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samedi, 02 avril 2011

Les plus belles plumes de la blogosphère politique (et le wikio d'avril avec)

Je me suis toujours dit que le talent littéraire ne connaissait, au fond, aucune morale ni logique politique. On compare les blogues selon leur notoriété, leur audience, leur influence (spécialité de wikio et d'ailleurs vous aurez le classement politique en avant-première ce soir) mais jamais sous l'angle de la qualité de leur plume.

Il existe, bien sûr, beaucoup de blogues à la qualité d'écriture certaine (d'ailleurs, ils figurent en bonne place dans mes blogrolls, généralement) mais il est beaucoup plus rare d'en trouver avec de vraies spécificités d'écriture.

J'en ai, pour ma part, distingué quelques uns, venus de tous horizons politiques,  Seigneurs de la plume (du clavier ?) qui dominent, à mon sens, de leurs ailes majestueuses les mers blogosphériques.

Partageons mon avis est l'un de ceux-là. Au risque d'enfoncer une porte ouverte, ce n'est évidemment pas un hasard s'il trône impérialement en tête du classement des blogues politiques depuis près de deux années. PMA, ce sont des évidences badines exposées dans un registre savamment pesé mais toujours fluide. On sent, sous la touche de clavier, la facilité à assembler les mots et les idées. Écriture légère mais toujours incisive, parfois souvent  fréquemment empreinte d'une mauvaise foi calculée mais certaine. C'est assez amusant, au demeurant, de considérer le nombre de blogues, et pas des moindres, qui empruntent des expressions entières, et, de manière maladroite, parfois, même, des tours stylistiques de PMA.

A égale distance de PMA se tient l'hilarant CSP, autant par la nature du propos que par son style léché, tout entier en monologues intérieurs et faux dialogues. On y rêve du Grand Soir presque quotidiennement, mais toujours sur un ton décalé, tantôt fausssement, tantôt authentiquement cynique. Faire la peau du capitalisme et des capitalistes revient comme une antienne dans les billets du maître des lieux. Il avait hérité d'un fameux doublon, spécialisé dans le sévice plutôt que le salut public, mais qui semble avoir abandonné la partie après quelques mois de franche rigolade.

A ce tableau cauchemardesque pour un centriste, il convient d'adjoindre l'ultra-réac (infiniment plus que moi) Didier Goux. La réaction faite homme au point que c'en est un régal. Si à gauche on cultivait le ton popu, à la droite de la droite, on est terrien et lettré. Passe-temps favori du Maître Grognonnet local, se moquer des blogues de gauche et de leur modernité, entre deux lectures d'auteurs.

Pour compléter le tableau, il me faut enfin citer l'infâme libéral ultra-capitaliste, apôtre de la réaction et exploiteur du peuple Hashtable. Une ironie mordante, une écriture qui navigue entre euphémismes, litotes et figures d'opposition diverses, telles les antithèses et les antiphrases. Il s'agit par des reductio ad absurdum de dénoncer inlassablement la pensée compassionnelle et l'étatisme sous toutes leurs coutures.

 C'est un fantôme, bien mort et enterré que j'aurais voulu donner comme compagnon à ces blogues souvent décapants. Pas de chance, le misérable a fermé, et définitivement son blogue. Le Crapaud du Marais n'est plus. Dommage, c'était un blogue centriste. Il gît quelque part dans le cimetière des blogues. Paix à son âme. Ceux qui l'ont connu apprécieront à sa juste valeur la mention que j'en fais ici.

Elle n'est pas politique, mais elle mérite de l'être et de figurer parmi les grands. Impossible de passer de blogue en blogue sans marquer au moins un temps d'arrêt du côté de chez Princesse Soso. The blog of the prof qui s'éclate in the Education Nationale with ses élèves. Objectivement hilarant, effets supérieurs au botox garantis pour étirer la peau quand on rigole. Alors, celle-là, je me dis, si jamais un jour ses élèves découvrent son blogue et font un rapprochement, elle est grillée pour le restant de ses jours. En attendant ce jour funeste, qu'est-ce qu'on se marre bien à la lire.

Bon, et pour le tas d'incultes qui ne sont venus QUE pour le classement wikio, le voici :

1 Partageons mon avis
2 Sarkofrance
3 Carnet de notes de Yann Savidan
4 lepost.fr/perso/bruno-roger-petit
5 intox2007.info
6 LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
7 A perdre la raison
8 Lyonnitude(s)
9 Hashtable
10 Le coucou de Claviers
11 Piratage(s)
12 Voie Militante
13 Les coulisses de Sarkofrance
14 Bah !
15 L'Hérétique
16 Arnaud Mouillard
17 Une Autre Vie
18 Le blog de Pierre-Alain
19 Rimbus le blog
20 les échos de la gauchosphère

Classement réalisé par Wikio

 

00:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : écriture, blog, wikio |  Facebook | | |

jeudi, 31 mars 2011

4000 questions pour Bayrou en une heure sur twitter

François Bayrou vient de faire l'expérience de la réactivité de twitter en organisant le premier tweetinterview en France. Il a reçu sur son compte près de 4 000 questions en moins d'une heure, tentant d'y répondre aussi largement que possible. Il a testé les réponses en 140 caractères à des questions parfois complexes et n'a pu donner que 75 réponses au final (ce qui n'est pas si mal, car cela signifie qu'il a donne une réponse toutes les 50 secondes en moyenne !!!).

L'équipe du compte MoDem sur twitter s'est engagée à tenter de répondre aux questions restantes sur son propre compte.

Il a évidemment essayé d' s'exprimer sur les thèmes qui lui étaient proposés par les internautes.

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En ce qui me concerne, je lui ai demandé ce qu'il pensait de la mise en place de l'évaluation par compétences dans les écoles et les collèges. Il m'a répondu qu'il n'était pas contre de grandes compétences générales et bien faites, car cela permettait de valoriser les élèves. Bon. On n'est pas franchement sur la même longueur d'ondes sur ce sujet.

On lui a demandé ce qu'il pensait de l'obligation de devoir voter aux échéances électorales. Il a répliqué qu'il défendait l'objection de conscience dans ce domaine.

Il a rappelé quelques uns des thèmes qui lui sont chers, l'interdiction des déficits en période de croissance, l'indépendance de la justice ce qui commence par supposer de donner aux juges les moyens de fonctionner, son soutien à la fonction de juge d'instruction, son engagement d'abroger le principe de la nomination par l'exécutif dans l'audiovisuel public, une proportion modérée de suffrage universel aux élections (25% par exemple), sa foi en l'isolation énergétique à grande échelle pour réduire nos dépenses et notre consommation dans ce domaine ; il a également rappelé son attachement aux langues et cultures régionales.

Il s'est permis, enfin, le luxe de répondre à certaines provocations comme celle d'intox2007 : hautement comique ! Ce reliquat de la grande période royaliste, sur la foi d'une vidéo particulièrement bêtasse et démago, lui reprochait d'avoir approuvé des lois de sécurité intérieure et de maîtrise de l'immigration entre 2002 et 2007. Ouf, heureusement il les a votées ! On n'est pas non plus des gauchistes au MoDem qui considérerions que tout le monde il est beau il est gentil et qu'il y a plein de méchants policiers qui cherchent qu'à taper sur les gentils délinquants pas compris de la société. Eh, oh, mai 68 et les "il est interdit d'interdire", c'est fini, mon gars, faut se réveiller...

En fait, merci d'avoir donné ce lien : il montre que Bayrou, contrairement à la majeure partie de la gauche, n'est pas laxiste, lui, au moins...

Bon, Bayrou a été sympa, il lui a répondu. Bien bon, même, vu le niveau de la question. Il lui a répondu qu'il avait voté en conscience, ce en quoi il a parfaitement raison.

Un transcript du tweetinterview devrait figurer d'ici peu sur le site du Mouvement Démocrate.

17:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : modem, bayrou, twitter |  Facebook | | |

Cantonales 2008-2011 et scores du MoDem

Je suis assez surpris, bien réfléchi, par le traitement des scores du MoDem par la presse. On y lit çà et là un effondrement de ce parti.

En 2008, à l'échelle nationale, le MoDem a obtenu 1,31% des suffrages ; en 2011, 1,21% environ. Donc, certes, je conçois qu'on dise qu'il vivote, mais qu'il s'effondre, pas plus que cela. Ce n'est pas la troisième force, à l'évidence, c'est un petit parti, mais il subsiste quasiment sans alliance sauf dans les Pyrénées-Atlantiques, avec peu de moyens et des candidats souvent jeunes et nouveaux.

Ramemé au nombre de candidats qu'il a présenté, il ne s'en sort d'ailleurs pas si mal.

Mais bon, j'ai observé que les médias fonctionnaient selon une logique qui leur est propre, c'est à dire par "séquences médiatiques". Il y a eu l'heure de Mélenchon, aujourd'hui, c'est celle de Marine Le pen, on peut donc espérer qu'un jour Bayrou et son parti y refasse surface ; je pronostique toutefois une séquence à venir sur Hollande d'ici relativement peu de temps...

mardi, 29 mars 2011

Dur dur d'être candidat et inconnu...

Les élections cantonales se sont donc finies ; si ces élections ne m'ont guère intéressé, j'ai tout de même suivi de loin le parcours, les espoirs et...les désillusions de petits candidats centristes (Cap21, Alliance centriste, MoDem).

Il est difficile quand on dispose d'un programme sur lequel on a travaillé de finir à 3.5% à peine, surtout avec un tel taux d'abstention. Parfois, cela signifie que l'on n'a réuni sur son nom qu'une centaine de voix tout au plus. Pas facile à admettre.

Pour Cap21 et Alliance centriste, c'est un retour à une dure réalité : ce sont de tout petits partis quasiment inconnus du grand public. Pour le MoDem, c'est la sanction d'échecs successifs et d'une absence de voix fortes dans l'offre politique ambiante. 

Je sais bien que la tradition centriste va dans le sens du consensus, mais il se trouve qu'en temps de crise, ce n'est pas vraiment la stratégie électorale qu'il faut adopter.

Je l'ai dit à de multiples reprises, un programme et un discours clivants sont des conditions sine qua non, pour un petit parti comme le mien, s'il veut exister. Et ce n'est qu'un préalable ! Il faut également réussir ses sorties médiatiques (pour autant que l'on parvienne à exister médiatiquement) et séduire en proposant des solutions à la fois pragmatiques, crédibles et innovantes aux problèmes des Français. Un espoir crédible, comme l'a dit parfois François Bayrou.

Malheureusement, en fait de programme, le MoDem n'en reste qu'aux postures, fussent-elles raisonnées et raisonnables. Les "il faut" et les "y'a qu'a" ne font pas un programme. A fortiori quand on ne les distingue pas fondamentalement de ceux de la gauche.

Dites-moi aujourd'hui pourquoi je devrais voter MoDem plutôt que PS (horresco referens !) : eh bien je ne trouve pas de réponse. Je trouve une réponse quand je me demande pourquoi je devrais voter plutôt pour François Bayrou que pour un candidat de gauche ou de droite. 

Tiens un exemple : que vais-je voter aux prochaines municipales à Paris ? Examinons simplement le cas des Serres d'Auteuil. Cet endroit magnifique, consacré à la poésie et aux plantes exotiques, va être dévasté par le sport business, puisque Delanoë prévoit une extension de Roland Garros sur cette zone. Je pensais jusqu'ici que le MoDem s'opposait à ce saccage ? Raté. Au niveau de l'arrondissement, mon  élue MoDem donne quitus de ses promesses à Delanoë (folie !) ; au niveau municipal, Jean-François Martins s'est opposé au projet, mais seulement au nom du Grand Paris, estimant qu'il eût été un signe pour la future entité de déplacer le site du prestigieux tournoi.

L'UMP et le PS sont donc d'accord pour laminer les Serres, avec l'aval du MoDem local. Je fais quoi, moi lors des prochaines municipales ? Je vote pour les deux conseillers de droite indépendants qui essaient de promouvoir une autre solution ? Les seuls à proposer un contre-projet sérieux, étudié, et respectueux de l'environnement local ?

Depuis le projet de Marielle de Sarnez lors des élections municipales de 2008, je n'ai plus rien vu qui se démarquait vraiment des projets de l'équipe Delanoë-Hidalgo.

Il reste Jean-François Martins, voix souvent originale qui s'oppose souvent aux délires babelesques de Monsieur Delanoë, et dont je connais le souci de défendre les catégories de population punies par le maire, pratique favorite de la gauche à l'Hôtel de Ville.

Mais même ainsi je ne suis pas certain de partager toujours son analyse des pratiques de Delanoë : des associations ont pu mettre en défaut les projets phraraoniques de Delanoë. Jean-François s'en désole, dénonçant l'amateurisme du maire. Ah bon. Il aurait fallu se réjouir que ses passages en force réussissent à l'aide d'une armée d'avocats ad hoc, alors ? Eh bien, moi, je me réjouis plutôt de ce qu'il ne lui soit pas possible de faire n'importe quoi en s'asseyant tranquillement sur l'avis de ses administrés locaux ainsi que des dommages collatéraux générés pour les Franciliens. Je donne toutefois quitus à Jean-François de me rejoindre sur ce dernier point.

Bref, Paris n'est qu'un exemple emblématique parmi d'autres. En définitive, si le seul programme du MoDem, c'est de fondre sa voix tantôt dans celle de l'UMP, tantôt dans celle du PS, quel intérêt de voter MoDem ? Bref, MoDem, donne-moi des raisons de voter pour toi, faute de quoi, je rejoindrai probablement la longue cohorte des abstentionnistes (l'UMP, le PS et a fortiori le FN étant bien loin de m'attirer...).

lundi, 28 mars 2011

Qui pour remplacer Sarkozy ? Juppé, non ?

Je me demande quand l'UMP et la droite en général vont se rendre compte que Nicolas Sarkozy ne peut plus être leur candidat. Il est battu dans tous les sondages et ne se relèvera pas car il ne mènera pas la politique qui serait nécessaire pour obtenir ce résultat. En effet, tant qu'il n'aura pas compris qu'il faut remplacer les mots par des actions (par exemple, annoncer le recrutement en hausse de gendarmes et de policiers, celui de greffiers et d'experts pour la justice, de gardiens et de personnels pour les prisons, puis mener une politique de fermeté déterminée), il sera cuit, et sa majorité, pas crédible, avec.

Il faut donc un homme à droite à la popularité montante, dont les qualités d'homme d'État ne sont plus à démontrer, capable de se réconcilier avec Dominique de Villepin, tout en étant acceptable pour les Sarkozystes sans être trop compromis avec eux, et bien considéré par les centristes.

Cet homme, c'est Alain Juppé, dont la seule présence à la tête du Ministère des Affaires étrangères, a modifié le visage de notre diplomatie. Un gaulliste, un vrai. A-t-on observé, chose encore impensable il y a quelques mois, comment la France s'est défendue becs et ongles pour ne pas faire intervenir l'OTAN dans les affaires libyennes ? On a vu là les convictions d'un homme qui veut redonner du poids à la France et à sa voix, qui souhaite également que les Européens soient capables de se manifester à la place des USA, bref, d'un homme capable de donner une vraie diplomatie à la France.

Au moins sur cet aspect, c'est un homme auquel je pourrais faire confiance, en tant que président, et, en tout cas, auquel j'apporterais volontiers ma voix contre un socialiste lors d'un second tour d'élection présidentielle. Évidemment il lui fautr se doter d'une programme économique, culturel et social qui soit autre chose que le vilain brouet que nous sert l'UMP depuis des années. 

Du travail en perspective, mais bien nécessaire, pour nous éviter de devoir supporter la gauche arrogante, mondialiste, euro-béate et dégoûlinante pendant au moins 5 années à partir de 2012 sauf miracle centriste...

16:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : juppé, gauche, centre, droite |  Facebook | | |

mardi, 22 mars 2011

Une droite pas assez à droite ?

C'est très amusant toutes les analyses que je lis sur le FN ces derniers jours. On reproche à Sarkozy d'avoir droitisé le FN et d'avoir ainsi ouvert la voie au FN. Ben non, ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est de ne pas avoir droitisé ses actes. Quand j'écoute les gens qui votent pour FN, il y a tout de même des antiennes qui reviennent :

- le sentiment d'être abandonnés, certes, mais, constamment, l'insécurité et l'immigration. Alors, certes, cela ne préoccupe peut-être qu'une minorité de Français, mais pas de chance, la minorité en question vote pour le FN. 

- il est possible de faire reculer le FN. C'est juste une question de volonté. Il suffit de donner les moyens matériels et humains appropriés à la police, la gendarmerie et la justice pour fonctionner. C'est tout. A la limite, l'immigration n'est que secondaire, car elle ne préoccupe les Français que pour autant qu'elle génère de l'insécurité. Alors bien sûr, l'insécurité générée est le fait d'une minorité, mais le problème, c'est que cette minorité, on la voit sur tous les fronts des mauvais coups et de la délinquance. Les journalistes ont beau parler de jeunes, de jeunes gens, d'adolescents, de rixes entre bandes, personne n'est dupe. On sait très bien, dès que l'on se penche sur les faits, que ce sont majoritairement des jeunes d'origine immigrée qui sont impliqués.

- finalement, une politique sécuritaire, une vraie politique de répression, avec les moyens qui vont avec, c'est le plus sûr moyen de faire reculer la xénophobie. 

Je ris quand j'entends des chroniqueurs parler de ces petits villages ruraux et paisibles qui ne connaissent ni insécurité ni immigration et qui votent pourtant FN. C'est parfaitement faux. En fait, d'ores et déjà, dans certains de ces ensembles péri-urbains, il y a des bandes qui débarquent et sèment sinon la terreur au moins la peur. Alors, certes, peu de faits signalés, mais la peur est là. 

Ce que Sarkozy et l'UMP ne parviennent pas à comprendre c'est qu'ils ne regagneront pas l'électorat qu'ils ont perdu avec des mots. Il faut des actes, et ces actes ne sont possibles qu'avec des moyens ad hoc. Falsifier les chiffres en annonçant des réussites mirobolantes n'y changera rien. La température, ce sont les faits qu'i fleurissent çà et là dans la presse. Quand les faits (qui sont décidément têtus) baisseront vraiment, c'est à dire qu'on fera parler la matraque et le gnouf chaque fois que nécessaire, à ce moment-là, le FN reculera. 

Il existe d'autres causes qui favorisent le vote FN, mais j'y reviendrai dans un second billet. De toutes façons, les sondeurs politiques qui sont habitués à raisonner sur des faits et pas sur des discours idéologiques expriment de manière claire ce qu'il en est globalement. 

Enfin, bon, de toutes façons, je me répète : cela ne fait jamais que quatre ans que je dis les mêmes choses à l'envie sur ce blogue. J'adore d'ailleurs, quand on vient me qualifier de réactionnaire de facho, de droitier, ou encore de sous-marin du Front National...

 

 

dimanche, 20 mars 2011

Les cantonales ne m'intéressaient pas...

Je suis désolé d'avoir si peu couvert les cantonales (un article en tout et pour tout) mais, fondamentalement, cela ne me passionnait vraiment pas. Je ne voyais guère de différences d'un programme politique à un autre. Ce n'est d'ailleurs pas la faute des candidats, mais plutôt la nature des missions du département qui veut ça. Et puis je crois aussi que ce sont des enjeux très locaux dont il faut pouvoir peser les tenants et les aboutissants. 

Le MoDem était quasiment absent de ces élections dans lesquelles il ne souhaitait pas perdre des forces. De fait, dans trois ans, les nouveaux conseillers vont être remplacés par des conseillers territoriaux. Même si le mode de scrutin est inepte et anti-démocratique au possible en empêchant toute la palette des opinions d'être représentée, mieux vaut, en effet, regrouper une bonne fois pour toutes toutes les compétences sous un même étendard.

J'ai vu que quelques candidats MoDem réalisaient de beaux scores : bravo à eux et courage pour la suite.

21:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : cantonales, modem |  Facebook | | |

vendredi, 11 mars 2011

Foutez la paix à l'Islam, à la fin !

La dernière trouvaille de Copé, c'est d'envisager de légiférer sur la langue que les imams doivent utiliser dans les mosquées. Mais on marche sur la tête en France. N'importe quoi.

C'est pas un peu fini les débats biaisés avec l'Islam, là, en France ? Enfin, ce n'est pas compliqué : il y a des lois, en France. Quand quelqu'un les enfreint, il est sanctionné. La responsabilité des politiques, c'est évidemment de faire appliquer les lois (comme avec les prières de rue dans le 18ème arrondissement parisien qui sont parfaitement illégales).Qu'il soit musulman, athée ou chrétien ou tout ce que vous voudrez, on s'en f...

Il y a également des lois contre les sectes. Si l'on s'aperçoit qu'une mouvance, fût-elle religieuse, opprime des individus et procède à d'authentiques lavages de cerveau, il y aussi des lois et même une mission chargé de dresser une liste : la miviludes, je crois.

Voilà, ce n'est pas plus compliqué que cela. Je crois que Bayrou a très exactement visé dans le mille quand il observe que Marine Le pen est parvenue à faire de la laïcité, principe de tolérance, une arme anti-islam.

J'aime beaucoup l'image utilisée par Bayrou : c'est un poison mortel pour la France que de dresser les gens les uns contre les autres. Bien d'accord. C'est une spécialité des extrêmes de toute sorte et pas seulement. 

Plus à droite il va y avoir des responsables politiques pour faire les malins et penser doubler le FN par la droite, plus le FN va grossir.

00:17 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : fn, bayrou, islam |  Facebook | | |

mercredi, 09 mars 2011

Sarkozy n'est pas comptable du FN mais...

Je lis décidément beaucoup d'imbécilités ces derniers jours sur le FN et Sarkozy. Mais la pire d'entre elles, c'est d'expliquer que Sarkozy serait la cause de la montée du Fn à cause des débats qu'il amène sur la place publique. A gauche, notamment, mais aussi dans la droite modérée proche du centre (Nouveau Centre), c'est très tendance de faire valoir cet argument.

Ils sont un paquet à ne pas avoir compris, j'en ai bien l'impression : ce n'est pas en escamotant un débat, en l'esquivant, qu'on parvient à l'éteindre. Au contraire, du coup, Marine Le pen va s'en faire le porte-flambeau.

Partout en Europe, les populismes gagnent du terrain, et parfois, bien plus qu'en France ! Il faut être insondablement crétin pour ne pas le comprendre. Il n'y a donc pas de phénomène Sarkozy. Au contraire, même Sarkozy avait réussi à siphonner le FN. Le problème, ce sont les actes...

Pendant que Sarkozy lançait idiotement un ballon d'essai sur les Roms, il naturalisait à tour de bras en France : en 2010, l'immigration familiale a augmenté de près de 6%, l'immigration de travail de près de 2%. Sarkozy a donc continué à laisser venir des immigrés en France alors que la France explose sous le poids de l'immigration et des problèmes d'intégration qu'elle génère. STOP, nom de ... STOP, quoi, il faut mettre fin complètement à l'immigration, c'est tout, et ne pas se laissser impressionner par les bêlements de gauche. Le pompon, c'est ceux qui annoncent qu'ilspourraient voter Marine Le pen contre Sarkozy au second tour d'une présidentielle...(hein l'Nicolas...). Je vous rassure, même si personne ne me l'a demandé, évidemment, dans un tel cas de figure, je voterais pour Sarkozy.

Pendant ce temps, à droite, on ne fait pas mieux : Chantal Brunel reprend avec une bêtise incroyable la petite chanson de Marine Le pen sur les hordes de Carthaginois (Tunisiens) censées venir envahir la Gaule. Ah ? Elle est où la flotte carthaginoise ? Au lieu de se payer la tête de Marine Le pen en dénonçant ses fantasmes délirants et le ridicule de ses déclarations, voir de l'inviter à venir faire le tour de nos côtes méditerrannéennes pour constater qu'il n'y a pas de débarquement en Provence, Chantal Brunel accrédite un mensonge éhonté. A ce mensonge s'ajoute la brutalité du propos envers un peuple qui progresse vers la démocratie à pas de géants (la mise en place accélérée d'un état de droit en Tunisie est tout simplement stupéfiante !) : les jeter à la mer. J'en ai déjà parlé. Tiens, ça me fait penser à la manière dont les négriers traitaient les esclaves au XVIIIème siècle : quand il y avait un risque de contrôle douanier, ils les enchaînaient les uns autres et les jetaient à la mer pour les noyer. Marine Le pen, elle me fait penser à ce genre de sinistres individus.

Cela dit, l'immigration n'est qu'un aspect d'un phénomène plus vaste : la mondialisation. Telle qu'elle prend forme, elle donne l'impression (peut-être bien avérée, au demeurant) d'échapper à tout contrôle populaire : europhilie euro-béate, pouvoir des technostructures qui prennent les décisions à la place des politiques (l'Éducation Nationale en est une illustration éclatante), domination des lobbies, dumping social, aplaventrisme des dirigeants occidentaux.

Les responsables politiques doivent apporter une réponse aux angoisses que suscite la mondialisation, mais également à ses dérives. C'est exactement le sens du combat de responsables politiques centristes comme Marielle de Sarnez ou François Bayrou. La première souhaite une révision radicale des règles de l'OMC. Elle a compris que le repli tant vanté par les souverainistes n'a aucune chance d'apporter de solutions, et elle propose donc de faire pression par le haut. C'est pour cela aussi que François Bayrou avait répliqué lors des élections européennes que personne ne l'empêcherait de parler de la France. Et c'est pour cela encore que le programme du MoDem proclamait que si les nations étaient fortes de l'Europe, l'Europe, elle, était forte de ses nations.

Cela suppose de trancher évidemment sur un certain nombre de points : c'est bien gentil de vouloir juguler l'immigration, mais la meilleure solution pour y parvenir, c'est d'apporter le développement là d'où l'immigration se produit. Cela suppose donc d'admettre un certain niveau de délocalisation et de partager une part de la croissance.

Il faut avoir le courage de le dire. Il faut faire en sorte que le co-développement ne soit pas l'occasion d'utiliser le dumping social pour affaiblir les salariés et ouvriers français et plus généralement européens, notamment dans l'industrie. Il va falloir plancher sur la relocalisation de l'industrie. Bayrou y réfléchit, et, à ce que j'ai compris, Martine Aubry aussi, depuis peu. On attend donc leurs propositions...

Notre politique ne doit pas passer exclusivement par l'Europe, même si je pense que l'Europe est notre bras armé (à condition de priver les technocrates de leur pouvoir et le donner aux Parlementaires). Nous pouvons aussi mener une habile politique franco-française grâce à notre diplomatie et à notre culture, en développant et finançant partout alliances françaises, centres culturels francophones, écoles et lycées français et en tentant d'y attirer les élites locales afin de les imprégner de notre culture. Idéalement, en nouant des partenaraits commerciaux afin que les seuls débouchés de notre politique francophone ne soit pas nécessairement la venue en France pour les francophones et francophiles.

 

mardi, 08 mars 2011

Cantonale démocrate et jolies femmes à Montrouge...

A Montrouge, ce chanceux candidat MoDem cède sa place à une fort jolie femme...Le veinard met à profit la date du à 08 mars pour être bien entouré. Miam, on les croquerait si on pouvait (voir la vidéo ci-dessous).

Cela dit, ce ne serait pas suffisant si ce duo de choc ne disposait pas d'un vrai programme pour le déaprtement du 92, phénomène assez rare dans ces insipides élections. Je me suis rendu sur le site consacré à la campagne et ai jeté un oeil sur les propositions. Il se trouve que je connais bien les Hauts de Seine...

Il y a au moins un premier aspect qui m'a intéressé : Sylvie Brenez et Jean-Eric Branaa proposent d'expérimenter le fameux Small Business Act à la française de Bayrou dans le département. Très bonne idée, mais bonne chance : je ne sais pas si Jean-Eric et Sylvie ont entendu parler des écuries d'Augias, mais je crois que Devidjian pourrait les rencarder à ce sujet. L'opacité sur les appels d'offre dans le 92 est à peu près totale. Je crois qu'il ne faut pas seulement s'engager à simplifier les procédures, comme cela figure dans leur programme, mais également promettre un affichage transparent, comme le font la Mairie de Paris ou celle de Bordeaux, par exemple, sur les marchés qui sont passés.

Autre idée que j'ai trouvée pas mal : financer le permis de conduire pour les jeunes en échange d'un investissement dans le secteur associatif, plus précisément les services à la personne (aide au 3ème âge, au handicap, à l'enfance).

J'ai jeté oeil l'éducation dans le programme : à ma connaissance, c'est le Conseil Général qui finance la construction et une large partie de l'équipement des collèges. Il y aurait pourtant beaucoup à dire dans ce domaine. Sylvie et Jean-Eric veulent assurer les études dirigées que l'actuel Conseil Général commence à réduire sous prétexte que l'Etat le prend désormais en charge. Moi, je leur conseille de se pencher sur les conditions d'obtention des marchés dans les collèges et la manière dont les équipements s'y déploient : il y a un gisement pétrolifère d'économies à exploiter tant le gaspillage et la gabegie atteignent des sommets...Economies qui pourraient être réaffectées aux vrais priorités éducatives, bien  sûr...

Bon, dans la partie budget et finance, les deux candidats MoDem/Alliance centriste/Cap21 veulent lancer un audit : ouarf ! Bonne chance ! Au moins, s'ils y parviennent, on va rigoler quand les cadavres vont sortir des placards...

Sur le logement, rien de particulièrement novateur, mais deux engagements qui m'intéressent : celui d'interdire les préemptions sans motif valable (utilité publique) et celui de maintenir et rénover la cité universitaire d'Antony que la majorité actuelle veut condamner.

Au niveau transport, je vais être méchant : c'est du sous-Delanoë comme cela se pratique désormais partout toutes tendances confondues en proche-banlieue. Ce n'est pas en congestionnant le trafic que l'on améliorera les conditions de transport. Or, la guerre  que livrent désormais toutes les tendances politiques à l'automobile à peu près partout participe largement aux rigidités qui affectent Paris et sa petite couronne, à commencer par les Hauts de Seine.

L'offre de scooters électriques, c'est bien gentil, mais à quoi bon si Paris ne suit pas ? Moi, je préfère cela évidemment à l'auto-lib (une dispendieuse delanoconnerie de plus), mais plutôt que des scooters, il faudrait des side-cars, histoire que les familles ne soient pas comme d'habitude les sacrifiées de la politique de transports.