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mercredi, 21 décembre 2011

Bayrou ne fait pas campagne contre Hollande

J'ai lu le dernier billet de Philippe Chriqui sur le Nouvel Obs : il établit les forces en présence pour la présidentielle.

S'il y a bien un conseil que je déconseillerais formellement à François Bayrou de suivre, c'est bien le sien. Voici ce qu'il écrit : 

François Bayrou devrait donc poursuivre ses critiques contre le candidat socialiste afin de ramener au bercail ses électeurs de 2007

Eh bien non. Ce n'est pas ainsi, je le pense, que François Bayrou captera les voix des électeurs. C'est plutôt, comme il l'a fait, en avançant son projet pour la France et en donnant le la à la campagne avec ses thèmes.

J'espère donc, au contraire, qu'il va conseiller de nous surprendre et de nous ravir. Mais comme j'ai une idée relativement claire de ce qu'il a en tête, je suis plutôt confiant sur la chose. 

Que Melclalex qui s'inquiète de la santé mentale des Français se rassure donc, ils n'hallucinent pas. Qui sait, d'ailleurs, peut-être qu'au mois de mars il sera devenu l'un des nouveaux électeurs du candidat centriste :-) Surtout, ne jamais injurier l'avenir, ne jamais dire à la fontaine qu'on ne boira jamais de son eau :-) ...

17:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : bayrou |  Facebook | | |

Au protectionnisme, Bayrou oppose le commerce loyal

Le protectionnisme ne va pas tarder à émerger comme thème de campagne majeur : il transparaît déjà plus ou moins à travers le "Made in France". Plusieurs candidats (Marine le Pen, Nicolas Dupont Saint-Aignan, Jean-Luc Mélenchon) en ont fait leur bâton de maréchal.

Dans son État d'urgence, Bayrou a dénoncé les lourdes conséquences du protectionnisme pour une nation exportatrice comme la nôtre, d'autant que ce sont les machines et les biens industriels qui consistuent le principal de nos exportations, contrairement à une idée reçue (eh oui, le luxe et l'agro-alimentaire sont rélégués bien en deçà...).

Il en a en revanche tiré une nouvelle idée, à la croisée du commerce équitable et d'une interprétation de feu le Traité Constitutionnel Européen. La notion de concurrence libre et non-faussée peut s'interpréter de plusieurs manières : à l'économie en jugeant qu'il faut faire sauter toutes les protections sociales, et, au contraire, largement en considérant tous les éléments qui rentrent dans le coût d'un objet.

C'est la fusion de l'idée qui se trouve derrière le commerce équitable et de cette dernière interprétation de la concurrence non-faussée qui a donné à Bayrou l'idée d'une concurrence et d'un commerce assis sur des bases loyales.

Cela suppose, par exemple, pour une entreprise qui exporte ses produits en Europe, de ne pas s'exonérer des contraintes et normes qui valent au sein du marché européen en délocalisant sa production là où ces normes n'existent pas.

Ce sont les pistes que le MoDem et plus généralement le Parti Démocratique Européen défendent depuis un bon moment. Marielle de Sarnez, en particulier, depuis qu'elle a été réélue député européenne, est en pointe sur cette idée de commerce loyal, c'est d'ailleurs le sens d'un amendement qu'elle avait déposé pour la période 2009-2014 auprès de la commission du commerce de l'UE.

Le gouvernement français, sous l'égide de Christine Lagarde, a tenté de réaliser à l'échelle européenne la proposition de François Bayrou d'un Small Business Act pour les PME. La procédure semble longue. le dossier a été déposé en 2008.  Il y a eu  une réponse de la Commission sous forme d'une loi en décembre 2008. Et en février dernier, la Commission a décidé d'évaluer les effets des décisions de 2008 afin de considérer ce qu'il demeurait à faire. Christine Lagarde a aussi confié à l'avocat Fabrice Demarigny la mission de faire des propositions dans le domaine juridique, ce qu'il a fait. Elle a donc adressé le rapport à le Commission Européenne en mars 2010.

 L'idée de Bayrou a donc fait son chemin... Quelle traduction de ces orientations en France, en revanche ?

Un petit rappel, le SBA repose sur 10 principes :

1 Créer un environnement dans lequel les entrepreneurs et les entreprises familiales peuvent prospérer et où l’esprit d’entreprise est récompensé.

2 Faire en sorte que les entrepreneurs honnêtes qui ont dû déposer leur bilan bénéficient rapidement d’une seconde chance.

3 Définir les règles selon le principe « Penser petit d’abord ».

4 Assurer la réactivité des administrations aux besoins des PME.

5 Adapter les outils des pouvoirs publics aux besoins des PME : faciliter la participation des PME aux marchés publics et mieux exploiter les possibilités qui sont offertes aux PME en matière d’aides d’État.

6 Faciliter l’accès des PME au financement et mettre en place un environnement juridique et commercial favorisant la ponctualité des paiements lors des transactions commerciales.

7 Aider les PME à profiter davantage des potentialités du marché unique.

8 Promouvoir le renforcement des qualifications au sein des PME et l’innovation sous toutes ses formes.

9 Permettre aux PME de transformer les défis environnementaux en opportunités.

10 Encourager et aider les PME à tirer parti de la croissance des marchés.

 La création de la médiation du crédit aux entreprises est par exemple l’une des mesures concrète prise par la France dans le cadre de la mise en place du SBA. On peut également citer l’internationalisation des PME par le biais des aides financières en faveur des exportations, des stratégies d’accès aux marchés et la participation à des salon ou l’accès des PME aux marchés publics. 

Là encore, on se heurte à un problème d'information : les marchés publics semblent désormais plus accessibles aux PME, mais la plupart d'entre elles ne le savent pas ! C'est en ce sens que François Bayrou parlait de mutualiser les moyens juridiques des PME. Tout comme dans le cas du Made in France, c'est l'information qui fait défaut aux PME pour profiter à plein de ces nouvelles opportunités.

Marielle de Sarnez défend l'idée d'une réindustrialisation pas seulement de la France, mais de la totalité de l'Europe afin de lui redonner de la vigueur : en somme, la recette Bayrou appliquée à l'Europe toute entière. Il reste à voir quelle suite va être donnée à cette proposition. Je suppose que son groupe, le PDE (Parti Démocratique Européen) va déposer prochainement un amendement et des propositions en ce sens.

Nul doute qu'il reviendra au prochain président de la France de concrétiser davantage le mouvement initié depuis 2008. Dans ce genre de cas, mieux vaut confier les rênes de l'attelage à son promoteur, et, en la circonstance, il semble bien que cela soit François Bayrou...

vendredi, 16 décembre 2011

L'Express et la Démocratie : il n'y a de grotesque que Barbier !

S'il y en a bien un que j'ai du mal à piffrer, c'est bien le prétentieux Christophe Barbier. Barbier se pique d'expertise démocratique et se permet de décréter quelle candidature est utile ou non. Et l'individu récidive chaque semaine. Il y a peu il invitait Éva Joly à se retirer ou conspuait Dominique de Villepin. Le voilà maintenant à cracher sur tous les petits candidats. On ne sait par quel miracle, Bayrou trouve soudainement grâce à ses yeux. Voyons voyons que disait Sarko, déjà, à un importun ? Casse-toi pauv'con, un truc comme ça, je crois...

Il y a de la part de Barbier un insupportable mépris pour les opinions minoritaires. Barbier ne supporte pas les candidats qui font quelques pour-cent. Barbier devrait réfléchir que sur un un corps électoral de 20 millions d'individus, par exemple (et c'est plus en France), 1% représente tout de même 200 000 personnes, soit infiniment plus que tous les suffrages que pourrait un jour réunir sur sa tête Christophe Barbier.

Avec Bayrou et d'autres amis centristes, libéraux et démocrates, nous nous sommes suffisamment battus pour faire valoir des idées et des visions de notre pays différentes de ce que nous sert régulièrement la soupe prétendûment majoritaire pour suivre le sieur Barbier dans ses éructations et glaviots colorés. Puissent les glaviots lui revenir dans la g... au demeurant.

Morin, Boutin, Éva Joly ou encore Chevènement ont toute leur place dans cette campagne. Dans son grand mépris, je suppose que Barbier s'est imaginé que ce serait trop d'honneur que de citer aussi Nicolas Dupont-Aignan, Corine Lepage, Nathalie Arthaud ou encore Philippe Poutou.

Faut-il être crétin pour qualifier Christine Boutin et Éva Joly de Vestales ! Abruti. Sans doute n'a-t-il retenu des Vestales que ce qu'en disent les peplums, c'est à dire des sortes de vierges effarouchées mais affriolantes. En réalité, dans l'Antiquité Romaine, les Vestales étaient  les personnalités les plus respectées de la société romaine, au point que les consuls eux-mêmes leur cédaient le passage. Le veto d'un tribun de la plèbe, pourtant sacro-saint, ne pouvait s'oppose aux déplacements d'une vestale. Voilà qui passe au-dessus du Normalien Barbier, à l'évidence...

Figurez-vous que ce nuisible appelle les maires à refuser de parrainer ces petits candidats qu'il qualifie de grotesques. Moi, je n'ai vu qu'un grotesque, c'est Barbier, juste bon à cirer les pompes des puissants, exercice dans lequel il excelle.

jeudi, 15 décembre 2011

Les brebis égarées reviendraient-elles vers Bayrou ?

Jean-Christophe Lagarde, numéro deux du Nouveau Centre et ancien bédouin déjeune très prochainement avec François Bayrou. Pour la première fois depuis bien longtemps, il aborde l'éventualité de soutenir François Bayrou au premier tour de la présidentielle.

Bayrou a enclenché depuis le mois d'août un vaste rassemblement qui prend de plus en plus d'ampleur d'autant que ses propositions sont validées par les sondages :

- son Made in France a fait un tabac non seulement dans la presse, mais surtout, et c'est là l'essentiel, dans l'opinion. Moi-même, quand je fais mes petites courses, j'entends les gens en parler dans les maisons de presse ou même dans la rue !

- un sondage CSA indique que 55% des Français sont favorables à un gouvernement d'union nationale, ce pour quoi plaide Franois Bayrou depuis un moment.

Espérons que Jean-Christophe Lagarde ne sera pas le seul à se rapprocher de François Bayrou. A vrai dire, tout le centre-droit escompte qu'il se rapproche de Nicolas Sarkozy pour un second tour, arguant de l'insoutenabilité du programme de François Hollande.

A vrai dire, les candidats sont très prudents : Hollande lui-même a admis que le programme du PS ne pourrait être appliqué sans une conjoncture favorable et l'UMP a fait savoir que son programme pourrait alimenter celui du candidat Sarkozy mais ne l'engagerait pas. A vrai dire, on comprend cette précaution : l'UMP assure vouloir investir 20 milliards d'euros dans l'éducation. Jean-François Copé peut me rappeler de quelle majorité est l'actuel gouvernement qui supprime à tours de bras des postes dans l'Éducation Nationalen, réduit l'offre d'enseignement et fait disparaître des dispositifs d'aide et de soutien (comme le RASED, par exemple) ? Le vieux proverbe le dit : les promesses n'engagent que ceux qui y croient. En somme, le seul qui s'engage sur des choses précises, c'est Bayrou.

Pour ma part, évidemment, comme tout bayrouiste qui se respecte, j'espère que François Bayrou atteindra le second tour. Dans l'hypothèse où cela ne se produira pas, une chose me paraît certaine : Bayrou ne soutiendra ni un programme irréalisable ni un programme contraire à ses valeurs. Il faudrait donc, dans ce cas de figure, que chaque candidat mette sérieusement de l'eau dans son vin pour espérer le voir prendre position.

En attendant, j'espère que le plus grand nombre possible de néo-centristes vont rejoindre leur vraie famille, aux côtés de Bayrou, et non dans la majorité de Nicolas Sarkozy. Accessoirement, quel espoir ont-ils d'exister et de peser sans Bayrou ? 

09:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bayrou, centre, lagarde |  Facebook | | |

lundi, 12 décembre 2011

A vouloir flinguer Bayrou, Barthès s'est pris les pieds dans le tapis.

Barthès aime bien faire le malin : il a voulu démontrer que Bayrou faisait l'inverse de ce qu'il prônait parce qu'il est monté dans une audi noire après un meeting. Sauf qu'à trop vouloir en faire, on finit par raconter des conneries, et ce n'est pas la première fois au Petit Journal : l'audi en question était celle d'un conseiller municipal de Pau, pas celle de Bayrou qui est...une renault twingo ! La twingo I a été produite en France et en Espagne. La twingo II est produite en Slovénie. Dans tous les cas de figure, Renault est censée être une marque française.

Par ailleurs, depuis 2011 la voiture familiale de Bayrou est une peugeot  3008 fabriquée en France à 100% !

J'ajoute que sur la situation qu'a voulu exploiter Barthès, Bayrou a du monter dans l'audi parce que son épouse était repartie avec la peugeot 3008 , tout simplement.

Les prédicateurs de vertu, fussent-ils des humoristes, m'ont toujours agacé. Venant d'un mec qui touche 150 000 euros brut par mois, ça énerve passablement. Barthès a surtout montré sa profonde méconnaissance de l'industrie automobile. Beaucoup de véhicules sont aujourd'hui des assemblages et ce ne sont pas forcément des marques françaises qui produisent en France.

De produites en France (à peu près intégralement) il resterait à l'heure actuelle les citroën DS3, DS4 DS5, C6 et C8, les peugeots 807, 3008 et 5008, les  renault laguna III,III Estate, III coupé, Clio III et IV sport, la Mégane III cabriolet, la Scénic III, la toyota yaris, et, enfin, les trois marques françaises produisent leurs utilitaires en France.

D'autres modèles peuvent être produits en France, mais pas seulement, si bien que l'on ne sait exactement ce que l'on achète.

Comme quoi, ce n'est pas si simple, Monsieur Barthès...Alors avant de faire le malin...

samedi, 10 décembre 2011

Guéant, tu fais honte à la France

En ce moment, quand je croise un étudiant étranger/une étudiante étrangère, j'ai honte, j'ai du mal à le/la regarder dans les yeux. Quand je pense que c'est mon pays, la France, qui le/la traite de cette manière, je dois déglutir un grand coup. Tiens, par exemple, à l'heure actuelle, le Canada accueille non seulement les étudiants insérés, francophones et formés qui ont étudié dans nos universités, mais en prime ses propres étudiants.

Guéant ayant donné pour consigne de les empêcher de travailler en France et de ne plus leur délivrer de papiers, tous ces étudiants se retrouvent du jour au lendemain sans ressources et marginalisés.

En fait, jamais un tel coup à la francophonie n'avait été porté : tous ces jeunes gens et ces jeunes filles ou jeunes femmes sont nos meilleurs ambassadeurs à l'étranger, et, même s'ils restent, portent haut l'exemple de l'intégration. De surcroît, ils ont développé des compétences utiles à notre pays.

Guéant, mais aussi tous ceux qui appuient imbécilement cette politique, à commencer par Fillon et Sarkozy, sont une calamité pour notre soft power : ce que nous avons gagné d'une main en Lybie, et plus généralement sur la scène internationale, par une politique adaptée et courageuse, nous le perdons de l'autre par des mesures intérieures stupides et inappropriées.

Avec cette étudiante canadienne qui va être expulsée sous peu, je me sens mal : moi qui adore le Québec, je me vois mal m'y rendre tant que la circulaire de Guéant n'aura pas été abolie. Je n'oserais pas regarder mes cousins Québecois dans les yeux...

vendredi, 09 décembre 2011

Mélenchon dans le texte 5% de pouvoir d'achat en moins par an !

L'avantage d'avoir à proximité un blogueur et militant qui a l'habitude de s'informer, c'est que rien n'échappe à sa perspicacité : ainsi, Fred, blogueur MoDem de son état, réagissait aux interpellations de supporters du Front de Gauche et de Mélenchon de la manière suivante, à la suite du dernier billet que j'ai écrit

En revanche, en guise de concret, Jean-Luc Mélenchon propose l'inflation. Il faudrait pour dégonfler la dette entre 5 et 10% d'inflation annuelle pendant une dizaine d'années. "L’inflation ... est ... un allié pour tous ceux qui, comme nous, veulent définanciariser radicalement l’économie", http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/05/23/apprendre-la-... . Faut-il rappeler que 5-10% d'inflation annuelle, cela signifierait jusqu'à 5-10% de pouvoir d'achat en moins, chaque année après l'autre, pour les salariés que le Front de Gauche prétend défendre, en particulier les moins qualifiés ? Car comment convaincrait-il les employeurs d'augmenter les salaires, en plein chômage de masse ?

Le plus beau c'est que Jean-Luc Mélenchon l'admet lui-même, dans la même page : "ce sont à court terme les ménages et les travailleurs qui trinquent avec des hausses de prix non compensées par des hausses de salaires." Sauf si la France connaît la même expansion que la Chine. Non, ce n'est pas de moi, c'est de M. Mélenchon toujours dans la même page : "en Chine,... les salaires progressent très rapidement : le salaire minimum y a augmenté de 20 à 30 % selon les provinces depuis l'été 2010." Un vrai modèle.

Le même Jean-Luc Mélenchon s'indigne, et vous avec lui, quand François Bayrou pense inévitable une hausse de deux points de la TVA, qui causerait, dans le pire des cas, 1% d'inflation 1 seule année.

Et...il en pense quoi, le tovaritch gauche de combat qui faisait le promo d'un article en solde de son patron contre Bayrou, tout récemment ?

jeudi, 08 décembre 2011

Mélenchon veut débattre avec Bayrou ? Pourquoi pas ?

J'ai lu les critiques de Mélenchon sur les positions exprimées par Bayrou. Que dire ?...On a vraiment des visions radicalement différentes. Une chose est sûre, c'est que je suis convaincu que celle de Mélenchon conduit la France à sa ruine. Je l'entends tout le temps parler d'accroissement de la dépense publique, mais je ne l'entends jamais clairement exprimer d'où il tirerait l'argent. Je ne comprends pas que Mélenchon ne fasse pas le plus ordinaire des raisonnements auquel chaque citoyen français est confronté :  nous ne dépensons pas ce que nous n'avons pas dans notre porte-monnaie sauf quand nous empruntons. Mais quand nous ne pouvons plus emprunter parce que le tiers de notre salaire est saisi, si notre compte est à découvert, nous payons encore des aggios. Comment Monsieur Mélenchon ne comprend-il pas qu'il en va de même d'un État ? 

Quant à créer de la monnaie, il faudrait obtenir l'accord de nos partenaires et nous créerions ainsi de l'inflation qui ruinerait en priorité tous les petits épargnants.

Mélenchon surfe sur l'émotion et refuse toute forme de rationnalité : il s'obstine, comme Sarkozy au demeurant, à juger que la crise actuelle est celle des banques et plus généralement du capitalisme : il est pourtant patent que c'est bien l'endettement des États qui génère actuellement des inquiétudes. Monsieur Mélenchon accepterait-il de continuer de prêter de l'argent à quelqu'un qui s'endette toujours plus pour le rembourser ? J'en doute. Il y a bien quelqu'un qui a agi de cette manière, mais sans le dire à ses prêteurs : un certain Madoff. Il a fait faillite, ruiné des centaines de milliers d'individus et est en prison aux USA pour quelques siècles. En effet, fatalement, un jour, quelqu'un a fini par exiger les rendements qu'il promettait puis le remboursement des sommes engagées : comme Madoff ne trouvait plus de prêteurs, toute sa pyramide s'est effondrée. Voilà ce qui attend nos États et que ne semble pas comprendre Monsieur Mélenchon.

Quand Monsieur Mélenchon promet de payer toute une série d'avantages aux Français avec de l'argent qu'il n'a pas, Monsieur Mélenchon fait son Madoff.

Mélenchon a également estimé qu'avec Bayrou on avait un petit FMI à domicile : c'est justement pour éviter une telle humiliation qu'il faut se garder de conduire Monsieur Mélenchon et ses amis au pouvoir. Tout l'effort du projet national et européen de Bayrou c'est justement de ne jamais devoir d'argent à la Chine ou au FMI. Or, nous en sommes actuellement là...

Cela dit, un débat serait une bonne chose, chacun pourrait se faire une idée, à commencer par les électeurs de gauche qui devront bien réfléchir aux futurs alliés de leur poulain s'il gagne. La question est simple : vaut-il mieux un Hollande président allié avec un Mélenchon ou un Bayrou président allié avec un Hollande ? Je pense que cette question mérite réflexion...

Sans mettre la blogosphère de la gauche modérée devant une telle alternative, je voudrais en revanche lui demander comment elle compte gérer une éventuelle alliance avec Jean-Luc Mélenchon et ses idées : il me semble que parmi ces modérés, on peut compter des blogueurs tels que El Camino, Jegoun , Gularu , Philippe Sage ou encore Variae pour en citer quelques uns que je lis sur leurs blogues et sur twitter (Admirez ma connaissance fine de la Batavosphère : ceux-là ont soutenu très rapidement François Hollande, parfois même avant DSK ; je ne les cite pas au hasard parmi plusieurs blogs de gauche, loin de là.). A ceux-là j'ajoute aussi mon camarade Laurent, un blogueur radical (de gauche) qui a la particularité d'avoir soutenu Bayrou en 2007. Il s'est rangé ces derniers mois derrière François Hollande : restera-t-il aussi sûr de son choix, si le PS aligne une partie de ses positions sur celle de Jean-Luc Mélenchon (ce qui est d'ailleurs déjà partiellement le cas) ?

J'en profite encore pour ajouter à la liste un authentique gauchiste (un vrai, pas comme les camarades blogueurs de gauche que j'appelle gauchistes pour les provoquer alors que je sais qu'ils sont sociaux-démocrates, globalement) mais avec une question différente : que fera-t-il si une partie du PS persiste dans l'intention de proposer une alliance qui aille de Mélenchon jusqu'à Bayrou ?

Cela étant dit, je conclus aussi en précisant que j'ai beaucoup de respect pour Mélenchon et que je ne lu fais en aucun cas l'affront de confondre son parti avec le Front National, comme c'est de bon ton de le faire parfois dans nos médias. 

mercredi, 07 décembre 2011

Non, Ivan Rioufol, Bayrou ne fera pas du Le pen light...

J'ai lu avec attention le dernier billet d'Ivan Rioufol évoquant la candidature présidentielle à venir de François Bayrou. Je vais être lapidaire. Ivan Rioufol pense que Bayrou n'a aucune chance d'être le troisième homme de la présidentielle parce qu'il laisse, selon lui, comme les autres candidats, 40% de Français seuls face à la mondialisation et au multiculturalisme.

Je ne peux que constater qu'Ivan Rioufol, comme la plupart de la classe politique, tient un discours convenu sur la mondialisation. La mondialisation n'est pas en tant que telle responsable de nos maux. Ce n'est pas à l'extérieur ni contre l'extérieur mais en nous-mêmes, en France, que nous trouverons les remèdes à nos maux. C'est, je crois le fond du message de François Bayrou et c'est bien pour cela qu'il s'oppose radicalement au discours de quelqu'un comme Madame Le pen, par exemple.

Quant à juger que les humanistes mépriseraient le peuple, j'avoue que le sens du ridicule de Monsieur Rioufol est pour le moins mordant : qui écrit dans le même billet qu'un appel au sursaut national est d'autant plus pathétique qu'il invite les Français à acheter français ? Monsieur Rioufol est mal informé : en réalité, la question figure sous forme de sondages en ligne sur de nombreux sites ces derniers jours parce que François Bayrou l'a amenée dans la campagne !!! Et un sondage récent sur le Made in France indiquait que de nombreux Français étaient prêts à payer un peu plus s'ils avaient l'assurance de faire travailler des ouvriers français. 

Qui se moque du peuple et des classes populaires françaises, les premières intéressées par une telle proposition ? François Bayrou ou Ivan Rioufol ? Sans doute faut-il sentir dans le propos d'Ivan Rioufol le mépris pour les petits ateliers de production français et la sueur qui en perle...

Ivan Rioufol estime que François Bayrou se montre incapable de se confronter à la crise de la cohésion nationale : c'est pourtant lui qui en 2007 avait fait de la culture, et quand je parle de culture, je parle de culture national, l'arc-boutant principal de tout son programme.

Donc, NON, Monsieur Rioufol, nous ne ferons ni des étrangers, comme le FN, ni des riches comme les Socialistes, ni des fonctionnaires comme l'UMP, ni des entreprises comme Monsieur Mélenchon, ni des banques ou des agences de notation comme les uns et les autres les bouc-émissaires pratiques de nos propres échecs.

Nous soutenons Bayrou parce que nous pensons que notre redressement ne passe pas par un procès envers nos semblables mais par un effort partagé pour relever la tête. Et parce que nous avons foi en l'intelligence française, nous pensons que les Français sont capables de relever ce défi avec nous : c'est ce que nous leur proposons en les invitant à soutenir François Bayrou à l'élection présidentielle et à voter pour lui.

Programme de gauche, programme de droite

Trop drôle. Je parlais des hérissons hérissés dans mon dernier billet (où je donnais un échantillon des soutiens de Bayrou sur la Toile), là, je ne résiste pas à la tentation de publier leur vision du programme de Sarkozy pour 2012 :-)

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11:49 Publié dans Insolite, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sarkozy, bayrou |  Facebook | | |