Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 30 janvier 2012

Ça sentait le facho à plein nez à Vienne...

Je me suis déjà exprimé ici sur l'Autriche (faudrait que je retrouve le billet). Ce pays n'a pas été dénazifié en 1945 parce qu'il était sur une ligne de fracture Est/Ouest. Du coup, tous les nazis ont pu s'y planquer, et, aujourd'hui, ils paradent dans les palais impériaux, cachant à peine leur idéologie.

Si on avait pendu ce qu'il fallait de dignitaires nazis et traité l'Autriche comme un pays vaincu, et non annexé en 1946, Marine Le pen n'aurait pas trouvé de cavalier à Vienne.

On peut toujours trouver évidemment des individus recommandables parmi ceux qui ont fait partie des corporations pangermanistes qui se réunissent lors de cet évènement annuel, il n'en reste pas moins que la majorité mérite son certificat de facho aussi authentique que patenté.

Je connais l'Autriche. A moins d'1 kilomètre de Mathausen, personne ne sait où cela se trouve. Cela ne me fait pas rire, et c'est la vérité. Dans le musée de l'armée de Salzbourg, un soldat en tenue flambante du 3ème reich trône juste à côté de la salle de torture. 

Quand j'étais bien plus jeune, j'avais avec un pote de circonstance dragué deux Autrichiennes à la sortie d'une discothèque : engageant la conversation, je leur avais demandé ce qu'elles pensaient de Kurt Waldheim qui faisait alors l'objet d'une polémique. Tout en se déclarant social-démocrates, elles n'avaient trouvé que des mots pour le défendre. On n'a pas fini la nuit ensemble, c'est clair. On a parfois l'impression que "facho" et Autrichien, c'est quasi-consubstantiel.

A Saint-Wolfgang, quand on se promène dans les rues qui sentent leur petite Suisse bien propette, les regards fuyant derrière les rideaux à l'affût de la délation dévoilent le fond de l'esprit autrichien.

Il reste, heureusement, des Autrichiens aussi aimables qu'admirables, mais là-bas, il faudrait un méga grand coup de torchon pour faire du nettoyage. Il y a de la saleté qui s'y est stratifiée depuis 1945, et, depuis que ça dégèle, ça commence à rentrer en putréfaction.

Ce qui est drôle, ce sont les efforts de Marine Le pen pour dédiaboliser le FN tout en se rendant à naziland faire quelques pas de valse.

Les mecs qui organisent ces bals, ils ont quand même proposé Rudolf Hess, dauphin de Hitler en 1939, comme candidat à titre posthume pour le prix Nobel de la paix.

Je pense que Marine Le pen sera désormais dispensée de refaire une demande de visa pour Israël : pas la peine de chercher à dédiaboliser son parti, et puis...il doit y avoir trop de Kahn, là-bas, son père pourrait s'en trouver indisposé...

mercredi, 07 mai 2008

Et si Natacha Kampusch avait raison ?

On connaît l'histoire tragique de cette jeune fille, séquestrée dans des conditions éprouvantes pendant 8 années : la sinistre affaire Josef Fritzl qui secoue actuellement l'Autriche a bouleversé Natacha Kampusch.

Elle avait évoqué, peu après sa libération, l'intuition qu'il existait d'autres personnes enfermées dans des caves en Autriche. Elle ne s'était pas trompée.

Ce matin sur France Info, elle a émis une hypothèse audacieuse, mais qui recoupe un sentiment que j'ai à propos de l'Autriche depuis fort longtemps. Elle note que l'absence de dénazification au lendemain de la seconde guerre mondiale fait que les nazis autrichiens ont pu se dissimuler et échapper aux justes peines qui les attendaient. Or, fait remarquer Natacha, elle imagine mal que ces individus soient devenus par la suite de "bons parents". Pour elle, il y a certainement un lien entre les crimes les pires et l'histoire politique de certains individus.

C'est aussi mon avis, et de longue date, tout particulièrement concernant l'extrême-droite. J'ai souvent noté que chez ces individus, mais aussi chez les intégristes de tout poil, on est moins choqué par le viol ou par des crimes atroces que dans les autres formations politiques, sauf quand ces crimes ont un caractère ethniques et touchent des Européens (ou d'autres nations s'il s'agit d'extrémistes et d'intégristes d'autres pays). 

Ensuite, il y a un problème avec les Autrichiens. Il y a dix années, je me suis rendu, en vacances, pour une dizaine de jours à Saint-Wolfgang sans savoir que c'était alors une des rares mairies ouvertement néo-nazies d'Autriche.

J'ai toujours eu la sensation, là-bas, que les yeux inquisiteurs étaient à l'affût de quelque chose à dénoncer. Il y a là-bas une culture de la délation et en même temps du secret. Attiré incidemment dans une fête locale, j'ai vui de mes yeux des "braves gars locaux, genre SA sans crânes rasés mais authentiquement fachos" beugler des "heil" à qui mieux qui peut en levant le bras, la chope de bière et en collant la main au c... des gretchens blondes locales.

J'ai voulu visiter Mauthausen, et, tenez-vous, quand on est à moins d'un kilomètre de Mathausen, aucun autrichien ne sait où se trouve cet endroit, ni même le le connaît... et puis subitement, ils ne savent plus parler anglais et ne comprennent plus l'allemand que vous parlez : étrange, non ? 

Enfin, l'Autriche est un peuple qui a élu en connaissance de cause au suffrage universel direct un ancien SS à sa tête. Et les Autrichiens trouvaient encore moyen de défendre leur vote après coup (jai eu l'occasion d'en parler après coup avec quelques un d'entre eux qui se disaient socialistes - nationaux ? - ). 

Alors oui, ce que dit Natacha ne m'étonne pas, et il va bien falloir un jour que l'Autriche, à défaut de rendre justice, se demande ce que sont devenus ses psychopathes, et également quels descendants ils ont généré...