dimanche, 01 janvier 2012
L'inquiétante popularité des people
Je ne dispose pas encore de la totalité du classement des personnalités les plus populaires, du moins, selon l'IFOP, mais de considérer le top10 ne me réjouit vraiment pas : qui aodre-t-on, finalement en France ? Des saltimbanques qui s'en mettent plein les fouilles, fraudent le fisc, font les kéké sur les ondes et n'ont moralement aucun mérite personnel.
Des acteurs, des comiques, des présentateurs télé, des sportifs, que du show bizz et du star-système, quoi.
Du temps où l'on trouvait le Commandant Cousteau ou l'Abbé Pierre, on pouvait au moins se dire que c'étaient des individus qui se donnaient pour leur prochain, pour des causes profondes. Aujourd'hui, ce sont le fric et l'amusement les moteurs de la popularité. Ma seule consolation est de voir figurer Simone Veil parmi les 4 personnalités les plus appréciées des Français.
Peut-être est-ce aussi qu'il ne reste plus de grandes figures morales comme nous avons pu en connaître. L'Abbé Pierre, le Commandant Cousteau, Soeur Emmanuelle ne sont plus. Ne me parlez pas de l'imposteur Hessel, les idéologues ne m'intéressent pas, a fortiori quand ils essaient de se parer à peu de frais des apprêts de la vertu.
Aux êtres d'exception on a substitué des icônes qui ne valent qu'à proportion de leur exposition médiatique, leur plastique et leur compte en banque.
Ne me dites pas que j'ai l'alcool mauvais, je ne bois pas. Et pour ce qui est de la diggestion, j'ai été raisonnable.
16:52 Publié dans Insolite, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : personnalité, popularité, ifop, sondage |
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dimanche, 07 novembre 2010
Eh oui, Jean-Louis, faut prendre des risques...
Bon, je crois que c'est à peu près acté pour Borloo : il ne sera pas premier ministre. Les sondages le placent loin derrière Fillon, or, comme l'omni-président dirige le pays à coups de sondages...
Cela dit, Borloo paie autre chose : c'est une personnalité politique qui ne prend pas de risques, c'est à dire qui n'exprime pas des positions fortes. Quand Bayrou disait de lui qu'il manquait de solidité, je crois qu'il ne voulait pas dire autre chose.
C'est d'ailleurs souvent le cas des "chouchous" des sondages. Ils ne disent rien ou presque, c'est à dire rien de conflictuel. Du coup, facile quand on ne s'oppose à rien et que l'on est d'accord avec le vent dominant, d'être très populaire. Tiens, je parie qu'en montrant des dents plus longues qu'il n'y paraît, Borloo va y laisser des plumes dans les prochains sondages de popularité.
Ancien avocat de Bernard Tapie, je n'oublie pas qu'il a lâché Bayrou en pleine campagne électorale à la présidentielle de 2002 puis qu'il n'a pas eu le courage de franchir le pas en 2007 en dépit d'une lettre pressante de plus de 1000 jeunes de son parti.
Cela n'empêche pas l'individu d'être sympathique et humain, je n'ai aucun doute sur ce point, mais il manque de poids politique. Face à un Fillon qui a un caractère autrement plus trempé, il n'y a pas photo.
Pour conclure, ce ne serait évidemment pas un drame s'il devait devenir premier ministre, loin de là, et ma fibre centriste s'en réjouirait certainement. Mais en temps de crise, j'avoue que j'aurais assez peu confiance dans la vigilance du capitaine...
Voilà qui répondra peut-être partiellement aux interrogations de Stef, d'une autre vie... L'Faucon, comme moi, mais aussi comme pas mal d'électeurs du MoDem, se satisferait à peu près d'un maintien de Fillon, mais comme vrai premier ministre, comme il le dit en conclusion...
10:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : borloo, fillon, bayrou, premier ministre, popularité |
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mercredi, 13 février 2008
Delanoë versus Royal, une popularité un peu trop facile
On me dira, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais, c'est plus fort que moi, cela m'agace : on le sait, Bertrand Delanoë est devenu l'homme le plus populaire de France, et, à gauche, Ségolène Royal ne le devance que d'une courte tête.
Betrand Delanoë a la partie quelque peu facile : est-ce quelqu'un peut me dire quand il l'a vu s'exposer politiquement pour la dernière fois ? Tout comme Dominique Strauss-Kahn, d'ailleurs.
Ni l'un, ni l'autre ne prennent le dixième des risques que prennent Ségolène Royal (ou François Bayrou d'ailleurs). Ils sont populaires, certes, mais ils ne sont en aucun cas des leaders d'opposition, se gardant bien de critiques de fond pour préserver leurs popularités respectives.
A mes yeux, c'est une des raisons qui font qu'ils ne sont pas des leaders politiques crédibles, et d'ailleurs, il faut bien se dire que s'ils commençaient à prendre des risques, ils n'auraient pas la même popularité.
J'ajoute qu'à droite, si Borloo est populaire, c'est qu'il dirige un ministère sans enjeux à confrontation sociale avec l'opinion, qui a le vent en poupe, et qu'il ne prend pas davantage de positions politiques. D'ailleurs, la seule fois où il s'est retrouvé dans un ministère à enjeux forts, et qu'il a pris une position, la majorité présidentielle l'a payée cash aux élections législatives...
Alors, il faut rendre à César ce qui appartient à César et aux vrais leaders ce qui appartient auux vrais leaders.
Les Français ne s'y sont pas trompés en voyant en Ségolène Royal et François Bayrou les deux principaux opposants à Nicolas Sarkozy.
09:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : Royal, Delanoë, Bayrou, Borloo, popularité |
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