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dimanche, 11 mars 2012

Mais qu'ils se taisent ou dès qu'ils se taisent ?

Pure Medias s'est fait l'écho d'un buzz un peu trop rapide au regard des faits. On entend dans un vidéo difficilement audible Nicolas Sarkozy déclarer vouloir attendre que ses militants se taisent avant de commencer un entretien.

Pure Medias a titré "mais qu'ils se taisent". J'ai écouté au moins dix fois la séquence vidéo, et plusieurs fois avec un volume très fort et je n'entends à aucun moment le "mais". Le ton ne paraît pas non plus agacé contrairement à ce que laisse entendre le titre.

Moi, j'ai entendu "on va peut-être attendre...dès qu'ils se taisent". Voilà ce que j'ai entendu. En somme, Sarkozy n'estimait pas possible de répondre aux questions sur le champ. Rien ne prouve de manière claire, au demeurant, que le dès qu'ils se taisent s'adresse à ses militants. 

Je ne suis pas sûr à 100% de ce que j'ai entendu, mais raison de plus pour se montrer prudent, justement.

Et si on parlait des idées et des programmes, maintenant ?

18:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sarkozy |  Facebook | | |

mercredi, 07 mars 2012

Bayrou and You !

Vous pensiez être seul ?

Et pourtant, vous ne l'êtes pas...

22:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : bayrou |  Facebook | | |

lundi, 05 mars 2012

Comme un parfum d'ennui...

Je dois faire un aveu : je commence à m'ennuyer ferme dans cette campagne présidentielle. Il me semblait que la situation exigeait que l'on débatte des sujets sérieux : le chômage, l'état de notre industrie, la séparation des pouvoirs, la justice, l'irréprochabilité des élus, l'école...Au lieu de cela, l'UMP et le PS débattent d'un hypothétique complot européen contre Hollande.

A vrai dire, je trouve qu'il y a aussi une responsabilité écrasante des grands médias : les dépêches les plus en vue sont toujours pour les petites phrases, les "coups", jamais pour les questions de fond, celles qui engagent tous les citoyens.

On ne devrait, me semble-t-il ne parler que d'emploi et d'équilibre des comptes et je vois qu'à la notable exception de Bayrou, plus personne n'en parle.

Personne ou presque ne semble chercher à chiffrer sérieusement les projets des candidats ni à étudier leur faisabilité. Et s'il existe des économistes ou des experts qui s'expriment, les médias télévisés ne cherchent absolument pas à les confronter aux candidats (j'en signale tout de même un :  le 14 mars, l'Institut de l'Entreprise organise un débat entre un entrepreneur, un économiste et un politique - Bayrou - sur les solutions pour restaurer la prospérité en produisant en France).

La seule journaliste qui semble envisager son métier sérieusement, à la télévision, c'est Anne-Sophie Lapix, elle qui pose à chaque fois de vraies questions à ceux qu'elle reçoit. Marine Le pen en a fait les frais, mais je suis certain qu'elle est capable de passer au grill tous les candidats.

Le problème, c'est que notre société, gavée aux jeux et émissions de variété de toutes sortes semble désormais incapable de discerner les grands enjeux et surtout les mensonges. La formule choc, le slogan, l'image ont remplacé le raisonnement rigoureux sur les faits.

Bref, je m'ennuie...

18:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : présidentielle |  Facebook | | |

dimanche, 04 mars 2012

Un chouette blogue sarkozyste !

Il faut tout de même que je le signale : un blogue UMP sarkozyste (donc de droite aussi). Un vrai ! Moi, j'aime bien ! Ça tape dur sur le PS et sur Hollande à coups d'affiches détournées, de mises en évidence des contradictions du programme socialiste, et cetera...

Apparemment, il doit gêner un tantinet puisqu'il y a déjà eu des censeurs pour tenter de lui faire retirer une bannière (pourtant fort amusante).

Il n'a pas l'air d'avoir de compteur sur son blogue. Il devrait en installer un, il est utile de savoir qui vous lie.

Cela dit, la tonalité des billets est entièrement à charge contre le PS : il ne reste rien ou presque pour tenter de défendre le bilan de Sarko. Indéfendable ?

11:20 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ump, sarkozy, blog |  Facebook | | |

samedi, 03 mars 2012

Profs et escoqueries, Sarko, the Artist !

Bon. Sarko : 2, Hollande : 1 au connomètre. Là, c'est du grand art : Sarkozy propose "d'augmenter de 25%" les enseignants du secondaire qui accepteraient de demeurer 26 heures dans leur établissement au lieu de 18. La charge de travail hebdomadaire estimée d'un enseignant est d'environ 37 heures, avec un sévère bonus pour les enseignants de lettres. Chaque heure passée dans l'établissement se double généralement d'une heure de préparation. Cela dit, le coeur de l'escroquerie, c'est que, comme dans toutes les professions, les enseignants peuvent déjà faire des heures supplémentaires. Leur profession est  la seule (à ma connaissance) en France, où une heure supplémentaire légalement déclarée est payée moins qu'une heure ordinaire (elle n'est payée que 8 mois sur 12). Mais là, bingo, Sarko propose ni plus ni moins de réduire significativement le salaire de ceux qui feront des heures plus, puisqu'un tel choix reviendrait pour eux à perdre 50% du surplus qu'ils gagnent actuellement.

Travailler plus pour gagner moins, il l'a fait le Sarko. C'est incroyable, ce gars-là : il ressort les mêmes slogans à la noix qu'en 2007, mais cette fois, il propose en bonne et due forme des solutions pour gagner moins en travaillant plus.

Bilan des propositions de Sarkozy pour les profs : travailler plus dans la semaine, travailler plus dans l'année, être payé moins à la fin du mois. Il paraît qu'il existe encore 19% d'enseignants qui envisagent de voter pour Sarkozy : eh, les gars et les filles, vous êtes sûrs de votre choix ? C'est pas pour dire, mais Bayrou, lui au moins, vous pouvez être certains qu'il ne vous arnaquera pas dans les grandes longueurs comme les deux autres...

10:46 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sarkozy, profs, salaire |  Facebook | | |

Hollande/Sarkozy : match nul au connomètre !

Je sais que Bayrou a amené un nouvel appareil de mesure dans la campagne, le déconnomètre, mais je rappelle qu'il y a un label made in l'hérétique sur le connomètre. Et parlons-en, justement : Sarkozy et Hollande ont crevé le plafond, cette semaine.

Alors Hollande, c'était le retour du "moi j'aime pas les riches" de 2007. Il veut taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros par an. Ce qui est drôle, c'est que ses potes du star-système vont devoir aller habiter ailleurs. Pour ses copains banquiers, pas graves, ils ont déjà la parade : les actions gratuites. Nouveau concept, nouvelle astuce qui remplace les stock-options, un peu trop dans la ligne de mire. Oh, le procédé n'est pas nouveau, il est rôdé depuis 2006, mais le grand public en ignore l'existence et du coup, à gauche, les déclinant stock-options deviennent une cible idéale. Pas étonnant, du coup, de voir certaines grandes entreprises procéder à quelques petits ajustements, suivez mon regard...

Accessoirement, le principe de spolier quelqu'un de 75% de ses revenus me fait bondir, même si je me doute bien que dans la pratique, l'annonce d'Hollande ne concernera personne, et pour cause : ceux qui gagnent de telles sommes savent se mettre à l'abri (heureusement). Ainsi, Hollande aura fait une grande annonce pour pas un kopeck, et il le sait très bien. Plus ça va, plus ce type prend vraiment les Français pour des cons. Bon, quand on voit les sondages, à vrai dire, il ne se trompe pas vraiment non plus. Il y a 62% d'imbéciles pour juger que ce serait une bonne idée. Ouf, je n'en fais pas partie.

On pourrait donc penser que Hollande a remporté haut la main la première manche de connomètre, c'était sans compter les saillies aussi drôlatiques que désespérantes de l'âne numéro 2 : répondre à un agriculteur en difficulté que lui, il n'avait pas 40 hectares de terrain, fallait tout de même oser. J'en suis resté sans voix. Il paraît qu'il est à 40% d'intentions de vote chez les agriculteurs. 'tain : les Français sont vraiment des c...agriculteurs compris...

00:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : hollande, sarkozy |  Facebook | | |

lundi, 27 février 2012

L'État stratège

L'État en raison de ce qu'il est en France, doit être stratège. Il y a des pays qui peuvent se passer d’État. Entre nous, il y en a moins que l’on ne croit. Dans les grandes réussites économiques du siècle, chaque fois qu'un pays a su se transformer rapidement, son État, quand il existe, a joué le rôle d'aiguillon et de fédérateur. Tout le monde sait, je pense au MITI japonais, l'agenda que l'Allemagne s'est donnée au début des années 2003/2004 qui a abouti en 2009/2010, et en France plus qu'ailleurs, il en a toujours été ainsi. Notre énergie donne toute sa mesure quand un État stratège accepte de la prendre en charge et de la porter.

Je m'empresse de dire que « stratège » ne veut pas dire, comme en grec, commandant en chef. Cela ne veut pas dire : je décide, ils exécutent. « Stratège » cela veut dire un État qui se sent en charge de faire partager un plan de bataille et qui se donne pour tâche de convaincre les acteurs.

L'organisme qui était chargé de préparer et de porter la stratégie existait. C'était le Commissariat au Plan. Alors, bien entendu, cela avait un côté un peu rétrograde. Les plans quinquennaux sur le modèle du Gosplan soviétique. Tout le monde voit bien qu’il y a des années qu'ils ne sont plus de saison, mais une réflexion pour la nation qui ouvre sur des progrès à faire, sur des terrains à réoccuper, qui parle aux industriels, aux syndicats, aux organisations professionnelles, qui leur propose de se rapprocher, qui surveille l'évolution des autres parties de l'Europe ou du monde, qui discerne la stratégie qu'ils adoptent dans les technologies les plus nouvelles, c'est non seulement de saison, mais d'avant-garde.

Je ne reprendrai pas le mot pour ne pas choquer, mais je défendrai l'idée d'un commissariat aux stratégies tourné non seulement vers le pouvoir politique, mais vers la société civile.

made in Bayrou...

 

 

jeudi, 23 février 2012

Tuffery, jeans made in France, retour sur article. Paria aussi !

Souvenez-vous, j'avais fait part ici de mon étonnement après avoir trouvé des jeans made in France, à Florac, très précisément, à des prix très inférieurs à ceux des grandes marques. Marianne2 avait partagé mon étonnement et avait repris le billet. Eh bien il y a des jours sympas comme celui d'avant-hier où on se dit qu'on n'écrit pas entièrement dans le vide. J'ai appelé le magasin de Florac pour procéder à un échange , parce que voyez-vous, à force de passer mon temps à écrire des billets bidon devant mon ordinateur, du coup, je ne bouge pas, et comme je demeure statique, je prends du gras. Or, les jeans de Florac taillent petit. J'ai dû donc me rabattre sur la taille supérieure. J'ai profité de l'occasion pour échanger quelques mots avec l'un des trois frères : en fait, non seulement ils ont eu connaissance du billet, mais ils ont eu une augmentation subite des commandes par internet ! Plus d'une cinquantaine de jeans supplémentaires en un mois ! Je ne dis pas que cela relance la production de textile en France, évidemment, mais c'est toujours ça de gagné. Finalement, ce n'est pas neutre d'être repris dans un webzine comme Marianne2 (plus de 10 000 lectures là-bas). Quand j'y pense, si un JT avait simplement signalé les faits, les commandes auraient certainement explosé.

Allez, hop, pour la bonne cause, je rappelle l'adresse, ou plutôt, allez voir sur le site !

Cela dit, j'ai approfondi mes investigations, et j'ai découvert un marchand de textiles breton qui produit également local : Paria.

Sur les jeans, ils ne sont pas particulièrement concurrentiels (près de 100 euros pièce soit 40% de plus que Tuffery) mais ils proposent pas mal d'autres produits. Notamment, j'adore leur tee-shirt de l'Arsenal de Brest, rouge et blanc. Je sens que je vais en commander pour mes fistons. Ils sont magnifiques. 22.50 euros/pièce, ça me semble largement acceptable si c'est de la qualité.

Une petite remarque sur leurs jeans : Paria les fait certifier exempts de substances indésirables par un organisme de certification écologique, Okeo Tex.

Et, au fait, Parisiens ou Franciliens qui êtes plus d'un quart de mes lecteurs, il y a un magasin 10, avenue du Maine dans le 14ème à Paris. Cela vous évitera les frais de port qui sont loin d'être négligeables !

Ce qui est rigolo, c'est que comme leur gamme est assez étendue, ils ont aussi des bodies et des bavoirs pour les tout-petits. J'aime bien le body "risque de marée noire". Ecolos bobos, il est aussi pour vous, à moins que vous fassiez partie de cette détestable engeance qui fait l'écolo à peu de frais, c'est à dire en paroles, et achète dans le même temps les polos fabriqués par le prisonnier de goulag nord-coréen ou l'enfant des ateliers chinois. Là, au moins...

Les sweats sont  compétitifs : moins de 30 euros ! Quand ils sont face à des articles soldés, évidemment, ils sont un peu plus chers, mais en période ordinaire, ils font largement face en termes de prix. Là encore, tout dépend de la qualité, évidemment, mais mes derniers achats à bas prix m'ont appris que mauvaise qualité ruine : ras-le-bol des tee-shirts/sweat déchirés au bout de quelques mois.

Baskets montantes à 49 euros, idem, si ça tient, c'est à comparer aux nike et compagnie qui sont à plus du double.

Objectivement, c'est original : ados boutonneux désireux de vous fondre dans la masse de vos semblables mais à la recherche de singularité, ces baskets sont faites pour vous.

Bon, eh, oh, je ne vais pas non plus me farcir toute la boutique, et d'ailleurs, j'escompte bien finir tout de même sur une note politique.

L'existence de ce magasin, ses prix, plus qu'honorables, valident à nouveau les observations de Bayrou sur le Made in France. Ce n'est pas plus cher de produire chez nous à qualité égale. Même du textile. La preuve avec Tuffery à Florac et avec Paria à Brest (qui dispose toutefois d'une chaîne de magasins).

Les réactions de la classe politique ont été particulièrement minables et le demeurant lorsque Bayrou fait valoir cette idée-phare. J'entends très souvent les moqueries, mais qui a observé un jour la mer en Bretagne ou en Normandie, sait que la vaguelette qui se soulève au loin peut finir en vague de deux mètres quand elle vient se briser sur la côte.

Quoi qu'il advienne de Bayrou dans cette campagne, j'espère qu'il restera quelque chose de son programme, même s'il n'emporte pas la présidence de la République. Mais vu le mépris par lequel il est traité par les autres forces politiques (je parle du programme) j'ai plus que quelques doutes là-dessus. Et pourtant, Robert Rochefort, l'un des principaux conseillers économiques de François Bayrou a calculé qu'il suffirait d'une hausse de 10% de notre budget consacré au Made in France pour rayer d'un coup de crayon notre déficit commercial.

mercredi, 22 février 2012

L'ouragan créateur, l'ultime chance de Bayrou

Les tous derniers sondages ne sourient guère à François Bayrou. Toutefois, le Béarnais pourrait encore créer la surprise à condition de créer aussi une faille dans l'offre politique actuelle.

Il est très difficile de déboulonner l'actuel duopole PS/UMP d'autant qu'il s'inscrit dans un clivage traditionnel. La loi de l'offre et de la demande s'appliquent cependant à la sphère politique, et, en digne hérétique, j'ajoute qu'Aloïs Schumpeter voit ses thèses validées autant dans ce domaine que dans le champ économique.

Je l'ai dit maintes et maintes fois ici, la seule manière de gagner, c'est de cliver. Bayrou l'a compris au moins dans deux domaines : l'économie et l'éducation. Pour la seconde, malheureusement, c'est sans doute une préoccupation des Français, mais ils n'entendent pas grand chose aux considérations techniques et ce n'est  donc pas un thème de campagne, d'autant qu'ils sont inondés de mensonges dégoûlinants de toutes sortes en provenance des médias et des autres camps politiques. C'est donc cuit de ce côté-là en dépit des bonnes idées de Bayrou.

Tout ce qui est contrat démocratique, justice sociale, et cetera, tous les partis et les candidats disent la même chose : impossible donc, pour le citoyen lambda de démêler le vrai du faux.

Il y a des différences dans le domaine de la fiscalité, mais elles ne sont pas énormes d'un candidat à l'autre, et surtout, les réformes fiscales qui pourraient être efficaces en économie ne sont a priori pas populaires. Danger de ce côté-là. Dans ce domaine, Bayrou a pris ses responsabilités. Sarkozy prend un risque avec sa TVA sociale, mais on ne peut pas le lui reprocher, sur ce point, il ne se montre pas démagogue, au contraire de la gauche et de Hollande, qui comme d'habitude, promettent la lune.

Non, en 2012, le vrai curseur, c'est l'économie, et bien sûr l'emploi. Bayrou a vu avant tous les autres que l'industrie était au coeur de nos déficits et de notre chômage. Il a également conscience que ce n'est pas l'effort de quelques uns mais de toute la nation qui peut améliorer notre situation d'où son idée de faire du consommateur un consommacteur.

C'étaient là ses idées de début de campagne. Mais ce n'est pas suffisant. Bayrou a de bonnes idées, mais au bout d'un moment, il tend à les réciter en boucle et la pâte retombe avant d'être soufflée. C'est ce qu'il s'est produit aussi en 2007.

Aujourd'hui, pour parvenir à casser l'alternance droite-gauche, il faut pouvoir apporter des réponses aux ouvrières de Lejaby, aux métallos de Florange et à tant d'autres.

Il faut pouvoir dire comment le label en France va se mettre en place, ce qu'il prendra en compte et ce qu'on en attend en termes d'emplois, de réduction des déficits et de productivité.

Bayrou a une conception de l'État dans laquelle l'État, facilite, dans laquelle le législateur prépare un cadre pour que les acteurs s'organisent. Hélas, par les temps qui courent, la société française n'a pas la patience d'attendre que les acteurs s'organisent, et surtout, qu'on le lui dise, lui apparaît comme une idée flou.

A Bayrou de trouver d'autres idées clivantes et surprenantes pour expliquer comment des segments industriels entiers peuvent se réimplanter en France ou tout simplement apparaître sur le marché, là où ils n'existent pas. 

La société française cherche plus qu'un sage : elle veut un démiurge.

Il en va donc de cette présidentielle comme de la tempête capitaliste de Schumpeter : l'entrepreneur doit créer un déséquilibre par une innovation foudroyante qui lui permette de devancer d'un coup tous ses concurrents. Ceux qui auront survécu, s'ils parviennent à s'emparer de l'idée à leur tour, rééquilibreront la balance jusqu'à l'innovation suivante. 

Pour parvenir à capter un électorat très indécis, Bayrou devra lui donner des gages d'inventivité. Sa victoire politique ne peut être qu'à ce prix et il n'existe aucune autre issue. Dans le cas contraire, c'est au mieux la stagnation, au pire, la chute...

11:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : bayrou |  Facebook | | |

samedi, 18 février 2012

Véritomètre, pifomètre ?

Un site amusant, le Véritomètre, a décidé de vérifier les données sur lesquelles s'appuient les politiques pour tester la vadilité de leurs propos. Intéressant, mais on aurait aimé qu'ils en fassent autant avec les propositions : le classement d'arrivée ne serait sans doute pas le même...

Hollande arrive en tête avec 79%, Bayrou suit à un peu plus de 71%. Seulement, voilà, il y a quelques petites étrangetés dans les estimations des erreurs. Quand c'est Hollande, c'est imprécis, quand c'est Bayrou, c'est incorrect...J'ajoute que Mélenchon crédible à 68%...Bon, ce n'est pas que le tovaritch Gauche de combat ne me soit pas symathique, mais là j'ai quelques doutes sur la pertinence de l'évaluation...

J'aurais bien fait le boulot de vérification, mais coup de pot, Fred, avec sa rigueur habituelle, a fait le travail. Merci, Fred.

Pour la crédibilité des programmes, on peut sinon jeter un oeil chez Débat & co, le site de l'Institut de l'entreprise. On y trouve des choses intéressantes.