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mercredi, 13 octobre 2010

Grèves : ils adorent jouer les martyrs

Même si je trouve que c'est bien fait pour la g.... de Sarko de se prendre les grèves actuelles contre les retraites (ça lui apprendra à passer en force, il les a bien cherchées), quand j'entends le mot grève, mon instinct naturel de droitier reprend le dessus, c'est plus fort que moi. On ne se refait pas.

S'il y a bien un truc qui me chauffe, ce sont ceux qui essaient de se faire passer pour des martyrs de la cause, de l'information ou de la liberté d'expression.

Tenez, par exemple, considérez le témoignage de cette journaliste qui hurle au loup parce qu'elle s'est pris des coups de matraque. Il y a du grabuge sur la Place de la Bastille, en fin de manif, et qu'est-ce qu'elle fait, elle s'empresse d'aller voir, par curiosité, comme elle dit. Dans le même temps, elle essaie de se faire passer pour une honnête mère de famille allant simplement récupérer son fiston au solfège.

Bon, c'est Rue89, la presse libertaire (mais convertie à l'économie de marché consumériste et aux aides de de l'État fût-il sarkozyste) de la Toile, donc, évidemment, rien d'étonnant à y lire un témoignage qui fait passer les CRS pour des maniaques de la répression. J'aime bien les euphémismes de la journaliste :

Sous le génie, je vois une trentaine de CRS (décompte de mémoire). En face d'eux, des groupes discutent autour d'un feu de camp : des papiers et une carcasse de fer indéterminée (caddie de ménagère ? ) brûlent en face de l'opéra Bastille. Atmosphère de plage à Paris. L'ambiance est tranquille. Certains sont ivres -dragueurs mais pas agressifs. Un grand nombre de personnes sont installées sur les marches de l'Opéra.

Bon, y'a le feu, des connards ivres qui font chier les femmes, des restes d'incendie et un groupe qui cherche la merde. Atmosphère de plage à Paris, ambiance tranquille, comme elle dit, la nana. Et ensuite elle vient gémir sur la charge des CRS. Il y a de quoi rire, franchement.

Amusante la vidéo du journaliste de Canal+ toujours chez Rue89 : regardez comme le mec au lieu de détaler comme un lapin quand il y a du grabuge se prend pour un résistant et brandit sa carte de presse alors qu'il n'opère même pas pour sa chaîne. Ces mecs là cherchent avant tout à faire de l'audimat quand ils font un reportage et se prennent pour des champions des libertés alors que l'on sait bien que les fins de manifestation (observez qu'il fait nuit sur la vidéo) sont propices aux débordements et à la racaille. 

Bon, en commentaire, j'ai lu les suggestions d'un "social-traître",watashi_baka, habitué des manifestations, qui sont le bon sens même. J'en donne copie ici (pardonnez-lui les petites fautes d'orthographe qui émaillent son commentaire) : 

J'ai un nombre honorable de manif à mon actif,
et pourtant je n'ai jamais été gasé ni prix de coup de matraque (et j'éspère que ça va durer).
Je me permet donc de donner quelques conseils au passant ou au manifestant débutant pour limiter les risques.

-Suivre les consignes des organisateurs, c'est à dire que si ils ont dit de disperser la manif, même si il y a une ambiance joyeuse, c'est qu'il y a un problème ON DEGAGE !
-Garder les yeux ouverts, j'avoue que j'ai l'avantage d'être grand et qu'en manif ça aide vraiment de pouvoir regarder au loin et se faire une idée des mouvements des CRS et des agités qui leurs font faces.
-Si le quartier est bloqué, partir seul (quitte a retrouver ses camarades dans un café 10 minutes plus tard) , en demandant poliment l'autorisation aux CRS (en général même si les CRS bloque une rue, il vous laisseront sortir)

-Avant de rejoindre les copains qui tiennent la ligne face au CRS, demandez leurs ce qu'ils comptent faire.

Lorsque les CRS dispersent par la force une manif qui dégénère (même si dans ce témoignage ça a l'air gérable) ils n'y vont pas de main morte et il vaut mieux ne pas être dans le coin.

Par contre a chaque fois que je leurs ai demandé si je pouvais sortir et a chaque fois que je leurs ai demandé si il comptait laisser faire ou disperser par la force ils m'ont répondu,

Je sais que dire ça c'est être un social traitre qui écoute la police, et suis les consignes d'organisation vendue mais ça marche.

Une fois que la charge a commencé c'est trop tard par contre.

Voilà, c'est pas compliqué : pas la peine d'aller hurler à la dictature alors que c'est si simple de ne pas se prendre un bon coup de matraque, a) en étant poli b) en évitant de faire de la provocation pour se faire mousser c) en pouvant faire jouer son droit de grève et de manifestation d) en se renseignant auprès des personnes qualifiées (organisateurs, police...).

Commentaires

Grèves : ils adorent passer pour des martyrs

Écrit par : mamamianews | mercredi, 13 octobre 2010

Ayons une pensée émue et consolatrices pour les futurs petits-enfants de cette insipide pétasse qui, des années durant, devront subir le récit indéfiniment mâchouillé du jour où Mamie s'est prise pour Dolorès Ibarruri et s'est chopé un coup de goumi derrière la calbombe.

Écrit par : Didier Goux | jeudi, 14 octobre 2010

Les commentaires sont fermés.