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dimanche, 19 juin 2011

Los indignados, los cretinos...

Cela fait quatre jours que j'ai la note suivante sous le coude et quatre jours que j'ai la flemme de l'écrire. Coup de pot, mon pasteur favori de bovidés l'a fait pour moi.

Est-ce qu'on aura un  jour nos indignados francescos cretinos, en France, quand, sous le poids de la dette et en dépit des alertes inftigables et répétées d'une toute petite minorité de membres de notre classe politique notre État aura failli, qui viendront à leur tour pleurnicher en place publique après avoir été les premiers à voter la mine réjouie pour les emplois jeunes et autres joyeusetés festives et socialistes ?

Tiens, je crois que cela doit se dire αγανακτισμένοι en grec moderne, indignés. Je tente une étymologie hasardeuse, hellénistes et Héllènes me riront au nez, mais, tant pis : il y a ἄγαν un adverbe qui signifie trop en grec ancien dans αγανακτισμένοι. Un hasard ? Trop de fraudes (30% d'évasion fiscale en Grèce !!!) ? Trop de dépenses (retraites à 53 ans grâce aux fonds européens) ?

J'ai déjà lancé ce débat une fois ici, en évoquant les dictatures, je crois : jusqu'à un certain point, les peuples paient cash ce qu'ils laissent faire, notamment quand ils se choisissent de mauvais dirigeants.

Le comble, c'est que dans les cretindignados, il doit bien y avoir en majorité toute cette classe oisive de jeunes gens nés dans la bonne famille, à l'abri donc du besoin, mais couverts de pustules gauchistes, qui ont peut-être lu l'imbécile et démagogique "Indignez-vous" de Stéphane Hessel. 

Je ne suis pas loin de penser comme Thierry Saussez, l'ex-conseiller en communication de Nicolas Sarkozy : sans verser dans un optimisme béat, je préfère avoir un manifeste pour ce dernier que la crétinerie hesselienne. 

Son auteur, ex-tête du cercle pensant de la Sarkozie, en voilà un qui doit donner des boutons à nos révolutionnaires boutonneux... pensez donc, au lieu d'être le fils d'un grand industriel ou pire encore d'un banquier, c'est le modeste cadet d'un chaffeur et d'une libraire dans une famille de sept enfants. Mierda, ça marche pas la lutte des classes, le fils du prolétaire n'est pas du bon côté : 

Longtemps, le gain a été péché et l’usurier excommunié. La révolution s’est faite sur la haine des riches. Le marxisme, le collectivisme, la lutte des classes imprègnent toujours nos comportements sociaux. Nous nous défions encore de l’économie de marché et de la concurrence qui font tourner le monde. Notre rapport si particulier à l’Etat-providence nous conduit certes à accepter l’autonomie individuelle mais en lui associant une demande de protection et non son corollaire qui est l’acceptation de la compétition.

Bref, pour revenir à ce que dit Nicolas dans son billet, reprenant le mot fameux de Benjamin Franklin, en effet, aide-toi toi-même,  le ciel t'aidera ! Heureusement, il y a tout de même en France, au moins du côté des blogueurs, en tout cas, des socialistes responsables qui admettent que le tort de la Grèce et des Grecs, c'est tout simplement d'avoir dépensé l'argent qu'ils n'avaient pas. En France, il y a des commissions de surendettement pour ça...

Ce qui est hautement comique, c'est de voir nos "Indignés" européens se comparer aux peuples arabes révoltés, qui eux, pour le compte, combattent au péril de leur vie et de celles de leur familles des dictatures parfois sanglantes.

Bref, los crétinos, ils me les brisent un peu menu, et plutôt que de glapir à la fin de l'austérité, ils devraient d'abord commencer par méditer sur les dépenses somptuaires qu'ont mené leurs différents gouvernements...

Commentaires

Merci du clin d'oeil ! Mon billet a beaucoup fait couler d'encre (enfin... dans Twitter) entre les gauchistes qui me traitent de vil libéral et les sociodems qui m'embrassent...

Écrit par : Nicolas | dimanche, 19 juin 2011

Salut Nicolas
Tu m'étonnes : c'était courageux de ta part. Après un billet comme celui-là, tu as du passer cash dans la camp de la réaction et des exploiteurs du peuple à leurs yeux. Les socdems taxent comme des brutes, mais il faut leur reconnaître qu'ils sont fiables et pas démagos (enfin...pas trop : je me souviens encore du moi j'aime pas les riches de Hollande, en 2007...)sur le problème de la dette.
Sinon, mis à part ça, bienvenue chez nous autres Libéraux :-DDDD
Cela dit, sur le fond de ton billet, je pense qu'il ne faut pas lâcher la Grèce, ce serait désastreux, mais j'avoue que je ne vois pas comment l'aider efficacement. Il faut au moins qu'il y ait une prise de conscience là-bas, primo, et secondo, qu'ils réduisent singulièrement l'évasion fiscale. Sinon, en effet, cela va être un tonneau qu'ils connaissent bien, les Grecs : celui des Danaïdes...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 19 juin 2011

Donc il y a les crétinos et toi tu es intelligent! J'ai trouvé ton billet confus ;-)

Écrit par : Eric | dimanche, 19 juin 2011

@Eric
ça, c'est pas mal raisonné :-)

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 19 juin 2011

L'Hérétique,

Le fond de mon billet portait plus le fait que les gauchistes mettent les problèmes des Grecs sur le dos d'Hollande...

J'ai un autre billet "sous le coude". Les gauchistes n'arrêtent pas de gueuler parce que "l'Europe" veut surveiller le budget des états sans se rendre compte que si le budget de la Grèce avait été surveillé, le peuple Grec ne serait pas dans la merde, maintenant.

Écrit par : Nicolas | dimanche, 19 juin 2011

mouais, hé bien moi je ne serais pas aussi catégorique que cela. Les indignés ? oui et bien... ça peut bien sûr faire plouf comme ça peut se propager à cause du ras le bol ambiant qui atteint presque toutes les classes sociales. Après tout, qui a fait la révolution en 1789 ??? les miséreux ? non, les bourges ... et on subit encore cette révolution-république des avocats ... alors ... tout se discute
maintenant tu dis que nous sommes responsables de ceux qu'on élit ... là aussi je modérerais ... ils nous trahissent tellement que la seule responsabilité qu'on n'ait pas encore eue c'est de les foutre dehors ... pour les remplacer par qui ? actuellement ? les mêmes car le système est entièrement à revoir. Notre constitution ne vaut plus rien et en changer sera très compliqué tant il y a de modifications profondes à faire.
Quant au surendettement, c'est facile de dire yaka, mais je trouve anormal aujourd'hui que les gens se mettent sur la paille et qu'on leur pique le peu qu'ils ont acquis pour simplement nourrir leurs gosses ou payer les soins médicaux ou les études ... tout ça parce que depuis l'euro certains se sucrent grave sur leurs dos... faut réfléchir 5 minutes avant d'accuser ! tu as vus les prix des produits de base ?

Écrit par : Mirabelle | dimanche, 19 juin 2011

Que celui qui n'a jamais dépensé l'argent qu'il n'avait pas jette la première pierre aux Grecs.

Celui qui a reçu l'apprentissage de sa langue sans l'avoir payée a dépensé l'argent qu'il n'avait pas.

Celui qui a reçu l'apprentissage des Sciences, de l'Histoire, de la Littérature sans l'avoir payée a dépensé l'argent qu'il n'avait pas.

Celui qui a reçu le réseau des réseaux sans l'avoir payé a dépensé l'argent qu'il n'avait pas.

Celui qui a reçu la vie sans l'avoir payée a dépensé l'argent qu'il n'avait pas.

Celui qui ne voit pas la dette sans Nom grâce à laquelle il vit, apprend, et agit, comment peut-il montrer du doigt ceux qui vivent grâce à la dette des hommes ?

Celui là est-il digne d'avoir reçu ce qu'il n'avait pas ?

Il en remboursera le prix jusqu'au dernier centime.

Écrit par : Galuel | dimanche, 19 juin 2011

Bonjour Galuel
Ce n'est pas aux Grec mais aux indignados que je jette la pierre..

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 19 juin 2011

taper sur les peuples plutôt que sur les responsable de cette crise, voilà bien la marque de fabrique de la droite... Mépriser ainsi les gens, alors que chacun de sensé sait tr_s bien à quel point, en grèce comme ailleurs, la démocratie est confisquée et les décisions qui devraient être prises collectivement ne le sont que par une oligarchie... Enfin, il aurait mieux valu pour toi être plus pertinent en dénonçant ceux qui ont spéculé sur la dette de la Grèce, les vrais responsables. En quoi, es tu, toi, L'hérétique, responsable du chômage en Franc e ? L'argumentation des blogueurs de droite face à ce qui se passe en Grèce m'offusque : c'est une insulte à l'intelligence, et un mépris sans bornes du commun des mortels. J'espère bien que les populations indignées vous foutront sur la gueule, vous et vos semblables.. je pense qu'elles ont assez morflé pour ne pas en plus se voir accusées de tous les maux, alors qu'une certaine élite s'en sort, elle, toujorus sans risques...

Écrit par : GdeC | dimanche, 19 juin 2011

@GdC
tssss : ilne fallait pas frauder : 5 années d'évasion fiscale = le montant de toute la dette grecque...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 19 juin 2011

La situation financière de la Grèce est, rappelons-le, une création des institutions financières, qui, en imposant des taux d’intérêt très élevés au service de la dette publique et privée grecque, ont plongé dans le gouffre un pays dont la situation n’était pourtant pas pire que celle de l’Angleterre ou des États-Unis. C’est aux petits pays que les capitalistes s’attaquent en priorité, pour se remplir les poches de ces intérêts exorbitants jusqu’à ce que le pays se retrouve en défaut de paiement. Aujourd’hui, c’est le tour de la Grèce, demain ce sera celui de l’Espagne et du Portugal.

Écrit par : Revolte-toi | dimanche, 19 juin 2011

bravo pour le commentaire ci dessus.... je partage.

Écrit par : GdeC | dimanche, 19 juin 2011

"les cretindignados"

Si tu avais un minimum de connaissance de l'Espagne et de ceux qui y habitent, tu serais actuellement occupé à te frapper la tête contre un mur pour expier l'imbécillité d'une telle expression.

Écrit par : antennerelais | dimanche, 19 juin 2011

"je crois : jusqu'à un certain point, les peuples paient cash ce qu'ils laissent faire, notamment quand ils se choisissent de mauvais dirigeants"

J’adore!!! à en mourir...

Écrit par : Pas Convaincu | dimanche, 19 juin 2011

#spanishrevolution. ¿Hacia la fortaleza?. Todos en la calle. En el camino del cambio constitucional: la Asamblea Democrática Constituyente. Las causas ignoradas del paro. Rebelión ante los desahucios. El Pacto del Euro. El acoso al movimiento 15-M. Idea del Deutsche Bank: caída de Grecia y efecto dominó. La infamia informativa. Otro policía secreta pillado. La guerra secreta en España. Supremo de Wisconsin contra los trabajadores. Ver:
[Vers la force?. Tout le monde dans la rue. Sur le chemin du changement constitutionnel: le Rassemblement Constitutionnel Démocratique. Ignoré les causes du chômage. Rébellion contre les expulsions. Le Pacte de l'euro. 15-M mouvement harcèlement. Idée de la Deutsche Bank: chute de la Grèce et l'effet domino. Infamy informatif. Un autre attrapé la police secrète. La guerre secrète en Espagne. Wisconsin contre les travailleurs. Voir:]

http://aims.selfip.org/spanish_revolution.htm

Écrit par : Dr. Iglesias | dimanche, 19 juin 2011

"Le comble, c'est que ... Indignez-vous de Stéphane Hessel".
Je me trompe peut-être, l'hérétique, mais je crois que vous retardez d'un train, sinon de plusieurs!
En 1968 et encore dans les années qui ont suivi, oui, il y avait beaucoup de gauchistes issus des milieux bourgeois. Il serait intéressant, d'ailleurs, de se demander pourquoi.
Mais aujourd'hui, cela me semble beaucoup moins sûr. Le monde a changé, l'écart entre les classes sociales est beaucoup plus fort qu'à cette époque, l'idéologie dominante n'est plus le socialisme, mais le libéralisme ou l'ultra-libéralisme.
Alors, pardonnez-moi de vous le dire, eh bien, heureusement qu'il se trouve des gens, jeunes en particulier, pour s'indigner. L'argent manque pour aider les plus faibles et ceux qui sont le plus en difficulté, nombre d'associations ne bouclent plus leurs fins de mois, alors qu'elles aidaient des hommes et des femmes à tenir la tête hors de l'eau. Pendant ce temps, des salaires au montant indécent sont payés à quelques uns, le gouvernement prend des mesures qui favorisent ceux qui sont déjà dans l'opulence...
Où irions-nous si personne n'avait assez de courage et de lucidité pour s'indigner? Si seuls les "gauchistes" crient "non!", c'est tout à fait dramatique!
L'ultra-libéralisme ne nous mène qu'à la catastrophe, il est temps de le comprendre.

Écrit par : Monique | lundi, 20 juin 2011

Le socialisme c'est donnes-moi donnes-moi, le néo-libéralisme donnes-moi donnes-moi.
Il faut absolument apprendre l'Espéranto comme ça on organise la flexibilité des travailleurs mdr. Vous allez voir si les états ne vont pas vouloir séduire les citoyens. On fait nos études dans les meilleures Universités là où c'est gratuit, ensuite on prend les meilleurs jobs, pas le mieux payé, mais avec un plus grand pouvoir d'achat, on fait comme l'argent on va où on se sent le mieux. Plus d'état, plus de pays juste une entité économique qui gère mondialement pour le bonheur de tous. Après on colonise la voie lactée et ensuite l'univers. comme ça les verts pourront choisir une planète arc en ciel, les bleues une planète où il y a aura des guerres, les roses une planète pour emmerder les autres, etc... Comme ça plus de relation entre nous, on est qu'avec les gens qu'on aime. Plus de pauvre, plus de riche, plus d'hommes quoi que des idées. Gouverné par les idées, par les doctrines en voilà un "bonheur".
La meilleure économie est mondialisée où l'intérêt général prédomine sur les intérêts personnels et où je suis heureux pour celui qui est riche comme celui est pauvre. La lutte des classes est finie car un dictateur se cache dessous...

Écrit par : bdnono | lundi, 20 juin 2011

http://www.boursier.com/actualites/economie/l-europe-ne-prend-pas-de-decision-concrete-sur-la-grece-mais-avance-pas-a-pas-9223.html
Effectivement, une unité nationale me parait indispensable.
@+

Écrit par : Martine | lundi, 20 juin 2011

S'indigner, ça ne coûte pas cher, mais ça ne fait rien avancer.

C'est assez rigolo que dans le cas grec, les financiers soient autant accusés. Mais bigre, s'ils sont aussi méchants, il ne fallait pas y avoir recours. Si les comptes publics grecs étaient à l'équilibre, s'il n'y avait quasiment pas de dette grecque, les financiers n'auraient aucune emprise sur la Grèce.

Écrit par : xerbias | lundi, 20 juin 2011

@xerbias
Mais non, voyons, la banque c'est le Mal, vous le savez bien...
De toutes façons, c'est clair : seule le vice prête le flanc à la catastrophe. La vertu est irréprochable. Les États ne l'ont jamais autant mesuré. Ils sont gonflés quand ils trouvent le moyen d'accuser les agences de notation de surcroît...

Écrit par : l'hérétique | lundi, 20 juin 2011

Je trouve réellement dommage de lire cette vision très simpliste de ce mouvement... et si peu respectueuse des individus, comme quoi, parfois, on peut être dans l'erreur ! mon erreur, c'est peut être d'avoir suivi ce blog depuis 3-4ans... je suis très ouvert d'esprit, j'ai vécu dans un milieu à sensibilité de droite, ce qui me permet de la comprendre,et de l'écouter mais faut avouer que j'ai quand même un seuil de tolérance... et je crois que cet article en fait parti...
Moi, quand je ne connais pas, je ne juge pas, et je me tais, peut être devrais-tu en faire autant.
Hier, je suis tombé sur ce site http://reelledemocratie.fr/ et faut avouer que pour une poignée de cretinos, ils sont pas mal organisés, tu devrais allez lire le "qui sommes nous? " tu vas apprendre que c'est pas des gauchiste marxiste léniniste. C'est juste une partie du peuple qui réclame simplement la démocratie ! Quant à moi, qui me considère, indignés depuis longtemps,je trouve que ce n'est pas malhonnête de suivre le mouvements des pays arabes, de la Grèce, de l'Espagne, je trouve que c'est au contraire de l'espoir pour tout le monde, et pour notre avenir... Comme disais quelqu'un plus haut, tu retardes d'un train, je pense sincèrement que ce mouvement n'est qu'à ses débuts.

" Le comble, c'est que dans les cretindignados, il doit bien y avoir en majorité toute cette classe oisive de jeunes gens nés dans la bonne famille, à l'abri donc du besoin, mais couverts de pustules gauchistes, qui ont peut-être lu l'imbécile et démagogique "Indignez-vous" de Stéphane Hessel."

Sarkozy aurait pas fait mieux dans l'attaque ciblé d'un certain type de population.

Moi je suis jeune, je suis pas oisif, je me bat tout les jours pour devenir quelqu'un, m'épanouir, je sais où je veux aller, mais j'ai cette impression qu'on ne me laissera pas le devenir, comme ci le compte à rebours était lancé, comme si quoi que tu fasses pour être heureux, n'empêcheras pas que tout ce qu'il y a autour s'effondre, s'effrite... alors excuse moi de rêver, d'avoir une utopie, si cette société là te va, tant mieux, ta vie doit être triste à crever... désolé mais tu m'as traité de crétin !

Écrit par : Laurent | lundi, 20 juin 2011

la crise fait des ravages et certains s'indignent en tentant de dénoncer les responsables....et alors ils ont le droit, mais n'apportent aucune solution.....

Les vrais responsables sont les chefs de gouvernement qui se sont succédés dans les pays de l'UE et qui ont misé sur l'endettement pour gouverner en pensant que "Dame croissance retrouvée" elle permettrait d'éponger la dette( logique française a la fois de la droite et des socialos). De plus ces pays ont misé sur la solidarité européenne, or la crise est elle que seule la solidarité ne peut suffire, il faut donc que ces pays fassent de gros efforts.

L'UE a failli dans le sens ou elle savait que les pays étaient endettés, qu'ils ne respectaient pas les critères de convergence du traité de Maastricht. Des sanctions existaient mais à partir du moment ou un pays comme la France ne donnait pas l'exemple et abusait du laxisme de la commission, des petits pays ont suivi bêtement. Depuis des années la France était dans le viseur de la commission mais elle négociait a chaque fois le retour à l'équilibre de ses finances.....pour moi la France est en partie responsable de ce bordel.....

Écrit par : Europium | mardi, 21 juin 2011

A mon avis Thierry Saussez s'est rendu compte un peu tard du réel caractère de Nicolas Sarkozy. Il a dû se mordre les doigts de l'avoir porté aux nues. (C'est lui qui a démissionné de son propre chef, on ne l'a pas licencié...) S'il est aussi intelligent que ses écrits le laissent supposer, je sais vers qui il va se tourner dorénavant. ;-)
Je suis bien contente, L'hérétique, que tu aies parlé de lui ! J'avais mis son blog en lien depuis quelques mois déjà...

Écrit par : Françoise Boulanger | mardi, 21 juin 2011

Tout d'abord le capitalisme de la dette s'est instauré pour avoir une consommation suffisante pour soutenir une économie basée sur la production tout en ne créant pas de consommateurs ayant des moyens de consommation suffisants. Le pourquoi du comment n'est pas vraiment intéressant (il ne s'agit pas de méchants contre des gentils ou je ne sais quoi de ce genre), ce qui compte c'est de pouvoir décrire la réalité dans un premier temps. Ainsi la Grèce se retrouve endettée parce qu'elle a essayé de soutenir une croissance un peu artificielle. Il faudrait ensuite savoir pourquoi, qui a pris les risques en charge et pourquoi ceux qui prennent des risques en jouant au casino devraient être assurés de retomber sur leurs pattes à tous les coups. Dans un monde libéral les banques auraient coulé et nous en serions je ne sais où mais obligés en tous cas de se casser un peu la binette. Il s'ensuit un certain nombre de considérations sur la compétition entre états à l'intérieur de l'Union européenne. Si on veut faire la guerre à nos voisins il vaut mieux ne pas faire l'UE, après tout pourquoi pas ? il faut l'assumer c'est tout.
En ce qui concerne les indignados... j'imagine que tu ne les aimes pas parce que l'indignation n'est pas constructive. Or elle ne s'adresse pas directement à la classe politique et à son action mais plutôt au discours, notamment dans les médias de masse: s'indigner c'est dire que tout ne va pas bien, c'est une "action" à la hauteur de celle des déclarations disant que tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Tout ne va pas bien et cela apparait désormais comme manifeste. En France par exemple, si on écoute les journalistes ou les campagnes de communications du gouvernement, nous aurions subi une crise à durée négative: à la date x la crise n'était pas encore là, à la date x+1 la crise était derrière nous. Je comprends bien que s'indigner ne sert pas à grand chose, mais je ne vois pas non plus l'intérêt d'accepter qu'on nous raconte non seulement des contrevérités mais en plus de manière ridiculement bête. Je crois qu'il faut s'indigner contre la bêtise. J'irais plus loin: ok pour une propagande, mais alors bossez la un peu, faites un propagande propre et intelligente. Aujourd'hui on écoute Sarkozy comme on écoute Van-Damme ou Lagaff', avec un sourire au coin des lèvres en attendant l'énorme bêtise, et la satisfaction qu'elle arrive à tous les coups.

Écrit par : ropib | mardi, 21 juin 2011

"S'indigner contre la bêtise", oui. Mais aussi contre l'aveuglement, contre l'égoïsme (qui est une forme d'aveuglement, et risque de finir par se retourner contre son auteur).
"S'indigner ne sert pas à grand chose"? Et ne pas s'indigner, cela vous semble mieux? Pour ma part, je pense qu'une indignation est souvent à l'origine d'une action. Elle est un moteur qui pousse à vouloir changer les choses. L'indignation n'est pas suffisante, certes, mais elle est nécessaire.

Écrit par : Monique | mardi, 21 juin 2011

Bof, une indignation peut trouver aussi sa source dans une action.
Et puis, le texte de l'ouvrage..." C'est pas foulé le papy lui qui l'a vraiment écrit ? ".
P'tre qu'il y a une suite sous forme de "manifeste"...
Rhalala

Écrit par : Martine | mardi, 21 juin 2011

ropib écrit"Dans un monde libéral les banques auraient coulé et nous en serions je ne sais où mais obligés en tous cas de se casser un peu la binette"

ben oui, certains économistes( dont des prix Nobel) ne voulaient pas des plans de sauvetages des banques, car ils pensaient a raison que le système financier devait se purger de l'intérieur. les banques sont devenues tellement grosses que les gouvernements ont eu peur et ils ont décidé de sauver les banques,qui elles sont a l'origine de cette crise, qui une fois sauvées ont préféré spéculer plutôt que de financer l'économie réelle( qui était le but primaire des plans de sauvetages)....chercher l'erreur.......

c'est quand même un paradoxe de voir les bourreaux de l'économie de réelle continuer de plus belle car ces bourreaux via cette crise ont compris qu'ils ne craignaient quasiment rien .....

Les gouvernements ont oublié une chose dans leur théorisation c'est que dans une approche libérale de l'économie dans in monde mondialisé, il existe un droit a la faillite pour assainir le système, et que pour que l'économie libérale puisse fonctionner il ne faudrait pas oublier ce postulat.....

Par conséquent il faut trois choses
-diminuer la taille des banques pour que l'on accepte qu'elles puissent faire faillite afin que le système financier s'auto-régule. c'est ce qu'OBAMA aimerait faire aux USA.....
-séparer le partie banque de financement de l'économie réelle de la partie banque de spéculation. c'est ce la Grande Bretagne est en train de réaliser......
-faire en sorte que les banques augmentent leur fonds propre afin d'avoir les reins solides en cas de crise. C'est ce que l'UE met en place via des des crashs-tests des 80 plus grandes banques européennes afin de vérifier leur solidité.

Donc au niveau mondial il faudrait harmoniser tout cela et si des banques ne respectent ces critères, qu'elles fassent faillite et que les plus solides continuent de travailler......

Écrit par : Europium | mercredi, 22 juin 2011

L'article repose sur un axiome faux, que les représentants élus agissent dans les intérêts des électeurs. Si c'était le cas, il n'y aurait pas eu de crise. Donc, tout l'article est faux.

Écrit par : lolo | mercredi, 22 juin 2011

@Lolo

vous vous méprenez.
Les élus agissent toujours dans l'intérêt des électeurs. Les seules questions étant "lesquels ?", et "à quel échéance ?".
Réponse: clientélisme et court-termisme sont les deux mamelles de la politique française.

Écrit par : Fabrice_BLR | mardi, 05 juillet 2011

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