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vendredi, 25 mars 2011

Tours triangle et péages franciliens : la chasse aux gueux est ouverte chez les Socialistes !

On se déchaîne chez les Boboï ? Quès Acquo les Boboï ? On a retrouvé tout récemment des manuscrits inédits. Des codex, enfin plutôt des volumen. On s'est rendu compte que la Guerre des Gaules, celle-là même que Jules César écrivit il y a un peu plus de 2000 ans n'était pas tout à fait complète, en fait.

On sait qu'à Lutèce, au temps des Gaulois, il y avait plusieurs tribus : les Parisii, les Sequanes, ça, c'était connu, mais, grâce à de toutes nouvelles recherches, on a découvert, en mettant la main sur un chapitre manquant de l'oeuvre célèbre du grand Jules, une autre tribu gauloise francilienne : les Boboï et leur chef suprême Delanopourix.

Delanopourix qui avait voyagé du côté de Babylone (Babel, quoi) rêvait de construire des tours d'une ampleur similaire dans la bonne ville de Lutèce. A cela s'ajoutait qu'il voyait d'un mauvais oeil les tribus alto-séquanes et dionyso-séquanes, qui jouxtaient Lutèce et lui faisaient de l'ombre. Pour s'assurer la tranquillité, Delanopourix s'était associé aux Verdix et à leur chef Baupinus Detritus. Ce remuant allié pouvait être casse-pied, mais sur le fond, il servait les plans secrets de ce chef local, en lui apportant une caution nécessaire pour faire bonne figure le jour du Municipe à Lutèce, quand il s'agissait de nommer un chef pour les années qui suivaient. 

Outre les Alto-Séquanais et les Dionyso-Séquanais, il pouvait se mêler à ces proches voisins des Sénons et des Carnutes, venus respectivement du sud-est et du sud-ouest des environs de Lutèce.

Delanopourix supportait difficilement les effluves puantes des chariots à purin de ces peuplades lointaines. Il était difficile de leur déclarer la guerre, mais, avec ses alliés Socialii, il avait trouvé la parade : l'octroi ! Mais attention, un octroi astucieux : plutôt que de risquer  de réclamer tribut à ses propres administrés, il était autrement plus fûté de réclamer taxes, dîmes et gabelles aux gueux Sénons et Carnutes (entre autres). Chaque fois que ces derniers empruntaient les viae bâties à la sueur de leur front par les Romains qui observaient ces querelles lilitputiennes d'un oeil amusé, Epafunetax, l'édile favori de Delanopourix leur prélevait quelques menues sesterces. De sesterces en deniers, de deniers en as, et d'as en sesterces, cela finissait par faire de belles sommes ; toutefois, la source vint un jour à tarir, Sénons et Carnutes renonçant à se rendre à Lutèce.

Delanopourix tenait à sa botte l'assemblée des édiles de Lutèce. Oh, certains faisaient bien semblant de lui mener une guerre sans merci, mais, sur les grands principes (faire payer les gueux, engager Epafunetax à s'employer autant qu'il le pouvait, construire des tours de Babel) ils se retrouvaient.

Toutefois, un édile, de pauvre condition mais fier, Johanus Franciscus Martius de la petite tribu des Democratix, résistait encore et toujours aux boboix et à leurs alliés.

Il avait observé que la généralisation de l'octroi pesait singulièrement sur les bourses pourtant très aplaties des Senons et des Carnutes, et que la construction de très grandes tours, comme à Babylone, contraindrait à garantir plusieurs centaines de coudées à la ronde de sécurité autour de chacune d'entre elles. Or, elles étaient censées fournir dans le sens vertical ce que Lutèce n'offrait plus dans le sens horizontal faute de place. Il y avait donc là un paradoxe fâcheux qui ne semblait pas frapper plus que cela Delanopourix et ses Boboï. A cela s'ajoutaient des coûts d'entretien et d'exploitation que Delanopourix comptaient bien faire régler d'une part à ses Boboï, mais d'autre part et surtout, aux gueux taillables et corvéables à merci. 

Pas fou, Delanopourix, suivant en cela un exemple bien romain, s'était toutefois assuré le soutien d'une partie de la plèbe lutécienne. En effet, il versait l'annone, comme à Rome, à certains d'entre eux. Cette manne inespérée pour certains permettait une division salutaire de la plèbe ; inspiré par la pratique romaine, Delanopourix garantissait panem et circenses au bon peuple de Lutèce tout au long de l'année. Ainsi, ayant endormé les consciences et acheté les estomacs, il pouvait, par le fait du prince, mener et malmener bâtisses voies et taxes de Lutèce à sa volonté.

Commentaires

Je n'aurais qu'un mot: LauLe

Écrit par : Fabrice_BLR | vendredi, 25 mars 2011

Et que devient le vieux chef déchu Tibéris, assigné à résidence à côté du Temple de tous les dieux ?

Écrit par : Romain / Variae | vendredi, 25 mars 2011

Merci du fou rire matinal occasionné par ce billet. :DDD

Écrit par : Martine | vendredi, 25 mars 2011

:)))

(sinon, accessoirement on écrit "Qu'es aquò" ;) )

Écrit par : KaG | vendredi, 25 mars 2011

Depuis d'Ascq, j'ai moi aussi éclaté de rire lorsque j'ai soudain compris la vanne... Il m'a fallu arriver au 3ème paragraphe quand même. ;-)
Tant qu'il ne touche pas à la Louv(r)e et ses bessons...

Écrit par : Françoise Boulanger | vendredi, 25 mars 2011

@Kag,
Pas d'accord, qu'es acquo, trèès joli vraiment très joli.
Très "pastèque". :DDD

Écrit par : Martine | vendredi, 25 mars 2011

Intéressante découverte archéologique, qui semble mettre en évidence une recette éprouvée : pour prendre le contrôle d'une ville à majorité riche : faites une politique de riche, les pauvres s'en iront, le poids proportionnel des riches s'accroîtra d'autant et vous serez réélu. Avec ce cercle "vertueux", on voit mal comment Delanoë pourrait sauter.

Par contre, l'inverse n'est pas toujours vrai : faire une politique de pauvres (assistance à tour de bras, clientélisme municipal, distribution de colis...) ne fait pas forcément fuir les riches. On en a la démonstration à Nanterre où l'on voit arriver un nombre croissant de familles de classe moyenne n'ayant plus les moyens de vivre à Paris, Puteaux, Suresnes ou Levallois. La municipalité de Nanterre a longtemps résisté : limitation du nombre de logements, HLM à tout-va, lutte contre le développement de La Défense... mais le mouvement lui semble désormais irrésistible au point qu'elle a décidé de le suivre. Premier temps : au milieu de 2010, tout le noyau dur de l'équipe municipale, accompagné de la député locale, ont quitté le PCF. Deuxième temps : à l'occasion des Cantonales, pression exercées sur les responsables EELV (dont certains ont des délégations au conseil municipal) pour leur faire accepter des alliances baroques. Et troisième temps (sans doute vers juin ou juillet 2012) : ralliement de tout ce noyau à EELV et prise de contrôle massif de la section EELV nanterienne. A partir de là, tout pourra arriver.

Écrit par : Ch. Romain | samedi, 26 mars 2011

@Romain
Ah, Tiberius Crassus Parvenus ? Bah, ce n'était qu'un intendant nommé par son maître Jobfictix...
@KaG
Oui, mais tu sais, les gens de Lutèce et les langues étrangères :-)
@Martine
Il paraît que c'est bon pour la santé :-)
@Ch.Romain
Astucieux, n'est-il pas ? A vrai dire, de nombreux archéologues font observer que le 1er site d'implantation de la vieille Lutèce fut Nanterre...

Écrit par : l'hérétique | samedi, 26 mars 2011

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