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jeudi, 31 mars 2011

4000 questions pour Bayrou en une heure sur twitter

François Bayrou vient de faire l'expérience de la réactivité de twitter en organisant le premier tweetinterview en France. Il a reçu sur son compte près de 4 000 questions en moins d'une heure, tentant d'y répondre aussi largement que possible. Il a testé les réponses en 140 caractères à des questions parfois complexes et n'a pu donner que 75 réponses au final (ce qui n'est pas si mal, car cela signifie qu'il a donne une réponse toutes les 50 secondes en moyenne !!!).

L'équipe du compte MoDem sur twitter s'est engagée à tenter de répondre aux questions restantes sur son propre compte.

Il a évidemment essayé d' s'exprimer sur les thèmes qui lui étaient proposés par les internautes.

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En ce qui me concerne, je lui ai demandé ce qu'il pensait de la mise en place de l'évaluation par compétences dans les écoles et les collèges. Il m'a répondu qu'il n'était pas contre de grandes compétences générales et bien faites, car cela permettait de valoriser les élèves. Bon. On n'est pas franchement sur la même longueur d'ondes sur ce sujet.

On lui a demandé ce qu'il pensait de l'obligation de devoir voter aux échéances électorales. Il a répliqué qu'il défendait l'objection de conscience dans ce domaine.

Il a rappelé quelques uns des thèmes qui lui sont chers, l'interdiction des déficits en période de croissance, l'indépendance de la justice ce qui commence par supposer de donner aux juges les moyens de fonctionner, son soutien à la fonction de juge d'instruction, son engagement d'abroger le principe de la nomination par l'exécutif dans l'audiovisuel public, une proportion modérée de suffrage universel aux élections (25% par exemple), sa foi en l'isolation énergétique à grande échelle pour réduire nos dépenses et notre consommation dans ce domaine ; il a également rappelé son attachement aux langues et cultures régionales.

Il s'est permis, enfin, le luxe de répondre à certaines provocations comme celle d'intox2007 : hautement comique ! Ce reliquat de la grande période royaliste, sur la foi d'une vidéo particulièrement bêtasse et démago, lui reprochait d'avoir approuvé des lois de sécurité intérieure et de maîtrise de l'immigration entre 2002 et 2007. Ouf, heureusement il les a votées ! On n'est pas non plus des gauchistes au MoDem qui considérerions que tout le monde il est beau il est gentil et qu'il y a plein de méchants policiers qui cherchent qu'à taper sur les gentils délinquants pas compris de la société. Eh, oh, mai 68 et les "il est interdit d'interdire", c'est fini, mon gars, faut se réveiller...

En fait, merci d'avoir donné ce lien : il montre que Bayrou, contrairement à la majeure partie de la gauche, n'est pas laxiste, lui, au moins...

Bon, Bayrou a été sympa, il lui a répondu. Bien bon, même, vu le niveau de la question. Il lui a répondu qu'il avait voté en conscience, ce en quoi il a parfaitement raison.

Un transcript du tweetinterview devrait figurer d'ici peu sur le site du Mouvement Démocrate.

17:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : modem, bayrou, twitter |  Facebook | | |

jeudi, 27 janvier 2011

L'entrée fracassante de twitter et de Facebook dans les révolutions politiques

Je me demande si les réseaux sociaux ne sont pas en train de se constituer comme un réel 5ème pouvoir. J'avais déjà été fort frappé de l'impact de twitter dans la révolte de la jeunesse en Iran. Mais pour la Tunisie, on peut dire que twitter et facebook ont été l'arme de la population pour renverser le régime. Un monde nouveau semble surgir sur les décombres des despotismes, prenant son élan grâce à l'essor irrésistible d'Internet.

Cela fait maintenant près de 10 ans qu'Internet se propage massivement dans les populations, et pas seulement les populations occidentales. La combinaison imparable de ce pouvoir électronique avec la multiplication des mobiles est en train de faire exploser l'ancien monde.

Bien sûr, pour que ces nouveaux médias puissent faire leur oeuvre, une société un minimum ouverte est nécessaire. Je crains, hélas, que twitter ou facebook ne puissent rien pour les malheureux Nord-coréens. 

En ce qui concerne la Tunisie, l'impact des blogues a également été conséquent en servant de points de ralliements. Toutefois, c'est la possibilité d'échanger de l'information par micro-réseaux qui paraît déterminante, me semble-t-il, dans des circonstances de révolte populaire.

Fabrice Epelboim a analysé en profondeur la genèse de la révolte sur Internet, en Tunisie. Facebook a en fait superposé une structure sociale sur la structure sociale existante, bien plus rigide.

Les réseaux sociaux pourraient devenir les cauchemar des dictatures. A moins de maintenir les peuples dans la misère et l'ignorance la plus totale, il ne sera pas possible de les empêcher de s'emparer de ces nouveaux biens. 

Mark Zuckerberg s'est-il avisé que son immense réseau constituait désormais l'un des chaînons géo-stratégiques des relations internationales ?

lundi, 17 janvier 2011

Nom de Zeus ! La concurrence au wikio devient sans pitié !

Tiens, voilà un sujet qui va intéresser l'Nicolas, et, qui sait, peut-être le grand sorcier de l'algorithme wikiesque, Jean Véronis. Tenir son rang devient une gageure au top wikio des blogues politiques. Je jetais un oeil sur les wikioscores (eh oui, chers lecteurs, songez que je suis aussi consultant politique pour l'wikio) et observais alors avec mélancolie que dans les 20 premiers, y'a plus rien en-dessous de 85 de wikioscore ! et attendez, on n'est qu'à la moitié du mois !!! Ça devient impitoyable. Même dans le top 30, faut encore être à plus de 60 ! Comment voulez-vous qu'un petit blogue résiste à une pareille concurrence ? Pire encore : sur les 30 premiers blogues, y'a un libéral (l'affreux hashtable), un réaco-nationaliste et un centriste (votre serviteur). Le reste, c'est que du gaucho pur porc (c'est affectueux, hein, pas d'embrouille). Allez, si on monte à 40 dans le top, on trouve un UMP (enfin de la droite, quoi), Authueil, et une autre centriste, Polluxe. Le reste, que du gaucho, du gaucho et encore du gaucho. Il ne reste rien de la MoDemo-sphère qui a volé en éclats depuis belle lurette, et le seul autre réseau qui faisait contre-poids autrefois aux Left-Blogs, LHC, n'a même plus de blog dédié. 

Il y a bien Barbier qui flotte en apesanteur dans ce top40, le directeur de l'Express. Assurément, c'est un blogue qui parle de politique. Est-ce pour autant un blogue politique ? On ne sait jamais trop quoi penser ni quoi faire, au demeurant, de ces blogues de journalistes, pas plus mêlés au petit peuple de la blogosphère que les politiques.

Ce type de billet sur wikio n'intéresse typiquement que quelques initiés : c'est l'archétype de l'anti-billet populaire par excellence. Il ne va guère m'amener de lecteurs, mais cela permet de taper la discut' avec quelques blogueurs intéressés.

C'est amusant, finalement, d'avoir pu s'imaginer que des réseaux comme facebook ou twitter pourraient entraîner l’amuïssement progressif des blogues ; considérez le contenu, dans sa substance, qu'offrent facebook et twitter : ce sont des relais. Rien d'autre. Ou quasiment rien d'autre. Bons relais, mais en aucun cas magma d'idées et d'analyses turgescents comme le sont les blogues. C'est cela la valeur ajoutée, des blogues, finalement : le bouillonnement intellectuel.

Tiens, allez, un petit scoop : je sais, de source bien informée, que Bayrou a longuement parcouru la blogosphère (toutes tendances), l'auscultant comme un haruspice étrusque qui farfouille désespérément les entrailles encore fumantes de sa victime sacrifricielle pour trouver ne serait-ce que les prémices d'un signe des dieux. Il fait partie, je le pense, à l'heure actuelle tout du moins, de ces très rares hommes politiques, à penser que la blogosphère politique était un lieu propice au surgissement d'idées. Je sais qu'il continue à lire des blogues, mais je ne sais pas exactement lesquels. Je ne connais aucun autre homme politique de cette envergure qui en fasse autant.

Parmi les journalistes, ils sont rares, même très rares à scruter la blogosphère. Il y a évidemment Guy Birenbaum, connu chez les z'influents pour cette pratique, le discret Laurent de Boissieu, expert politique du Journal La Croix, quelques journalistes qui suivent au moins ce qui se dit sur Marianne2, et je crois que c'est à peu près tout.

mardi, 01 juin 2010

Un avant-goût du wikio politique de juin

EDIT : 01/06 Caramba, quelques erreurs, je fais des corrections...Là, je devrais être proche du bon classement...

Pratiques les wikioscores : on peut avoir une bonne idée des futurs classements wikio à condition de se faire ch... à consulter les sources de chaque blogue.

a) J'ai eu la flemme ne faire ne serait-ce que les 20 premiers.

b) j'ai eu aussi la flemme de coller les liens

c) nonobstant ces remarques, cela devrait donner cela :

1.Partageons mon Avis

2.Guy Birenbaum

3.Sarkofrance

4.Peuples

5.Plume de presse

6.Intox2007

7.Seb Musset

8.l'hérétique

9. NKM

10.Coulisses de Sarkofrance

11.Coucou de claviers

12.Les privilégiés parlent aux Français

13.Bah

14.Slovar

15.Yann Savidan

16.Mélenchon

17.Piratages

18.Hashtable

19.Piratages

20.Rimbus

Après, ça va être plus dur à calculer, et j'ai eu la flemme. Il y a des incertitudes, mais je pense que mon ordre n'est pas trop faux. Pour la suite, je peux dire qu'il va y avoir de sacrés bouleversements. Il est possible qu'il manque un blogue ou deux dans ma liste, mais je ne pense pas avoir fait d'erreurs majeures. A l'évidence, la prise en compte des tweets va entraîner de grosses modifications. Etonnant, car si les Français connaissent twitter, ils n'y vont pas encore et la plate-forme génère un faible trafic sur les blogues qu'elle lie...

 

13:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : wikio, twitter, politique |  Facebook | | |

samedi, 01 mai 2010

Twitter et les lourds...

Là, je crois que je viens de trouver un article tellement excellent sur les différents profils d'individus que l'on peut croiser sur twitter que je ne crois pas avoir grand chose à ajouter. Twittonautes, vous serez soit morts de rire ce soir, soit morts de honte si vous vous reconnaissez dans les diverses déclinaisons de relous qui hantent twitter...

A déguster le billet de Henry Michel. J'aurais aimé l'avoir écrit :-D

Moi j'aurais ajouté le Journaliste, dans le tas : assez proche du politicien, dans le principe, il ne "follow" que des potes journalistes, à la rigueur quelques blogueurs z'influents (et encore) et ne répond qu'aux autres journalistes (et parfois politiques) l'ensemble formant une caste bien comprise de gens qui se connaissent et regardent de très haut le prolétwitaire. Enfin, je dis "regardent de haut". Non, en fait, ils ne regardent pas, cela leur passe en-dessous, plutôt de l'indifférence à peu près totale. Attitude similaire chez quelques barons ou ex-barons de la blogosphère reconvertis sur le twittosphère...

J'adore le portrait du Politicien :

19. Le Politicien

Le politicien :
- fait de la politique iRL
- a la particularité de posséder des milliers de followers et de ne follower personne.
- émet des twits si inintéressants que même les pixels hésitent à s’aligner pour former les mots.

@Dominique_Lapaleste En route vers les Assises de l’Orthophonie en Ligne en compagnie du secrétaire d’état à l’irrigation Maxime Lavergue. A bientôt !

@Dominique_Lapaleste Beaucoup de bonnes initiatives de la jeunesse suite aux rencontres interactives Sochaliennes. Merci encore à tous !

@Dominique_Lapaleste Je serai sur LCI le 13 Mai. A vos magnétoscopes !

 

Il manque un chapitre à l'Abus de pouvoir de Bayrou sur les réseaux de pouvoir : ils se reconstituent à une vitesse hallucinante sur la Toile. La nature humaine, où qu'elle soit, a par trop horreur du vide, alors les contre-pouvoirs sur Internet, je suis un tantinet sceptique...

 

20:52 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : twitter |  Facebook | | |

samedi, 28 novembre 2009

Expulser Lefebvre de twitter ? pas vraiment fûté...

Je n'ai pas le temps de vraiment développer mon sujet (trop crevé), mais s'il y a vraiment une sacrée erreur, c'est d'empêcher son adversaire politique de s'exprimer. La démocratie ni le débat n'y gagnent, et de plus, c'est une erreur stratégique, parce que faute de débat, les nouvelles formes d'expression électroniques risquent d'y perdre en lisibilité, crédibilité et popularité.

Personnellement, si Frédéric Lefebvre venait ici m'apporter la contradiction, j'en serais enchanté. Je m'inquiète depuis un moment de l'absence des blogs UMP et plus généralement de droite, alors faire fuir nos interlocuteurs de droite, ce n'est pas ce que la blogosphère (très présente sur Twitter) aura trouvé de plus intelligent. Je rejoins donc totalement Laurent Gloaguen sur la perspective d'un prévisible retour de volée.

J'ajouterais une considération tactique très ordinaire mais sensée : à la guerre, tu as toujours intérêt à affronter ton ennemi sur le terrain que tu connais. Mieux vaut le laisser s'enliser chez toi plutôt que de le repousser dans son camp retranché où il sera inexpugnable.

mercredi, 29 juillet 2009

friendfeed, nouvelle bouse des prairies sociales ?

Depuis leur création, je ne peux m'empêcher d'éprouver un profond scepticisme devant les nouveaux outils des réseaux sociaux. Il y a , j'en ai l'impression, une course au contenant. Avec friendfeed (Rubin va s'étouffer s'il lit cette note) il est question d'agréger des myriades de flux de toutes sortes, mais quid du contenu ? Comprenez-moi bien : si friendfeed agrège facebook qui agrège twitter qui agrège je ne sais quel flux rss, lui-même un agrégat de flux individuels en provenance de diverses sources (dont certaines pourraient bien être des flux issus de friendfeed !) j'ai tout de même l'impression que primo, une distance s'établit nettement avec l'origine de la source et que secondo le serpent risque de finir par se mordre la queue.

J'ai lu la passionnante et remarquable analyse de Fabrice Epelboin sur ReadWriteWeb. Pour ceux qui dénoncent la suprématie d'une aristocratie auto-proclamée dans la blogosphère, je leur recommande la lecture de cet excellent billet. Friendfeed, c'est mal. En effet, comme l'observe Fabrice Epelboin, ce système conduit à ce que les faiseurs de buzz, les providers de l'information renforcent leur influence. Une info n'émergera qu'en passant par eux parce qu'ils ont beaucoup de followers. Finalement, ce seront eux qui décideront ce qui est pertinent ou non et il s'ensuivra un système d'échange de flatteries, voire de services, pour  voir son information arriver à la surface du marécage électronique.

C'est, me semble-t-il, à juste titre que l'auteur compare ce système aux relations qui unissent les majors des maisons de disques et les artistes.

J'aime beaucoup l'image utilisée par l'auteur de l'article et j'en publie ici un extrait :

Importée massivement (NDLR : en Australie) , la vache produisait du lait et des veaux, et pendant pas mal de temps, les colons se sont réjouis de leur intelligence à trouver une solution radicale à une problème critique, jusqu’au jour où les bouses on recouvert les prairies et que l’herbe s’est arrêtée de pousser (il manquait dans l’écosystème Australien les bousiers, ces scarabés qui gèrent le problème sur les autres continents). S’en est suivit une longue série de catastrophes écologiques, initiées au XIXe siècle et que les Australiens n’ont toujours pas résolu à ce jour.

Friendfeed, c’est la même chose. Non seulement c’est une réappropriation de la valeur créée par les producteurs de contenus (les ‘forçat de l’info’ ou les forçats du blog) par les infocapitalistes qui ne produisent rien mais savent trouver la valeur et en tirer profit (en terme d’auto valorisation sociale), mais c’est, en cas de succès de ce système (ce dont je doute), une catastrophe pour l’écosystème des contenus, quelque chose qui le modifiera de façon radicale, au profit des distributeurs.

Il y a un point que je ne concède pas à l'auteur toutefois : l'infocapitaliste dont il dresse un portrait quelque peu excessif apporte une valeur ajoutée même s'il ne produit pas à proprement parler. Il joue le rôle de l'entrepreneur,et, en logique praxéologique (école économique des Autrichiens) on pourrait même dire que c'est lui qui déniche les opportunités. En ce sens, ce n'est pas inintéressant qu'un marché se mette en place. On assiste même à une belle genèse catallactique. Ce que je trouve inquiétant, en revanche, c'est qu'il risque de se verrouiller très vite (concurrence faussée et pas libre), et que la distance s'accroît entre le producteur et le valorisateur sauf à ce que le premier soit également le second. On risque donc de déboucher sur un marché de contenants dans lequel le contenu devient rare, non qu'il n'existe pas, mais plutôt qu'il se dissémine trop lentement en raison des goulots d'étranglements : en fait des oligopoles purs et simples, c'est à dire ce qu'il y a de pire en terre capitaliste.

jeudi, 18 juin 2009

Pour aider l'Iran, fermons nos gueules !

C'est dit un peu brutalement, mais je crois que c'est ce que nous avons de mieux à faire. Ce que d'ailleurs Obama a très intelligemment compris. Il y a actuellement, au sein même du pouvoir iranien une lutte de pouvoir. On a proclamé un peu vite Moussavi réformateur. Moussavi est un modéré, mais je rappelle que le candidat réformateur, c'est Karoubi, pas Moussavi.

Moussavi, bien que modéré et plutôt ouvert, fait partie de l'establishment iranien. En ce sens, s'il est bien victorieux, il escompte bien ne pas se faire voler sa victoire. Et il a quelques appuis sérieux, ce qui explique l'indécision de Khamenei. Les Bazaris, apparemment, le soutiennent, et, ce qui est plus ennuyeux pour Khamenei, une partie du conseil des experts, seule instance capable de révoquer Khamenei. Or, ce conseil est présidé par Hachemi Rafsandjani, un pragmatique, adversaire politique direct de Khamenei.

Je pense que les états européens n'ont absolument aucun intérêt à faire connaître leurs inquiétudes sur le processus électoral au pouvoir iranien ; le pouvoir iranien se fout des inquiétudes des Européens comme de l'an 40. Deux forces se mesurent actuellement en Iran et testent leur puissance. L'une dispose d'appuis politiques, mais moins que la seconde. En revanche, elle a réussi à mettre le peuple de son côté.

En revanche, ce que nous pouvons faire, c'est faire circuler l'information. Le département d'Éat américain qui a bien compris l'enjeu, a agi avec beaucoup d'intelligence en suggérant à Twitter de remettre à plus tard sa maintenance. Il aurait simplement dû être plus discret pour qu'il n'y ait pas de fuites...

Que l'on ne se leurre pas : sur le programme nucléaire, aucun des candidats n'a l'intention de lâcher du lest. A la limite, je dirais même que Moussavi est un meilleur choix qu'Ahmadinejad sur ce point, car comme il est bien meilleur diplomate, il braquera certainement moins les Occidentaux si finalement il a bien obtenu une majorité de suffrages. Et comme il les braquera moins, il fera forcément passer plus de chose sans coup férir...

Une chose est certaine, ce que les Iraniens ont fait, seuls les Iraniens peuvent le défaire. Leur sort est donc entre leurs mains. On reçoit de l'information de Téhéran ou d'Ispahan, mais j'aimerais bien savoir quelle est l'ambiance dans les campagnes perses...

Quelle que soit l'issue, Twitter se sera fait une sacrée pub à peu de frais dans cette histoire. J'ai ciommencé à chercher des profils d'Iraniens sur place, mais Twitter, c'est plus touffu qu'une savane, et je ne suis pas familier de ce mode de communication.

lundi, 13 avril 2009

Twitter versus facebook

J'ai découvert il y a peu Twitter. Le problème, c'est que je n'ai toujours pas compris clairement l'intérêt de la chose.  Je commence à être perdu dans les réseaux sociaux, moi. Friendfeed, twitter, facebook, sans compter les partis politiques comme le MoDem qui s'y mettent aussi (lesdemocrates.fr). Le problème, c'est que je me demande si le contenant ne finit pas par l'emporter sur le contenu. Trop de réseau social tue le réseau social, en somme. Y'a tellement d'outils qu'on ne s'y retrouve plus. Enfin moi, en tout cas. Je ne comprends pas également pourquoi les vieux mais pratiques newsgroups se sont démodés. Ça marchait plutôt bien Usenet, et d'authentiques communautés se retrouvaient pour toujours mieux se friter. Il y a aussi les listes de diffusion proposées par plusieurs plate-formes, parfois avec des bases de données qui paraissent suffisantes pour la plupart des usages que nous avons.

Bref, il y a un foisonnement qui me donne le tournis mais c'est sans doute que je suis un vieux c..

17:46 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : facebook, twitter |  Facebook | | |