niveau municipal, Jean-François Martins s'est opposé au projet, mais seulement au nom du Grand Paris, estimant qu'il eût été un signe pour la future entité de déplacer le site du prestigieux tournoi.

L'UMP et le PS sont donc d'accord pour laminer les Serres, avec l'aval du MoDem local. Je fais quoi, moi lors des prochaines municipales ? Je vote pour les deux conseillers de droite indépendants qui essaient de promouvoir une autre solution ? Les seuls à proposer un contre-projet sérieux, étudié, et respectueux de l'environnement local ?

Depuis le projet de Marielle de Sarnez lors des élections municipales de 2008, je n'ai plus rien vu qui se démarquait vraiment des projets de l'équipe Delanoë-Hidalgo.

Il reste Jean-François Martins, voix souvent originale qui s'oppose souvent aux délires babelesques de Monsieur Delanoë, et dont je connais le souci de défendre les catégories de population punies par le maire, pratique favorite de la gauche à l'Hôtel de Ville.

Mais même ainsi je ne suis pas certain de partager toujours son analyse des pratiques de Delanoë : des associations ont pu mettre en défaut les projets phraraoniques de Delanoë. Jean-François s'en désole, dénonçant l'amateurisme du maire. Ah bon. Il aurait fallu se réjouir que ses passages en force réussissent à l'aide d'une armée d'avocats ad hoc, alors ? Eh bien, moi, je me réjouis plutôt de ce qu'il ne lui soit pas possible de faire n'importe quoi en s'asseyant tranquillement sur l'avis de ses administrés locaux ainsi que des dommages collatéraux générés pour les Franciliens. Je donne toutefois quitus à Jean-François de me rejoindre sur ce dernier point.

Bref, Paris n'est qu'un exemple emblématique parmi d'autres. En définitive, si le seul programme du MoDem, c'est de fondre sa voix tantôt dans celle de l'UMP, tantôt dans celle du PS, quel intérêt de voter MoDem ? Bref, MoDem, donne-moi des raisons de voter pour toi, faute de quoi, je rejoindrai probablement la longue cohorte des abstentionnistes (l'UMP, le PS et a fortiori le FN étant bien loin de m'attirer...).

lundi, 13 décembre 2010

Roland Garros : pacte UMP/PS, le MoDem fait face

Ça va chauffer au Conseil de Paris, demain : l'UMP et le PS se sont finalement mise d'accord pour saccager les Serres d'Auteuil. Une pétition qui dépasse désormais les 25 000 signatures avec plus d'un quart de Parisiens circule, mais cela ne leur fait ni chaud ni froid.

Donc, à l'UMP, on fait les morts et on attend que ça se passe, et au PS, on entend bien liquider une partie de l'un des plus beaux fleurons de la Capitale, tout cela pour 15 jours de tennis par an, d'un complexe par ailleurs sous-utilisé autrement.

Sauf que cela ne fait pas du tout rigoler Jean-François Martins, l'élu démocrate du Conseil de Paris ; il escompte donc bien déposer un voeu ferme (il ne dispose hélas de pas plus de pouvoir que cela) pour engager la Mairie de Paris à revenir sur ses vues.

L'élu démocrate a un raisonnement imparable : 

a) détruire une partie des Serres d'Auteuil revient à mettre en péril des collections inestimables. C'est ce que disent les opposants au projet ainsi que les Verts.

b) mais, il y a un autre élément : si l'on veut réellement construire le Grand Paris de l'avenir, il faut admettre de commencer à délocaliser les centres de décision ainsi que les grands évènements. Il serait donc tout à fait pertinent d'envisager un déménagement de Roland Garros à Versailles, par exemple (proche du site actuel par l'A13), quitte à conserver une annexe dans Paris intra-muros.

C'est aussi le raisonnement de Béatrice Lecouturier, élue locale du MoDem dans le XVIème.

Je discutais, pendant le Congrès du MoDem avec Hervé, qui a longtemps été adjoint au maire dans le 16ème arrondissement. Il faisait valoir que Taittinger, ancien maire du 16ème, avait eu un mérite : il avait su protéger le 16ème des appétits immobiliers, tant ceux de l'ère Chirac, que ceux du premier septennat de Delanoë. Claude Goasguen n'a pas ce souci-là, et son opposition n'est que de pure façade. 

Paradoxalement, observait Hervé, on peut penser ce que l'on veut de Jean Tibéri (et pour cause !!!), comme édile de la Ville de Paris, il a été l'un des maires les moins néfastes. Il a lancé quelques grands projets nécessaires, mais s'est abstenu de bouleverser la capitale.

On a pu dire que Paris ronronnait, mais elle ronronnait bien tranquillement, et ses dépenses ne croissaient pas à vue d'oeil comme c'est le cas actuellement, alors que les impôts locaux flambent.

En réalité, c'est le boom de l'immobilier qui a pu masquer la vacuité et la nocuité du programme socialiste à Paris : explosion des frais de personnel, dépenses somptuaires, travaux inutiles, et j'en passe. L'augmentation des droits de mutation masquaient l'explosion des dépenses. 

Les prix continuent de grimper à Paris, mais en raison de la pénurie de logements. Il n'y a plus de dynamisme des échanges. Delanoë ne va donc pas pouvoir jouer de cette corde-là. C'est maintenant, une fois qu'il n'y a plus de réserves, que l'on va voir le vrai visage de la gestion socialiste : des impôts locaux qui vont exploser à leur tour pour couvrir des dépenses inutiles alors que les Parisiens souffrent de la crise et que leur pouvoir d'achat est en berne.

Et pendant ce temps, faute de générer un véritable élan économique, Delanoë va brader Paris en le vendant par morceaux à des promoteurs ou aux puissances de l'argent, comme aime à utiliser ces termes François Bayrou. 

Et quand il sera à court de liquidités, que croyez-vous qu'il fera ? Il profitera de la bonne santé financière dont il n'est nullement comptable pour emprunter et commencer alors à endetter les habitants...

17:50 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : delanoë, roland garros |  Facebook | | |

lundi, 18 octobre 2010

Le triumvirat Sarkozy-Delanoë-Borloo à l'assaut des Serres...

Je dois faire un mea culpa : j'ai écrit récemment que Bertrand Delanoë s'apprêtait à saccager les Serres d'Auteuil. En fait, il n'est pas seul : il y a d'autres vandales avec lui.

Jean-François Martins, conseiller démocrate de la Ville de Paris, me fait observer, dans un récent échange de mail, que Jean-Louis Borloo a forcément donné son accord à ce forfait, puisqu'il est Ministre du Développement Durable. Oui, oui, le gars qui se vante du Grenelle de l'environnement, c'est le même qui fout en l'air un espace vert à Paris, alors qu'il y en a si peu...

Mais avec la précieuse Tribune de l'Art, toujours bien documentée, j'ai eu le fin mot de l'histoire. Il y a un deal entre Sarkozy et Delanoë. Le 9 juin dernier, un accord tacite a été conclu : silence radio de Delanoë sur le Grand Paris, et en échange, fermeture de clapet de son camp de la part de Sarkozy sur les Serres d'Auteuil. Voilà qui explique l'étrange silence de Claude Goasguen sur le sujet, pourtant hostile au projet. Claude Goasguen est député UMP du 16ème nord, rappelons-le. Faites une recherche sur son blog à partir du moteur de recherche interne qu'il affiche sur sa page et tapez "Serres d'Auteuil". Surprise, aucun résultat...! Bon, essayons l'autre député UMP de la circonscription, alors, côté 16ème sud, Bernard Debré : nada, rien non plus sur son blog.

Je ne parle 

Bon, on me connaît ici, j'aime bien traquer l'info qui se planque. Or, dans un petit entre-filet du Parisien du 13 juin, je lis ceci : 

Le Maire du XVIe, Claude Goasguen (UMP) estime être “favorable au projet qui a été présenté, à l’exception de ce qui concerne le Stade Hébert, endroit de sport de proximité pour les scolaires”.

Gens du 16ème, pas la peine de chercher du côté de l'UMP, il y a des consignes, et, la consigne, c'est la consigne...

Le PS, les Radicaux, le PC ? Serres d'Auteuil ? Connaissent pas, les Serres d'Auteuil. Jamais entendu parler. Bon, de la langue de bois en bonne et due forme...

Où se tourner, alors ? Les Verts sont évidemment furieux, et on les comprend. La préservation des espaces verts à Paris, c'est leur bon côté. Maintenant, j'attends de voir : à Paris, les Verts sont des champions de l'activisme en paroles. Je ne les pas vus se bouger des masses sur le terrain pour faire front.

Côté MoDem, Jean-François Martins est dans l'expectative, mais Béatrice Lecouturier, élue locale du MoDem est nettement plus critique. Elle n'admet pas de voir les Serres d'Auteuil disparaître ou être réduites d'une quelconque manière. Il faut dire que le plan du projet est édifiant...

C'est pourtant bien l'issue finale et probable du projet. Comme l'écrit Didier Ryknerla conséquence de ce projet est simple : la mort programmée des serres d’Auteuil. Outre que celles-ci ne pourront plus fonctionner normalement, privées d’une grande partie de leurs plantes et des locaux indispensables pour que les jardiniers exercent leur travail, on imagine le résultat de la fréquentation par plus de 7 000 personnes simultanément sur ce lieu extrêmement fragile. Il s’agit d’un jardin précieux qui n’est pas dimensionné pour accueillir une telle foule, et encore moins des gens qui ne sont évidemment pas là pour admirer les plantes. On se demande par ailleurs ce que deviendra la chaufferie qui alimente en eau chaude les serres et qui est classée Seveso. Elle devra probablement être détruite pour construire le terrain de tennis. A terme, il est évident que les serres seront définitivement annexées par Roland-Garros et la Fédération Française de Tennis.

Je ne saurais qu'insister davantage en recommandant d'être les plus nombreux possibles à signer la pétition en ligne.

vendredi, 15 octobre 2010

Delanoë prêt à saccager les Serres d'Auteuil

Impossible de demeurer indifférent : ainsi la menace se précise. Une Delanoconnerie de plus à prévoir à laquelle il va falloir s'opposer en force. Je relaie bien sûr la pétition. J'ai déjà visité les Serres Chaudes, un bonheur, miracle de verdure dans un petit Eden miniature. Hors de question de le laisser faire. Je suis prêt à planter ma tente là-bas pour bloquer le chantier !

Sauvons les serres d'Auteuil

A l’ouest de Paris, dans le bois de Boulogne, il existe un site exceptionnel inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, ouvert toute l’année au public : le jardin botanique et les Serres d’Auteuil, chef-d’œuvre de verre et de fer unique en Europe, construit en 1898 par Jean-Camille Formigé, élève de Baltard et Eiffel.

La Fédération Française de Tennis envisage la « fusion » du tournoi de Roland-Garros et de l’ensemble du jardin et des Serres d’Auteuil, notamment l’annexion de l’Orangerie et autres bâtiments techniques protégés. Elle projette également de construire un court de tennis de 7 000 places à l’emplacement des « Serres chaudes », contenant des collections rarissimes, telles des orchidées plus que centenaires.
Pour des raisons techniques, tous ces projets rendraient l’ensemble de ce merveilleux domaine -jardin, serres et collections- immédiatement inexploitable. Ce serait donc signer sa fermeture pure et simple.

SERRES_D_AUTEUIL20102.jpg

Est-il raisonnable que la FFT envisage de saccager le jardin et les Serres d’Auteuil (déjà amputés du tiers lors de la construction du périphérique en 1968), alors qu’il existe d’autres solutions d’agrandissement ? Par exemple au nouveau stade Jean-Bouin voisin (l’ancien ayant été rasé cet été, y compris les tribunes Années 30 et 65 arbres), futur « monstre » de 20 000 personnes s’élevant jusqu’à 31 mètres de hauteur ?

D’autant qu’il doit être entièrement financé, pour quelque 200 millions d’euros, par le contribuable parisien, afin de permettre au Stade Français, société privée, de jouer une dizaine de matches par an qui pourraient se dérouler à dix mètres de là, au Parc des Princes, autre monstre de béton.

Est-il même raisonnable d’envisager, à l’ère du Grand Paris, un agrandissement du stade Roland-Garros, alors qu’avec ses 8,5 hectares, on ne trouvera jamais sur place l’espace lui permettant de rivaliser avec les trois autres sites du Grand Chelem, qui s’étendent sur 16 à 20 hectares ?Est-il admissible que ce quartier d’Auteuil et des Princes soit asphyxié, livré de toutes parts au « sport business » au détriment du sport amateur et scolaire, des espaces de verdure et des sites du patrimoine à la fois au Parc des Princes (bientôt agrandi), au stade Jean-Bouin, à la piscine Molitor (inscrite mais bientôt détruite), à l’hippodrome de Longchamp (pelouse bientôt tronquée), aux Serres d’Auteuil ?
N’est-il pas scandaleux, alors que dans le monde entier les stades sont construits à l’écart des habitations, que tous ces sites voisins ne fassent pas l’objet d’un plan d’ensemble respectueux du patrimoine et des espaces verts protégés, telles les admirables, les uniques Serres d’Auteuil ?

Il est urgent de se mobiliser, la Fédération Française de Tennis devant se prononcer sur les différents scénarios d’agrandissement ou de délocalisation de Roland-Garros au début de l’année 2011.

 

mardi, 08 juin 2010

Le MoDem16 pour le maintien de Roland Garros à Paris

En ces temps de tennis, s'il est bien une polémique qui fait couler de l'encre, c'est de déterminer ce qu'il va advenir de Roland Garros. Le président de la Fédération Française de Tennis, qui dispose d'une concession auprès de la ville de Paris pour 1.9 millions d'euros par an, estime que Roland Garros est trop petit et que faute de pouvoir l'étendre, il faut envisager un déménagement. Versailles, Marne la Vallée ont été évoqués. Pendant longtemps inconsciente du danger, la mairie de Paris a réagi in extremis en avril dernier en proposant un plan d'extension des cours de tennis. Problème : le projet mord sur les Serres d'Auteuil et réquisitionne un stade, Georges Hébert, normalement dévolu aux scolaires. J'ai pu avoir la réaction de Béatrice Lecouturier, élue MoDem du 16ème arrondissement de Paris, aux propositions de la mairie.

document?id=13935&id_attribute=120Le MoDem du 16ème arrondissement a pris connaissance du projet d'aménagement de Roland Garros présenté par Monsieur Delanoë. Si les élus démocrates partagent avec d'autres élus la volonté de maintenir Roland Garros à Paris, ils ne peuvent admettre que cela soit au détriment des Serres d'Auteuil. Ils n'appuieront un aménagement du stade Georges Hébert que s'ils reçoivent la garantie que ce dernier continuera d'accueillir des scolaires.

L'agrandissement indéfini de l'espace de Roland Garros n'est pas une fatalité pour en faire un grand tournoi. Sa dimension humaine et familiale pourrait être à l'avenir sa marque de fabrique. Raphaël Nadal déclarait récemment : « Roland-Garros a son histoire et cette histoire est ici et pas ailleurs. C’est pour ça que je voudrais que le tournoi reste ici » et encore « Ici, ça respire l’histoire du tennis. Bien sûr, le tournoi restera grand s’il va ailleurs, mais il y perdra un peu de son essence ».

Le MoDem 16 ne peut qu'approuver ces paroles empreintes de vérité. Le «Big is beautiful» ne devrait pas être l'alpha et l'oméga des aménagements urbains. Il appelle donc la majorité de la ville de Paris, et celle (UMP) du 16ème arrondissement à s'accorder pour valoriser Roland Garros autrement que par sa seule extension.

Le Big is beautiful, tiens, ça me rappelle quelque chose : n'est-ce pas Bayrou qui jugeait, récemment, que c'était le «Small», qui était «beautiful» ? En effet, il rappelait que la constitution des métropoles telles que voulues par le gouvernement allait déposséder nombre de communes limitrophes de tout droit de regard sur l'aménagement de leur territoire.

Je suis content que nous partagions, au MoDem, la même vision que Nadal. J'ai cru comprendre que Federer était moins clair, estimant aussi que s'il y avait de gros intérêts pour le déménagement, cela pouvait se comprendre. Bon, c'est Nadal qui a gagné le dernier tournoi. Tant mieux... Bref, c'est tout de même fort que plus aucun maire, et particulièrement Delanoë, ne puisse désormais envisager le développement de leur ville sans être frappé de gigantisme. Au fait, pourquoi cette question n'est-elle pas à l'ordre du jour du Conseil de Paris ? Il avait lieu hier et continue aujourd'hui...?

En la circonstance, ce n'est pas Delanoë, le principal coupable, même, si comme d'habitude, il va essayer de s'asseoir sur revendications des riverains ; le coupable, c'est un modèle de développement qui vise le "toujours plus", plus loin, plus grand, plus de spectateurs, plus de publicité, plus d'argent et...moins d'humanité...

Je suis satisfait de voir le MoDem entrer en résistance contre ce modèle sportif-là. Roland Garos peut et doit rester à la Porte d'Auteuil, parce que c'est une part de l'histoire du tennis et même bien plus. Nadal a raison.