Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 10 janvier 2015

Gravissime faute de BFM qui a bien failli faire tuer des otages

La faute de BFM est si grave que cette chaîne mériterait une sanction exemplaire. Au cours de la prise d'otages au supermarché de la Porte de Vincennes, la chaîne a révélé en direct que cinq adultes et un enfant se cachaient dans une chambre froide. Coulibaly avait les moyens de savoir ce que disait la chaîne à tous moments et c'est une véritable chance qu'il n'ait pas pris garde au bandeau qui défilait sur l'écran.

La femme de l'un des otages a réagi avec horreur et indignation.

C'est sans doute la pire faute déontologique qui ait jamais été commise, d'autant que la chaîne était en relation directe avec l'un des otages et a donc utilisé une information vitale à de viles fins commerciales.

Je souhaite que BFM TV qui cherchait avant tout l'audience ne s'en sorte pas indemne. 

Au passage, ce n'est pas la seule faute d'une chaîne TV. France 2 qui communiquait avec la soeur de l'homme caché sous un évier dans l'imprimerie où s'étaient réfugiés les Kouachi a passé en direct son témoignage alors qu'elle disait qu'elle était très inquiète de l'absence de son frère et qu'il avait peut-être éteint son portable pour ne pas se faire repérer. Elle aurait pu mettre la puce à l'oreille des deux frères. Une faute très grave.

Dernier détail, les médias ont diffusé en direct l'assaut de l'hypermarché, or, il a eu lieu deux minutes avant celui de Dammartin. Si les frères Kouachi avaient eu un otage ils auraient pu avoir l'idée de l'exécuter sur le champ en constatant que le RAID s'apprêtait à investir l'hypermarché.

A plusieurs reprises, pendant ces jours dramatiques, les médias ont constitué une source de dangers supplémentaires. Je souhaite que le CSA réagisse, et pas seulement par un avertissement solennel, cette fois.

22:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bfm, information |  Facebook | | |

jeudi, 14 octobre 2010

S'informer, tout un art...

Val le Nain, de 100 000 Volts, me demande comment je m'informe. C'est une opération complexe. Je me rends sur des blogues spécialisés , je parcours Google Actualités, je lis Le Figaro, notamment son fil d'actualités, j'écoute France Info, je pianote sur tweeter, fais un tour sur le Post, consulte les pages de mon reader qui comprend au moins 50  blogues et voilà, en somme. Ah, je profite aussi de la blogroll de Jegoun, fort complète, et parfois de celle de Didier Goux quand je veux savoir ce que la super-Réaco-limite-facho-sphère pense de tel ou tel sujet, ou, a contrario, ce qui se dit chez la gauche bêlante (il a un flux ad hoc).

J'allais beaucoup sur wikio jusqu'à ce que la page change de présentation. Depuis, je ne m'en sers quasiment plus. Du temps ou CoZop avait une page d'accueil, je pouvais aussi jeter un oeil dessus. Dans la catégorie sources d'info, je me rends également assez souvent sur Marianne2.

Je me rends également très facilement sur les sites des Partis et je cherche leur programme, et, de même, je fréquente assez assidûment le site du Sénat dont je lis les rapports parlementaires.

Ensuite, j'ai quelques sources plus spécifiques, mais que je ne révèle pas, histoire de continuer à en conserver la primeur :-)

Bon, à mon tour de taguer, tiens : par exemple, Humeurs de vache, Fred, Hashtable et Objectif liberté (qui m'impressionnent souvent tous les deux dans ce domaine)

13:14 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : information |  Facebook | | |

mercredi, 14 octobre 2009

Presse, la tenaille se referme

Tout comme Monique Dagnaud, sur le site Telos, je suis très inquiet devant la situation de la presse non seulement en France, mais plus généralement dans les pays occidentaux. On évoque souvent la liberté de la presse comme le bien le plus précieux, mais il n'est en réalité pas le seul : l'autonomie économique et financière des organes de presse n'est pas moins vital que la liberté de parler pour les journalistes. Or un piège aussi insidieux que diabolique se referme peu à peu sur nos quotidiens et nos magazines : le gratuit. Pas seulement le gratuit dans la rue, mais le gratuit que génèrent les millions de nos concitoyens qui se ruent sur les espaces d'expression publique qu'offre Internet.

Aucune solution reposant sur le gratuit numérique intégral ne fonctionne sur la Toile : les sites des grands quotidiens, les uns après les autres, plongent dans le rouge. C'est qu'ils sont concurrencés, sur Internet par le journalisme citoyen. Or, ce journalisme-là, s'il est bien le fait du citoyen, n'a généralement rien d'un journalisme professionnel. La plupart du temps, il traite la surface de l'information, la plus éruptive, sans traiter méticuleusement ses sources et en comportant une part de subjectivité grandissante.

Il ne reste donc à la presse professionnelle plus que deux solutions : compter sur le mécénat privé (mais alors il peut être intéressé) ou public (rien de plus néfaste et dangereux qu'une presse d'État). Voilà où nous en sommes.

Je dois l'admettre à titre personnel, mon buget presse explose en vacances parce que je n'emporte pas mon ordinateur (et donc une connexion internet) avec moi. J'achète très souvent Le Figaro, Le Monde, Libération ou encore Aujourd'hui (ou le Parisien si je suis à Paris). Mais que je revienne chez moi, et je me connecte alors avantageusement sur les sites de ces quotidiens. Et pourtant, j'aime bien lire le journal...

Le MoDem, lors des élections européennes, avait porté au pinacle trois biens supérieurs : l'éducation, la santé et la culture. Ce parti avait avancé l'idée qu'il existait des biens, supérieurs, auxquels on ne pouvait demander de répondre à une logique de marché. La presse, avec Internet, est soumise à une situation d'hyper-concurrence, sans espoir de pouvoir faire face, puisque tout le monde peut s'auto-proclamer journaliste (mais tout le monde ne peut se retrouver doté d'une carte de presse...).

Faut-il alors décréter que l'information pourrait bien être un quatrième bien supérieur, au moins aussi précieux que les trois autres ? Quel modèle adopter ? Et que faire pour garantir aux journalistes la nécessaire liberté qu'impose tout travail sérieux d'information ?

A titre personnel,  je n'ai, à l'heure actuelle, pas de solutions, et je continue de m'interroger, mais je m'inquiète à l'idée que des journalistes aussi talentueux qu'un Laurent de Boissieu ou un Jean Quatremer, pour en citer deux que je lis régulièrement, puissent un jour disparaître...

vendredi, 11 septembre 2009

Hortefeux la proie facile

S'il y a bien quelque chose qui me sidère, c'est la manière dont on peut se lancer dans des déclarations complètement inconsidérées sur la foi d'une vidéo qui circule sur Internet. C'est tellement facile de traffiquer une vidéo, et d'en faire un montage ad hoc selon ce qu'on veut lui faire dire. Hortefeux a la gueule de l'emploi : il a été ministre de l'immigration et de l'identité nationale. Trop beau, l'occasion rêvée d'en faire une «raciste» patenté. On l'accuse d'avoir tenu des propos douteux envers un militant d'origine arabe ; le militant dément formellement, déclare qu'il ne s'est senti à aucun moment visé par les propos en question, au demeurant peu audibles sur la bande vidéo, tout le monde s'en fout.

Non, on préfère huler avec les loups, bêler et appeler à la démission du ministre. C'est mieux. C'est tendance. A gauche, on n'a rien trouvé de mieux pour emmerder Sarkozy faute d'idées. Dieu merci, pour l'instant, aucune voix au MoDem ne s'est jointe à ce concert d'éructations.

Mon intuition sur ce sujet pourrait bien être vérifiée : le journal Sud-Ouest note qu'une «légère» coupure pourrait bien avoir été réalisée dans la vidéo. Personnellement, en l'écoutant, j'avais trouvé l'enchaînement des séquences de fin assez suspect. Il y a quelque chose qui cloche, en effet, notamment la manière dont Hortefeux est censé passé du prototype au trop grand nombre.

Franchement, peut-on imaginer que le militant aurait continué à rigoler béatement si le Ministre lui avait balancé une saloperie pareille alors qu'il venait se faire photographier avec lui ? Rien que ça, déjà, ce n'est guère plausible. Et pourquoi la vidéo éprouve le besoin de souligner ce que dit le ministre avec un script sur l'écran ? Parce que ces propos sont inaudibles ? Alors comment peut-on en tirer quelque chose ?

Pauvre blogosphère, pauvre journalisme citoyen qui se targue de donner des leçons au journalisme professionnel. Pas une once de recul...pas la moindre retenue, mais des cris et de l'hystérie avant toutes choses...

Presse de merde, blogosphère de caniveau pour évacuer la merde...

mercredi, 18 mars 2009

Gendarmes dans une maternelle, la clef du mystère

Bon, j'ai eu raison de demeurer prudent : j'ai relayé une information selon laquelle des gendarmes seraient venus enquêter dans une école maternelle du Gers à propos d'un jeune enfant.

Je dois être honnête : j'avais tellement été échaudé par les derniers incidents entre forces de l'ordre et enfants, et aussi par les déclarations du candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle, que je suis parti au départ sur les chapeaux de roue, d'où la consonance de l'url de mon billet précédent, jusqu'à ce que je prenne le temps de la réflexion avant de publier et que je ne modifie mon texte. Je dois aussi avouer que ce qui m'a poussé à me méfier c'est le parcours du blog d'origine ( par exemple, quand on salue le chef du LKP comme un grand héros et que l'on fait un déni de réalité sur l'authenticité des propos racistes qu'il a tenu envers les békés, évidemment, cela engage à se méfier sur tout le reste de l'information). Le second élément, c'est qu'après une saine relecture de la lettre, il ne m'a pas semblé que la gendarmerie traitait en délinquant cet enfant mais me semblait plutôt, au contraire, chercher à se renseigner sur son état psychique et ses conditions de vie.

Et j'ai eu la chance qu'un gradé de la gendarmerie, Chris, vienne commenter mon premier billet et me donne des précisions. Les voilà :

En tant que gradé de gendarmerie, je souhaiterai formuler un début de réponse ... je dis bien 'début' car aucun de nous ne connaît la finalité du dossier traité.

La gendarmerie, et la police, ont également en charge des demandes d'enquêtes sociales. Vous pouvez toujours dire que ce n'est pas notre travail, que d'autres personnes seraient plus
à même de s'en charger, les faits sont là.

L'enquête sociale qui nous est demandée fait suite généralement à un dossier judiciaire. Il ne s'agit pas d'enquête sociale pure, mais plutôt de constatations à effectuer sur le cadre de vie et le comportement des individus.

Les enquêtes sociales qui ne font pas suite à un dossier judiciaire ne nous sont pas adressées, bien heureusement car ce n'est pas notre mission.

Dans le cas présent, tout en restant prudent au vu du courrier mentionné, je pencherais vers un enfant victime (quelque soit l'infraction dont il fait l'objet) ou vers des parents auteurs de faits (drogue, secte, ...) et dont l'enfant pourrait en subir les conséquences.

Les gendarmes vont donc se renseigner auprès de la directrice de l'école sur les conditions de scolarité de l'enfant. Elle peut s'ennorgueillir de sa position sociale, mais un directeur d'école n'a pas à connaître le fond d'un dossier judiciaire. Les gendarmes se présentent, posent des questions, remercient leur interlocuteur et prennent congé. Ils auraient aussi pu la convoquer à la brigade pour lui poser des questions, où dans le pire des cas lui téléphoner (pas vraiment la bonne solution).

En d'autres temps, personne ne se serait
plaint de voir passer des gendarmes ou des policiers. Aujourd'hui, tout le monde devient suspicieux et un parallèle est fait entre notre travail et les volontés gouvernementales, ce qui n'est pas forcément le cas.

Pour ma part, c'estl'explication que j'attendais, et elle me semble plus que convaincante. Je compte écrire bientôt un billet sur le traitement de l'information, car mon expérience de blogueur m'amène progressivement à le considérer comme une chose difficile et à constater, au fil du temps, que la manipulation de l'information est au moins aussi facile sur la Toile que dans les médias traditionnels. On s'emballe, on réplique une même source, et voilà une erreur voire un mensonge dupliqué pas à l'infini mais pas loin...

Ceci est aussi une leçon pour moi, même si j'essaie tout de même de faire attention : il est risqué de publier une information polémique tant que l'on ne dispose pas au moins d'un point de vue contradictoire. Je m'en vais réciter dix Pater Noster après cette confession et promets (mais pas solennellement, au cas où moi aussi j'essaierai de manipuler l'information :-D ) de ne pas recommencer.

Une chose est claire, toutefois : quand l'information ne provient pas d'une source idéologiquement marquée ou avec une intention idéologique, elle me paraît plus fiable. Par exemple, dans l'article "Nicolas Sarkozy, cessez de bafouer nos libertés", si je ne mets pas en doute le témoignage de Laura Asma, parce qu'elle n'a aucun marqueur idéologique, j'aurais en revanche aimé disposer de plus d'informations à propos de l'enquête sur le blog d'un lycéen : je ne peux me fier qu'à un seul témoignage qui vient de quelqu'un qui joue un rôle majeur dans une coordination étudiante contre un projet gouvernemental. Une intoxication est possible. En ce qui concerne les enseignants et les collégiens, il m'a effleuré l'esprit qu'il y avait peut-être eu une provocation, mais, deux éléments m'ont amené à considérer le témoignage comme correct comme exemple : primo, même si c'est le cas, cela ne justifie pas de flanquer des coups de matraque à des collégiens et secondo, le Canard enchaîné avait rapporté la chose en précisant que ces collégiens rentraient paisiblement chez eux. Or, le Canard donne généralement des infos fiables, même si elles peuvent parfois être tronquées. Et puis il y a tout de même des faits objectifs sur un certain nombre d'abus, sans oublier les 500 000 gardes à vue de l'année écoulée.

Tout ça pour dire que ce n'est pas facile pour de pauvres commentateurs de l'actualité comme nous, pauvres petits blogueurs que nous sommes, de présenter des commentaires et de l'actualité fiable et objective. Amen et mea culpa.

 

lundi, 06 octobre 2008

Quid des commentaires sur les blogs ?

Tiens, je viens de lire un intéressant article sur Marianne à propos de la pertinence ou non d'autoriser ou de tamiser les commentaires sur un blog. Dans un premier temps à penser, ce sont des observations techniques qui me viennent à l'esprit : la question se pose à partir d'un certain nombre de commentaires, et si l'on ne dispose pas de temps ou d'une équipe de modération.

Ensuite, il y a l'aspect politique et philosophique : la liberté des commentaires participerait d'une démocratisation de l'information, voilà ce que disent les partisans de la libre expression de ces derniers, et, c'est ce en porte à faux de quoi semble se positionner Régis Soubrouillard.

J'y vois un faux débat, pour ma part, car il mêle deux questions distinctes : ce qui compte au fond, c'est surtout l'accessibilité de l'information, et pas de n'importe quelle information, mais aussi une information de qualité. Or, il y a souvent une ambiguïté des apôtres de la libre-information.

Démocratiser l'information, c'est autoriser tout le monde à la faire, ou bien c'est la rendre accessible à tous et à toutes ? La question, c'est de déterminer dans quelle mesure les deux questions se rejoignent. On pourrait faire par exemple valoir qu'un flux incontrôlé d'informations de qualité très variable contribue à détruire l'information fiable et à propager les rumeurs les plus fantaisistes. En ce sens, la liberté absolue joue contre l'accessibilité de l'information. Mais en même temps, si les groupes médiatiques sont contrôlés ou sous influence, certaines informations ne parviendront pas à s'exfiltrer, et certaines d'entre elles méritent d'être connues.

Il me semble que l'ouverture ou non des commentaires sur les blogs participent de la même problématique. Pour ma part, j'ai choisi l'ouverture de peur de rater des commentaires de très grande qualité, et je ne le regrette pas puisque certains d'entre eux deviennent des billets sur mon blog. Toutefois, je conçois bien aisément que la problématique demeure en suspens.

jeudi, 15 février 2007

Le volatile

Eh, volatile, heureusement que tu es là pour égayer les jours sombres de cette campagne présidentielle. A vrai dire, à te lire, je me paie pour une somme modique une franche tranche de rire chaque semaine.

Je vais même te faire une confidence, l'emplumé, tu me fais tellement rigoler que je t'achète volontairement au numéro, parce que je crois que cela te rapporte plus que l'abonnement. 

Alors tu mérites bien que je te fasse de la réclame, comme on dit en vieux françois, celui des années 60. 

 

Tiens, pour ceux qui veulent te lire, voilà une adresse où ils peuvent s'abonner :

http://www.lecanardenchaine.fr/abonnes.html 

 Coin, coin et attention aux renards, j'ai entendu dire qu'il y en avait qui tentaient de se déguiser en volatiles, ces derniers temps...