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jeudi, 10 février 2011

Entre externalisation, relocalisation et immigration

Dans ce qu'il faudra porter au passif de Nicolas Sarkozy, il y a l'immgration. Je me souviens très bien du candidat de 2007 clamant haut et fort que l'immigration serait à 40% de travail, désormais. Tu parles Charles, 200 000 naturalisations par an. En réalité, il faut deux mesures fortes pour stopper l'immigration :

1. Fermer clairement les vannes à l'arrivée en France

2. Promouvoir un véritable co-développement

Je développe le 1er point : quand je parle de fermer les vannes, j'entends par là qu'il faut poser des conditions drastiques à la venue en France. A vrai dire, ce ne devrait pas être des conditions de ressources, du moins pas en priorité, contrairement à ce qu'exigeait Nicolas Sarkozy, mais des conditions de culture et de maîtrise de la langue française. En somme maîtrise du français et connaissance des lois et de notre culture exigées pour venir s'installer et travailler en France, sauf quand il y a un accord spécifique avec une entreprise qui expatrie l'un de ses salariés. Nous devrions être intraitables. Les "sans-papiers" n'ont rien à faire ici dès lors qu'ils ne maîtrisent pas notre langue et n'adhèrent pas à notre culture et à notre projet social, sociétal et politique.

Évidemment pour que de tels pré-requis aient un sens, il convient de développer considérablement la francophonie et dans ces conditions de réhabiliter et de doter les alliances françaises partout où elles existent. Il faut pouvoir dispenser des cours de langue et de culture française dans les pays d'émigration et y faire une sélection sur place, et non chez nous. Tout l'inverse de la politique menée depuis près de 10 ans.

Passons au second point : soyons clairs et ne jouons pas avec les mots. Pour assurer un véritable développement dans les pays d'immigration, il est nécessaire d'y créer des emplois, cela va de soi. Une bonne partie de ces emplois ne peuvent être que des services externalisés ou des productions délocalisées de pays déjà industrialisés et développés. Les hot-line des FAI par exemple, aboutissent en Tunisie ou au Maroc, parfois en Afrique noire. Une des raisons qui rendent entre autres ridicule le programme d'un parti comme le FN, c'est l'assurance dans ses propositions de concilier jugulation de l'immigration et protectionnisme. Cela ne tient pas.

Bernard Kouchner, il y a de cela plusieurs années, avait eu le courage de reconnaître que pour partager la croissance à l'échelle mondiale, il fallait admettre un certain niveau de délocalisations. Le tout est de déterminer avec précision lesquelles nous acceptons ou non. Cela devrait faire l'objet d'un programme politique clair et explicite.

Bayrou d'abord, puis Royal ensuite, en 2007, avaient eu cette intuition de la nécessité du co-développement, sans toutefois l'approfondir au point de l'intégrer dans un programme économique complet.

J'en suis convaincu, les liens entre réindustrialisation/relocalisation, externalisation et immigration, s'ils ne sont inexctricables, sont du moins étroits. Il n'existera pas de projet valable qui ne les associent les uns aux autres de manière cohérente.

19:31 Publié dans International, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : immigration, externalisation, relocalisation | |  Facebook | | | |

Commentaires

Je vais aider le "didier" à peu près autant qu'il ne l'a jamais fait: il se "dmrd".

Écrit par : Martine | jeudi, 10 février 2011

Ne pas vous méprendre Didier, autant R Camus est un illustre inconnu dans ses terres, autant l'est le Monolecte.
Comment je sais? P't que de la famille et amis dans ce coin reculé de France?
Le web, pour moi n'a jamais été représentatif de la vraie vie, pourtant la plupart de mes interventions sont issues de ma vraie vie, comme ce soir...M'en "f" complètement que " l'on" me désigne comme "troll" cherchant à m'abattre via insultes etc, tant que j'aurai un souffle de vie, je serai un poil à gratter!

Écrit par : Martine | jeudi, 10 février 2011

"Les "sans-papiers" n'ont rien à faire ici dès lors qu'ils ne maîtrisent pas notre langue et n'adhèrent pas à notre culture et à notre projet social, sociétal et politique."

==> vous voulez l'actuel Président de la République ? Parce qu'au niveau de la maitrise du francais, c'est limite ;-)
sinon, + serieusement, c'est quoi, notre projet social, sociétal et politique ?
Les 35h ? La SNCF nationalisée et ultradéficitaire ? La Francafrique ? Les inegalités de fait camouflées par une egalité de facade ? Le terrorisme de la CGT ?

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 11 février 2011

@Parisien libéral
rien de tout cela : le respect des droits de la femme (et de la femme elle-même), l'expression de la religion limitée à la sphère privée, le temporel et le spirituel chacun à leur place, l'adhésion à la démocratie, l'amour de la France.
Des choses simples, quoi.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 11 février 2011

le respect des droits de la femme (et de la femme elle-même), l'expression de la religion limitée à la sphère privée, le temporel et le spirituel chacun à leur place, l'adhésion à la démocratie, l'amour de la France

==> je vois bien ce que vous voulez dire, BIEN SUR, mais par contre je ne suis pas sur que ce soit des valeurs partagées à 100% par 100% de nos compatriotes, d'une part, ni, d'autre part, que ce soit des valeurs specifiques à la France.

Exemple concret : les femmes, à boulot égal, sont payées 25% de moins en France.

D'autre part, "l'amour de la France", franchement qu'est ce que ca veut dire ? L'aimer comment ? Certes chacun est libre de rester ou partir, on est pas en RDA, mais des francais qui critiquent en permanence la France, il y en a ! En plus, on peut aimer Paris, Marseille, la Roche sur Yon ou Marly Gaumont et ne pas aimer la France !
Enfin, sur l'adhesion à la démocratie (demos cratos : le pouvoir par le peuple), oui, sauf que, désolé mais en France on a encore du boulot pour arriver à 50% et + de participations à TOUTES les elections, le referendum populaire et le controle du budget.

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 11 février 2011

tres bon laius sur les delocalisations. Ca vous laisse imaginer à quel point les gens ne veulent pas traiter de ce sujet, en fait ...

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 11 février 2011

bref, dans ce domaine comme dans d'autres, laissons faire. Les delocalisations ce sont les boites qui le font, pas les politiciens. Et l'immigration ce sont des gens qui font des choix, pas des pays. Plutot que de couper "les vannes" (un truc impossible, meme avant 1989 quelques gens arrivaient à franchir le mur de Berlin), coupons plutot les vannes à socialisme (RMI, HLM et autres) histoire de rendre les choix des gens plus clairs, tant au niveau entreprises que immigrés.

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 11 février 2011

Il me semble que les clandestins (et non les sans-papiers…) n'ont par définition rien à faire ici, même s'ils sont agrégés de lettres françaises. Mon avis est qu'ils doivent être punis par voie de justice, PUIS renvoyés sans frais dans leur pays d'origine.

Écrit par : Didier Goux | vendredi, 11 février 2011

@Didier Goux
En tout cas, il est plus légitime d'examiner le cas de quelqu'un qui vient avec une vraie appétence pour la France que de quelqu'un qui ne prend même pas la peine de chercher à maîtriser la langue.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 11 février 2011

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