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lundi, 17 janvier 2011

Nom de Zeus ! La concurrence au wikio devient sans pitié !

Tiens, voilà un sujet qui va intéresser l'Nicolas, et, qui sait, peut-être le grand sorcier de l'algorithme wikiesque, Jean Véronis. Tenir son rang devient une gageure au top wikio des blogues politiques. Je jetais un oeil sur les wikioscores (eh oui, chers lecteurs, songez que je suis aussi consultant politique pour l'wikio) et observais alors avec mélancolie que dans les 20 premiers, y'a plus rien en-dessous de 85 de wikioscore ! et attendez, on n'est qu'à la moitié du mois !!! Ça devient impitoyable. Même dans le top 30, faut encore être à plus de 60 ! Comment voulez-vous qu'un petit blogue résiste à une pareille concurrence ? Pire encore : sur les 30 premiers blogues, y'a un libéral (l'affreux hashtable), un réaco-nationaliste et un centriste (votre serviteur). Le reste, c'est que du gaucho pur porc (c'est affectueux, hein, pas d'embrouille). Allez, si on monte à 40 dans le top, on trouve un UMP (enfin de la droite, quoi), Authueil, et une autre centriste, Polluxe. Le reste, que du gaucho, du gaucho et encore du gaucho. Il ne reste rien de la MoDemo-sphère qui a volé en éclats depuis belle lurette, et le seul autre réseau qui faisait contre-poids autrefois aux Left-Blogs, LHC, n'a même plus de blog dédié. 

Il y a bien Barbier qui flotte en apesanteur dans ce top40, le directeur de l'Express. Assurément, c'est un blogue qui parle de politique. Est-ce pour autant un blogue politique ? On ne sait jamais trop quoi penser ni quoi faire, au demeurant, de ces blogues de journalistes, pas plus mêlés au petit peuple de la blogosphère que les politiques.

Ce type de billet sur wikio n'intéresse typiquement que quelques initiés : c'est l'archétype de l'anti-billet populaire par excellence. Il ne va guère m'amener de lecteurs, mais cela permet de taper la discut' avec quelques blogueurs intéressés.

C'est amusant, finalement, d'avoir pu s'imaginer que des réseaux comme facebook ou twitter pourraient entraîner l’amuïssement progressif des blogues ; considérez le contenu, dans sa substance, qu'offrent facebook et twitter : ce sont des relais. Rien d'autre. Ou quasiment rien d'autre. Bons relais, mais en aucun cas magma d'idées et d'analyses turgescents comme le sont les blogues. C'est cela la valeur ajoutée, des blogues, finalement : le bouillonnement intellectuel.

Tiens, allez, un petit scoop : je sais, de source bien informée, que Bayrou a longuement parcouru la blogosphère (toutes tendances), l'auscultant comme un haruspice étrusque qui farfouille désespérément les entrailles encore fumantes de sa victime sacrifricielle pour trouver ne serait-ce que les prémices d'un signe des dieux. Il fait partie, je le pense, à l'heure actuelle tout du moins, de ces très rares hommes politiques, à penser que la blogosphère politique était un lieu propice au surgissement d'idées. Je sais qu'il continue à lire des blogues, mais je ne sais pas exactement lesquels. Je ne connais aucun autre homme politique de cette envergure qui en fasse autant.

Parmi les journalistes, ils sont rares, même très rares à scruter la blogosphère. Il y a évidemment Guy Birenbaum, connu chez les z'influents pour cette pratique, le discret Laurent de Boissieu, expert politique du Journal La Croix, quelques journalistes qui suivent au moins ce qui se dit sur Marianne2, et je crois que c'est à peu près tout.

vendredi, 14 janvier 2011

Marine Le pen écrase vraisemblablement Gollnisch

D'après le Figaro, le dépouillement des premiers bulletins du vote interne au Front National donnerait Marine Le pen victorieuse ; la tendance serait irréversible.

Certains penseront qu'entre Gollnisch et Marine Le pen, finalement, il n'y a jamais qu'une lutte interne au FN. Ce n'est pas exactement mon avis. Gollnisch, à mes yeux, représente ce qu'il y a de pire au FN. Un négationniste souriant tentant de se faire passer pour un homme politique fréquentable. Raymond Barre qui ne représente plus pour moi la figure estimable qu'il a longtemps été à mes yeux, était d'ailleurs largement tombé dans le panneau.

Entre Gollnisch et Marine Le pen, mieux vaut clairement la seconde, même si électoralement elle constitue un danger tout autre que le fade Gollnisch.

Pour que la tendance soit déclarée irréversible si tôt, c'est que la victoire de Marine Le pen doit être probablement sans appel voire écrasante.

Pour nous autres démocrates et libéraux, il ne nous reste plus désormais qu'à nous attaquer à son programme, démontrer son inanité et construire nos propres propositions...

22:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : fn, marine le pen |  Facebook | | |

Porosité nationaliste...

Corto a-t-il pressenti le sondage et le dossier associé de Marianne2 ? Toujours est-il que dès mercredi, il posait sur son blogue la question de l'attitude que l'UMP doit adopter vis-à-vis du FN. Ce blogue, je le crois, a régulièrement mis en garde contre le retour du Front National, estimant que les thématiques fortes de ce parti demeurent d'actualité, même si elles n'apparaissent pas de prime abord dans les sondages sur les préoccupations des Français. Les gesticulations inutiles de Nicolas Sarkozy, les glapissements effarouchés de la gauche, lui ont largement préparé le terrain. Une fois sur deux, quand je traite de l'immigration, ici, a fortiori de la sécurité, il se trouve une foultitude de beaux esprits, généralement de gauche mais aussi parfois du centre, pour bêler en choeur et qualifier le blog de sous-marin du Front National.

Les électeurs de l'UMP sont tentés par le Front National parce que la droite s'obstine à se moquer d'eux et à ne pas traiter les problèmes associés à l'immigration et à l'insécurité. Je l'ai déjà dit plein de fois ici :

- tandis que Sarkozy fait des moulinets de bras, il réduit le nombre de fonctionnaires de police et n'augmente pas les moyens de la justice. Au contraire, il l'étouffe même sous une inflation législative aussi chronophage qu'inutile.

- il s'en prend avec une démagogie aussi rare que navrante aux Roms (confondant au passage les gens du voyage avec ces derniers au point de se faire reprendre par le FN !!!) et dans le même temps, le gouvernement Fillon a accordé la nationalité française à 200 000 étrangers chaque année, poursuivant le regroupement familial initié et jamais interrompu depuis sous le septennat Mitterrand.

Bref : le bilan de la gauche qui accusait le peuple de fantasmer était déjà nul, mais Sarkozy qui roulait des mécaniques en 2006 a réussi à faire encore pire.

Il se trouve malheureusement que l'euro a mauvaise presse, par les temps qui courent (et Dieu sait, pourtant, si cette monnaie nous a protégés !). 

Il y a donc là les ingrédients d'un cocktail explosif. 

De son côté, Marine Le Pen a adopté une stratégie particulièrement adaptée : elle s'est débarrassée des oripeaux fachos qui caractérisaient jusque là le FN et compte bien faire de son mouvement un parti "présentable", c'est à dire, en somme, un parti populiste comme on en trouve en Hollande, en Hongrie ou encore en Pologne. Par ailleurs, je fais partie des Français qui ne la considère pas comme raciste, en effet. Ce qui ne l'empêche pas de surfer sur le rejet de l'immigration au sein de la population française, bien entendu...

Notez que je mets présentable entre guillemets. Pour moi, le populisme, c'est le mal, qu'il vienne d'un Mélenchon ou d'une Marine Le Pen.

Il n'en reste pas moins qu'il ne suffira pas de beugler à la peste brune pour éviter de devoir choisir entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy en 2012 (cauchemardesque). Je dois toutefois être clair : si cela doit arriver, cela arrivera. C'est aux partis politiques de présenter un programme et des résolutions qui tiennent compte des aspirations populaires. Moi, je continuerai à voter centriste au premier tour, y compris si un sondage prévoit la présence du FN au second tour. Seule une alliance gauche-centre avec un programme qui me conviendrait (et on est très loin du compte) pourrait me faire changer d'avis.

Bref, sur la sécurité et l'immigration, courir derrière le FN ne sert à rien : il faut le devancer, tout en récusant la stigmatisation, avec évidemment le handicap que le FN pourra tenter de faire valoir qu'il a eu raison avant tout le monde.

Je sais qu'au MoDem on se préoccupe au moins de la sécurité. J'en ai discuté avec quelques membres des commissions, et je connais leur désir de bien faire dans ce domaine. Je dois néanmoins leur dire que leur projet actuel est très largement insuffisant ; que leur discours doit également s'affranchir radicalement de toute forme de bien-pensance de  gauche. Il faut dire et annoncer les choses calmement mais fermement, sans hésitation et sans crainte.

Après, il deviendra possible de coincer le FN : son programme économique est truffé de contradictions et revient, in fine, soit à couler économiquement la France, soit à ouvrir très grand les portes aux productions étrangères. J'y reviendrai, en particulier en ce qui concerne les délocalisations et l'industrie, pour montrer les dommages qu'occasionnerait à notre pays l'application du programme du Front.

Il me semble logique de me porter vers des blogs de droite et centre-droit ou assimilables pour continuer la chaîne initiée par Corto. Je pense notamment à :

Xerbias, Aequalis, le Chafouin, Hashtable, Lomig, j'ai rarement tort.

Je ne sais pas s'il répondra, mais je serais fort curieux de connaître l'avis de l'un des principaux ténors des blogs de gauche sur le sujet, j'ai nommé Sarkofrance. Il a méthodiquement démonté le sarkozysme depuis 3 années, que proposera-t-il pour éviter l'alliance UMP-FN ?

mardi, 11 janvier 2011

Mélenchon, Cuba et la démocratie

Mélenchon a encore fait parler de lui, ces derniers jours. Le voilà à défendre le régime cubain, l'un des pires de la planète pour la liberté de presse, et pour la liberté tout court. Mélenchon vire mal. Les Caraïbes sont certes une zone pauvre, et Cuba offre les prestations que la plupart des régimes communistes offraient à leur peuple. Cela n'en fait pas une démocratie, loin de là, et le discours que tient le leader du Parti de Gauche en dit long sur la nature de son sentiment démocratique.

J'aurais pu comprendre que l'on renvoie dos à dos les dictatures militaires d'Amérique latine des années 70 et le régime castriste, mais certainement pas ce qu'est devenue l'Amérique du Sud aujourd'hui, zone où la démocratie s'est tout de même largement installée.

Quatremer a bien eu raison de lui renvoyer à la face qu'à Cuba, on rêve avant tout d'économie de marché, celle-là même que vilipende le Che du P.G.

Je me suis toutefois penché sur certaines déclarations de Mélenchon, car si l'on veut qu'une critique porte, il faut rendre justice là où vérité il y a. Mélenchon réclame la libération de cinq Cubains arrêtés pour espionnage et atteinte à la sécurité nationale des USA en 2002. Il estime que ce sont là des individus persécutés. Il y a un pas entre faire acte de résistance dans un régime despotique, et oeuvrer pour un régime de cette nature. L'argument de Mélenchon est donc nul et non recevable. Toutefois, certaines de ses objections ne sont pas tout à fait fausses : les cinq Cubains arrêtés espionnaient les organisations anti-castristes à Miami. Je n'ai aucune sorte d''estime pour ces organisations-là, souvent très proches de l'extrême-droite républicaine américaine, et impliquées, dans les années 70 dans des coups aussi tordus que dégueulasses : assassinat d'Orlando Letelier, ex-ministre Chilien en 1976, explosion d'un avion de ligne cubain la même année, à la suite d'un attentat dont l'origine ne fait guère de doute.

Il convient, néanmoins d'apporter des éléments de réflexion  au discours mélenchoniste : Mélenchon fait comme si nous vivions encore dans les années 70. Les anti-castristes, en 40 ans, ont évolué, et les générations se sont succédées, différentes les unes des autres. Mélenchon brouille volontairement les cartes chronologiques pour donner un semblant de crédibilité à son argumentation. Certes, les USA maintiennent un blocus autour de Cuba, mais il a été allégé à plus d'une reprise, et, dans tous les cas de figure, cela ne peut s'apparenter à du terrorisme.

En réalité, les USA sont le premier pays fournisseurs de denrées à Cuba et leur embargo ne concerne ni les médicaments ni les produits alimentaires. Mélenchon oublie également que les USA ont fait en également des propositions en 2002 et 2006 pour mettre fin à l'embargo en échange d'une transition démocratique. En avril 2009, Obama a mis fin aux restrictions sur les voyages d'Américano-Cubains et à la circulation d'argent d'un continent à l'autre sauf quand elle concernait des personnels de l'armée ou de la police.

Pour tous les démocrates et républicains clairement à gauche, mais sincères, qui envisageaient de voter pour Mélenchon, il est encore possible, d'ici 2012 de se reporter sur d'autres candidatures aux principes éthiques et démocratiques clairs et fiables. Les déclarations de Mélenchon sont significatives des entorses au droit qu'il est susceptible d'admettre. Cela donne froid dans le dos...

lundi, 10 janvier 2011

La Tunisie et la boîte de Pandore

Un étrange silence semble avoir gagné la classe politique française dans son ensemble, dès lors que la presse évoque la situation en Tunisie. Michèle Alliot-Marie s'est bien gardée de communiquer, même si son porte-parole a appelé au calme en Tunisie, et, Frédéric Mitterrand s'est refusé à qualifier la Tunisie de dictature univoque.

L'expérience de la décennie qui vient de s'achever a certainement rendu la classe politique française prudente. Oui, la Tunisie est actuellement sous la coupe d'un régime despotique et corrompu. C'est vrai. Il a été réélu en 2009 avec un score qui dénotait clairement un suffrage bien peu démocratique. Certes. 

Mais, il convient de considérer l'autre facette de la situation. Quand Ben Ali a été réélu, il était populaire. Sa cote de popularité n'épouse sans doute pas ses scores électoraux, mais elle repose vraisemblablement sur un socle très solide.

Le pouvoir tunisien, en dépit de ses multiples violations des droits de l'homme, a maintenu le pays en dehors de l'orbite islamiste sans que la population grogne outre mesure. On sait actuellement qu'il y a de l'agitation en Tunisie, on sait même pourquoi, mais on ne saurait déterminer qui profiterait exactement de cette agitation si elle aboutissait à une nouvelle donne politique. Voilà où le bât blesse.

Considérons l'Irak de Saddam Hussein. Le chef d'État irakien a commis de nombreux crimes plus indignes les uns que les autres, mais, sous son règne, l'Irak avait un niveau de vie convenable, les femmes bénéficiaient d'un statut meilleur et les minorités religieuses jouissaient de droits reconnus. 

Du point de vue de la morale, éjecter Saddam Hussein était une bonne chose. Mais était-ce une bonne chose pour les Irakiens in fine ? Au prix de combien de morts ? 

Mon propos n'est pas de dire qu'il faut soutenir le vieux dictateur coûte que coûte ; je me demande simplement quoi faire si l'Europe, particulièrement la France, choisit de prêter une oreille attentive aux actuels insurgés.

Mon expérience d'observateur de la vie politique internationale me conduit simplement à conclure que si l'on n'a rien de viable à proposer, alors mieux vaut se taire plutôt que d'ouvrir la boîte de Pandore, ou, tout du moins, infléchir  de manière discrète une situation politique intérieure.

Ce que paie Ben Ali, in fine, je crois, c'est une promesse non-tenue : les Tunisiens pouvaient accepter la chape de plomb qui pèse sur leur pays contre la prospérité économique, ou, au moins, la liberté de commercer. Je crois que c'est ce qu'évoque très justement Mahmoud Saïdi, un étudiant en droit d'origine tunisienne.

Il me semble, je l'avais observé en commentant ici l'Esprit des Lois de Montesquieu, que c'est la nature des régimes despotiques de tôt ou tard entraver le commerce. La Tunisie ne déroge pas à la règle : les fonctionnaires corrompus se nourrissent d'un juteux commerce de licences à coups de pots de vin, qui finissent par assécher le marché tunisien et empêcher les plus modestes, même quand ils sont entreprenants, de survivre.

Un régime despotique ne comprend pas le langage du droit appliqué à la démocratie ; en revanche, il est tout à fait capable de se représenter ce que sont des pressions commerciales et la langue du commerce. Si nous Français, ne faisons pas pression dans le domaine politique, nous pouvons le faire, en revanche, dans le domaine commercial, pour exiger des règles de fonctionnement du marché libres et transparentes. C'est d'ailleurs, presque toujours par ce biais que la démocratie libérale s'installe. Soit le régime évolue vers la démocratie, soit il périclite, une fois que le marché s'est installé en son sein.

Comme l'écrit Mahmoud Saïdi, le gouvernement tunisien, dans son obsession de contrôle, s’est en effet évertué à exercer une maîtrise étroite sur l’économie à travers le système des licences auquel s’est couplée une corruption généralisée des fonctionnaires, conditionnant l’accès à l’emploi et la création d’entreprises. Plus personne ne croit au « miracle économique tunisien », et pour cause : un miracle ne peut survenir dans une économie dirigée de manière autoritaire, pillée par des mafias proches du pouvoir, sclérosée par le clientélisme et la corruption à tous les niveaux. Et même si des efforts de réforme vers plus de transparence ont été menés récemment, le passif est trop lourd. Le gouvernement s’est borné à ravaler la façade de la Maison Tunisie, tandis que ses fondations s’effritaient continuellement. Et il est en train d’en payer le prix

C'est exactement cela...

vendredi, 07 janvier 2011

Statut et mobilité des fonctionnaires

J'ai bien compris que Christian Jacob, quasi-inconnu du grand public, une fois devenu patron du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, avait eu besoin de trouver un procédé pour passer sous les feux des projecteurs. Pour cela, rien de tel que d'agiter le chiffon rouge des fonctionnaires, ça marche à tous les coups.

A vrai dire, les fonctionnaires ne sont pas en odeur de sainteté, dans l'opinion, et ce, depuis un moment. Ceci explique le grand silence de la gauche qui s'est bien gardée de piper mot. 

La chose amusante de ce distrayant petit fait divers, c'est que la seule défense des fonctionnaires est venue du gaulliste du gouvernement, Georges Tron, qui s'est déclaré attaché au statut des fonctionnaires.

Le plus rigolo, c'est qu'il n'y a pas un mot non plus là-dessus dans la blogosphère de gauche et que la presse de gauche est demeurée coite elle aussi ! Alors ?...on a peur ? Peur de défendre ces vils parasites fainéants, bons à rien et engraissés sur le dos du petit peuple que sont les fonctionnaires ? Parce que le fonctionnaire, il a très très bon dos par les temps qui courent : pensez-vous, M'âm'Michu : la dette, c'est lui ! Ce paresseux, il ne connaît pas le chômage. Payé à rien fout', oui !

Bref, passé cet amusant intermède, venons-en aux choses sérieuses. Ce n'est pas en développant de la précarité dans la fonction publique que l'on arrivera à équilibrer la dépense publique, parce qu'in fine, ce que veut Jacob, c'est autoriser au public ce que s'interdit le privé, en développant massivement des CDD (CDD qui y sont au demeurant déjà nombreux...).

Il serait plus censé de songer avant toutes choses à favoriser la mobilité, non seulement géographique, mais surtout d'un corps à l'autre. Je suis frappé de tous ces fonctionnaires que je connais qui aimeraient faire autre chose dans la fonction publique et sont coincés là où ils sont. 

jeudi, 06 janvier 2011

Ah non ! Pas Delanoë ministre !!!

Nom de Zeus ! Il a senti que la présidentielle, c'était grillé, du coup il se positionne pour un maroquin ministériel. Si Delanoë serait un mauvais candidat (on ne peut pas être le maire des bobos et se réclamer du peuple), il pourrait en revanche être bien utile au candidat socialiste en faveur duquel il se prononcera, surtout s'il est pressenti pour intégrer un gouvernement de gauche, en cas de victoire du PS en 2012.

On a bien compris dans ses voeux qu'il briguait quelque chose au niveau national. Sophie de Ravinel, journaliste au Figaro a flairé aussi l'anguille sous roche, même si elle ne s'est pas faite aussi explicite que mon propos.

Voyons : à quel poste serait-il le plus cauchemardesque ? Ministre des Transports, mon Dieu, faites que jamais la gauche ne passe à la présidentielle ! Imaginez, un type qui veut interdire Paris aux trois quarts des Franciliens équipés de véhicule, ministre des transports sur toute la France !

On reviendrait deux siècles en arrière, au temps où il fallait un bon mois pour traverser la France du nord au sud : ben oui, entre l'interdiction de circulation des diesels sur les autoroutes et les pannes à répétition sur les voies ferrés de France, il ne resterait plus que la marche à pied.

Bon, mis à part ça, Delanoë veut encadrer les loyers à Paris. Ah. S'il commençait par ne pas faire exploser les impôts locaux, ce serait déjà un début pour faciliter le logement.

Quelque chose m'échappe, à ce sujet : Delanoë veut expérimenter des mesures d'encadrement des loyers à la relocation. Ah. Mais cela existe déjà, à ma connaissance !

Oh, sur le fond, je ne suis pas hostile par principe à la mesure. Il faut simplement veiller à ne pas verser dans des mesures du type loi 48, quoi. Tout amendement devrait au minimum intégrer l'inflation comme taux minimal d'augmentation de référence, et pas seulement le montant moyen des locations dans le voisinage. J'ai vu que la député parisienne Sandrine Mazetier avait défendu un amendement en ce sens

Je pense que la position de Delanoë me paraît là-dessus plus prudente, quand il parle d'expérimenter. Je demande bien sûr à voir ce qu'il escompterait faire. Pour moi, une expérimentation doit avoir une limite dans le temps. Il faudrait voir sur une période limitée, trois ans par exemple, si la mesure s'avérerait efficace ou provoquerait au contraire des pénuries supplémentaires.

00:08 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : delanoë |  Facebook | | |

mardi, 04 janvier 2011

Valls à côté de la plaque

Quand j'ai vu l'ampleur que prenaient les propos de Valls sur les 35 heures, et notamment l'indignation généralisée dans la blogoboule de gauche (Rimbus, l'Nicolas, l'Intoxitude entre autres), ça a été vachement tentant d'aller leur porter la contradiction, juste pour le plaisir, quoi.

Mais bon, faut être honnête, et pour une fois la left blogoboulle a réagi avec des chiffres. En France, les 35 heures n'ont plus aucune signification, et depuis longtemps. Les Français travaillent 38 heures en moyenne, comme l'a relevé l'Rimbus ; par ailleurs le Français est particulièrement productif. 

Les divers dispositifs ont vidé depuis longtemps les 35 heures de leur essence (il n'y a plus que dans les hôpitaux où ils foutent la grouille).

Balle au centre voudrait voir dans le programme de Bayrou pour 2012 la suppression des 35 heures. Pas moi. Franchement, dès lors que les 35 heures n'empêchent plus les Français de travailler plus s'ils en ont envie, on s'en tape. Je me vois mal demander à ces malheureux cadres déjà au forfait d'en plus renoncer à leurs RTT. Faut pas déconner non plus. Par ailleurs, gain économique de la mesure ? Nada. Bref, on use de la salive pour rien en en parlant.

Meilcour (ex-Versac) qui s'informe généralement toujours au plus près des choses dont il parle, a lu le dernier livre de Valls et pris connaissance de ses propositions économiques. Franchement, pas mieux que lui : nihil novi sub sole. Pas une idée neuve là-dedans. Ce n'est pas avec ça qu'on va redresser la barre. 

J'aime bien Valls, généralement, sur plein de sujets, il a raison de l'ouvrir, mais sur l'économie, pour l'instant, on ne peut pas dire qu'il soit fameux. J'invite à lire complètement le billet de Meilcour pour savoir ce que j'en pense sur le fond (tiens, particulièrement la décentralisation : moi aussi je pense qu'elle s'est mal faite, et que ses coûts astronomiques et incontrôlés mériteraient une re-centralisation finalement plus efficace jusqu'à nouvel ordre...).

Pour répondre à Balle au Centre, on ferait mieux, au MoDem, de se concentrer sur l'emploi et l'industrie. Moi, je suis toujours à la recherche d'une idée géniale sur la relocalisation. J'en étais resté au recyclage, mais bon, modeste blogueur, je suis tout sauf expert dans le domaine industriel, alors il ne faut pas trop compter sur moi pour faire avancer le schmilblick...

Pour en rajouter une louche (pauvre Balle au Centre) ses oreilles électroniques vont siffler, je trouveque ses deux mesures combinent le pire de la gauche et de la droite : suppression des 35 heures = mesure de droite qui n'apporte rien, limitation des salaires = mesure gauchiste qui décourage l'initiative privée. Je lui donne juste quitus sur la suppression conjointe du Bouclier fiscal et de l'ISF à condition que nos finances publiques puissent le supporter. Bayrou a longtemps été favorable à la suppression de l'ISF, mais s'il s'est montré bien plus timoré ces derniers temps sur le sujet, c'est qu'il a bien vu que cela ne tenait plus la route avec nos déficits. Arthuis lui-même, y a temporairement renoncé. La seule solution, ce serait ce que proposait Bayrou en 2007, qui reste actuel, un impôt sur le patrimoine avec des taux très doux, mais sans niches fiscales et touchant une base bien plus large.

 

lundi, 03 janvier 2011

Le complot...

Yann et Steph, deux blogueurs de gauche, s'inquiètent : et si Nicolas Sarkozy était interchangeable ? Si son accession au pouvoir ne provenait pas de sa seule personnalité mais d'une pensée concertée pour occuper en permanence, droite ou gauche, les places qui assurent à une oligarchie de préserver ses avantages.

Je me défie des thèses complotistes. Mais, force est de constater qu'il y a parfois motif à inquiétude. Yann vient de lire le Président des riches. Et il a eu des sueurs froides. Je l'engage à lire Abus de pouvoir de François Bayrou : il va en avoir d'autres.

Des réseaux, il y en a en France, pays de corporations s'il y en a. Ces réseaux prennent la forme d'associations, de syndicats, d'organisations non-gouvernementales, de partis politiques, de think tank, cercles de réflexion et autres...

Cela ne me gêne pas : en bon disciple de Montesquieu, je reçois parfaitement la nécessité d'une forte présence des corps intermédiaires.

Je suis beaucoup plus réservé, en revanche, quand je constate qu'un de ces réseaux se donne pour objectifs de réunir les puissants de notre pays, d'où qu'ils viennent, et de discuter de sa gouvernance. Bayrou a écrit dans son Abus qu'il avait découvert que la politique française recelait de vastes paniers de crabes. Même s'il a dit préférer DSK à Sarkozy, il n'épargne pas pour autant ce dernier dans son livre. 

Je ne puis m'empêcher de subodorer que les sueurs froides de Yann naissent d'un horrible soupçon qui n'ose dire son nom...Mais ce n'est qu'une supposition, évidemment...

Je crois qu'il serait édifiant pour mes deux blogueurs de consulter la liste des individus qui fréquentent le Siècle *. J'ai la satisfaction de constater que François Bayrou n'y figure pas, ni aucun membre du MoDem, d'ailleurs. Évidemment, il ne faut pas non plus verser dans un délire paranoïaque. Parmi les membres du Siècle, il y a des hommes et des femmes très estimables, mais, comme le dit Bayrou, on ne pense plus rien quand l'on pense tous la même chose.

Il y a au moins deux domaines où j'ai souvent le sentiment que des forces invisibles sinon obscures agissent à notre insu : l'Europe et l'Éducation.

Je suis profondément européen. J'ai voté pour le TCE en 2005, parce qu'il augmentait considérablement les pouvoirs du Parlement européen. Je pense que seule la diversité et la pluralité de ce parlement peuvent être une garantie de transparence. Je me défie de ces commissaires auto-proclamés. Je me méfie de voir un Lamy, toujours prêt à sacrifier les intérêts de notre pays, avoir été successivement commissaire européen et directeur de l'OMC. Les directives qui nous viennent de l'Europe sont en réalité l'émanation des États. Les États ont trouvé un alibi très pratique pour faire passer toutes les directives que leurs peuples ne pourraient accepter en temps normal : ils accusent l'Europe. La réalité, c'est que ce sont les États, et donc les chefs d'État, qui sont comptables de toutes les lois que nous jugeons bonnes ou mauvaises, parmi les lois européennes. Et la seule force de pondération de ces États, c'est le Parlement.

L'Éducation me semble symptomatique à quasiment tous les égards de cette main-mise insidieuse sur notre culture, notre pensée et nos esprits : une évaluation PISA venue d'on ne sait où qui prétend imposer une organisation à nos collèges. Qui dit que PISA, c'est bien ? PISA, c'est le regard de l'OCDE sur le système éducatif. Je n'ai pas mauvaise opinion de l'OCDE, mais pourquoi ce seul regard serait-il à lui seul pertinent ?

Pourquoi dois-je constater que les voix de gauche qui proclament haut et fort leur foi en l'école publique, sont les premières à prôner et faire appliquer dans les faits une pédagogie et un système d'évaluation qui procède de ces choix ? Complot ? Manipulation ?

Pourquoi au nom de l'unification des systèmes universitaires devrions-nous appliquer partout en France la réforme LMD (Licence,Master,Doctorat) ? D'ailleurs, pourquoi avoir idiotement remplacé dans toutes les facs la dénomination francophone "Maîtrise" par son équivalent anglophone "master" ? Nous avons en France des formations de qualité en deux ans : IUT, BTS. Elles sont performantes, offrent de bons débouchés et sont reconnues par les entreprises. Pourquoi devrions-nous les uniformiser pour faire "plaisir" à l'on ne sait qui ?

Les commissaires et fonctionnaires européens bêlent en choeur à la reconnaissance de la diversité en Europe, et dans le même temps, par le biais de l'Éducation, ils écrasent les cultures nationales, avec la complicité de nos têtes pensantes, de nos chefs d'état, de nos leaders politiques, des think tanks, du Siècle, quoi...! Interpellés, nos parlementaires ne peuvent pas faire grand chose, parce qu'ils manquent de pouvoirs. Et même ainsi, les lobbies qui ont compris que Bruxelles était une place-forte, en font l'assaut, au point que le lobbying fait l'objet de professions lucratives. Bien sûr, je préfère le Parlement aux Commissions, mais il demeure largement faillible, il suffit de considérer certains de ses votes.

On dit parfois que Bayrou est seul. Moi, je l'ai choisi pour ça. Parce que ce n'est pas un homme de réseaux, et qu'il ne leur doit rien. Absolument rien. Il n'aura pas de comptes à rendre aux oligarques de tout poil, lui. Cela se perçoit dans son projet éducatif, différent de longue date de la doxa ambiante. Voilà pourquoi j'ai fait un bond quand j'ai pris connaissance de celui du MoDem, et que j'ai vu le MoDem se rapprocher de ceux, à gauche et chez les Verts, qui concourraient à la destruction de ce en quoi j'avais toujours cru. Je crois, toutefois, enfin je l'espère, que le MoDem en est désormais conscient, et qu'une inflexion certaine, tendant vers les propositions de François Bayrou, se produira.

Yann est un lecteur de Michel Pinçon. Je ne le connais que par un entretien avec le Journal du Net que j'avais trouvé très bon. Je vais acheter le Président des Riches, tiens, moi qui cherchais quelque chose à lire. A la différence de Yann (ou de Bayrou), toutefois, je pense qu'il y a dans les forces qui sont à l'oeuvre autre chose que les seules forces de l'argent. Il y a une sorte de globalisation folle à l'oeuvre, par-delà les idéologies, car elle s'abreuve à tous les râteliers, que je juge inquiétante. Cette globalisation n'est pas le fait des libéraux, comme on peut l'entendre partout. Elle emprunte au libéralisme certains de ses traits, mais d'autres au socialisme, et encore d'autres à l'alter-mondialisme et à l'écologie. Toute défense de son pré-carré est renvoyée à un nationalisme étriqué ou un corporatisme d'un autre âge, à de l'égoïsme par le concert des élites à l'abri et bien-pensantes. Et pourtant, elle est légitime, cette inquiétude.

Barthès a beau eu se moquer de Bayrou et de son Shadow Cabinet, il n'en reste pas moins que je perçois le projet du MoDem, appelant sociaux-démocrates, libéraux, écologistes, et même gaullistes à faire front commun, comme un contre-projet face à cette globalisation, face aux oligarchies, quand bien-même ce contre-projet aurait du plomb dans l'aile. Si jamais un jour je devais en douter, je quitterais instantanément le MoDem.

L'inquiétude de Yann me paraît suffisamment légitime pour avoir vocation à se répandre au sein de notre blogosphère. Je ne vais donc pas manquer de transmettre le fil d'Ariane à quelques blogueurs.

Hervé auquel sa longue expérience politique confère du poids quand il s'exprime, est invité à donner son avis. Fred également, avec sa démocratie sans frontières. Il me semble qu'un sujet d'une telle envergure pourrait intéresser Toréador. Impossible de ne pas demander son avis à mon affreux libéral de service. Alexandre et Malaberg pourraient écrire un billet à deux voix contradictoires sur ce thème. C'est certainement audacieux de la taguer, mais je pense qu'un esprit libre comme celui du député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a certainement réfléchi de longue date à la question (ah, s'il n'était pas souverainiste, celui-là, il pourrait vraiment avoir ma voix au même titre que Bayrou).

Il y a un autre blogue que je viens de découvrir et que je voudrais taguer, mais il faut pouvoir expliquer le sujet en anglais et l'adapter à la situation britannique, en espérant qu'il me réponde : mon homologue hérétique britannique, Heresy Corner.

Dear british and heretic friend blogger,

Two french left bloggers are very anxious : they suspect a possible rotationibility between left and right parties in France. They suspect they all only represent the rich ! In England, you have experienced dfficult times : there were no differences between Blairism and views of Tories. Nick Clegg has betrayed. He has sold out liberal-democrat program. You still there hope ?

*Je me fie à la liste mise à jour par la République des Lettres. Wikipedia n'incluait pas Bayrou il y a encore trois mois. Il y figure depuis peu, mais l'article cite comme source unique la délirante et fascisante Radio-Courtoisie : bref, certainement pas une référence. 

MAJ importante : François Bayrou vient de répondre à un mail de ma part sur le Siècle :

Je ne fais pas partie du Siècle et n'ai pas l'intention d'en faire partie. Amitiés chaleureuses et voeux. FB

Voilà qui est clair et clôt la question.

dimanche, 02 janvier 2011

Décembre 2010, record...pas battu !

Le mois de décembre a été faste en fréquentation sur le blog de l'hérétique. En novembre, il affichait14 736 visiteurs uniques. Ce mois-ci, le compteur affiche 15 701, mais, il se trouve que le moteur de hautetfort a débloqué le 1er décembre et n'a compté que 200 visites. Comme je peux rétablir les chiffres grâce à  deux autres compteurs, je sais qu'il y a eu environ 1400 visites ce jour-là. Et pour les visiteurs uniques sur le mois, je n'ai guère le choix que de faire une péréquation sur trente jours. On peut calculer qu'en gros, le blog a 500 visiteurs uniques mensuels par jour. Il a donc du avoir aux alentours de 16 200 visiteurs uniques ce mois-ci. Le record sur ce blog date de juin 2010,  16 682, mais, cela fait de décembre 2010 la seconde plus grosse fréquentation jamais réalisée sur ce blogue.

Il est très difficile de calculer ses chiffres annuels avec hautetfort, qui en rend des décomptes que mensuels. Google analytics laisse passer de nombreuses visites sans les compter, mais c'est une référence reconnue pour établir des comparaisons. 

Sur l'année 2010, selon Google Analytics, il y a eu 109 894 visiteurs uniques différents annuels, et 211 586 visites uniques quotidiennes. Google analytics compte 325 929 pages vues, mais, si j'en crois hautetfort, ce serait plutôt de l'ordre de 1 500 000. C'est, je le suppose que ce qui est comptabilisé n'est pas identique : hautetfort compte le nombre de pages chargées, et peu importe qu'une même page soit chargée plusieurs fois, y compris par le même visiteur. Google Analytics compte le nombre de pages lues, ne comptabilisant qu'un seul chargement par page. En somme, si je fais une moyenne arithmétique, mais cela n'a guère de sens, chaque visiteur unique annuel venu sur le site consulte trois pages différentes. Il en charge certainement plus, mais ce n'est pas ce que mesure Google Analytics.

Ceci est cohérent avec le taux de rebond qui décroît progressivement.  Selon Google analytics, annuellement, 12,55% des visiteurs uniques annuels du blogue sont revenus plus de 200 fois. Cela signifie qu'il a un lectorat vraiment très fidèle d'environ 13 000 lecteurs, selon Google analytics. Probablement plus, au total, je pense qu'il faut l'estimer à 15 000. Il y a encore environ 10% qui sont venus entre 50 et 200 fois. Si je les ajoute aux 15 000, le lectorat fidélisé comporte plus de 25 000 individus.

MAJ : oulah, je crois que je me suis lourdement emmêlé les pinceaux. Reprenons : GA compte 211 586 visites et 109 894 visiteurs uniques.

Sur toutes les visites, 107 000 sont le fait de visiteurs venus une seule fois. Donc, en théorie, ils devraient représenter 107 000 visiteurs uniques. Mais si tel est le cas, je dépasse très largement les 109 000 visiteurs uniques, puisque 11 863 visites sont le fait de visiteurs venus deux fois. Si l'on divise par deux, on obtient donc environ 6 000 visiteurs uniques de plus. Décidément, ces chiffres sont de vrais casse-têtes. Merci à lorenzo d'avoir attiré mon attention, en commentaires, sur l'incohérence de mes assertions. Venus plus de 50 fois, si j'applique ses calculs, sur l'année, ce serait en fait entre 300  et 500 lecteurs très réguliers, qui viendraient sur ce blogue, ce qui me paraît plutôt cohérent

A cela s'ajoute les lecteurs de Marianne2 qui a repris beaucoup d'articles du blogue cette année, qui se comptent en dizaine de milliers, ceux d'AgoraVox qui a repris certains de mes billets, et les readers qui ne sont pas comptabilisés dans les visites. Difficile d'estimer le total, mais cela fait un valeur ajoutée non négligeable.

J'aimerais un jour parvenir à comptabiliser 20 000 lecteurs uniques ici. Mais je crois que c'est très difficile pour un format blogue de ce type. Il faudrait une véritable équipe rédactionnelle et passer au format journal. A ce prix, on pourrait envisager une progression bien plus importante. La mise en page ne serait plus celle d'un blogue, bien sûr, mais d'un webzine.

wikio mesure l'influence. Je ne parle que rarement du classement de l'hérétique sur cette plate-forme. La concurrence y devient rude...Wikio établit des ratios qui lui servent ensuite à définir le classement des blogues les plus influents. Il y a quelques mois encore, avec un score de 60, on figurait aisément parmi les 20 premiers du top politique. Aujourd'hui, on peine à s'y maintenir à moins de 80, voire 90. Je prévois une sortie de ce blogue à plus ou moins court-terme du top 20. Il ne dispose pas des relais, ni dans dans la blogosphère, ni sur twitter des gros blogues. Quand il aura disparu, il ne restera plus qu'Hashtable pour défendre les couleurs libérales et plus personne celle du centre...

Nous autres, blogueurs politiques, touchons, je le pense, un public considérable, si nous considérons nos lectorats. Sur la suggestion de Laurent qui commentait chez moi, je me suis rendu chez un congénère britannique qui a fait lui aussi de l'hérésie l'emblème de son écriture politique. Il vient d'ailleurs d'écrire un billet assez amusant sur l'ordonnancement du cortex de l'individu et ses allégeances politiques.

Je regardais par ailleurs les témoignages que notre hérésiarque affiche sur son blog. On y lit des témoignages de membres du parlement, de journalistes des grands journaux, un ambassadeur et même l'évêque de Canterbury, lui-même  blogueur !

Quand je songe au mépris, ou, tout du moins, à l'indifférence dans lesquels nous tiennent et notre presse et notre classe politique...Tout au plus servons-nous parfois de source d'inspiration, parfois de source d'information en vue d'éphémère épiphénomènes. Il est vrai qu'il y a aussi une question de calibre : le blogueur anglais que je cite a davantage la stature d'un Versac de la grande époque que de nos pauvres blogues de bistrot.

Il n'empêche, nous existons. La classe politique se défie de nous sur le fond, et, quand les hommes politiques ouvrent un blogue, ce n'est souvent que pour s'entourer d'une cour d'admirateurs. La plupart ne prennent pas la peine de répondre aux commentaires, et la quasi-totalité d'entre eux se garde bien de lier un blogue autre que celui d'une autre personnalité politique de même envergure. Et encore : s'il est dans son propre camp seulement.

Il révolutionnerait le rapport de la sphère politique à internet, l'homme politique d'envergure qui choisirait d'aller commenter chez les blogueurs, et qui n'hésiterait pas à entrer dans leurs polémiques de blog à blog.

Ce temps n'est manifestement pas venu. Et ne viendra peut-être jamais, d'ailleurs.