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mardi, 18 janvier 2011

Sarkozy/Ben Ali, l'indigne symétrie des blogues de gauche

Avec les évènements en Tunisie, il est de bon ton sur moult blogues de gauche d'appeler à virer Sarkozy de la même manière que Ben Ali. Dès qu'ils évoquent Sarkozy, les blogueurs de gauche deviennent hystériques. Complètement foldinguos. Tenez, Yann, se demandant si nous pourrions, nous aussi mettre dehors Sarkozy de cette façon ? Mieux encore avec Rimbus pleurnichant sur la vilaine jeunesse française qui courbe la tête devant le méchant dictateur Sarkozy. Ridicule. Nicolas Sarkozy a-t-il mis un seul blogueur ou journaliste en prison ? A-t-il ne serait-ce que fait fermer un seul blogue ? Interdit un journal ? Fait jeter un journaliste au gnouf ? N'a-t-il pas été démocratiquement élu, avec une participation de près de 90% de surcroît, et un score final tout à fait dans les normes démocratiques ? Il faut arrêter avec les comparaisons idiotes qui décrédibilisent avant toutes choses ceux qui les tiennent !

Est-ce qu'ils ont lu le témoignage de Slim Amamou ? Enfermé pendant plusieurs jours à écouter les hurlements de prisonniers torturés dont on lui faisait croire qu'il s'agissait de membres de sa famille ! On en est là, en France ? Un peu de sérieux, les gauchistes, svp ! Que l'Jean de la XR face le guignol avec une photographie de Ben Ali et Sarkozy ad hoc, encore, cela ne m'étonne pas, vu les bêlements gauchisant habituels du personnage sur twitter, le problème, c'est que la symétrie se généralise çà et là, y compris, d'ailleurs, à mon grand dam, de la part de quelques commentateurs centristes...

Comme d'hab, presse et blogs qui n'ont pas plus de recul que cela sont tombés sur le râble de la classe politique, Sarkozy et Alliot-Marie en tête, avec  un indice de réflexion qui vient de faire péter le connomètre pour amibe intellectuellement déficiente. Et l'opposition socialiste, bien discrète au démarrage s'est empressée d'embrayer. Faut dire que le RCD, le parti de Ben Ali, faisait encore partie de l'Internationale socialiste il y a quelques jours...

Leur a-t-il traversé l'esprit à ces cultivateurs de jasmin du dimanche que les émeutes ont débuté à Kasserine ? Quoi, cela ne leur dit rien à ces incultes ? Ben Kasserine, pour mémoire, en Tunisie, cela a longtemps été un fief islamiste. On pouvait donc légitimement craindre, au départ, une insurrection islamiste, même s'il s'avère, in fine que ce n'est vraisemblablement pas le cas.

Ennahda, le mouvement islamiste tunisien m'inspire la plus grande méfiance ; toutefois, a priori, il me semble davantage se diriger vers la voie empruntée par l'AKP en Turquie, c'est à dire un parti islamiste légaliste, que celle de ses homologues financés par les Frères Musulmans eux aussi, spécialisés dans les exactions terroristes de toute sorte et la lapidation des femmes.

Reste Alliot-Marie. La pauvre. Elle s'en est pris plein la tronche parce que le ramassis d'ânes bâtés qui commentent l'actualité politique n'a rien compris au sens de son intervention. Quand Alliot-Marie a-t-elle proposé le savoir-faire de la police française ? Après les premiers morts en Tunisie. C'est vraisemblablement parce qu'elle craignait justement une répression sanglante qu'elle a proposé cette aide : l'idée était que la police française montre à la police tunisienne comment disperser une manifestation sans tirer à balles réelles et provoquer un bain de sang. Je crois que son idée n'était pas autre. Pour moi, cela a été très clair dès le début. De toutes façons, vous imaginez quoi ? Qu'on proposait aux Tunisiens d'apprendre à utiliser le lance-flamme pour moucher plus de manifestants d'un coup ? Tiens, je pensais Philippe Bilger un peu plus fûté que cela : il s'est complètement viandé sur ce coup-là. D'être magistrat, ça rend pas toujours intelligent, hein ? Bon, il n'est pas le seul : même mon webzine favori, Marianne2,  Maurice Szafran en tête, s'est complètement ramassé sur le sujet.

Bref, arrêtez de faire vos Stéphane Hessel avec vos indignations à deux balles, les gens : s'il y a des gouvernements qui ont réagi plus vite sur les révoltes en Tunisie c'est qu'ils n'avaient rien à perdre, contrairement à la France, et même, que cela pouvait être une bonne occasion d'emm... les Français au passage. Pour nous qui accueillons 700 000 Tunisiens chez nous et avons des relations étroites avec ce pays, on ne peut pas se permettre des réactions à chaud comme si nous étions des révolutionnaires alter-gauchistes, islamistes, ou même des bisounours démocrates (désolé pour mes potes du MoDem).

Je pense que sur ce coup, Alliot-Marie a justement essayé de se faufiler dans l'étroite marge de manoeuvre dont elle disposait pour tenter de limiter la casse. Après, les évènements ont pris une tournure imprévue, mais cela, personne, absolument personne ne s'y attendait, alors, svp, pas de leçons de morale...

samedi, 15 janvier 2011

Ben Ali, l'hypocrite arrivée après la bataille de la presse

Alors là, je trouve que c'est trop fort ! regardez-moi  ces éditorialistes qui ont ciré les pompes du président Ben Ali pendant des années et des années (ou du moins, qui se sont largement tus, avalisant les calculs et hypothèques en cours), qui se montraient encore si prudents en début de semaine : les voilà à stigmatiser l'attitude de la France qui aurait raté le coche. Position morale facile quand on arrive après la bataille. La presse française dans toute son ampleur...Donneuse de leçons une fois le risque passé. La palme revient à Laurent Joffrin de Libération (bientôt du Nouvel Obs) : 

Ce régime était en toc, et tous ceux qui l'ont tenu à bout de bras au nom d'une realpolitik des imbéciles doivent maintenant expliquer pourquoi celui qu'ils tenaient pour un rempart solide contre les islamistes est tombé comme un château de cartes.

Quel abruti vaniteux, arrogant, prétentieux et donneur de leçons. La gauche morale dans toute son ampleur. 

J'observe toutefois, et heureusement, la mesure du Figaro (en tout cas, de Pierre Rousselin). Bien sûr, on peut se réjouir de la chute du dictateur, mais, l'avenir de la Tunisie reste obscur, aucune force politique n'ayant émergé dans cette histoire, et pour cause : la révolte du peuple n'est à la base pas politique, et je soupçonne fort que l'opposition, islamistes compris, ait été prise de court par la promptitude de leur peuple...

La seule chose à faire, me semble-t-il, c'est de laisser les Tunisiens s'organiser : je pense qu'ils ont pris leur destin en main. On peut supposer que les autorités transitoires n'auront d'autres choix que d'organiser des élections législatives à court-terme. Ce n'est qu'à l'issue de ces dernières que la France pourra avoir une idée plus claire des forces en présence, car c'est bien là toute la question : quid de la Tunisie dans un avenir proche. Les Tunisiens qui ont pris connaissance de leur force, on peut le supposer, ne se laisseront désormais plus diriger contre leur gré par un homme fort qui leur imposerait des mesures dont ils ne veulent pas.

Pour ma part, moi qui m'étais montré très hésitant sur la situation politique de la Tunisie, je donne quitus à Yann Werhling du MoDem d'avoir senti immédiatement l'aspiration populaire qui devait venir à bout de Ben Ali et d'avoir appelé la France à exprimer clairement son soutien au renversement du despote. Néanmoins, quand une situation est instable, il est légitime de se montrer prudent.

Comme le dit Marielle de Sarnez, maintenant, il faut regarder l’avenir avec espoir en souhaitant que la démocratie s’installera et résistera aux dangers intégristes. La première étape à laquelle tous les pays doivent désormais contribuer, c’est éviter le chaos pour que la transition démocratique s’impose.

jeudi, 13 janvier 2011

Tunisie : prudence de sioux au Sénat, de bruit et de fureur au MoDem...

J'ai été contacté avant-hier par un responsable de la communication multimédia du Sénat : il me proposait de réagir aux déclarations d'un Sénateur socialiste, Jean-Pierre Sueur.

Évidemment, pour l'opposition de gauche, le silence français pourrait être du pain bénit, mais, en écoutant la pondération avec laquelle s'exprime notre sénateur du Loiret, on comprend qu'il serait fâcheux de fâcher les autorités tunisiennes. Pour la forme, il est de bon ton de leur réclamer d'écouter les manifestants et de condamner avec fermeté les tirs sur ces derniers, mais cette vivacité du ton est vite rattrapée par un discours finalement réaliste : qui aurait l poids politique pour succéder à Ben Ali ? Et de rappeler les réussites du régime, à commencer par son choix de mettre le paquet sur l'Éducation.

Toute autre est la réaction du porte-parole du MoDem, Yahn Wearling : 

Le silence complaisant, égrené de déclarations de certains de nos ministres frisant la provocation, pourrait bien finir par se transformer en complicité d'actes qu'il faut oser qualifier de crimes. Il n'est plus temps d'ignorer les cris d'une population qui veut sortir de la chape de plomb dans laquelle on estime nécessaire de les maintenir pour on ne sait quel intérêt supérieur. Et aucun intérêt supérieur ne peut se justifier à l'aide de balles réelles.

La rue demande la démocratie parce qu'elle demande un développement débarrassé de la corruption. Il ne peut y avoir de développement sans démocratie et sans un haut respect des éléments les plus basiques des Droits de l'Homme. Certains pensaient que pour préserver la stabilité en Tunisie, il fallait protéger son Président. Il devient terriblement évident que pour préserver la stabilité de la Tunisie aujourd'hui, il faut protéger les tunisiens contre la folie répressive de son Président."

C'est la seule réaction politique radicale politique que j'ai pu observer ces derniers jours. Je ne suis pas certain de suivre mon parti dans cette voie, mais je lui reconnais le mérite d'aller jusqu'au bout de son positionnement politique. Proche des libéraux, démocrate dans l'âme, le MoDem ne tolère aucune concession quand il s'agit de défendre la démocratie et le droit. Position sans doute pas la plus efficace, mais certainement la plus honorable.

Dès le 11 janvier, le MoDem avait appelé, par la voix de son porte-parole, à favoriser le renversement du régime, estimant que c'était l'occasion ou jamais d'instaurer une authentique démocratie dans cette région du monde.

lundi, 10 janvier 2011

La Tunisie et la boîte de Pandore

Un étrange silence semble avoir gagné la classe politique française dans son ensemble, dès lors que la presse évoque la situation en Tunisie. Michèle Alliot-Marie s'est bien gardée de communiquer, même si son porte-parole a appelé au calme en Tunisie, et, Frédéric Mitterrand s'est refusé à qualifier la Tunisie de dictature univoque.

L'expérience de la décennie qui vient de s'achever a certainement rendu la classe politique française prudente. Oui, la Tunisie est actuellement sous la coupe d'un régime despotique et corrompu. C'est vrai. Il a été réélu en 2009 avec un score qui dénotait clairement un suffrage bien peu démocratique. Certes. 

Mais, il convient de considérer l'autre facette de la situation. Quand Ben Ali a été réélu, il était populaire. Sa cote de popularité n'épouse sans doute pas ses scores électoraux, mais elle repose vraisemblablement sur un socle très solide.

Le pouvoir tunisien, en dépit de ses multiples violations des droits de l'homme, a maintenu le pays en dehors de l'orbite islamiste sans que la population grogne outre mesure. On sait actuellement qu'il y a de l'agitation en Tunisie, on sait même pourquoi, mais on ne saurait déterminer qui profiterait exactement de cette agitation si elle aboutissait à une nouvelle donne politique. Voilà où le bât blesse.

Considérons l'Irak de Saddam Hussein. Le chef d'État irakien a commis de nombreux crimes plus indignes les uns que les autres, mais, sous son règne, l'Irak avait un niveau de vie convenable, les femmes bénéficiaient d'un statut meilleur et les minorités religieuses jouissaient de droits reconnus. 

Du point de vue de la morale, éjecter Saddam Hussein était une bonne chose. Mais était-ce une bonne chose pour les Irakiens in fine ? Au prix de combien de morts ? 

Mon propos n'est pas de dire qu'il faut soutenir le vieux dictateur coûte que coûte ; je me demande simplement quoi faire si l'Europe, particulièrement la France, choisit de prêter une oreille attentive aux actuels insurgés.

Mon expérience d'observateur de la vie politique internationale me conduit simplement à conclure que si l'on n'a rien de viable à proposer, alors mieux vaut se taire plutôt que d'ouvrir la boîte de Pandore, ou, tout du moins, infléchir  de manière discrète une situation politique intérieure.

Ce que paie Ben Ali, in fine, je crois, c'est une promesse non-tenue : les Tunisiens pouvaient accepter la chape de plomb qui pèse sur leur pays contre la prospérité économique, ou, au moins, la liberté de commercer. Je crois que c'est ce qu'évoque très justement Mahmoud Saïdi, un étudiant en droit d'origine tunisienne.

Il me semble, je l'avais observé en commentant ici l'Esprit des Lois de Montesquieu, que c'est la nature des régimes despotiques de tôt ou tard entraver le commerce. La Tunisie ne déroge pas à la règle : les fonctionnaires corrompus se nourrissent d'un juteux commerce de licences à coups de pots de vin, qui finissent par assécher le marché tunisien et empêcher les plus modestes, même quand ils sont entreprenants, de survivre.

Un régime despotique ne comprend pas le langage du droit appliqué à la démocratie ; en revanche, il est tout à fait capable de se représenter ce que sont des pressions commerciales et la langue du commerce. Si nous Français, ne faisons pas pression dans le domaine politique, nous pouvons le faire, en revanche, dans le domaine commercial, pour exiger des règles de fonctionnement du marché libres et transparentes. C'est d'ailleurs, presque toujours par ce biais que la démocratie libérale s'installe. Soit le régime évolue vers la démocratie, soit il périclite, une fois que le marché s'est installé en son sein.

Comme l'écrit Mahmoud Saïdi, le gouvernement tunisien, dans son obsession de contrôle, s’est en effet évertué à exercer une maîtrise étroite sur l’économie à travers le système des licences auquel s’est couplée une corruption généralisée des fonctionnaires, conditionnant l’accès à l’emploi et la création d’entreprises. Plus personne ne croit au « miracle économique tunisien », et pour cause : un miracle ne peut survenir dans une économie dirigée de manière autoritaire, pillée par des mafias proches du pouvoir, sclérosée par le clientélisme et la corruption à tous les niveaux. Et même si des efforts de réforme vers plus de transparence ont été menés récemment, le passif est trop lourd. Le gouvernement s’est borné à ravaler la façade de la Maison Tunisie, tandis que ses fondations s’effritaient continuellement. Et il est en train d’en payer le prix

C'est exactement cela...

mercredi, 17 décembre 2008

Droits de l'homme : Ben Ali et consorts se moquent du monde !

Quand on évoque les mots Tunisie ou Ben Ali devant moi, je pense automatiquement au mot "torture". Voilà un réflexe que je ne suis pas le seul à avoir et qui devrait interpeler non seulement le pouvoir tunisien, dont la nature despotique est de plus en plus insupportable, mais également les pays Européens, et au premier chef la France, dont la complaisance devient intolérable.

En réalité, la France, et sans doute d'autres pays Européens, raisonnent avec la Tunisie comme les Américains l'ont fait avec l'Amérique du Sud dans les années 70. Tout pourvu que le marxisme fut endigué. Aujourd'hui, dans le Bassin méditerranéen, tout pourvu que l'Islamisme soit endigué.

C'est un très mauvais calcul. Croit-on un seul instant que les droits de la femme soient respectés, en Tunisie, quand elles sont torturées et violées de manière systématique dans les sombres cachots de la police tunisienne ? Suffit-il qu'une nation se pare des oripeaux de la laïcité pour devenir crédible ? UN journaliste de l'Express a écrit «plutôt Ben Ali que Ben Laden». Il aura les deux. Réflexion d'une idiotie crasse. Il ne s'agit pas de renverser Ben Ali (ça, ce sera les Tunisiens qui le feront s'ils le désirent) mais de le contraindre par des pressions diplomatiques et économiques à cesser ses crimes odieux.

Je salue la justice française et l'intelligence des juges qui enfin ont mis fin à l'impunité absolue et insupportable des tortionnaires les plus gradés du despotique régime tunisien. Ben Ali ne torture pas que les Islamistes, il torture tous ses opposants sans distinction. Et même s'il ne visait que les intégristes, ce ne serait pas tolérable pour autant. Nous devons en finir avec la complaisance coupable qui est la nôtre et ne pas hésiter à faire économiquement pression pour contraindre ce régime à respecter un minimum de droits humains.

La justice tunisienne est une parodie de justice, une triste farce qui ne mérite que le mépris le plus avéré. A preuve l'infâme condamnation de syndicalistes tunisiens qui dénoncent les conditions indignes dans lesquelles ils vivent.

Il paraît que Nicolas Sarkozy compte entreprendre une visite d'État en Tunisie. Il serait temps de commencer à parler de choses sérieuses, à commencer par les frasques du clan Ben Ali en France. Bien sûr, on comprend que Nicolas Sarkozy aimerait bien disposer du soutien de Ben Ali pour son projet Union Méditerranéenne. On comprend mieux la sortie récente de Bernard Kouchner sur l'inutilité supposé de Rama Yade et des droits de l'homme...

mercredi, 30 avril 2008

Un brevet pour Ben Ali ? je rêve !

Alors là, je trouve que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, mérite de recevoir le dernier rapport d'Amnesty International en double exemplaire au moins. Un pour lui, l'autre pour son hôte, afin que l'un et l'autre consultent la page Tunisie.

Je conçois tout à fait que les visites de chefs d'état à chefs d'état soient nécessaires, mais ce n'est pas une raison pour trop en faire. La manière dont Ben Ali lutte contre ses opposants, et pas seulement contre les islamistes au demeurant, est indigne, avec notamment un usage massif et atroce de la torture ainsi qu'une négation presque systématique des droits les plus élémentaires de la défense.

Combien de dictateurs souvent très brutaux faudra-t-il encore que la France loue, sous l'ère Sarkozy ? C'est ça, sa nouvelle politique ? 

On pouvait féliciter le chef d'état tunisien sur une série de choses, mais certainement pas sur les droits de l'homme. Moi aussi je me sens dans le camp des amis de la Tunisie, et je ne suis pas du tout sûr que Nicolas Sarkozy ait rendu service aux Tunisiens, en la circonstance. 

J'espère que les élus du MoDem vont rapidement réagir, puisque pour l'instant, seul un député PS, Pierre Moscovici, a interpelé le Président. 

19:41 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : tunisie, ben ali, sarkozy |  Facebook | | |