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samedi, 30 juillet 2011

Brunerie, l'accueillir ou pas ?

Les médias ont fait état de la volonté de Maxime Brunerie, auteur d'une tentative d'assassinat manqué contre Jacques Chirac, d'adhérer au MoDem et de soutenir Bayrou.

Juste après l'épisode norvégien, ça ne donne pas vraiment envie. Maxime Brunerie a tout de même assidûment fréquenté le MNR de Mégret, les groupes néo-nazis et j'en passe.

Certes, je crois, jusqu'à un certain degré, à la rédemption, mais tout de même...

Il est vrai, toutefois, que Maxime Brunerie, en 2001, cherchait, paraît-il, une mort glorieuse, espérant finir sous les balles des services de sécurité présidentiels. Je conçois que l'on puisse verser dans de dangereuses formes de mal-être, mais les choix politiques, dans des circonstances et un état semblables, traduisent tout de même quelque chose d'inquiétant sur le fond.

J'ai notamment lu son entretien sur Atlantico : j'aimerais savoir ce qui l'attire exactement au MoDem...Brunerie dit être attaché avant toutes choses à la Nation et à la Tradition, le tout avec une majuscule à chaque mot. Le MoDem a bien des attachements, mais je ne crois pas que ces deux-là lui soient une priorité.

Je n'ai pas lu son livre et ne le connais que par les extraits qui figurent sur la Toile et ce qu'en disent différents médias. Ce que je comprends, c'est qu'il a fait une partie du chemin, mais pas encore l'autre. Par exemple, il en semble pas conscient de tout ce qu'il doit au maire de Courcouronnes, qui a tout fait pour sa réinsertion. Il a en revanche vu de près ce qu'était l'infâme univers carcéral dans lequel la France mélange allègrement violeurs, pédophiles, braqueurs, voleurs et cetera, comme s'il n'y avait pas de différences de nature entre les différents crimes et délits qui les ont amené en prison.

Au passage, j'en profite pour faire une parenthèse : j'entends souvent que les criminels où les mineurs que l'on envoie en prison en ressortent plus durs. De ce fait, les bonnes âmes en concluent qu'il ne faut pas envoyer les mineurs délinquants en prison. La conclusion logique à laquelle j'arrive, moi, ce n'est pas qu'il faut supprimer la prison, mais la réformer. Une prison à visage humain, qui trie clairement les criminels et les délinquants tout en prévoyant les moyens de réinsertion des moins endurcis dans le mal est la condition sine qua non d'une politique de répression réussie. Tout comme la prévention, la répression nécessite des moyens importants. C'est le genre de chose qu'un Guéant, un Hortefeux, un Sarkozy, ou encore tous les trublions de la droite populaire (sans parler du FN) ne semblent vraiment pas avoir compris...

Revenons à Brunerie : il ne me semble pas mûr pour l'action politique. Je regrette l'impulsivité (une fois de plus, c'en est agaçant...) de Bayrou qui aurait du se garder de décréter qu'il n'y avait pas de place pour les déséquilibrés au MoDem. Franchement, si je cherche, je vais en trouver d'autres, moi au MoDem, même s'il y en a certainement moins qu'il y a deux ans. Soyons honnête : c'est une marque de fabrique du militantisme et de la politique que de fourbir les partis en déséquilibrés plus ou moins prononcés. Il y en a dans tous les partis...Ça n'était pas très chrétien, en somme, d'accueillir ainsi la demande de Brunerie.

Je pense que nous devrions lui faire une réponse circonstanciée et ne pas lui refuser un entretien, de manière à ce qu'il réalise qu'il est encore bien loin de la ligne politique du MoDem, à l'heure actuelle.

00:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags : modem, brunerie |  Facebook | | |

vendredi, 29 juillet 2011

Mon pauvre Nicolas...

Quand je dis mon pauvre Nicolas, je ne parle pas de lui, ni même de lui, mais de ce malheureux Hulot. IL avait cru devenir membre d'un parti d'écologistes, il est tombé dans un traquenard d'extrême-gauche, le vrai fonds de commerce des Verts en France.

Il faut dire qu'on aura une bonne idée de l'ambiance de la campagne, quelque peu saumâtre, quand on aura appris que Nicolas Hulot s'est pris une assiette de déchets sur la tête lors d'un meeting en interne avec les militants verts. Et pour mieux cerner le Robespierre norvégien en jupon qui va les représenter, il faut savoir qu'elle a formellement refusé de condamner cette agression.

Bref, Hulot s'épanche, et on le comprend...

15:38 Publié dans écologie, Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : joly, hulot |  Facebook | | |

mardi, 26 juillet 2011

Visionnaires...

Je viens de prendre connaissance chez Marianne des dernières notes sur l'école de Brighelli et de Bah? ; Brighelli renvoie à un écrit de l'association Sauvez les Lettres de 2003.

Rien à dire. Ils ont été visionnaires (Sauvez les lettres, je veux dire). Ce qui impressionne quand on considère la chose, c'est qu'on croit régulièrement avoir touché le fond puis on se rend compte que non, on n'a pas fini de repousser les limites.

Il y a trois axes qui devraient guider toute perspective pour l'Éducation Nationale.

a) s'appuyer sur deux piliers : l'excellence et la remédiation. 

Les pédagogols et les adeptes du benchmarking, de la compétence et autres conneries ont réussi à flinguer la remédiation en proposant toujours plus de merde et de ludique aux "apprenants". Mais maintenant, ils rêvent de dégommer aussi l'excellence. 

J'ai été stupéfié après la publication des enquêtes PISA qu'il n'y ait personne dans la presse spécialisée pour observer que le niveau de nos meilleurs élèves baissait aussi. Si la France n'était déjà plus capable d'offrir de vraies perspectives aux plus faibles, au moins avait-elle conservé cette qualité d'être capable de former des élites. On aurait pu au moins s'en réjouir, mais cela gêne les pédagogols, tout imprégnés de marxisme qu'ils sont, et les libéraux en peau de lapin parce que tout ce qui n'a pas une utilité immédiate doit être écarté. Or, il se trouve que l'excellence ne se bâtit pas sur l'utile mais au contraire sur le "superflu". C'est même là sa marque de fabrique. Il me semblait pourtant qu'il y avait dans le libéralisme un idéal de développement personnel, or, quand on examine de près le programme éducatif des libéraux français, c'est à pleurer : du pédagogol dans le texte. La seule chose, c'est qu'ils veulent introduire la concurrence entre les écoles et même dans le recrutement des profs (pas forcément une mauvaise idée, d'ailleurs, ce dernier point : les choses se passeraient bien mieux dans les écoles, collèges et lycées si chefs d'établissement et enseignants se choisissaient les uns les autres). Je lis donc chez eux les mêmes conneries qu'ailleurs.

b) assurer des conditions d'enseignement et d'instruction optimales pour le plus grand nombre.

Ceci suppose un recrutement de qualité pas les contrats à la c... de Châtel et encore moins la masterisation qui est une vaste fumisterie, mais aussi un environnement favorable. L'environnement favorable, c'est dégager des établissements scolaires les éléments qui en empêchent le fonctionnement normal. Il faudra évidemment trouver un parcours adapté pour les dits éléments, allant du centre éducatif à la prison pour mineurs en bonne et due forme avec suivi judiciaire si nécessaire.

c) permettre la diversité et l'innovation sans étranglement par les moyens

Jusqu'à un certain point, les établissements devraient être libres de définir leur pédagogie et même de personnaliser l'enseignement des discplines selon les profils d'élève. Il faudrait d'ailleurs sortir du "tout école". L'école ne valorise que certaines qualités seulement et abrase tout le reste. Le collège "unique" ne doit donc plus être le lieu exclusif de l'instruction. Les centres d'apprentis les plus performants doivent devenir des labels de qualité, ce qui suppose d'avoir aussi un oeil sur les formateurs. On ne devrait pas pouvoir s'improviser formateur dans un CFA et un tel statut devrait faire l'objet d'un concours spécifique.

Les projets d'établissement sont de la fumisterie en l'état, mais si on laissait une vraie liberté aux établissements, ils pourraient devenir le fer de lance de cette diversité. Cela suppose évidemment de ne pas étrangler les collèges et les lycées en leur retirant des moyens puis de venir la bouche en coeur expliquer à leurs équipes qu'elles sont libres.

La diversité, c'est aussi le maintien d'une grande diversité d'enseignements, à commencer, comme l'observait Sauver les lettres, par l'allemand, le latin et le grec, qui sont les lieux traditionnels de la rigueur de et l'excellence.

J'avais au départ un 4ème axe en tête, mais pas moyen de m'en rappeler. Tant pis, ce sera pour un autre billet. Et puis de toutes façons, je radote largement, je dis à peu près toujours les mêmes choses ici...

17:51 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : école |  Facebook | | |

mardi, 05 juillet 2011

Je suis le site centriste de référence, moi ????

Il y avait beaucoup de visiteurs, hier, chez moi...Le Monde et link influence ont réalisé une cartographie du web politique. Manifestement, mon collègue A perdre la raison et moi-même avons largement squizzé les partis politiques. Lui, il figure au même titre que le site du PS sur la carte comme figure emblématique de la gauche, et moi, bingo, j'ai fait mieux, j'ai effacé tous les sites centristes à commencer par celui du Mouvement Démocrate ainsi que son réseau social.

Je suis donc un centriste z'influent. La gloire, quoi.

Du côté de la fachosphère, fdesouche a mis dedans le site du FN. Très bien fait, au demeurant, le site de ce parti, l'un des seuls dont le programme soit lisible et clair. On devrait s'en inspirer (de la présentation, pas des idées, évidemment) pour notre programme à nous autres centristes.

Eh bien s'il est vraiment z'influent, le centriste en question, ils feraient bien de l'écouter de temps en temps, les autres centristes, et particulièrement le MoDem. 

Parce que par les temps qui courent, ça diverge sérieusement de mon côté. Moi, ma Bible, mes Livres Sybillins, mon oracle, c'est ça (bayrou.fr). Certainement pas ça (projet humaniste).

11:13 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : centriste, bayrou, modem |  Facebook | | |

Nafissatou n'a pas menti...

Bon, c'est un petit entre-filet dans la presse, mais je reprends l'information qui mérite largement diffusion : les cartes magnétiques de Nafissatou Diallo ont été analysées, et, contrairement à ce que répandait les presses américaine et française hier, il s'avère qu'elle n'a pas menti sur le déroulé des évènements après son départ de la chambre de DSK. Elle n'est pas partie faire le ménage ailleurs et s'est bien réfugiée dans une autre suite.

Il faut songer que cette femme est soumise à une pression énorme dans cette histoire. On peut donc comprendre qu'elle soit hésitante et que son témoignage commence à varier, comme cela se produit souvent dans de tels cas.

Le New York Post affirme que les charges contre DSK vont être abandonnées, moi, je dis que ce n'est pas encore joué...

10:57 Publié dans Insolite, Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : dsk, sofitel, nafissatou |  Facebook | | |

lundi, 04 juillet 2011

DSK ? Jamais je ne voterai pour ce mec-là.

Finalelement, on ne saura jamais vraiment ce qu'il s'est produit dans la suite du Sofitel de New York. L'accusatrice était apparemment trop b elle. Une chose est sûre : 

Naffisatou s'est plainte d'une tentative de viol de la part de DSK. Tristane Banon dépose aussi une plainte. L'économiste hongroise qui a finalement reconnu une liaison avec lui a fait savoir par la suite, même si cela n'a pas été rendu public, qu'elle avait craint pour sa carrière et avait cédé à DSK principalement pour cette raison.

Dans tous les cas de figure, et au minimum, ce gars-là n'est pas sain avec les femmes. Aurélie Filipetti l'avait trouvé très lourd. 

Il est dans la catégorie des harceleurs.

Ce type-là a une double personnalité. Posé comme politique ou professeur, harceleur de femmes qui se prend pour un séducteur dans le privé. C'est sans doute un cas pathologique.

Jamais je ne voterai pour lui y compris contre Nicolas Sarkozy. Je ne m'abstiendrai même pas, s'il revient sur le devant de la scène. Je voterai pour Sarko sans états d'âme.

17:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : dsk, sarkozy, banon, nafissatou, femme |  Facebook | | |

dimanche, 19 juin 2011

Los indignados, los cretinos...

Cela fait quatre jours que j'ai la note suivante sous le coude et quatre jours que j'ai la flemme de l'écrire. Coup de pot, mon pasteur favori de bovidés l'a fait pour moi.

Est-ce qu'on aura un  jour nos indignados francescos cretinos, en France, quand, sous le poids de la dette et en dépit des alertes inftigables et répétées d'une toute petite minorité de membres de notre classe politique notre État aura failli, qui viendront à leur tour pleurnicher en place publique après avoir été les premiers à voter la mine réjouie pour les emplois jeunes et autres joyeusetés festives et socialistes ?

Tiens, je crois que cela doit se dire αγανακτισμένοι en grec moderne, indignés. Je tente une étymologie hasardeuse, hellénistes et Héllènes me riront au nez, mais, tant pis : il y a ἄγαν un adverbe qui signifie trop en grec ancien dans αγανακτισμένοι. Un hasard ? Trop de fraudes (30% d'évasion fiscale en Grèce !!!) ? Trop de dépenses (retraites à 53 ans grâce aux fonds européens) ?

J'ai déjà lancé ce débat une fois ici, en évoquant les dictatures, je crois : jusqu'à un certain point, les peuples paient cash ce qu'ils laissent faire, notamment quand ils se choisissent de mauvais dirigeants.

Le comble, c'est que dans les cretindignados, il doit bien y avoir en majorité toute cette classe oisive de jeunes gens nés dans la bonne famille, à l'abri donc du besoin, mais couverts de pustules gauchistes, qui ont peut-être lu l'imbécile et démagogique "Indignez-vous" de Stéphane Hessel. 

Je ne suis pas loin de penser comme Thierry Saussez, l'ex-conseiller en communication de Nicolas Sarkozy : sans verser dans un optimisme béat, je préfère avoir un manifeste pour ce dernier que la crétinerie hesselienne. 

Son auteur, ex-tête du cercle pensant de la Sarkozie, en voilà un qui doit donner des boutons à nos révolutionnaires boutonneux... pensez donc, au lieu d'être le fils d'un grand industriel ou pire encore d'un banquier, c'est le modeste cadet d'un chaffeur et d'une libraire dans une famille de sept enfants. Mierda, ça marche pas la lutte des classes, le fils du prolétaire n'est pas du bon côté : 

Longtemps, le gain a été péché et l’usurier excommunié. La révolution s’est faite sur la haine des riches. Le marxisme, le collectivisme, la lutte des classes imprègnent toujours nos comportements sociaux. Nous nous défions encore de l’économie de marché et de la concurrence qui font tourner le monde. Notre rapport si particulier à l’Etat-providence nous conduit certes à accepter l’autonomie individuelle mais en lui associant une demande de protection et non son corollaire qui est l’acceptation de la compétition.

Bref, pour revenir à ce que dit Nicolas dans son billet, reprenant le mot fameux de Benjamin Franklin, en effet, aide-toi toi-même,  le ciel t'aidera ! Heureusement, il y a tout de même en France, au moins du côté des blogueurs, en tout cas, des socialistes responsables qui admettent que le tort de la Grèce et des Grecs, c'est tout simplement d'avoir dépensé l'argent qu'ils n'avaient pas. En France, il y a des commissions de surendettement pour ça...

Ce qui est hautement comique, c'est de voir nos "Indignés" européens se comparer aux peuples arabes révoltés, qui eux, pour le compte, combattent au péril de leur vie et de celles de leur familles des dictatures parfois sanglantes.

Bref, los crétinos, ils me les brisent un peu menu, et plutôt que de glapir à la fin de l'austérité, ils devraient d'abord commencer par méditer sur les dépenses somptuaires qu'ont mené leurs différents gouvernements...

mardi, 14 juin 2011

Hollande, un homme d'État ? Mouuuââââârf !

Ça y est, on ne jure plus que par François Hollande, à l'heure actuelle. C'est la nouvelle star ! Même plus l'étoile montante mais l'étoile montée ! L'homme qui n'aimait pas les riches (souvenez-vous, c'était en 2007 et ils les avaient estimés riches dès 4000 euros de revenus mensuels...) va peut-être se retrouver en situation de les matraquer fiscalement, qui sait ?

Il faudrait en tout cas rappeler que l'individu n'a jamais exercé aucune fonction ministérielle, qu'il a en revanche présidé le détestable parti socialiste de la période Jospin, et qu'il s'est fait surtout reconnaître pour son art de la compromission que celui du compromis.

C'était marrant, en fait, le match Hollande/Aubry/DSK : toute l'équipe de Lionel Jospin de la période 1997-2002, en somme. Celle-là même qui m'a fait jurer un jour de ne plus jamais revoter à gauche, même s'il a bien fallu, finalement, avec Sarkozy.

Reste le programme du PS qu'Hollande va bien devoir endosser, et alors là, bonne chance. Il ne seret à rien de multiplier les promesses, on sait d'ores et déjà qu'on ne pourra pas les tenir. L'horizon principal de l'action politique dans les dix années à venir, ce sera de réduire le déficit budgétaire et d'arbitrer intelligemment la distribution du reliquat.

00:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : hollande, ps |  Facebook | | |

lundi, 13 juin 2011

Bayrou,Borloo et les centristes...

Europium est venu me rappeler opportunément une remarque de François Bayrou en mars dernier sur la difficulté de rassembler les centristes : 

Rassembler les centristes, c'est comme conduire une brouette pleine de grenouilles: elles sautent dans tous les sens.

Du coup, cela m'a rappelé un poème de La Fontaine tout à fait à propos, au sujet des centristes, de Bayrou et de Borloo : les Grenouilles qui demandaient un roi...

Les grenouilles se lassant 

            De l'état démocratique,  

            Par leurs clameurs firent tant  

Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique. 

Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique:  

Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant, 

            Que la gent marécageuse,  

           Gent fort sotte et fort peureuse,  

            S'alla cacher sous les eaux,  

            Dans les joncs, les roseaux,  

            Dans les trous du marécage,  

Sans oser de longtemps regarder au visage  

Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.  

            Or c'était un soliveau,  

De qui la gravité fit peur à la première  

            Qui, de le voir s'aventurant,  

            Osa bien quitter sa tanière.  

            Elle approcha, mais en tremblant;  

Une autre la suivit, une autre en fit autant:  

            Il en vint une fourmilière;  

Et leur troupe à la fin se rendit familière 

            Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi. 

Le bon sire le souffre et se tient toujours coi. 

Jupin en a bientôt la cervelle rompue: 

«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.»  

Le monarque des dieux leur envoie une grue, 

            Qui les croque, qui les tue,  

            Qui les gobe à son plaisir;  

            Et grenouilles de se plaindre.  

Et Jupin de leur dire:« Eh quoi? votre désir 

            A ses lois croit-il nous astreindre?  

           Vous avez dû premièrement 

            Garder votre gouvernement; 

Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire 

Que votre premier roi fut débonnaire et doux 

            De celui-ci contentez-vous,  

            De peur d'en rencontrer un pire.»

dimanche, 12 juin 2011

Idées sur l'école, de l'UMP au MoDem.

J'ai pris connaissance d'une proposition de l'UMP assez intéressante (pour une fois) sur les collèges, ces jours derniers : séparer élèves de sixième/cinquième et élèves de 4ème/3ème. En soi, le principe est bon, mais le problème, c'est la faisabilité. L'UMP voudrait réserver des établissements aux deux premiers niveaux et d'autres aux deux suivants. Impossible à gérer en emplois du temps, temps de service des enseignants, et cetera. En outre, je trouve parfaitement démago et idiot de se servir de cette idée pour en faire un instrument de mixité sociale. Ils m'énervent avec leur mixité sociale, les uns et les autres. Je l'ai déjà dit, ils n'ont qu'à proposer de l'excellence partout, mais comme actuellement, le mot d'ordre, c'est d'acheter le ban et l'arrière-ban pédagogolâtre en banalisant ses idées en échange de son silence sur la raréfaction des moyens...l'excellence, on peut se la carrer là où je pense.

Positif, je propose une amélioration à l'idée de l'UMP : séparer en effet jeunes pré-adolescents et adolescents par les horaires de cours et de cantines, tout simplement. Récréations différentes, heures de demi-pension différentes également, et on obtient ainsi une part du résultat voulu. Ce n'est pas de la tarte à organiser, mais, en tout cas, tout de même plus simple que de prévoir des établissements spécifiques. Enfin, ne soyons pas négatifs, l'idée va être testée à Meaux : on verra bien ce que cela donnera, à condition que l'on parvienne à obtenir des données finales pas trop faisandées, évidemment.

M'enfin, au moins, l'idée de l'UMP était intéressante. Il en va tout autrement des déclarations du MoDem ce week-end. Je ne sais pas qui signe les communiqués à propos de l'éducation, mais j'aimerais bien le savoir. Il y a dans le tas, c'est sûr, un enragé/une enragée de la chronobiologie. La grande idée (à la c..) du moment, ce sont les rythmes scolaires.

Donc, voilà, je récapitule : le MoDem veut donc faire travailler plus ces fainéants d'instituteurs, parce que vous comprenez, les journées scolaires sont trop longues mais l'année scolaire est trop courte.

Débile.

Admettons que l'année scolaire soit plus longue : que vont devenir les élèves livrés à eux-mêmes lorsqque les cours s'arrêteront, disons, à 13h00 ? Des activités l'après-midi ? Financées avec quel argent alors que l'Éducation Nationale manque déjà cruellement de moyens ? En payant davantage les enseignants ? Ah, c'est réaliste de dire plus d'enseignants davantage payés alors que nous savons que nos déficits nous laissent une marge de manoeuvre très modérée ?

Et puis ce qui est imbécile au possible, c'est que les enfants ne seront pas moins fatigués au mois de juin parce qu'ils auront eu d'autres activités, même si elles ne sont pas scolaires ; la différence c'est qu'ils devront travailler trois semaines de plus. Ils ne seront donc pas davantage reposés, c'est parfaitement illusoire. En revanche, au risque de me répéter, puisque j'ai déjà fait le calcul, rien qu'en temps de déplacement, les enseignants seront au minimum perdants de 10 jours gratis.

Et puis à la limite, je m'en fous. Je trouve qu'il y a des choses autrement plus importantes et intéressantes à dire et à faire sur l'école que de faire des rythmes scolaires l'alpha et l'oméga de la pensée démocrate.

Je ne parle même pas de l'expression "collèges hors les murs" qui renvoie à la pure doxa socialo-pédagogolâtrisante. Tiens, t'en veux un collège hors-les-murs ? Eh bien lis le bilan

Je ne sais pas, moi, réhabilitons la maison de correction, plutôt. Ça va bien, un temps, le politiquement correct. Je ne suis pas venu à l'UDF pour ça.

Alors, moi, je commence à en avoir assez de lire conneries sur conneries du parti dont je suis adhérent. Ras la casquette. Entre les déclarations purement posturales, les non-idées et les essartz recyclés de propositions de gauche, je commence à en avoir ma claque de ce parti, moi. Je soutiendrai Bayrou jusqu'au bout parce que j'ai de l'estime pour lui, mais je vais sérieusement songer à mettre les voiles entre la présidentielle et les législatives pour échouer, d'ailleurs, je ne sais pas trop où...

00:27 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : modem, école, ump, collège |  Facebook | | |