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jeudi, 26 décembre 2013

Nabila, Zahia, images irrémédiablement endommagées

S'il y a bien une règle à respecter en société, c'est qu'il ne faut jamais trop en faire. Comme l'écrit si bien Pascal dans ses Pensées, et l'idée est évidemment transposable, l'homme n'est ni ange ni bête et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.

Nabila a tenté toutes les provocations possibles et imaginables pour tenter de percer médiatiquement. Les Français ne sont pas dupes. Son livre a été un bide monumental et, en réalité, ce que je vois, c'est qu'elle est méprisée universellement parce qu'elle agace profondément les Français.

J'imagine que cela lui est égal parce que la percée médiatique est la chose qui compte le plus à ses yeux.

Il ne faut pourtant pas croire qu'il n'existe pas de conséquences à long terme d'une mauvaise image. Zahia Dehar en sait quelque chose : elle a sagement tenté de se ranger et de créer une ligne de lingerie. Elle a même tenté de s'en sortir par le haut, par exemple en proposant aux Atelières (ex-Lejaby) de travailler pour celle, ce qui l'honore. Il n'en reste pas moins que ses créations peinent à percer, vraisemblablement parce qu'elle demeure victime de son image de call-girl prostituée par laquelle le scandale arrive. Il est difficile de gagner ensuite en respectabilité.

Toutes proportions gardées, les provocations incessantes de Lady Gaga finissent par avoir raison de la curiosité et de l'intérêt qu'elle avait suscité à ses débuts. Il ne faut pas se leurrer : fans et commentateurs ne demeurent pas dupes indéfiniment.

Ce qui vaut dans le star-système vaut aussi dans la sphère politique. Après l'élection de Sarkozy en 2007, Bayrou et Royal ont voulu à tout prix exister, se positionner en opposant numéro un. Le résultat des courses, c'est qu'ils ont fini par lasser l'un et l'autre, et, pour Ségolène Royal, dégrader définitivement son image. Fillon a fait exactement la même erreur en 2012. A vouloir apparaître comme le successeur de Sarkozy à tout prix, il a endommagé l'image qu'il s'était constitué. Le très malin Sarkozy attendait pendant ce temps son heure et a su se retirer avec élégance, des choses que les Français apprécient.

C'est une erreur grave de confondre la notoriété et la popularité, deux choses bien distinctes. Tout le monde connaît Copé, mais personne n'en veut, par exemple.

Bref, choisir le bon timing, profiter des fenêtres médiatiques, cela ne s'invente pas. Nabila, comme une certaine Loana avant elle, en a trop fait. Son image ne se redressera pas et elle ne vaut, désormais, que par les audiences qu'elle suscite. Pour tout le reste, elle est contre-productive et ne risque pas de devenir l'égérie d'une quelconque marque...

dimanche, 01 janvier 2012

L'inquiétante popularité des people

Je ne dispose pas encore de la totalité du classement des personnalités les plus populaires, du moins, selon l'IFOP, mais de considérer le top10 ne me réjouit vraiment pas : qui aodre-t-on, finalement en France ? Des saltimbanques qui s'en mettent plein les fouilles, fraudent le fisc, font les kéké sur les ondes et n'ont moralement aucun mérite personnel.

Des acteurs, des comiques, des présentateurs télé, des sportifs, que du show bizz et du star-système, quoi.

Du temps où l'on trouvait le Commandant Cousteau ou l'Abbé Pierre, on pouvait au moins se dire que c'étaient des individus qui se donnaient pour leur prochain, pour des causes profondes. Aujourd'hui, ce sont le fric et l'amusement les moteurs de la popularité. Ma seule consolation est de voir figurer Simone Veil parmi les 4 personnalités les plus appréciées des Français.

Peut-être est-ce aussi qu'il ne reste plus de grandes figures morales comme nous avons pu en connaître. L'Abbé Pierre, le Commandant Cousteau, Soeur Emmanuelle ne sont plus. Ne me parlez pas de l'imposteur Hessel, les idéologues ne m'intéressent pas, a fortiori quand ils essaient de se parer à peu de frais des apprêts de la vertu.

Aux êtres d'exception on a substitué des icônes qui ne valent qu'à proportion de leur exposition médiatique, leur plastique et leur compte en banque.

Ne me dites pas que j'ai l'alcool mauvais, je ne bois pas. Et pour ce qui est de la diggestion, j'ai été raisonnable.

dimanche, 07 novembre 2010

Eh oui, Jean-Louis, faut prendre des risques...

Bon, je crois que c'est à peu près acté pour Borloo : il ne sera pas premier ministre. Les sondages le placent loin derrière Fillon, or, comme l'omni-président dirige le pays à coups de sondages...

Cela dit, Borloo paie autre chose : c'est une personnalité politique qui ne prend pas de risques, c'est à dire qui n'exprime pas des positions fortes. Quand Bayrou disait de lui qu'il manquait de solidité, je crois qu'il ne voulait pas dire autre chose.

C'est d'ailleurs souvent le cas des "chouchous" des sondages. Ils ne disent rien ou presque, c'est à dire rien de conflictuel. Du coup, facile quand on ne s'oppose à rien et que l'on est d'accord avec le vent dominant, d'être très populaire. Tiens, je parie qu'en montrant des dents plus longues qu'il n'y paraît, Borloo va y laisser des plumes dans les prochains sondages de popularité.

Ancien avocat de Bernard Tapie, je n'oublie pas qu'il a lâché Bayrou en pleine campagne électorale à la présidentielle de 2002 puis qu'il n'a pas eu le courage de franchir le pas en 2007 en dépit d'une lettre pressante de plus de 1000 jeunes de son parti.

Cela n'empêche pas l'individu d'être sympathique et humain, je n'ai aucun doute sur ce point, mais il manque de poids politique. Face à un Fillon qui a un caractère autrement plus trempé, il n'y a pas photo.

Pour conclure, ce ne serait évidemment pas un drame s'il devait devenir premier ministre, loin de là, et ma fibre centriste s'en réjouirait certainement. Mais en temps de crise, j'avoue que j'aurais assez peu confiance dans la vigilance du capitaine...

Voilà qui répondra peut-être partiellement aux interrogations de Stef, d'une autre vie... L'Faucon, comme moi, mais aussi comme pas mal d'électeurs du MoDem, se satisferait à peu près d'un maintien de Fillon, mais comme vrai premier ministre, comme il le dit en conclusion...

mercredi, 13 février 2008

Delanoë versus Royal, une popularité un peu trop facile

On me dira, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais, c'est plus fort que moi, cela m'agace : on le sait, Bertrand Delanoë est devenu l'homme le plus populaire de France, et, à gauche, Ségolène Royal ne le devance que d'une courte tête.

Betrand Delanoë a la partie quelque peu facile : est-ce quelqu'un peut me dire quand il l'a vu s'exposer politiquement pour la dernière fois ? Tout comme Dominique Strauss-Kahn, d'ailleurs.

Ni l'un, ni l'autre ne prennent le dixième des risques que prennent Ségolène Royal (ou François Bayrou d'ailleurs). Ils sont populaires, certes, mais ils ne sont en aucun cas des leaders d'opposition, se gardant bien de critiques de fond pour préserver leurs popularités respectives.

A mes yeux, c'est une des raisons qui font qu'ils ne sont pas des leaders politiques crédibles, et d'ailleurs, il faut bien se dire que s'ils commençaient à prendre des risques, ils n'auraient pas la même popularité.

J'ajoute qu'à droite, si Borloo est populaire, c'est qu'il dirige un ministère sans enjeux à confrontation sociale avec l'opinion, qui a le vent en poupe, et qu'il ne prend pas davantage de positions politiques. D'ailleurs, la seule fois où il s'est retrouvé dans un ministère à enjeux forts, et qu'il a pris une position, la majorité présidentielle l'a payée cash aux élections législatives...

Alors, il faut rendre à César ce qui appartient à César et aux vrais leaders ce qui appartient auux vrais leaders.

Les Français ne s'y sont pas trompés en voyant en Ségolène Royal et François Bayrou les deux principaux opposants à Nicolas Sarkozy.