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sueur

  • Tunisie : prudence de sioux au Sénat, de bruit et de fureur au MoDem...

    J'ai été contacté avant-hier par un responsable de la communication multimédia du Sénat : il me proposait de réagir aux déclarations d'un Sénateur socialiste, Jean-Pierre Sueur.

    Évidemment, pour l'opposition de gauche, le silence français pourrait être du pain bénit, mais, en écoutant la pondération avec laquelle s'exprime notre sénateur du Loiret, on comprend qu'il serait fâcheux de fâcher les autorités tunisiennes. Pour la forme, il est de bon ton de leur réclamer d'écouter les manifestants et de condamner avec fermeté les tirs sur ces derniers, mais cette vivacité du ton est vite rattrapée par un discours finalement réaliste : qui aurait l poids politique pour succéder à Ben Ali ? Et de rappeler les réussites du régime, à commencer par son choix de mettre le paquet sur l'Éducation.

    Toute autre est la réaction du porte-parole du MoDem, Yahn Wearling : 

    Le silence complaisant, égrené de déclarations de certains de nos ministres frisant la provocation, pourrait bien finir par se transformer en complicité d'actes qu'il faut oser qualifier de crimes. Il n'est plus temps d'ignorer les cris d'une population qui veut sortir de la chape de plomb dans laquelle on estime nécessaire de les maintenir pour on ne sait quel intérêt supérieur. Et aucun intérêt supérieur ne peut se justifier à l'aide de balles réelles.

    La rue demande la démocratie parce qu'elle demande un développement débarrassé de la corruption. Il ne peut y avoir de développement sans démocratie et sans un haut respect des éléments les plus basiques des Droits de l'Homme. Certains pensaient que pour préserver la stabilité en Tunisie, il fallait protéger son Président. Il devient terriblement évident que pour préserver la stabilité de la Tunisie aujourd'hui, il faut protéger les tunisiens contre la folie répressive de son Président."

    C'est la seule réaction politique radicale politique que j'ai pu observer ces derniers jours. Je ne suis pas certain de suivre mon parti dans cette voie, mais je lui reconnais le mérite d'aller jusqu'au bout de son positionnement politique. Proche des libéraux, démocrate dans l'âme, le MoDem ne tolère aucune concession quand il s'agit de défendre la démocratie et le droit. Position sans doute pas la plus efficace, mais certainement la plus honorable.

    Dès le 11 janvier, le MoDem avait appelé, par la voix de son porte-parole, à favoriser le renversement du régime, estimant que c'était l'occasion ou jamais d'instaurer une authentique démocratie dans cette région du monde.

  • La SNCF, la Nièvre, la France d'en haut et la France d'en bas...

    Je jetais récemment un oeil sur le blog Paris-Clermont dont l'objet est de promouvoir une liaison rapide (2 heures par TGV) entre Clermont et Paris. Seulement voilà, il existe une ligne de train Paris-Nevers qui elle dessert actuellement toutes les petites gares de la Nièvre et du Loiret qui sont sur la route de Nevers à Paris. Nos chers députés locaux sont bien gentils : ils se sont assurés qu'un train arrive à 8h33. Je vais faire mon Raffarin, mais le problème avec la France d'en-haut, c'est qu'elle n'est pas habituée aux moeurs et coutumes de la France d'En bas. Or, il se trouve que la France d'en bas se lève non pas vers 6h00 à Nevers et sur les villes qui suivent, mais plutôt vers 4h00 à 5h00 du matin pour espérer arriver à 7h33. Ceux-là, apparemment, rien à foutre, côté élus locaux.

    C'est assez comique de voir Gaëtan Gorce (député de la Nièvre), Jean-Pierre SUEUR et Jean-Pierre Door (député et sénateur du Loiret) ainsi qu'Yves Fromion, député du Cher, s'auto-congratuler. J'ai regardé sur les blogs de Jean-Pierre Sueur et Gaëtan Gorce, pas un mot pour les usagers du petit matin.

    Or, il se trouve que ces usagers-là sont très en colère. Exemple, la semaine dernière, sur cinq jours de service, quatre retards variant de 25 à 45 minutes, et, petit détail qui fâche, il y a un train de retour qui part vers 17h59 et est censé arriver à 19h45. L'inconvénient, c'est qu'il fait en moyenne 50 minutes de retard.

    Le Pompon pour la journée du lundi 12 janvier : 35 minutes de retard le matin, deux heures le soir. Pour ceux qui travaillent à Paris, on arrive jusqu'à un total de 8 heures passés dans les transports dont 6h30 pour la seule SNCF.Trop fort : il n'y avait pas de locomotive. Et quand la locomotive est arrivée, devinez quoi ? Il n'y avait plus de chauffeur !

    Je me suis laissé entendre dire qu'un coup semblable s'était produit la veille du Réveillon ; semblable, que dis-je : encore plus fort ! Le chauffeur avait emmené la locomotive à Paris Gare de Lyon au lieu de Paris-Bercy...Bilan 50 minutes de retard supplémentaires...

    J'ai une riche idée : à ce tarif-là, ça vaut le coup de faire des allers-retours Paris-New York, ça prend moins de temps...

    Sérieusement, ils foutent quoi les élus locaux ? et la SNCF, elle se fout de la g... de qui ? J'ai entendu quelques usagers qui avaient encore le sens de l'humour, mais la semaine dernière, certains d'entre eux, furieux de ce petit jeu qui dure depuis le 14 décembre (en fait le changement de terminal d'arrivée de Paris Gare de Lyon à Paris-Bercy)  ont bien failli lyncher les guichetiers locaux. Le train de 16h35 qui est censé partir avant celui de 17h59 a été affiché avec 50 minutes de retard puis 1h30 pour finir par être annulé et fondu avec le train de 17h59, lui-même parti avec 30 minutes de retard.

    Trop fort non ? Ça me rappelle les problèmes de mathématiques de l'école élémentaire de mon enfance. Avec toutes ces données, calculez le nombre d' heures de travail perdues occasionnées par les retards de la SNCF en une année. Ils ont fait le calcul, au fait, les élus du coin ?