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  • H1N1 débarque en France

    Tiens, qui titrait sur les 100 000 cas par jour en Angleterre au début du mois ? 100 000 nouveaux cas dans la semaine en Grande-Bretagne. On sera bien, en effet, à  100 000 cas par jour au mois d'août. Je note que les contaminations se multiplient en France. Après une période de latence, nous allons prendre le même chemin que le Royaume-Uni, mais à une période climatiquement moins favorable.

    La grippe porcine, comme le titre Démocratix, ne connaît pas l'hypocrisie administrative à la Française. Ce que je vois venir, c'est une progression comparable en France, mais à l'automne. Je ne saurais trop recommander à mes lecteurs d'essayer d'être le plus en forme possible à cette période. Cela ne permet pas d'éviter la grippe, mais cela permet de mieux lutter contre elle.

    Il y a un point qui m'étonne : j'ai entendu certaines personnes comparer l'épidémie actuelle avec celle de 1918 mais personne avertir que le virus-souche était le même ! Toutefois, il a été recombiné avec d'autres virus grippaux pour donner l'actuel virus.

    Cela dit, ceci ne signifie pas qu'il y a aura 60 millions de morts comme en 1918, pour une raison très simple : les conditions d'hygiène et la bonne santé globale des Européens devraient limiter largement la virulence de cette souche. Il pourrait, en revanche, en aller tout autrement dans des pays moins développés : la grippe porcine pourrait y faire des ravages, décimant certaines régions du monde et déstablisant l'économie mondiale.

    La France pourrait passer au niveau 6 d'alerte avant même la rentrée scolaire du mois de septembre. Roselyne Bachelot, actuelle Ministre de la Santé, l'a clairement envisagé.

  • Les privilèges des femmes salariées

    Il m'a fait rigoler, le père Némo, dans son dernier billet : il répond à à une note d'Olympe sur les différences de salaires. Olympe renvoie à une revue de sciences humaines qui consacre un article synthétique et factuel à la question.

    Némo, sans contester l'existence d'écarts de salaire, tente d'apporter des éléments de réponse, et conclut de ces derniers que ces disparités ne rentrent pas forcément dans le champ de la discrimination à l'égard des femmes.

    Je me suis arrêté sur son argument principal :

    2. Les salariés prisonniers des mêmes réflexes: une proportion extrêmement importante de femmes a tendance à privilégier la vie privée au détriment de leur évolution professionnelle.

    Alors, je décrypte pour les dilettantes ce que c'est, privilélégier la vie privée pour une femme : en rentrant, faire les courses, préparer à manger pour monsieur et le cas échéant la petite famille, débarasser, torcher les chiards pas encore en âge de le faire eux-mêmes, laver la vaisselle, coucher les charmants bambins. Étendre le linge, le cas échéant ramasser et repasser celui qui serait déjà sec. Sympa, non, la vie privée ? Et je ne fais aucune caricature. Il y a deux ou trois ans, une étude était parue pour comparer le temps de travail domestique des hommes et des femmes. Il s'avérait que depuis 1968 l'année de la "grande révolution des moeurs", rien ou presque n'avait changé. En fait, avec le grand chambardement, les hommes ont  gagné le droit de pouvoir batifoler où bon leur semblait, et les femmes celui de cumuler deux emplois : celui qui leur permet de gagner leur pain, et celui qui leur permet de le manger. Cool, le privilège, non ?

    Alors, il est vrai qu'il y a d'autres causes, quasi-endogènes : je crois que les femmes sont en moyenne moins attirées par les jeux de pouvoir et le pouvoir lui-même que les hommes. Elles trustent donc moins facilement les postes de direction, surtout en France où les bisbilles florentines sont monnaie courante.

    Et pour les célibataires, l'opinion commune se méfie d'elles. Mais ce peut être le cas aussi des hommes célibataires.

    En tout cas, pour moi, je ne saurais rejoindre Némo quand il finit en envisageant que les inégalités salariales en fonction du sexe puissent être la conséquence d'un choix. Non, c'est en règle générale la tradition (la mauvaise, celle que nous avons hérité du XIXème siècle) qui perdure contre vents et marées. Et puis, ne nous leurrons pas : quand un employeur pressent qu'une femme est susceptible de tomber enceinte, elle peut tirer une croix sur tout poste de responsabilité dans un avenir immédiat.

    J'ai mis un peu plus que deux heures à répondre à Némo, mais je pense qu'après cette volée de bois vert, il a va certainement réagir :-)

  • Autolib, je suis sceptique...

    Je suis avec intérêt le dossier autolib depuis son lancement. L'idée de la mairie de Paris est de promouvoir un système d'utilisation d'automobiles électriques sur  le modèle de Velib. J'avoue que j'ai quelques préventions par rapport à ce projet, certaines que j'ai déjà exprimées par le passé, au demeurant.

    Je trouve que la dépense est très importante pour un nombre d'usagers vraisemblablement limité. Ensuite, le dispositif va supprimer encore des places dans Paris et contribuer à l'asphyxie grandissante du trafic. Enfin, si les usagers parisiens doivent se montrer aussi respectueux des autolib qu'ils le sont des velib, la facture va être salée.

    J'aimerais avoir la certitude que les automobiles concernées sont vraiment écologiques, mais, pour ce que j'ai pu lire jusqu'à ce jour, les lourdes batteries électriques au lithium sont à terme une véritable catastrophe écologique si elles se généralisent.

    J'enregistre en revanche avec satisfaction l'effort fait par la Mairie de Paris pour rendre un service compatible avec la proche banlieue puisque plusieurs communes de la ceinture ont été consultées et participent à l'opération.

    Puisqu'on me lit à l'Hôtel de Ville, je le sais, je réitère la proposition que j'avais faite il y a un an et demi : je crois que cela ne serait pas inintéressant d'étudier la Tribryd, le véhicule mis au point par Bruno Causse, qui m'a l'air léger et peu gourmand en énergie. A 'époque, Bruni Causse proposait son véhicule pour 4000 euros/unité. 4000 tribryds, cela ferait donc 16 millions d'euros plus tout le coût de la logistique. Observons que le tribryd était proposé à 4000 euros pour une livraison unitaire. En série nul doute que le coût serait moindre.

  • Musée en Herbe, communiqué du MoDem de Paris

    En avant-première chez l'hérétique, ou presque, le communiqué du MoDem à l'AFP et au Parisien, après les malheurs du Musée en Herbe.

    Le Mouvement Démocrate de Paris exprime son incompréhension et sa réprobation de la décision de la part de la Ville de Paris de ne pas reconduire de subvention au Musée en Herbe. Après la suppression d'un espace de 11 000 m2 au Jardin d'Acclimatation en 2008, c'est un nouveau coup porté aux loisirs et à la culture pour l'enfance à Paris. En effet, sans subvention de la mairie de Paris, la mort programmée du Musée en Herbe est assurée à très court terme, c'est à dire d'ici la fin du mois de juillet. C'est ainsi faire peu cas d'une expérience pédagogique unique (il n'existe aucune autre sorte de musée consacré ainsi spécifiquement aux enfants en île de France) et de toute son équipe qui se retrouvera du jour au lendemain au chômage.
    Le Mouvement Démocrate s'étonne des reproches adressés à la direction du musée par les services culturels de la mairie de Paris : Laurence Engel, Christophe Girard et Bertand Delanoë reprochent au Musée en Herbe d'accueillir un public scolaire de banlieue trop important ! Dans l'optique du Grand Paris, la municipalité devrait se réjouir de ce rayonnement de bon augure qui montre que le Musée en Herbe contribue à l'attractivité de Paris.
    Le Mouvement Démocrate rappelle à Bertrand Delanoë, le maire de Paris, que la municipalité ne peut décider unilatéralement de revenir sur une subvention accordée sans en avoir avisé le Conseil de Paris. Les élus démocrates demandent donc au Maire de surseoir à sa décision et de placer la question de la survie du Musée en Herbe à l'ordre du jour du prochain Conseil de Paris.


  • Emprunter plus pour dépenser plus

    Jegou.jpgHonneur au Sénateur du Val de Marne et trésorier du MoDem, Jean-Jacques Jégou : je crois qu'il a trouvé le slogan de seconde partie du mandat de Nicolas Sarkozy. Extrait de son intervention, le 16 juillet dernier, lors du débat d'orientation des finances pour 2010...

    Depuis l’annonce du grand emprunt, tous les efforts du Gouvernement ne tendent qu’à un seul but : préparer l’avenir, nous dites-vous. Pour être honnête, je ne suis pas sûr que nous préparions l’avenir en contractant un nouvel emprunt ! Si l’idée de grand emprunt est habile, est-elle bien raisonnable sur le plan économique dans un Etat aussi surendetté et incapable de se désendetter ?

    « L’emprunt Sarkozy » est plus une opération politique que financière. L’Etat peut emprunter des montants très élevés sur les marchés financiers à un coût très faible alors que l’emprunt auprès du public est beaucoup plus coûteux, à la fois à cause des coûts de réalisation de l’emprunt mais aussi du fait des avantages fiscaux qui y sont associés. Bref, étant une pratique plus politique que financière, cet emprunt coûtera cher aux contribuables et coûtera cher aux finances publiques. Il aura aussi des conséquences sur l’endettement public puisqu’il consiste à reporter une partie du financement sur les générations futures.

    Ma crainte, vous l’aurez compris mes chers collègues, c’est qu’avec cette opération on soit passé du « travailler plus pour gagner plus » à la deuxième phase du quinquennat : « Emprunter plus pour dépenser plus ».

  • Art moderne

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    Et là, vous découvrez que la valeur d'une oeuvre est surtout fonction de la surenchère langagière pratiquée par son auteur, de l'intensité substantive, adverbiale et superlative de la logorrhée exsudant du jargon développé autour du moindre gribouillage, afin de vous faire prendre des vessies pour des lanternes.

    "un dépassement pictural à observer dans une démarche post-moderne décontemplative, une recherche de puissance suggestive par la domination du rouge sang qui submerge l'oeil du spectateur"

     

    Sans adhérer à la totalité du discours, j'ai tout de même bien ri à la lecture du billet d'Objectif Liberté. Si je ne rejette pas en bloc l'art moderne, je me permets tout de même, en dépit de mon amateurisme, d'exprimer mon scepticisme devant l'intérêt ou même plus simplement la qualité artistique de certaines oeuvres...

    Il se trouve qu'Objectif Liberté évoque l'action culturelle de la ville de Nantes. Je tiens tout de même à rendre justice à la ville (dans laquelle je me suis rendu récemment) : ses initiatives ne se limitent pas au vilain carré orangé que l'on voit sur l'écran. Il y a aussi l'entretien du Château des Ducs de Bretagne, l'aménagement des rives de la Loire, des festivals variés, et plus généralement, à ce qu'il m'a semblé beaucoup de bonne volonté au sein des services culturels. Ces derniers associent  le très moderne (qu'a relevé Objectif Liberté) au classique (Festival de grec et de latin) avec une certaine audace, puisqu'à chaque fois, c'est un choix où l'on n'attend pas forcément une ville.

    Ensuite, je mets en doute tout de même le chiffre qu'avance Objectif Liberté : 17% du budget pour la culture à Nantes, bien que cela me ravisse, cela m'étonne tout de même. Peut-être y-a-t-il une virgule qui a sauté ?

    Enfin, si je tends à partager certaines considérations d'Objectif Culturel sur l'art moderne, je suis franchement en désaccord avec certaines de ses conclusions sur les subventions à la culture. Par exemple, ceci :

    Le cas échéant, le rayonnement culturel d'une ville doit il être le fait de fonctionnaires qui jouent aux découvreurs d'artistes avec notre argent, ou celui de riches mécènes qui tels les Médicis ou les Grassi, ou les Guggenheim et Pinault, tentent de passer à la postérité en convertissant leur fortune en lieux d'induction de plaisir artistique ? Qui aura plus fait pour le rayonnement culturel : les Médicis à Florence, les riches commerçants de Venise, ou un obscur conservateur de FROC à Nantes  ou à Clermont Ferrand ?(NDLR : l'auteur à transformé le mot FRAC en FROC, A pour Art, O pour Onanisme...).

    Je crois qu'il n'y a pas de contradictions entre les fondations privées et le travail de fonctionnaires, et je pense également que le goût artistique d'un fonctionnaire peut s'avérer aussi sûr que celui d'un grand capitaine d'industrie. Ce qui serait néfaste, ce serait que l'art ne dépende que de l'un ou que de l'autre. Je me retrouve finalement dans l'analyse de François Bayrou pendant l'élection présidentielle, qui demeure à ma connaissance, la position officielle du MoDem :

    Tout cela pose bien entendu la question des financements de la culture aujourd’hui en crise, et de l’organisation des territoires, aujourd’hui en panne. L’attention des médias s’est récemment portée sur le patrimoine et sur le recul de la francophonie dans le monde. Nous connaissons l’état de nos finances publiques, mais la culture est un investissement pour l’avenir afin de garantir les crédits nécessaires au rayonnement culturel de notre pays. Son budget, qui atteint péniblement les 1% de celui de l’État, doit faire l’objet d’une programmation pluriannuelle. Il faut aussi trouver les moyens de renouveler les financements de la culture dans un équilibre subtil entre la liberté de création et la pluralité des financements, publics et privés, et continuer à encourager le mécénat.

    Je concluerai enfin sur cette sentence, par laquelle Bayrou ouvrait le colloque de l'UDF le 17 février 2002 et qui figure aussi dans son livre Projet d'Espoir :

    La culture n'est pas un luxe qui vient après le nécessaire. Elle constitue le soubassement de nos prises de conscience, de nos comportements et des événements historiques.

  • Conducteur du RER B agressé, l'art de faisander l'information

    On a appris par la presse que le 04 juillet dernier un conducteur de RER (RER B) en île de France, avait été victime d'une agression, ce qui avait entraîné une grève spontanée sur cette ligne.

    Puis, retournement généralisé, la presse titre partout depuis hier que l'homme est en fait l'agresseur. Ce qui me sidère, dans cette histoire, c'est la manière honteuse dont la presse minimise les circonstances. Que s'est-il passé ? Deux abrutis qui étaient ivres ont tenté de faire un croche-pied dans un escalator à ce pauvre gars qui rentrait tranquillement chez lui. Il a vu rouge, et il s'est fait justice lui-même. Je sais que dans notre république déliquescente, il est normal de fermer sa gueule et de dérouler un tapis rouge à la racaille, mais tout de même.

    Soyons clair : il y a bien eu agression ! la racaille qui passait dans le coin a cru pouvoir faire la loi, comme elle y est habituée dans les zones de non-droit, notamment les gares RER, mais pour une fois la victime s'est révoltée.

    L'explication de France-info est un modèle du genre (extrait) :

    On apprend aujourd’hui que c’est le conducteur qui était l’agresseur... Ce sont les images des caméras de surveillance de la Gare du Nord qui trahissent le conducteur. Il est presque 6 heures et demie, le 4 juillet dernier. L’homme d’une quarantaine d’années, qui finit son service, sort de sa cabine de RER et rejoint un escalator. Arrivé au niveau de cet escalator, il croise deux jeunes hommes, entre 20 et 25 ans selon la police ; ils ont visiblement un peu bu et l’un d’eux tente un croche-pied sur le conducteur. Un geste qui n’a aucune conséquence : le conducteur ne tombe pas, à peine est-il touché. Mais il ne continue pas son chemin, au contraire : il suit, interpelle, cherche les deux jeunes, raconte la police... et au bout de quelques minutes, il frappe l’un d’eux.
    S’ensuit un bref échange de coups, toujours enregistré par les caméras de surveillance. Le conducteur racontera ensuite qu’il s’est fait agresser. Un gros mensonge qui entraîne une grève de plusieurs heures (lire notre article) .
    L’affabulateur était convoqué ce matin par la Police Régionale des Transports. Il ne s’y est pas rendu. C’est la deuxième fois qu’il fait faux bond aux enquêteurs
    .

    Vous avez lu comme moi : le geste qui n'a aucune conséquence, deux jeunes hommes qui ont un peu bu, à peine touché...En revanche, le conducteur, lui, est un affabulateur, auteur d'un gros mensonge.

    Selon Anne Lamotte, si j'ai bien compris, être agressé c'est normal et se défendre, c'est être un agresseur. Ce qui me console, c'est que dans l'ensemble, et pour l'instant, du moins, la blogosphère n'est pas tombée dans le panneau. Je n'ai lu quasiment aucun blog renchérissant sur le landernau médiatique bien-pensant.

    De tout ce que j'ai lu et écouté sur la presse, il n'y a eu que France-info pour en rajouter dans l'exégèse, accablant le conducteur. Minable. Anne Lamotte doit faire partie de ces journaleux ordinaires qui vivent à l'abri de la délinquance dans un beau quartier, toujours prête à voir le fantasme et l'agressivité chez la victime. Ça dégoûline de bonne conscience à France-info...

    Pas chance, il y a des relais dégoûlinant chez les magistrats aussi,  puisque c'est l'un d'eux qui aurait confié à RTL que les coups de poing échangés par le conducteur étaient dignes d'un boxeur. Faut-il en conclure en plus, puisque l'État ne fait pas ce qu'il faut avec la racaille, que l'on n'a plus le droit d'apprendre à se défendre ?

    J'espère en tout cas que ce gars-là va être soutenu par les syndicats de la RATP, mais je pense qu'on peut leur faire confiance sur une affaire comme celle-là.

  • Delanoë, l'homme le plus populaire de France, sans pitié pour l'enfance

    J'ai écrit à propos du Musée en Herbe et ses mésaventures plusieurs billets cette année. Le dernier, hélas, annonce un épilogue tragique.

    Reprenons : une consultation des compte-rendus de conseils municipaux sur paris.fr nous apprend plusieurs choses :

    a) de 2002 à 2007 la subvention de Musée en herbe était environ de 315 000 euros par an.

    b) le 27 septembre 2008 elle chute d'un coup de 50 000 euros et ne s'élève plus qu'à 265 000 euros.

    c) la mairie soumet à l'accord du conseil de Paris le 27 décembre un acompte de 132 500 euros à l'association pour le compte de l'année 2009.

    Mais voilà, en avril 2009, l'association apprend subitement qu'elle ne recevra plus rien. Pas même la seconde partie de l'année 2009. Ah. Ah bon ? depuis quand la Mairie de Paris a-t-elle le droit de décréter unilatéralement qu'elle revient sur une décision du Conseil de Paris (voté en octobre, je le rappelle) ? La démocratie locale en version Delanoë ?

    Autre chose, c'est en décembre 2006 qu' «on» a suggéré au Musée en Herbe de dégager du Jardin d'Acclimatation sous prétexte que la Ville de Paris n'était pas assez visible là-bas. L'association s'est donc débrouillée pour trouver un local, sans aucune aide, dans le 1er arrondissement de Paris.

    Décembre 2006 ? Tiens tiens : devinez qui faisait la fête en octobre 2006 ? Pure coïncidence, bien sûr. Mais voilà, il y avait sans doute déjà un gêneur.

    On dit que dans un crime, l'assassin achève toujours son travail en liquidant le dernier témoin une fois le crime commis.

    Ce qui m'énerve, ce sont les 75% de popularité de Delanoë, «l'homme le plus aimé» de France. Le même type qui vient d'enlever 11 000 m2 aux enfants au Jardin d'Acclimatation et leur supprime aujourd'hui le seul musée qu'ils avaient. Des sales coups de Delanoë, il y en a d'autres, et ce blog s'en fait parfois l'écho. Au moment des prochaines élections municipales, cette fois, l'hérétique aura un dossier complet sur les décisions prises par l'actuelle majorité municipale et il faudra rendre des comptes. Dans le précédent mandat, il y avait déjà eu une tentative avortée pour supprimer des Jardins d'enfants, cette fois, on leur enlève leurs espaces de vie.

    Ah, et un détail encore pour que le bon peuple de banlieue sache en quel mépris le tiennent Delanoë, et ses apôtres, Christophe Girard et Laurence Engel : savez-vous quel a été l'argument invoqué pour dégager le Musée en Herbe du Jardin d'Acclimatation ? Il y avait trop d'enfants de banlieue ! Et je mets au défi Delanoë et sa majorité de venir prétendre ici, sur ce blog, que cela n'a pas été dit. On reproche au Musée en Herbe de plaire aux écoles de banlieue, vous savez, ces saloperies de pauvres qui bordent la ceinture de Paris et qui puent...Salauds de pauvres !

    En tout cas, le Musée en Herbe est quasiment en état de mort clinique. Je vous conseille de vous dépêcher de le visiter, parce qu'au mois d'août, il aura cessé d'exister.

    La pétition est toujours en ligne !

  • Terres d'évangile, Ost des Démocrates

    En terre électronique et païenne, la fine fleur de l'Ost bayrouiste s'est aventurée afin de porter haut et fort les couleurs oranges de l'étendard démocrate. Nombre d'entre eux ont passé alliance avec l'hérétique.

    NDLR : la page sera republiée à la date du jour à chaque mise à jour de la liste

    J'ai décidé d'afficher désormais le flux de leurs hauts faits d'armes (Terres d'évangile) , et d'indiquer précisément ici le nom de leurs domaines. S'il y avait des blogs avec lesquels il existait un lien réciproque et qui ne figuraient pas en lien ici ou sur ma page d'accueil, prière de me le signaler afin que je fasse une mise à jour.

  • Étonnante étoile de mer

    etoiledemer.jpgLes vacances sont souvent une occasion opportune d'étudier le biotope là où nous avons décidé, pour quelque temps, de poser nos pénates. Pour ma part, s'il y a bien une bestiole qui suscite mon étonnement et mon admiration, c'est bien l'étoile de mer. Des héros de Marvel aux pouvoirs surpuissants des anneaux les plus rares des jeux dont vous êtes le héros, nous avons toujours ramené au surnaturel ou au merveilleux les facultés extraordinaires.

    Eh bien sachons-le, l'étoile de mer est un animal surnaturel. Tenez-vous bien, non seulement il peut régénérer un de ses bras, quand il l'a perdu, et en un mois à peine, mais mieux encore, certaines espèces reconstituent un animal entier à partir d'un seul bras. Ça fait rêver... Du coup, je me demande bien où se trouve leur cerveau, ou, disons, ce qui leur sert à ressentir des sensations et le cas échéants quelques émotions de base.

    J'ai lu dans une vieille encyclopédie du XIXème siècle qu'elles n'auraient d'organes ni de la vue, ni de l'ouïe ni de l'odorat. Et pourtant, elles sont sensibles à la lumière et au bruit, au moins (les plantes aussi, me direz-vous). Alors, ça voit ou ça ne voit pas une étoile de mer ?

    Je n'ai rien trouvé sur leur intelligence, mais en revanche, j'ai constaté que cela a un autre pouvoir assez amusant : l'étoile de mer est capable de projeter son estomac à l'extérieur de son corps pour aller digérer ce qui l'intéresse : trop fort, non ? Elle mange les moules de cette manière, notamment.

    Je me demande si on peut en adopter une comme on apprivoise le Bernard l'hermite... Comme il existe des spécimens qui mesurent jusqu'à 1m30 de diamètre, c'est peut--être incertain d'en recueillir une chez soi...De toutes façons, cela n'a ni tête ni cerveau et je ne sais pas si leur intelligence a été étudiée.

    Mais, en farfouillant sur la Toile, je suis tombé sur un forum où des gens se posent le même genre de questions que moi et apportent des réponses intéressantes.

    Pour la vue :

    Les étoiles de mer ont des petits poils qui mène à une vision très flous et qui comme l' a dis JPL amene des informations dans le système nerveux et actione le corps.

    Pour l'intelligence :

    Merci pour ces plus amples explications c'est très intéressant. J'aurais aimé savoir s'il est possible d'avoir une vie sociale sans cerveau. J'ai commencé à regarder un reportage de National Géographic où une biologiste étudiait le comportement des étoile de mer et à l'aide de caméras, ils ont pu photographir différents mouvements coordonés des étoiles de mer. Bon , de là à dire qu'elles ont une vie sociale ! Enfin je vais regarder la fin du reportage j'en saurai peut-être plus.
    Faut quant même reconnaître que l'idée d'avoir un vie sociale sans cerveau sa décoiffe !
    Il y a quand même quelque chose qui m'intrigue ! c'est que tous les animaux sur terre ont tous une vie sociale, arrêtez moi si je me trompe !
    Alors comment font-ils pour dévelloper autant d'intelligence avec si peu de moyen? devons nous reconsidérer notre position dans l'échelle de la nature ou bien developpent ils des formes d'intelligence que nous ne connaissons pas parce que nous ne les employons pas ou plus
    ?

    Réponse :


    Attention, je pense qu'il faut s'entendre sur le terme de "vie sociale" avant de discuter d'une "vie sociale sans cerveau".

    Si on entend par "social" simplement une vie en communauté (avec des interactions entre individus voire une certaine coordination) énormément d'espèces sont sociales, et même certaines bactéries (rechercher sur le forum les explication données sur les incroyables myxobactéries capables de se déplacer en masse).
    Pas besoin de cerveau ni de système nerveux élaboré pour vivre en groupe.

    Après on peut restreindre le terme de "social" aux socité animales organisées et où on trouve une véritable entraide, des interactions complexes...