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mercredi, 13 février 2008

Delanoë versus Royal, une popularité un peu trop facile

On me dira, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais, c'est plus fort que moi, cela m'agace : on le sait, Bertrand Delanoë est devenu l'homme le plus populaire de France, et, à gauche, Ségolène Royal ne le devance que d'une courte tête.

Betrand Delanoë a la partie quelque peu facile : est-ce quelqu'un peut me dire quand il l'a vu s'exposer politiquement pour la dernière fois ? Tout comme Dominique Strauss-Kahn, d'ailleurs.

Ni l'un, ni l'autre ne prennent le dixième des risques que prennent Ségolène Royal (ou François Bayrou d'ailleurs). Ils sont populaires, certes, mais ils ne sont en aucun cas des leaders d'opposition, se gardant bien de critiques de fond pour préserver leurs popularités respectives.

A mes yeux, c'est une des raisons qui font qu'ils ne sont pas des leaders politiques crédibles, et d'ailleurs, il faut bien se dire que s'ils commençaient à prendre des risques, ils n'auraient pas la même popularité.

J'ajoute qu'à droite, si Borloo est populaire, c'est qu'il dirige un ministère sans enjeux à confrontation sociale avec l'opinion, qui a le vent en poupe, et qu'il ne prend pas davantage de positions politiques. D'ailleurs, la seule fois où il s'est retrouvé dans un ministère à enjeux forts, et qu'il a pris une position, la majorité présidentielle l'a payée cash aux élections législatives...

Alors, il faut rendre à César ce qui appartient à César et aux vrais leaders ce qui appartient auux vrais leaders.

Les Français ne s'y sont pas trompés en voyant en Ségolène Royal et François Bayrou les deux principaux opposants à Nicolas Sarkozy. 

Commentaires

Le clasement de personnalités a toujours été pour moi sans aucune considération politique. On est dans "la sympathie apolitique".

Nous en avons vu passé des personnalités dans ce genre de classement et dont l'avenir politique laisse bien à désirer... Si on sait avoir un regard retrospectif.

Je suis d'accord avec toi. Aujourd'hui la crédibilité doit se compter dans l'opposition à l'imposteur Sarkozy.

Pour ne prendre que le seul exemple de Bertrand Delanoë: il aujourd'hui du soutien de la grande presse (majoritairement de droite) qui joue à vouloir l'imposer contre Ségolène Royal car... (je me garde bien d'aller jusqu'au bout de ma pensée !)

Il faut d'abord le faire réelire à Paris. Je suis même alluciné de voir comment un Journal comme Le Figaro peut être aujourd'hui acquis à la cause Délanoë contre Panafieu. C'est assez incroyable...

Mais tout cela est bien rondement mené !

Sarkzozy avait déjà bien compris et tout calculé, dès sa visité au Maire de Paris dans sa mairie au lendemain de son intronisation à l' ELysée, qui a voulu se choisir Delanoë. Il sait que s'il y parvient, la route ne sera que plus libre pour lui dans la perspective d'une réelection en 2012.

Parceque viendra ensuite le moment (quand tout sera peut-être plié à gauche ?) où cette même presse n'aura plus qu'à passer ce Bertrand Delanoë au scanner en jouant parfaitement sur tout les "sentiments" pervers à recréer le rejet - dans la France profonde, rurale, catho et autres qui font une élection nationale - en appuyant tout simplement où ça fait très mal, avec sa mort politique assurée au bout.

Et Nicolas Sarkozy est assez pervers dans le genre politique qu'il manie à merveille. Et la gauche - si elle se laisse prendre - n'aura plus que ses yeux pour pleurer.

Écrit par : Thomas | mercredi, 13 février 2008

Salut Thomas,

Je ne sais pas si Sarko est machiavélique à ce point, mais, plus simplement, Delanoë représente la quintessence de l'esprit parisien. Sur le fond, il ne sait pas ce que c'est que les classes populaires, contrairement à Ségolène Royal qui a une véritable popularité au sein du petit peuple.
Moi, ce que je voudrais savoir, c'est ce qu'il a dans l'estomac, le père Delanoë, et pour l'instant, je ne l'entends pas beaucoup, le moins que l'on puisse dire.
Non seulement il n'utilise pas sa popularité pour aider ses petits camarades, mais en plus, il dégage l'air de rien les royalistes des listes parisiennes.

Nul ne peut prédire l'avenir. Delanoë a prouvé qu'il était un opposant local tenace. Il a aussi prouvé qu'il savait gérer une grande ville, en dépit des imperfections de ses réalisations.
Mais comme leader national, il n' a absolument rien prouvé du tout.

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 13 février 2008

Aprés tout, Francois,Ségolène et Bertrand ont peu prouvé
comme leaders nationaux.

Sarko lui a prouvé qu'il en était un trés mauvais.

Ce qui est aussi prouvé c'est qu'il est vraiment néfaste ur
pour tout le monde que les médias et les hommes
d'affaires aient un pouvoir aussi incontrôlé en politique (aussi peu légiféré).

Quant aux sondages, tout le monde sait qu'il peuvent
être trés imprécis, mais tout le monde en raffole alors ....

(il faudrait déjà être sûr qu'ils sont faits correctement,ce
qui n'est pas toujours le cas,et qu'ils ne soient pas
commenté par les sondeurs -justes expliqués-)

Écrit par : Luc | mercredi, 13 février 2008

à Luc

Je ne suis pas d'accord pour mettre les trois sur le même plan. Delanoê ne prend aucun risque. Que l'on compare avec Bayrou qui se remet constamment en jeu et poursuit un combat très difficile.

Et pour Royal elle doit lutter à la fois contre la droite et à la fois contre ses amis...

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 13 février 2008

Intéressant analyse que je partage: quand on a un profil lisse et uniquement sociétal, tout le monde (ou presque) vous apprécie.

Écrit par : FP NICOLAS | mercredi, 13 février 2008

@ FP NICOLAS

Voilà, c'est exactement cela, et vous l'avez mieux dit que je ne l'ai exprimé.

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 13 février 2008

Tout à fait d'accord avec Thomas, l'analyse est réelement pertinente

Écrit par : delvita | mercredi, 13 février 2008

Excellente analyse. Toute personnalité politique qui brise les tabous, et ose prendre une position ferme sur un sujet précis, a forcément moins les faveurs de l'opinion. Mais c'est bien cela la politique : prendre des risques et imposer son point de vue. S.Royal l'a bien compris, en prenant des positions fermes sur différents sujets ces derniers temps, quitte à risquer gros (l'ouverture au centre-droit, le traité de Lisbonne, les attaques en règle contre Sarkozy,...).

Écrit par : Etienne | mercredi, 13 février 2008

Je ne suis pas contrariant, je suis d'accord. Mais je crois
que F.Bayrou et Ségolène sont les seuls qui ont vraiment
une ambition nationale les autres n'y croient pas (ou plus) vraiment eux-même, ils vont peut-être essayer pour voir.

Mais ce que je voulais dire c'est que
- être fort pour prendre le pouvoir est une chose
- être fort pour bien l'exercer en est une autre
- arriver au pouvoir en ayant réuni les conditons telles
que l'on puisse bien l'exercer est une trosième chose
bien différente encore.

Ainsi je n'ai vraiment aucune admiration pour Francois
Mitterand parce que il n'y avait qu'une unité factice
autour de lui et que c'était couru que son règne ne
serait pas brillant. J'ai encore moins d'admiration pour
Sarko qui n'est qu'un produit publicitaire (jetable j'espère).

En fait pour faire un grand président une condition indispensable est d'être amoureux de son pays et
de ses habitants (et de ne pas être extremiste) plus
que de son ambition.

Enfin je plane un peu trop ... Mais c'est vrai Ségolène
elle n'a pas peur de rapprochements avec le Modem
en ce moment, au risque de contrarier de petits
camarades "intransigeant sur l'idéologie" (Emmanuéli)
et qu'elle est courageuse.

Je ferai remarquer que Besancenot a peut-être des défauts mais lui au moins a eu le mérite dernièrement
de bien fixer qu'il était indépendant de la Gauche qui
admettait une quelquoncque économie de marché et
que la gauche "modérée" ne devait plus draguer ses voix et ça ç'est mieux pour tout le monde.

Écrit par : Luc | mercredi, 13 février 2008

Bon, je crois qu'on est plutôt d'accord :-)

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 13 février 2008

Les commentaires sont fermés.