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mercredi, 25 janvier 2012

2017 : Marine Le pen et le FN gagnants ?

Tous ceux qui s'intéressent vraiment à la politique (et même les autres, d'ailleurs) doivent absolument acheter le dernier numéro de Marianne. Précipitez-vous, il est encore en kiosque.

L'hebdomaire a consacré une longue enquête à l'électorat FN. Une vraie enquête. Pas de celles que la presse condescendante et bobo consent de temps à autre à pondre pour conjurer le "péril brun" prolétarisé.

Marine Le pen est jeune, très jeune en politique. Elle n'est pas laide, et elle est charismatique. Elle a le vent en poupe, et surtout, son électorat est bien plus fidélisé que ne se l'imaginent les adversaires du Front National. En fait, pour 2012, récupérer les électeurs du Front National, c'est déjà foutu. Marine Le pen ne pourra prendre le pouvoir en 2012. Mais si la politique menée d'ici 2017 échoue, ses rangs pourraient grossir démesurément jusqu'au seuil fatal où elle pourrait devenir majoritaire...

La presse ne cesse de saluer en François Hollande l'inéluctable vainqueur de 2012. Le Canard enchaîné que j'ai connu plus caustique et perspicace esquisse aujourd'hui en une un sous-marin émergeant sous le pédalo. Cette absence totale de lucidité ne laisse de m'inquiéter. L'électorat Front National est d'abord jeune et populaire. Pas exclusivement ouvrier. On y trouve largement représentée une France qui ne bénéficie guère des avantages variés dont la gauche se voudrait la généreuse dispensatrice.

J'ai été assez impressionné de voir la gauche relancer le droit de vote des étrangers aux élections locales. Il me semble que l'on a tout de même d'autres étendards à porter, en période de crise, qu'une mesure qui fait polémique et de surcroît, ne concerne, dans la réalité, qu'un tout petit segment de la population. Sans doute la gauche se croit-elle populaire quand elle fait des immigrés sa préoccupation principale.

Il y a une très forte pression protectionniste au sein de l'électorat FN, et, plus inquiétant, au sein de la population française, ce qui laisse à penser que le FN a une marge de progression possible.

La seule réponse pertinente, m'a-t-il semblé, dans cette campagne, a été et demeure celle de François Bayrou avec son projet de Made in France. Les procès en nationalisme auxquels il a donné lieu à gauche montre d'ailleurs les limitations de la gauche actuelle : prise au piège de sa propre hypocrisie elle dénonce les méfaits de la mondialisation tout en récusant toute solution nationale au nom de la mondialisation. Chacun de mes billets ici sur les biens produits en France que j'achète me valent un concert de quolibets et de sarcasmes de la pravdasphère.

On ne sait où en est l'UMP et la droite en général tant elles naviguent à vue, elle aussi, n'usant du fait national que comme seul argument électoral.

Il n'y pas de Hari Seldon (les amateurs du Cycle de la Fondation d'Asimov apprécieront la référence) au MoDem ni nulle part ailleurs, et nul ne sait donc de quoi l'avenir sera fait. On peut essayer de débattre avec Marine Le pen et les experts du FN pour obtenir des réponses (c'est sans espoir dans le domaine économique, ni Anne-Sophie Lapix ni moi ne parvenons à en obtenir de cohérentes...) mais c'est peine perdue, me semble-t-il. Son électorat n'en a cure, et toute "victoire" dans ce domaine ne reviendrait qu'à s'autocongratuler, spécialité de la pravdasphère et du landernau politico-médiatique en général.

La seule chose qui puisse faire reculer le FN, c'est d'une part un programme qui relance l'emploi et le pouvoir d'achat en France, la relocalisation de la production, en somme, et d'autre part, la prise en compte des inquiétudes de l'électorat FN (insécurité, immigration, déclassement). Bayrou répond au moins au premier item. Pour le reste, en revanche, rien au sein de la classe politique dans son ensemble en face du FN si ce ne sont tantôt de ridicules objurgations à rejoindre le camp du "bien" tantôt une imitation ridicule dont la servilité ne parvient pas à effacer la fadeur et l'inconsistance.

17:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : marine le pen, bayrou, 2012, 2017 |  Facebook | | |

Mélenchon et Bayrou : si loin et si proches...

C'est curieux : je suis un centriste d'obédience libérale et je devrais donc considérer Mélenchon et ses supporters comme mes adversaires principaux, et pourtant, ce n'est pas le cas.

Bayrou et Mélenchon s'opposent radicalement par leur analyse de l'environnement économique, ce qui est loin d'être négligeable, mais ils partagent aussi un goût prononcé et profond pour la culture et la défense de la culture et un véritable amour du peuple français.

Quand j'entends Mélenchon parler sur l'école, par exemple, en dehors de Bayrou, je trouve que c'est le seul qui échappe à la doxa bien-pensante et si c'était l'unique critère de mon vote, nul doute qu'il lui serait acquis immédiatement après Bayrou.

Bon, évidemment, si vous lisez de temps en temps le blog du товаричь (tovaritch : paf, j'ai réussi à l'écrire en russe :-) !) Gauche de combat et ses échos de la gauchosphère, vous allez constater de, comment dirais-je, substantielles divergences de vue...

Au fond, Mélenchon et Bayrou ont en commun d'être des trublions, des empêcheurs de tourner en rond. J'ai bien aimé la manière dont Mélenchon a envoyé ch... le petit Journal. Il paraît que Barthès va perdre sa carte de presse. Bon débarras. Ce gars-là fait du divertissement, pas de l'information et en plus il diffuse des contre-vérités. A preuve l'histoire de l'audi qui n'appartenait pas à Bayrou ou encore, plus récemment, la fausse absence d'effusions entre Éva Joly et Mélenchon.

Bref, respect pour Mélenchon, mais...ça s'arrête là, parce que politiquement, les amis, c'est la baston, on n'a presque rien de commun, les gauchos et moi :-)

09:34 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : bayrou, mélenchon |  Facebook | | |

mardi, 24 janvier 2012

La droite ne peut plus compter que sur le centre pour éviter la gauche

Je suis assez tenté de souhaiter bonne retraite à Nicolas Sarkozy, à l'instar d'un autre Nicolas, et j'en profite pour revenir sur l'article du Monde qu'il cite. Nicolas Sarkozy se laisse aller à des confidences et avoue qu'il ne croit plus guère en sa victoire. Plus personne à droite ne peut gagner car il est trop tard pour lancer une alternative crédible. Si la droite veut éviter toutes les conséquences d'une prise de pouvoir par la gauche, et elle serait alors totale puisqu'elle détient déjà le Sénat, les grandes villes et les Régions), elle ne peut qu'espérer se reporter vers le Centre.

Évidemment, il y a des différences notables entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Il ne faut pas compter sur le premier pour chasser les étudiants étrangers, et, si je crois qu'il évitera d'alourdir démesurément les impôts, il fera le nécessaire tant que notre budget ne sera pas à l'équilibre. Il ne fera pas des fonctionnaires ses cibles principales. Les lobbies et les réseaux de pouvoir ne trouveront pas d'oreille complaisante auprès de lui. Mais François Bayrou a en commun avec Nicolas Sarkozy de respecter l'initiative individuelle et privée. Sa politique n'ira pas contre les entrepreneurs, pas contre les salariés non plus dont il désire alléger les charges, pas contre les professions libérales trop souvent stigmatisées. Pas de démagogie ni d'ennemi pointé du doigt, mais des objectifs clairs et précis, avec des mesures identifiées et pragmatiques adossées à une éthique irréprochable. Bayrou n'aime pas que l'on fasse de l'argent la pierre angulaire de l'action humaine, mais il n'a pas non plus cette détestation mêlée de fascination et d'attirance pour le capital que l'on trouve à gauche. Son refus de stigmatiser la finance et les banquiers et son choix de désigner les causes réelles de notre essouflement attestent ce désir d'honnêteté.

Le coeur même de la démocratie chrétienne au fond, avec toutefois une touche de laïcité nettement plus appuyée que le démocrate-chrétien moyen auquel l'opinion est habituée.

Je n'aime pas l'idée de voter pour quelqu'un par défaut, ne serait-ce que parce que je l'ai trop fait moi-même. C'est pour cette raison que j'essaie de donner des raisons objectives aux électeurs de droite de voter pour Bayrou, sans toutefois leur mentir. Il leur reste cent jours pour réfléchir à la question.

09:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : bayrou, centre, droite, sarkozy |  Facebook | | |

lundi, 23 janvier 2012

Sarkozy parti, un paquet d'abrutis en moins !

J'adore chercher querelle à la pravdasphère, mais il y a tout de même une chose qu'il faut admettre, c'est qu'une fois Sarkozy partri un sacré paquet d'abrutis va gicler avec.

Je ne parlerai pas de l'actuel Ministre de l'Éducation Nationale par respect pour les graves évènements qu'il vit à l'heure actuelle, mais à défaut, je me défoulerai sur l'incapable Guéant.

Regardez quelles belles et intelligentes filles ce vil scélérat fait partir de France. Rien que pour ça, déjà, des baffes.

Plus généralement, la manière dont le gouvernement Sarkozy emm... les étudiants étrangers depuis 5 ans avec une cristallisation de la connerie cette dernière année me met hors de moi.

Je ne sais pas qui sera finalement notre prochain président (j'exclus de la palette Marine Le pen car elle n'aura jamais la majorité nécessaire pour la porter au pouvoir même si ses adversaires présentaient un cochon en face), mais une fois Guéant chassé et ses circulaires débilissimes pour ne pas dire criminelles abrogées, je crois que rien que pour ça, je déboucherai le champagne.

18:27 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : guéant |  Facebook | | |

La pravdasphère encense Hollande !

J'aime bien la dernière trouvaille du Faucon. Il espère que les blogues de gauche ne deviendront pas une pravdasphère si Hollande est élu. Je le rassure : ils le sont déjà :-) Même moi je n'aurais pas osé copier-coller un discours aussi long (et fumeux) sur mon blogue. On se congratule, chez les pravdonautes : y'a vraiment pas de quoi.

Une chose, en tout cas, est certaine : Hollande n'est pas l'homme de la situation. Ce type-là en est encore à chasser les moulins à vent au lieu de s'occuper des vrais problèmes. 

J'ai dit à quel point déclarer la finance ennemie publique était d'un ridicule consommé. C'est encore Bayrou qui a apporté la meilleure réplique à Hollande en rétorquant que l'ennemi, évidemment, c'est le chômage

Bien sûr les pravdablogueurs se déchaînent contre Bayrou tentant de le discréditer par tous les moyens, mais rien n'y fait, Bayrou progresse dans de nombreux segments de l'opinion publique.

Que l'on ne s'y trompe pas : j'en ai trouvé pour tenter de faire valoir que Bayrou était l'archétype du gentleman farmer, mais la réalité, c'est que l'homme de réseaux, c'est Hollande : voyez ce qu'observent les gauchos des gauchos eux-mêmes ! Moi, ça ne me gêne pas, en soi, que sa direction de campagne soit truffée de représentants des grands groupes et des grandes banques, mais qu'il cesse de jouer à l'alter-mondialiste en levant haut le menton pour décréter la finance proscrite. Je dis que cela ne me dérange pas mais...à voir. Le problème, c'est que les mêmes individus viennent ensuite rôder dans les couloirs de l'Élysée, et je peux vous garantir que leurs intérêts sont loin d'être les nôtres...

15:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : hollande, finance |  Facebook | | |

dimanche, 22 janvier 2012

Les propositions d'Hollande ? Que du flan !

Je vois quelques congénères blogueurs  et plus généralement la pravdasphère (pas mal pravdasphère, je retiens, ça me plait bien) comme le dit ironiquement le Faucon se réjouir du dernier discours de leur leader maximo. Y'a franchement pas de quoi. Passons-les en revue les propositions de Hollande

Séparer les activités de crédit et de "spéculation" comme le dit joliment Hollande...J'ai longtemps cru que c'était une mesure à prendre pour les banques, mais, à la réflexion, cela risque d'assécher le crédit. Ce sont les activités financières qui permettent aux banques de dégager les bénéfices avec lesquelles elles financent ensuite l'économie. Je ne suis donc pas du tout convaincu de la pertinence de l'idée.

Interdire les produits financiers sans lien avec l'économie réelle : exemple de formule bateau qui ne veut rien dire. Si Hollande pense à tous les produits financiers qui permettent de se couvrir contre le risque, c'est une très mauvaise idée. Sans couverture de risques, pas de prise de risques, évidemment, donc, là encore, assèchement du crédit. Tout au plus pourrait-on commencer à mener une réflexion sur la possibilité légale de spéculer sur un produit servant à couvrir le risque. Là, cela pourrait avoir un sens. Mais je crois que Hollande est assez loin de cela.

Tout ce qui est européen, agence de notation, contribution écologique, taxe sur les transactions, ça ne mange pas de pain et ça n'engage à rien. Et en France, concrètement, il propose quoi ?

La création d'une banque publique d'investissement ? Financée avec quoi ? Sarkozy a déjà mis en place des fonds stratégiques. Il faudra faire des choix pour les financer. A-t-on entendu Hollande s'exprimer à ce sujet ? Non. Comme le disait en réaction Marielle de Sarnez, le discours de Hollande n'est vraiment pas approprié aux temps de crise : quid de la dette, quid des déficits ?

Création d'un livret d'épargne entièrement dirigé vers les PME et tranche d'imposition supplémentaire sur les gros revenus, ça, ça va.

Je vois qu'il a encore promis la retraite à 60 ans : de l'esbrouffe. Mensonge. Il n'en fera rien alors qu'on sait que 62.5 ans n'est pas suffisant.

Encadrer les loyers ? Je pense que le dispositif de 1948 a laissé suffisamment de traces pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Au lieu d'agir en amont, une fois encore Hollande ne pense qu'à taxer et sanctionner. Il aboutira simplement à un blocage du marché immobilier, cela me paraît évident.

Conclure en faisant de l'adversaire principal la finance, enfin, c'est ridicule. Cela ne veut rien dire. La finance, c'est très vaste. Il faut simplement la remettre à sa vraie place quand c'est possible et limiter les abus, c'est tout. Mais bon, on le sait, depuis 2007, Hollande n'aime pas les riches. Et au fait, et Noah et son évasion fiscale, qui était là, il a un programme spécifique pour les people de gauche, Hollande ?

Côté social, c'est la gauche, quoi : droit de vote aux étrangers, laïcité, et cetera...Il n'y a qu'une mesure qui reçoit vraiment mon aval, c'est celle de supprimer les exonérations fiscales pour les entreprises qui ne mettent pas en place une véritable parité de salaire entre hommes et femmes à poste égal.

22:29 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : hollande |  Facebook | | |

vendredi, 20 janvier 2012

Bayrou gagnant à tous les coups au second tour de la présidentielle

Voilà une information qui, je l'espère va faire méditer tout le landernau politique.

En cas de second tour, François Bayrou gagne contre TOUS les candidats : François Hollande, Nicolas Sarkozy, et Marine Le pen, les trois sont battus.

Un doute sur la qualité de l'information ? Regardez bien cette émission de LCP : c'est un journaliste qui le lâche en direct aux alentours de la 21ème minute. En fait, il fait savoir que les journalistes ont des chiffres qui sont confidentiels parce qu'ils sont commandités par les QG de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. On ne peut donc pas les révéler. Le journaliste refuse donc de donner les chiffres exacts mais confirme qu'à l'heure actuelle, Bayrou les bat tous ! Mes tovaritchi gauchistes qui croyaient Hollande invincible vont avoir de bonnes raisons de taper sur Bayrou, maintenant. Il paraît d'ailleurs que Hollande a dit à son équipe de taper aussi parce qu'il commence à s'inquiéter quelque peu des succès de l'homme du Béarn. C'est le Canard de mercredi qui le dit. MLP, elle plagie sans vergogne Edmond Rostand et ensuite, elle glapit parce que Bayrou connaît aussi l'auteur et le cite quand il parle du peuple. Quant à Sarkozy, il essaie de ressortir une vieille corde usée avec Borloo. 

23:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : bayrou, présidentielle |  Facebook | | |

jeudi, 19 janvier 2012

La méthode Bayrou ? Chercher ce qui marche et le copier.

Bayrou, autant qu'un programme, c'est une méthode. Il a fait pour 2012 le choix d'un pragmatisme absolu. 

La santé ? Il existe en Alsace une caisse régionale d'assurance-maladie qui se porte bien : ses cotisations sont même excédentaires ! Ceci démontre donc que l'on peut optimiser notre système de santé sans rien y perdre en qualité. On doit donc pouvoir imiter ce modèle. Finalement, les solutions existent chez nous, en France, il suffit simplement de les chercher.

Le chômage et l'industrie ? L'Allemagne a fait baisser son taux de chômage et demeure une puissance industrielle avec le même niveau de protection sociale que le nôtre et des coûts salariaux égaux ou même supérieurs. Des industries françaises ont maintenu leur production en France ou la rapatrient. Observons comment font les Allemands, comment font nos propres entrepreneurs nationaux et tentons d'en tirer des pratiques qui puissent se généraliser. Au passage, aidons les consommateurs à devenir acteurs de cette production en leur indiquant son origine.

L'école ? Las des querelles pédagogiques, tranchons définitivement non en accordant aux uns la préférence, mais en identifiant simplement ceux qui obtiennent des résultats indépendamment de toute idéologie et transposons leurs méthodes.

En fin de compte, Bayrou, c'est un très bon directeur des ressources humaines pour la France : une large part de sa méthode, c'est ça : chercher dans nos ressources humaines des solutions aux difficultés que nous affrontons...

Ce sont les idées simples qui font la santé des sociétés, pas les proclamations verbeuses ni les grands principes. En ce sens, la démarche de François Bayrou me paraît particulièrement saine.

16:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bayrou |  Facebook | | |

Il faudrait tester Bayrou au second tour

Il y a actuellement quatre candidats qui font la course en tête : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le pen et François Bayrou.

Je trouve qu'il serait édifiant et intéressant de les tester les uns contre les autres sur des seconds tours. Par exemple, Bayrou-Hollande, j'aimerais bien voir ce que cela donnerait...

12:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : sondage, bayrou |  Facebook | | |

lundi, 16 janvier 2012

Les redéploiements de Hollande

Il y a quelque chose qui semble échapper au thuriféraires de François Hollande : plusieurs de ses mesures sont avant tout des redéploiements. Il l'a dit, les 60 000 postes qu'il compte créer dans l'Éducation Nationale se feront en réalité par des coupes sur les postes enseignants : l'interdiction du redoublement en fournira l'essentiel du financement. Mieux : comme il a laissé entendre que les postes créés ne seraient pas forcément des postes d'enseignants, on peut subodorer que le nombre total d'enseignants sera en chute encore plus sévère que sous Sarkozy. Par ailleurs, François Hollande se garde bien d'aborder les conséquences de la fin du redoublement. Certes le redoublement ne fonctionne guère : mais la question de fond, c'est quelle organisation pour l'école et que faire de ces élèves qui ne redoubleront plus ? Ils ne deviendront pas plus à l'aise pour autant dans le système scolaire, loin de là. Sur ce point, la réflexion de François Hollande est proche du zéro absolu.

Le surcroît d'allocations qu'il promet aux uns se fera sur le dos des autres. On l'a vu avec le quotient familial, j'en ai abondamment parlé ici. Il ne s'agit pas de dégager des fonds, mais de prendre encore plus à ceux qui paient déjà beaucoup. Ce que Hollande appelle les riches...

Ainsi, des familles qui ne paient plus d'impôts et disposent d'avantages de toutes sortes recevront encore davantage. J'espère qu'un économiste calculera les revenus réels des premières classes moyennes touchées par Hollande et les comparera avec les avantages, primes, réductions de prix, gratuités et cetera que touchent certaines familles très modestes. Le calcul pourrait finir par ne guère être avantageux pour les classes moyennes.

Enfin, Hollande l'a discrètement rappelé : c'est la conjoncture économique et l'état des finances du pays qui commandera l'application ou non des mesures socialistes.

In fine, ceux qui soutiendront François Hollande, voteront, sans le savoir, pour un tout autre programme que celui auquel ils s'attendent...

23:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : hollande, programme |  Facebook | | |