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jeudi, 10 février 2011

Entre externalisation, relocalisation et immigration

Dans ce qu'il faudra porter au passif de Nicolas Sarkozy, il y a l'immgration. Je me souviens très bien du candidat de 2007 clamant haut et fort que l'immigration serait à 40% de travail, désormais. Tu parles Charles, 200 000 naturalisations par an. En réalité, il faut deux mesures fortes pour stopper l'immigration :

1. Fermer clairement les vannes à l'arrivée en France

2. Promouvoir un véritable co-développement

Je développe le 1er point : quand je parle de fermer les vannes, j'entends par là qu'il faut poser des conditions drastiques à la venue en France. A vrai dire, ce ne devrait pas être des conditions de ressources, du moins pas en priorité, contrairement à ce qu'exigeait Nicolas Sarkozy, mais des conditions de culture et de maîtrise de la langue française. En somme maîtrise du français et connaissance des lois et de notre culture exigées pour venir s'installer et travailler en France, sauf quand il y a un accord spécifique avec une entreprise qui expatrie l'un de ses salariés. Nous devrions être intraitables. Les "sans-papiers" n'ont rien à faire ici dès lors qu'ils ne maîtrisent pas notre langue et n'adhèrent pas à notre culture et à notre projet social, sociétal et politique.

Évidemment pour que de tels pré-requis aient un sens, il convient de développer considérablement la francophonie et dans ces conditions de réhabiliter et de doter les alliances françaises partout où elles existent. Il faut pouvoir dispenser des cours de langue et de culture française dans les pays d'émigration et y faire une sélection sur place, et non chez nous. Tout l'inverse de la politique menée depuis près de 10 ans.

Passons au second point : soyons clairs et ne jouons pas avec les mots. Pour assurer un véritable développement dans les pays d'immigration, il est nécessaire d'y créer des emplois, cela va de soi. Une bonne partie de ces emplois ne peuvent être que des services externalisés ou des productions délocalisées de pays déjà industrialisés et développés. Les hot-line des FAI par exemple, aboutissent en Tunisie ou au Maroc, parfois en Afrique noire. Une des raisons qui rendent entre autres ridicule le programme d'un parti comme le FN, c'est l'assurance dans ses propositions de concilier jugulation de l'immigration et protectionnisme. Cela ne tient pas.

Bernard Kouchner, il y a de cela plusieurs années, avait eu le courage de reconnaître que pour partager la croissance à l'échelle mondiale, il fallait admettre un certain niveau de délocalisations. Le tout est de déterminer avec précision lesquelles nous acceptons ou non. Cela devrait faire l'objet d'un programme politique clair et explicite.

Bayrou d'abord, puis Royal ensuite, en 2007, avaient eu cette intuition de la nécessité du co-développement, sans toutefois l'approfondir au point de l'intégrer dans un programme économique complet.

J'en suis convaincu, les liens entre réindustrialisation/relocalisation, externalisation et immigration, s'ils ne sont inexctricables, sont du moins étroits. Il n'existera pas de projet valable qui ne les associent les uns aux autres de manière cohérente.

mercredi, 09 février 2011

De la Démocratie Athénienne à François Fillon et MAM...

Des prémices de ma démocratie à Athènes jusqu'à l'actuel gouvernement, 2500 années nous contemplent. La démocratie athénienne avait certainement des travers, entre autres de donner prise aux conflits d'intérêt, mais, au moins offrait-elle une certitude : ceux que le sort ou les citoyens choisissaient n'acceptaient pas la charge de diriger la cité pour s'enrichir. Diriger Athènes était considéré comme un honneur, et la vox populi du temps jugeait que les plus riches qui s'engageaient en politique devaient le faire à leurs frais. Je ne suis évidemment pas d'avis de rétablir une pratique qui a plus que largement montré ses limites, mais, j'écoutais François Bayrou ce matin sur France Info, et j'ai mesuré alors le chemin parcouru depuis les premiers temps de la démocratie.

Aujourd'hui, alors que les responsables politiques reçoivent déjà des salaires conséquents, l'État leur fournit la plupart du temps des moyens publics pour assurer des activités privées. Bayrou notait que le financement par d'autres états des vacances de nos responsables politiques n'était pas plus souhaible, au demeurant. Dès lors qu'on représente la France, on ne peut pas prendre le risque d'être redevable alors que l'intérêt privé ne doit en aucun cas rentrer en conflit avec l'intérêt général. 

Fillon et MAM ne sont pas pires que d'autres : ils ont juste pris leurs vacances au mauvais moment. Quant aux Socialistes, ils ont la mémoire courte : François Miterrand qu'ils honorent quasi-idolâtrement faisait de même.

Comme l'observe Bayrou, tous ces passe-droits qui accroissent constamment la distance qui existe entre le simple citoyen et l'homme d'État sont détestables et nuisibles à notre pays et à sa cohésion. Qu'est-ce que ce gouvernement où les hommes et les femmes d'État ne paient même plus leurs vacances mais les laissent à la charge d'hommes d'État de premier plan d'autres pays ? 

Je crois qu'il serait plus que temps de fixer un code de conduite contraignant pour nos hommes et femmes d'État.

mardi, 08 février 2011

Générations futures (MoDem)

J'aime beaucoup le message que Bayrou et le MoDem adressent à la jeunesse de notre pays. J'y retrouve tous les thèmes qui me sont chers, ou presque.

- le remboursement de la dette , 1er budget de l'État, et croix des générations futures

- sanctuarisation des moyens de l'Éducation Nationale

- écologie positive et réaliste, compatible avec l'économie (c'est le rôle des les politiques que de les rendre compatibles)

- relocalisation des productions industrielles, artisanales, agricoles et de service, fers de lance d'une nouvelle politique de l'emploi



CLIP EXPRESSION DIRECTE - GENERATIONS FUTURES
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info internationale vidéo.

dimanche, 06 février 2011

Centriste ou...bayrouiste ?

J'ai pris par hasard mais avec beaucoup d'intérêt connaissance du compte-rendu d'un professeur d'histoire, maître de conférences à la Sorbonne, d'un séminaire consacré aux centres sous la Vème république. Le point de vue est intéressant, parce que Jérôme Grondeux n'a pas de parti pris politique et commente le séminaire en spécialiste de l'histoire des idées politiques.

De le lire m'a amené à une certaine introspection quant à la condition de centriste. J'écris souvent ici que je suis centriste, mais, en réalité, je crois surtout que je suis bayrouiste, bien considéré. Il est tout de même curieux, Bayrou, en politique : c'est vraiment un OVNI. Enfin, je devrais plutôt dire un OPNI.

D'un certain point de vue, c'est en effet bien un centriste, par la pondération de ses points de vue, mais de l'autre, les thèmes dont il a fait sa prédilection ne le sont pas. Indépendance des médias, posture tribunicienne, espace central articulé autour d'un parti centriste, éducation et culture au coeur du projet politique, Europe forte de ses nations, séparation radicale des pouvoirs, autant de thèmes pas d'essence centriste. D'ailleurs, à vrai dire, les centristes ne fonctionnent justement pas par thématiques fortes, se contentant d'ajuster l'existant.

Si le MoDem a un positionnement qui me paraît sans conteste aucune social-libéral (on peut penser aisément à John Stuart Mill ou à Amartya Sen), celui de Bayrou est plus complexe. C'est un démocrate-chrétien d'obédience centriste, fortement influencé par le personnalisme, mais, in fine, à la tête d'un parti social-libéral. Une sacrée macédoine. Parmi ses proches, certains se rattachent au libéralisme, comme Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard ou Gilles Artigues (aile gauche  pour Marielle, libéralisme centriste pour Sylvie, aile dextro-centriste  pour Gilles) d'autres sont un peu inclassables, comme Robert Rochefort, même si la modération de l'individu est très caractéristique de l'esprit du centrisme.

Bien qu'éprouvant de la sympathie pour les centristes en général, j'ai toujours recherché quelqu'un qui défendait des positions fortes plutôt que quelqu'un prêt à aménager ses convictions. C'est cela même qui fait de Bayrou un centriste tout à fait à part : le refus catégorique de toute forme de compromissions, un goût finalement, pour une certaine forme de pureté.

Bayrou accomplit d'une certaine manière l'esprit du centrisme par une figure qui en est emblématique et que l'on trouve chez Cicéron, un centriste historique : l'honnête homme, l'homme de bien, les boni viri, comme dit Cicéron.

01:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : bayrou |  Facebook | | |

mercredi, 02 février 2011

La gauche devra s'unir.

Je crois qu'une de mes priorités absolues, pour 2012, c'est de chasser Sarkozy et toute la ligne politique qu'il représente du pouvoir. J'avoue avoir fait un affreux cauchemar : je me suis imaginé que la gauche partait tellement divisée en 2012 que ses nombreux candidats faisaient tous entre 10 et 20% ; or, dans mon rêve, Marine Le pen faisait aussi 20%. Et Sarkozy, 23 ou 24%.

Je me trouvais alors contraint de voter pour un individu détestable, celui-là même qui venait de ratiboiser mon pays pendant 5 ans après avoir organisé la casse de tout ce qui fonctionnait jusqu'alors correctement en France. Du coup, j'enchaînais un second rêve en forme de dilemme cornélien. Il ne faudrait pas que moi, centriste, de sensibilité droitière, de surcroît, je me trouve contraint à un vote utile pour un candidat de gauche en dépit de mon amitié de mon estime pour François Bayrou, de crainte de voir Sarkozy réélu.

La gauche a le devoir moral de choisir le meilleur champion pour virer Sarkozy. Cohn-Bendit a raison de préférer des élus verts à une candidature présidentielle sans lendemains. Même Mélenchon devrait s'entendre avec le PS, même si naturellement, il va tirer le PS sur sa gauche.

Au MoDem, nous attirons des suffrages de centre-gauche. Tant mieux, mais cela ne devrait pas, et n'aurait jamais dû être notre objectif. C'est à la droite qu'il fallait offrir une alternative. Les gens de droite pouvaient voter pour un centriste. A cause de nos valses-hésitation, ils classent désormais Bayrou à gauche. C'est fort fâcheux. Quelle erreur de stratégie le MoDem et Bayrou ont fait pendant trois années. C'est une opposition de centre-droit qu'il fallait incarner.

On peut trouver certaines convergences avec la gauche. Je n'idolâtre ni n'hypostasie le service public, comme le fait la gauche, mais j'ai un point de vue pragmatique sur la chose : quand il marche bien, je ne vois pas de raison valable de le privatiser, simplement au nom de la concurrence libre et non faussée. On en accuse encore à tort l'Europe, d'ailleurs, car le Traité de Lisbonne, comme le TCE, contient tout une série de dérogations que les États sont libres d'appliquer dès lors que le service est d'intérêt général.

Bref, il faut que la gauche soit à gauche, mais unie, le centre, au centre et même au centre-droit, et Sarkozy et tous ceux qui l'ont cautionné, virés, de manière à ce que la droite puisse se reconstruire. Ils sont nombreux, ceux qui avalisent ses réformes désastreuses. Il y a bien Nonos Châtel, mais Fillon, que l'on considère comme un brave gars victime des brimades de son maître, conduit sans le moindre état d'âme la politique de son maître. Sur le fond, ce sont les mêmes fondamentaux idéologiques et politiques. Pas de quartier pour le sarkozysme en déliquescence.

Quant à ceux qui se réfugient vers le vote FN, les pauvres...Je crois qu'ils n'ont pas compris à quel point le Front National n'a que faire de leurs soucis. Je pense particulièrement aux ouvriers et aux petits commerçants. Catégorie économie, non ? Ah, ben zut, alors, y'a rien sur le site du FN...En cours de réactualisation, comme ils disent pudiquement... Caramba : économie et budget aussi... Le pompon, c'est le chapitre solidarité : ils veulent bien délimiter les contours du handicap. A votre avis, pourquoi ? Il y a 1/4 de la population en ALD, en France, et de nombreux individus considérés comme partiellement invalides, donc, victimes d'un handicap. Mon petit doigt me dit que si le FN arrivait au pouvoir, le nombre de handicapés en France fondrait : question de définition, après tout. Dès lors que je considère qu'on peut travailler sur une jambe, même si l'autre manque, hop, je peux être radié du handicap. On parie que c'est ce que le FN a en tête ?

Bref, gens du peuple qui vous réfugiez vers le FN, vous allez vous faire entuber méchamment si jamais le FN gagne en pouvoir. Pire, d'un point de vue tactique, vous pourriez reconduire Sarkozy au pouvoir.

Gagnez plutôt les forces politiques qui se soucient vraiment de vous ! Qui a publié le Tiers-État ? Qui refuse de se joindre aux puissants et de participer aux dîners du Siècle ? Qui visite les usines et se plaît au contact des petites gens et des modestes ? Qui a dénoncé inlassablement les collusions entre médias, décideurs économiques et dirigeants politiques ? Qui fait de la réindustruialisation de la France et de la relocalisation de son industrie et de ses services sa priorité numéro 1 ? Bayrou, Bayrou, Bayrou et encore Bayrou.

Je ne me suis pas encore attaqué au programme du FN, mais le jour où je vais le faire, le château de cartes va s'effondrer, parce qu'il n'y a rien qui tient debout là-dedans, et beaucoup de mensonges dissimulés qui feraient passer Sarkozy pour un travailleur social. Mais je peux donner une garantie : les premières victimes d'un programme du FN qui serait en application en seraient avant toutes choses ses propres électeurs...

16:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : fn, modem, bayrou, gauche |  Facebook | | |

samedi, 29 janvier 2011

Piketty, Révolution et dékoulakisation...

Il est à la mode Thomas Piketty. Moi, il m'énerve ce gars-là. Je me méfie toujours de ceux qui sont dans la tendance. Sa dernière trouvaille géniale, c'est de taxer plus pour une parité fiscale renouvelée. Polluxe vient d'exposer quelques éléments de sa révolution fiscale. On atteint, là, je le crois, un sommet dans l'hypocrisie et la mauvaise foi. Piketty nous fait un raisonnement à la mord-moi-le-noeud pour nous expliquer que le quotient familial actuel favorise des couples inégalitaires, c'est à dire des couples où l'homme gagne beaucoup et la femme peu. Adieu le quotient familial qui sera remplacé par une exonération forfaitaire selon le nombre d'enfants. Et Piketty de se réjouir : on va ainsi mettre fin à un régime qui favorise l'inégalité. Mon Dieu, si je ne me retenais pas, je crois que les noms d'oiseaux fuseraient tant les bras m'en tombent à contempler le niveau de l'argumentation.

Piketty qui se pare des oripeaux de la justice sociale veut juste taxer plus. Il entend bien faire des économies sur le dos des familles, parce que son raisonnement démago au possible, il aboutit surtout à taxer davantage les familles nombreuses qui disposent d'un certain revenu. Encore de la dékoulakisation.

Piketty fait partie de cette meute qui hurle  sur les riches comme les Marat de 1789 jurant d'avoir la peau de tout ce qui pouvait dépasser (de la guillotine...).

Piketty tord ses raisonnements cheveu par cheveu pour démontrer son propos. Par exemple, il observe que les classes modestes épargnent moins que les plus aisés. Or, considérant le taux de la TVA, il note que les impôts indirects qui s'abattent sur la consommation sont plus importants que ceux qui touchent l'épargne. En somme, plus l'on consomme, plus l'on paie d'impôts. Comme les plus riches mettent plus d'argent de côté que les plus pauvres, parce qu'ils en ont les moyens, une partie conséquente de leurs revenus, celle qui n'est pas dépensée en biens de consommation, est évidemment moins taxée. Et comme il existe des plafonnements, la taxation sur le capital est finalement dégressive au fur et à mesure que celui-ci s'accroît.

Ja, Der Grösss Kapital ! ça y en a être bien pratiken. Kapitalitsky, ça sonne comme salaud de Kapitalist exploiteur du peuple... C'est le truc de la gauche, en ce moment, et même d'une partie des centristes, MoDem et Alliance centriste inclus : opposer le capital et le travail. Comme si dans les produits de l'épargne, il n'existait pas diverses formes de capitaux s'investissant eux-mêmes différemment. Au passage, quand les revenus du capital consomment, ils paient bien la TVA. Donc, le capital, lui-même, à ce moment-là, devient plus taxé que le revenu du travail. En outre, quid de l'accumulation de capital qui sert à différer un achat ? Quand l'achat se réalise, même phénomène : le revenu est à nouveau taxé. Je ne doute pas de la compétence de Piketty, mais son procédé est un peu gros, et je ne doute pas non plus qu'il occulte sciemment cet aspect des choses.

A vouloir la simplification fiscale, on s'ôte finalement la latitude d'ajuster finement la fiscalité. Sans être un laudateur inconditionnel de la multiplication des niches, je demeure attaché à un système fiscal capable de cibler des objectifs précis, ce que ne permettrait pas le gros rouleau compresseur de Piketty.

Piketty a deux buts : a) un objectif technique qui est de faire rentrer le plus de sous possible dans les caisses, et, pour cela, tous les arguments idéologiques bidon sont bons b) un objectif idéologique qui est de sacrifier à la doxa ambiante et de faire du riche le bouc-émissaire de tous les maux de nos sociétés. Sauf que, attention : avec Piketty, on ne parle plus de 1 pour mille des contribuables, mais de 10% qui vont casquer encore plus. Et j'ajoute autre chose : en dehors de la consommation, 50% des foyers français ne paient plus d'impôts sur le revenu. Donc, quand on parle de 10% qui vont casquer, ce sont 20% de ceux qui paient l'impôt direct.

Piketty, avec ses koulakeries fiscales, nous prépare un sacré coup de matraque (pardon, de massue, plutôt) sur la tête. Et ce sont ceux qui sont déjà taxés qui le seront à nouveau...

Les contre-feux de Luc Châtel

Luc Châtel, en bon DRH spécialisé en licenciements qu'il est, excelle à allumer de nouveaux feux chaque fois qu'il prépare de nouveaux sales coups contre l'Éducation Nationale. Pas mal joué, le coup de l'anglais après les rythmes scolaires. Hop, on lance le débat juste au moment où les dotations parviennent dans les collèges partout en France. Il se trouve que j'ai quelques remontées. Les syndicats d'enseignants sont affolés, les enseignants sont verts de rage et les chefs d'établissement ne dorment plus. Les classes de 30 enfants et plus vont devenir la norme partout. Mais notre caporal-chef a l'oeil : il a prévu de quoi les motiver, ses petits soldats. Les primes ! Hop, encore un contre-feu. Bien entendu, et contrairement aux mensonges éhontés de Châtel, dont les collèges sont le dernier souci, les réductions d'effectifs touchent désormais les taux d'encadrement, sans parler des disciplines optionnelles qui vont servir de variables d'ajustement ,langues anciennes  en particulier. Même dans les établissements autrefois prestigieux, l'on songe à supprimer l'enseignement du grec , ravalant toute honte bue ce qui fit autrefois la gloire des lieux.

Châtel et Sarkozy laisseront un champ de ruines à leurs successeurs. Ceux qui sont déjà là s'en vont, les autres ne veulent plus venir. Dans le privé, on explose aussi...Le collège, plus encore que les autres degrés, est le cible prioritaire des deux compères. C'est lui qui a vocation à s'effondrer le premier. Il y a eu une autre époque où l'école se portait mieux, où les moyens attribués étaient en hausse, les enseignants consultés et les familles avec une satisfaction croissante...A cette époque là, le Ministre de l'Éducation Nationale était un certain François Bayrou...

 

08:20 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : châtel, bayrou |  Facebook | | |

vendredi, 28 janvier 2011

Borloo, le bel écolo que voilà...

Il paraît que Borloo pourrait capter des voix écologistes à l'occasion d'une élection. Eh oui, on lui sait gré du Grenelle de l'environnement. Faisons court et simple : Borloo est un écolo comme ma grand-mère s'appelait Bonaparte. Borloo, c'est par exemple le gars qui a délivré silencieusement et l'air de rien des permis à des sociétés américaines pour sonder le sous-sol du Bassin Parisien. Ce dernier contient en effet des schistes bitumeux susceptibles de générer de fortes quantités de pétrole. Le procédé coûte cher, mais il y en a beaucoup, et avec l'envolée des prix du pétrole, cela peut être rentable. D'autres régions de France sont concernées...

Il y a juste quelques petits inconvénients : le procédé d'extraction de cet or noir est monstrueux en consommation d'eau et polluant au possible. Accessoirement, proclamer la volonté de passer à une industrie sans carbone tout en octroyant le droit à des sociétés américaines de foutre en l'air ce qu'il reste de l'éco-système parisien pour mieux alimenter les automobiles en carburant, c'est vraiment se moquer du monde.

Les exploits du Sieur Borloo ne s'arrêtent pas là : copains comme cochons, Delanoë et lui ! et avec Sarkozy aussi ! eh oui, le sport business mérite tous les sacrifices, à commencer par celui de plantes rarissimes. Borloo a donné l'autorisation de démolir les Serres d'Auteuil à Delanoë. Généralement, je ne suis pas copain avec les Khmers Verts de l'Hôtel de Ville, mais force est d'admettre que le billet de Contassot mettant en charpie les mensonges de Delanoë est tout simplement excellent et criant de vérité. Si l'UMP et le Nouveau Centre se sont bien gardés de la ramener, le MoDem et les Verts ont protesté. Jean-François Martins, au Conseil de Paris, Béatrice Lecouturier au Conseil Municipal du XVIème, ont marqué leur colère et leur détermination à s'opposer au projet. Florent, d'Ataraxosphère a écrit un récapitulatif des projets delanoësques sur la question. La mauvaise foi du maire de Paris est édifiante.

Il existe une pétition, je le rappelle, qui en est à plus de 32 000 signatures. Ce ne sera pas suffisant. Il va falloir faire de l'agit-prop devant le siège de FFT ainsi que sous les bureaux du maire de Paris.

Évidemment, notre écolo de pacotille, récemment renvoyé dans ses pénates, s'est bien gardé d'évoquer l'affaire, lui, qui je le répète, a donné son consentement à la destruction de serres anciennes et de plantes rares. 

Ils sont comiques les Borloo et Delanoë : des écolos pour bobos. Du bla-bla, mais dès qu'on creuse, on trouve du pétrole ou de la manne de sport-business. Je ne parle, évidemment, même pas des autres dégâts collatéraux engendrés par l'extension Roland Garros...

jeudi, 27 janvier 2011

fdesouche et wikio, pas de fatwa

Une petite mise au point est nécessaire quant au sort de fdesouche dans les bases wikio. Une chose tout d'abord : CE N'EST PAS MOI QUI DÉCIDE QUI ENTRE ET SORT DE/DANS LES BASES WIKIO. Que cela soit dit. Je ne suis que consultant à titre gratuit, et, par définition, un consultant, on ne fait que le consulter. D'ailleurs, l'essentiel de mon action est au contraire de signaler des blogues qui ne figurent pas dans la base, pas d'en faire sortir...

Ensuite, Denis, Antidote, Philippe et même Nicolas (envisageant une désindexation si fdesouche avait pris la tête du top wikio politique, tout en reconnaissant la légitimité du dit blogue) peuvent bien penser et faire ce qu'ils veulent, cela ne change rien au fond de l'affaire.

Wikio n'a pas désindexé fdesouche en raison de ses options politiques, certainement pas, même pas parce que le contenu ne serait pas original, comme je le suggérais, mais tout simplement parce qu'il y a eu des phénomènes anormaux et inexplicables aux niveau des backtweets du mois de janvier.

Quand j'ai consulté le relevé de backtweets de fdesouche le 20 janvier dernier, j'ai constaté qu'entre le mois de décembre et le mois de janvier, le nombre de retweets était passé subitement de près de 500 à plus de 5500. C'est ce point qui a éveillé l'attention du service d'indexation de wikio. Bien sûr, rien ne dit que fdesouche ait volontairement utilisé des robots pour augmenter sa notoriété. Mais faute de pouvoir le déterminer (et ce n'est de toutes façons pas le job de wikio), wikio a désindexé le blogue pour ne pas risquer de fausser le classement politique qu'il élabore chaque mois.

Il n'y a absolument aucune autre raison. Le risque de voir Nicolas de quitter la base de données n'y est pour rien, et, s'il l'avait fait, eh bien cela aurait fait plus de place pour les autres et c'est tout...A noter, au demeurant, que Nicolas a ajouté par la suite qu'il n'y avait songé sérieusement à aucun moment.

Wikio a choisi de ne pas communiquer sur ce sujet (je prends donc une initiative toute personnelle), convaincu que de toutes façons, on leur ferait un procès en sorcellerie quoi qu'ils diraient.

Les blogues de toutes les obédiences sont les bienvenus sur la base wikio, dès lors, bien sûr, qu'ils respectent les lois de la République française.

 

13:20 Publié dans Internet, Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : fdesouche, wikio |  Facebook | | |

mercredi, 26 janvier 2011

Fédération centriste ? Oui, mais avec quels centres ?

Un sondage récent le met en exergue, les Français ne sont pas hostiles à la constitution d'une fédération de partis centristes. J'entends déjà les voix s'exclamer, oui ! Reconstituons l'UDF. De l'importance du vocabulaire...Je n'ai pas dit reconstituer, j'ai dit constituer ! eh oui. Il n'y a jamais eu de fédération ni de confédération centriste,  jusqu'à ce jour...Il me semble tout à fait approprié d'inviter à lire le dernier billet de Laurent de Boissieu afin d'échapper à la grosse intox en cours : cela fait plusieurs mois que l'on nous bassine de sondages et d'analyse diverses pour demander quel parti, quel homme incarne le mieux le centre. Cette campagne n'a qu'un objet : tenter de priver de sa crédibilité François Bayrou. 

Ben oui, c'est vraiment l'art de faire avaler des couleuvres : on tente de faire passer l'idée dans l'opinion qu'il existe d'autres centristes un peu partout dans les partis. C'est le miracle de la multiplication des centristes, comme les pains dans le désert au moment de l'Exode. Et ce n'est pas grave si les dits centristes sont au PS, à l'UMP, chez les Verts et cetera et avalisent des politiques et des programmes qui sont tout sauf centristes. De partis réellement centristes, il n'en existe que trois à l'heure actuelle : le MoDem, l'Alliance centriste et Cap21, et, pas de chance, ils se sont séparés. Et de personnalités adoptant une positionnement clairement centriste, même chose : Bayrou, Arthuis et Corine Lepage. Pas de chance, ils se sont fâchés. Il y a évidemment quelques individus isolés très proches de ce positionnement, comme Thierry Benoît ou Philippe Folliot, sans compter les députés du MoDem Jean Lassalle et Abdoulatifou Aly, mais je simplifie en citant essentiellement les têtes de proue nationales.

Les autres nous font le coup de renard dans le poulailler, tentant de plumer la volaille centriste en se déguisant en poules. Il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles.

Je pense qu'il ne faut pas confondre centrisme et espace central. Oui, Borloo, DSK, à la rigueur Morin e (mais c'est très discutable ) sont dans l'espace central. Eva Joly, aux accents révolutionnaires et aux postures gauchistes, certainement pas. Non, ils ne sont pas centristes. Donc, évidemment, pour gouverner, il est évident qu'il faut élargir le cercle du centre, mais le centre, pas définition, il est au milieu du cercle, ce n'est pas le cercle lui-même. Notion élémentaire de géométrie euclidienne appliquée à la politique...

L'UDF de Giscard n'était pas une fédération centriste. C'était une association hétéroclite de partis dont quelques uns étaient centristes (PSD,  CDS).  L'UDF de Giscard était un parti de droite. D'ailleurs, en Europe, il siégeait avec les conservateurs, non avec les libéraux et les démocrates.

L'UDF n'est devenue centriste qu'à partir de 2002, avec l'essor de la Nouvelle UDF de François Bayrou. Mais ce n'était alors déjà plus une fédération, le gros de l'UDF de cette période étant constituée des forces de l'ex-CDS. L'une des premières choses que fit Bayrou, à partir de 2004, c'est de quitter le PPE européen et de rejoindre l'ADLE, groupe central et centriste au Parlement européen.

Le Nouveau Centre est un parti de droite. L'une des premières choses qu'a fait d'ailleurs Morin, en 2007, c'est de retourner dans le giron des conservateurs au Parlement européen. Le Parti Radical aussi. Le PS est un parti de gauche. Les Verts également. Les centristes de l'UMP sont dans un parti de droite. Ce sont des hommes de droite. S'ils étaient des centristes, ils seraient à l'Alliance Centriste (centre-droit); au MoDem (centre) ou à Cap21 (centre-gauche) ou auraient créé une force alternative d'obédience centriste ; c'est ce que prétendait être le Nouveau Centre, mais que ce parti n'a finalement jamais été.

Une fédération centriste, à l'heure actuelle, n'est possible qu'entre le MoDem, l'Alliance centriste et Cap21. On peut y adjoindre quelques libéraux modérés, mais les tout-petits partis libéraux français n'ont vraiment pas l'air de prendre ce chemin. Ils se dirigent clairement vers la droite, sans parler de ceux qui se compromettent même avec la droite de la droite.

Une fédération centriste, à l'heure actuelle, supposerait donc un très gros big-bang dans le paysage politique. Il suffit d'écouter plus de 10 secondes Morin ou Borloo pour comprendre qu'ils ne veulent pas de ce big-bang. Ils clament haut et fort que toute candidature centriste n'aurait pour issue que de joindre une majorité de droite au second tour d'une élection. CQFD.