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dimanche, 18 décembre 2011

La guerre des drones a-t-elle commencé ?

Je viens de finir la très bonne chronique de décembre d'EGEA. Il me semble qu'il pose également  avec pertinence la question du devenir des avions et de leur remplacement progressif par des drones.

En somme, en dehors du bombardement, l'avion ne semble plus avoir d'utilité comme unité de "corps à corps". Les duels aériens appartiennent pour l'instant à un passé révolu. La question que je me pose, à considérer l'évolution des drones, pour lesquels, d'après EGEA, on forme désormais plus d'opérateurs que de pilotes d'avions de chasse, c'est ce qu'il va advenir de la guerre aérienne. Fini les avions U2 du temps de la guerre froide. En Iran, c'est un drone qui s'est crashé.

Seules deux armées semblent avoir véritablement opéré le tournant stratégique des guerres futures : bombes à guidage laser, missiles "intelligents", "drones", sur toutes ces nouvelles armes, Israël et les USA sont en avance. 

Bien sûr, Dassault tente bien de produire des drones à son tour, mais on comprend que cette société est clairement aidée industriellement par des entreprises israéliennes, bien plus avancées, et de plus, le dernier vote du Sénat laisse apparaître clairement une distorsion importante entre le coût et de la qualité de la chose.

Nous sommes pourtant face à des choix difficiles : se doter du Reaper, le drone américain, c'est donner à nos forces armées du matériel d'une qualité supérieure, mais c'est de l'autre côté renoncer progressivement à continuer à entretenir une industrie militaire indépendante. N'est-ce pas d'ailleurs inéluctable, à terme ? Je me pose parfois la question.

Et puis il y a la question budgétaire : chaque modèle français coûte de 50 à 75% de plus que chaque modèle américain, et on parle là d'appareils dont le coût se chiffre en centaines de millions d'euros.

L'inconvénient, c'est qu'il n'y a pas de mises en concurrence entre industriels français, et qu'au final, on est dans la configuration la pire : un monopole privé sur un marché d'État. Dassault comptant sur ses relais dans les gouvernements et à l'Assemblée Nationale n'éprouve nullement le besoin d'être compétitif. C'est ainsi que l'on arrive à ne vendre aucun rafale, en dépit des qualités intrinsèques de l'appareil, et à produire des drones dépassés, onéreux et peu efficaces, du moins pour nos besoins (de conception israélienne, ils sont prévus pour des observations sur petite distance).

A l'heure actuelle, l'Europe ne dispose d'aucun drone en propre. Il existe en revanche deux projets concurrents : celui de Dassault et celui d'EADS. Mais voilà, EADS a opéré un rapprochement avec des industriels turcs. Je n'ai pour ma part aucune confiance en la Turquie d'Erdogan. Ce pays ne fait pas partie de l'Union européenne, et, compte tenu de l'irresponsabilité de son dirigeant, je n'imagine pas qu'un tel pays puisse disposer d'un matériel aussi sensible.

Le chemin vers l'autonomie est donc fort long : chaque marché national est trop petit pour développer une filière. Sans une Europe de la Défense avec des armes communes, il semble bien que nous soyons condamnés à dépendre du savoir-faire américain, d'autant que nous ne pouvons envisager de jouer avec la vie de nos soldats.

Voilà des questions qui mériteraient d'inspirer nos candidats à l'élection présidentielle. Je sais que le MoDem et François Bayrou sont favorables à une Défense européenne, au contraire d'un parti comme le FN qui prône une défense purement nationale. Côté UMP, on chante l'Europe tout en accordant généreusement contrat sur contrat à Dassault. Il n'y a donc pas de stratégie clairement définie à l'heure actuelle, au sein des partis politiques, sur la défense que nous voulons. Avant d'élire un nouveau président, la question mériterait pourtant de s'inviter dans la campagne. La doctrine de chaque parti est d'autant plus indigente qu'elle se limite aux déclarations d'intention : réintégrer ou non l'OTAN, construire ou non une défense européenne, et cetera...Quid des moyens d'y parvenir ? Voilà qui mériterait un exposé et des pistes exhaustives, pourtant !...

dimanche, 11 décembre 2011

Razan Ghazzawi ( الحرية لرزان غزاوي ) la victime de trop en Syrie ?

Je sais qu'il est bien dérisoire sur nos pauvres blogues français d'espérer faire plier les sbires de Bachar el Assad et de son Baas, mais tout de même, cela vaut le coup d'apporter sa petite pierre, même si ce n'est qu'un gravier.

Razan Ghazzawi est une jeune blogueuse et avocate. Elle se bat pour plus de liberté d'expression en Syrie et plus généralement dans le monde arabe. Elle ne doit évidemment pas rester dans les griffes de la police secrète d'Assad tant on sait à quel point elle est capable de commettre des exactions épouvantables.

Je ne crois pas partager les opinions politiques de Razan Ghazzawi, à commencer par le commentaire qu'elle cite en tête de blogue qui compare Israël à un pays d'apartheid (si c'était là-bas qu'elle écrivait, elle ne serait pas à l'isolement en grand secret et soumise à des pressions sans doute terribles...), mais bon, la liberté d'expression n'a pas de prix et elle fait acte d'un très grand courage en agissant à visage découvert. 

Elle pourra difficilement compter sur la blogosphère syrienne : elle observait au mois d'octobre dernier qu'elle comptait une trentaine d'individus tout au plus ! Et elle n'a absolument aucun impact sur les révoltes qui se produisent là-bas.

Une autre chose m'intrigue : par principe, j'aime bien savoir qui je défends, et, en dépit des nombreux articles que j'ai trouvé sur elle, tout ce que j'ai pu apprendre c'est qu'elle est née aux USA. Rien d'autre sur elle si ce n'est qu'elle est avocate, blogueuse et se bat pour la liberté d'expression et la défense des droits de l'homme.

Cela dit, ça sent le roussi en Syrie. Là-bas aussi, ce sont des jeunes emplis d'idéaux, sans doute, qui ont brandi l'étendard de la révolte, mais j'ai la sale impression que ce seront les islamistes, au final, qui ramasseront la mise. 

Je viens par exemple d'apprendre incidemment que des djidahistes commencenr à affluer en Syrie, notamment de l'Irak voisin. Et ils ne viennent certainement pas pour y faire du tourisme.

J'ai très modérément envie de devoir choisir entre la peste et le choléra là-bas mais à vrai dire, le comportement du régime est tellement atroce avec les enfants syriens, qu'il n'y a plus guère le choix. On ne peut plus le renvoyer dos à dos avec ses opposants, fussent-ils des islamistes...

samedi, 10 décembre 2011

Guéant, tu fais honte à la France

En ce moment, quand je croise un étudiant étranger/une étudiante étrangère, j'ai honte, j'ai du mal à le/la regarder dans les yeux. Quand je pense que c'est mon pays, la France, qui le/la traite de cette manière, je dois déglutir un grand coup. Tiens, par exemple, à l'heure actuelle, le Canada accueille non seulement les étudiants insérés, francophones et formés qui ont étudié dans nos universités, mais en prime ses propres étudiants.

Guéant ayant donné pour consigne de les empêcher de travailler en France et de ne plus leur délivrer de papiers, tous ces étudiants se retrouvent du jour au lendemain sans ressources et marginalisés.

En fait, jamais un tel coup à la francophonie n'avait été porté : tous ces jeunes gens et ces jeunes filles ou jeunes femmes sont nos meilleurs ambassadeurs à l'étranger, et, même s'ils restent, portent haut l'exemple de l'intégration. De surcroît, ils ont développé des compétences utiles à notre pays.

Guéant, mais aussi tous ceux qui appuient imbécilement cette politique, à commencer par Fillon et Sarkozy, sont une calamité pour notre soft power : ce que nous avons gagné d'une main en Lybie, et plus généralement sur la scène internationale, par une politique adaptée et courageuse, nous le perdons de l'autre par des mesures intérieures stupides et inappropriées.

Avec cette étudiante canadienne qui va être expulsée sous peu, je me sens mal : moi qui adore le Québec, je me vois mal m'y rendre tant que la circulaire de Guéant n'aura pas été abolie. Je n'oserais pas regarder mes cousins Québecois dans les yeux...

samedi, 03 décembre 2011

Le vrai visage de l'Égypte

On voit se dévoiler, après ces premières législatives, le vrai visage de l'Égypte. A vrai dire, au fond, celui que j'avais déjà aperçu il y a près de 15 ans en voyageant là-bas.

Réaction, obsession, mysoginie, persécution et islam radical. Je ne suis pas prêt de remettre les pieds là-bas. Nous n'avons plus qu'à offrir l'asile politique aux libéraux égyptiens (à commencer par la charmante Aliaa) ainsi qu'aux Coptes, car ils seront pourchassés et persécutés.

Je vois également qu'Al Qaeda a fait preuve de perspicacité en annonçant son soutien à toutes les révolutions en cours. Cette organisation a bien perçu les strates qui les souvevaient. De toutes façons, qu'aurions-nous pu faire en Europe ? Continuer à soutenir des tyrans qui ne valent au fond guère mieux ? 

Au fond, là où les Anglais et les Français sont intervenus, d'une certaine manière, ils ont aussi coupé l'herbe sous les pieds des islamistes radicaux, en tout cas, d'Al Qaeda. Peut-être devrions-nous nous hâter de songer à des initiatives bien plus fortes en Syrie.

Il reste à espérer qu'une partie de l'islamisme sera soluble dans la démocratie, comme au Maroc, en Tunisie ou en Turquie. Au Maroc, à n'en pas douter, le roi est un garde-fou. En Tunisie, Enahda est loin de représenter toute la population ; en Turquie, Erdogan est une grande gueule, mais pas un tyran. En Lybie, le CNT et les tribus ont désormais une bonne opinion de la France et de la Grande-Bretagne. En Égypte, en revanche...Une fois les Islamistes au pouvoir, ils vont à l'évidence regarder avec complaisance ceux du Hamas, même si ces derniers se sont davantage appuyés sur l'Iran que sur l'Islam sunnite pour poursuivre leur lutte.

Jamais l'Islam n'a été aussi mal dans son histoire. Il vit une crise sans précédent. J'ose espérer qu'il en émergera pourtant une lueur d'espoir un jour, mais j'avoue que je suis peut-être très optimiste.

09:15 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : islam, égypte |  Facebook | | |

jeudi, 01 décembre 2011

L'Allemagne commence à comprendre qu'elle se tire une balle dans le pied...

Je suis assez étonné des divers compliments qui ont pu être décernés à Angela Merkel depuis la crise de l'euro. Elle est objectivement nulle. Elle n'a rien compris, et, non seulement elle a mis en danger l'euro, mais elle est également une menace pour son propre pays.

Depuis le début de cette crise, la position de l'ADLE et particulièrement du MoDem, en Europe, c'est de mutualiser les dettes en créant des euro-bonds, d'une part, et ensuite, de permettre à la BCE de les acheter, non au coup par coup mais à volonté et sans restriction.

Bien sûr, il faut entourer une telle pratique de solides garde-fous afin de ne pas pousser au vice les dépensiers qui pourraient croire qu'il y a un puits sans fond derrière leurs déficits désormais.

Mais à côté de cela, il y aurait là une belle occasion de coller une baffe monumentale aux spéculateurs de toute sorte : si la BCE achète les obligations des États européens et dispose du simple pouvoir de le faire sans restriction, je vous parie tout ce que vous voulez que les taux d'intérêt même des pays les plus endettés comme la Grèce vont baisser à vue d'oeil.

Comme l'Allemagne fait de l'inflation une obsession, Merkel freine des deux fers depuis le début de cette crise et pousse à ce que chaque État se débrouille tout seul en jugulant ses déficits.

Que l'on soit vertueux est une bonne chose, mais il ne s'agit pas d'abjurer toute intelligence pour autant. A force de laisser penser aux marchés que chaque pays ne devait s'en remettre qu'à lui-même, Merkel a propagé le doute (qui s'alimentait de toutes façons largement de la dette de chaque État). 

Le problème, quand on crache à la gueule de quelqu'un, c'est que s'il y a un coup de vent, le glaviot vous revient dans la tronche. 

Tous les prêteurs se méfient de la zone euro, maintenant. Y compris de l'Allemagne, en dépit de sa rigueur et de son AAA. Résultat des courses, les taux allemants montent !

Merkel ne veut pas voir l'argent allemand dépensé chez des paniers percés, ça, je peux encore le comprendre, mais elle bloque aussi la nécessaire évolution de la BCE avec une absence de vision à long terme totale.

Bayrou a dit que Sarkozy avait mal géré la crise depuis le début : je lui donne raison. Il fallait aller au clash sur le rôle de la BCE avec l'Allemagne. Au pire, l'Allemagne se retirait de l'euro et tous les autres pays donnaient enfin à la BCE le rôle de banque centrale qui devrait lui revenir de longue date. Les Américains ne sont pas un exemple, mais ils agissent ainsi depuis fort longtemps. 

Sarkozy est nettement moins coupable que Merkel au sens où il essaie tout de même de pousser l'Allemagne à accepter cette solution, mais, en public, il se contente de grands mouvements de menton envers l'Italie ou la Grèce au lieu de défendre publiquement becs et ongles cette indispensable évolution.

C'est tout de même terrible : la solution, on la connaît, et nous sommes de plus en plus nombreux à la dire. De même, la crise de la dette des États avait été annoncé, comme celle de l'immobilier, au demeurant, dont les subprimes ne sont qu'un avatar.

A l'heure actuelle, c'est en effet, comme le fait souvent valoir Marielle de Sarnez, de plus d'Europe dont nous avons besoin. Même les mélenchonistes et consorts l'ont compris (Mélenchon est favorable à l'euro). Il n'y a plus que le FN pour dire le contraire.

On peut dire, en somme qu'il y a trois positions en Europe :

- les nationalistes et souverainistes, qui pensent que chaque pays peut jouer sa partition, mais s'exposent à de sévères mesures de rétorsion avec leur protectionnisme

- les docteurs de la foi ès orthodoxie qui ne veulent surtout pas voir l'Europe agir comme un État pourrait le faire, notamment avec une banque centrale qui soit se contenter d'ajuster des taux.

- les individus de bon sens qui veulent plus d'Europe afin que puissent être prises les décisions nécessaires.

Attention, toutefois, dans la 3ème catégorie, il y a bon nombre de paniers percés qui ont conduit nombre d'États européens là où ils en sont : ce sont évidemment ceux-là qui éveillent la méfiance des docteurs de la foi. Satisfaction : le MoDem et plus généralement les partis de l'ADLE ne font pas partie de ces paniers percés :-)

Il est encore temps d'agir, alors vite, maintenant, et, Messieurs les Allemands, dégagez Angela aux prochaines élections...

vendredi, 25 novembre 2011

Un viol en Égypte : c'est pour la journée des violences faites aux femmes ?

Décidément, l'encre  de mon dernier billet sur l'Égypte n'était pas encore sèche que de nouveaux crimes contre des femmes en Égypte venaient accréditer mes dires. 

Il y a bel et bien un sacré paquet de porcs de toutes sortes en Égypte. Des policiers corrompus et vicelards d'abord, contre une journaliste américaine, puis une horde de gorets vicieux et agressifs contre une journaliste française ensuite, sur la place de la soi-disante révolution démocratique égyptienne se sont livrés à de violentes agressions sexuelles.

Les Égyptiens sont des obsédés maniaques qui en France finiraient certainement sous des verrous. Dans d'autres pays, ce serait la chaise électrique ou la décapitation. En Égypte, ce sont les victimes qui ont intérêt à ne pas parler.

Au fait, c'est la journée internationale de la lutte contre violences faites aux femmes, aujourd'hui. Ça commence fort en Égypte.

Je me souviens très bien du voyage que j'ai fait en Égypte, il y a 15 ans. On sentait le mépris et la haine sur tous les circuits touristiques où nous passions. Bien sûr, nous apportions des devises, alors comme sources de profits, nous pouvions être à ce titre respectés. Mais cela s'arrêtait là.

Les Égyptiens (je parle des hommes) méprisent les femmes, et la femme occidentale en particulier en laquelle il voit une proie facile.

Je souhaiterais une réaction diplomatique et médiatique forte de la France exigeant que les auteurs de l'agression contre notre compatriote soient recherchés, identifiés et punis avec ce que permet la rigueur de la loi égyptienne.

J'ai lu le témoignage de Lara Logan. Il y une chose qui me frappe : partout on fait semblait de croire que ces exactions sont l'oeuvre de partisans du régime. Je n'en crois rien. Je crois bien qu'il s'agit d'Égyptiens ordinaires, ce qui montre bien à quel point ce peuple est devenu vil et corrompu.

jeudi, 24 novembre 2011

La foudre sur Bachar ?

Je sens Bachar el Assad de plus en plus mal, en Syrie : si le Canard dit vrai, Turquie, Angleterre et France, envisageraient de structurer une opposition armée contre le régime.

Les Turcs proposent de mettre en place une zone d'interdiction aérienne (tiens, ça rappelle la Lybie). Il semble qu'il existe d'ores et déjà une Armée Syrienne Libre. Celle-là même qui commence à attaquer au lance-roquette des centres opérationnels voire des unités des brigades de Bachar.

La France envisage d'ores et déjà la création de zones humanitaires, peut-être sur le modèle de ce que les Américains ont assuré aux Kurdes en Irak par le passé.

Même si Français et Britanniques disposent de l'appui presqu'inconditionnel de la Ligue Arabe, je ne vois pas comment une opération pourrait se monter sans l'aval de la Russie. Et je ne la vois vraiment pas lâcher son allié...

J'avoue la perplexité : en intervenant ne risque-t-on pas d'alimenter une guerre civile entre Sunnites d'un côté et Alaouites de l'autre ?

Il y a autre chose qui m'interpelle : c'est le retour dans le jeu diplomatique de la France et de la Grande-Bretagne au Maghreb et au Proche-Orient. J'avoue que c'est tout à fait inattendu et surprenant.

Ce qui est inattendu, en fait, c'est de les voir agir seul, sans doute, il est vrai, sous l'oeil favorable des USA, mais, in fine, de leur propre chef.

Si une démocratie s'établissait en Syrie et que le régime Baasiste s'effondrait, nulle doute que les cartes seraient totalement rebattues au Liban.

La France qui a pris fait et cause pour le Liban depuis fort longtemps vise peut-être ce but spécifique. Débarassé de la tutelle de son encombrant voisin, le Liban pourrait peut-être reprendre le chemin de la prospérité (ne fut-il pas la Suisse du Moyen-Orient ?) à condition, toutefois, de régler le problème du Hezbollah.

Pour ma part, il demeure un poitn essentiel à mes yeux, c'est celui du sorts des Alaouites. L'Alaouisme représente une branche avancée et particulièrement évoluée de l'Islam

S'il y a une représentation alaouite suffisante au sein de l'opposition, on pourrait envisager un véritable soutien, mais s'il s'agit de prendre parti dans un conflit entre Sunnites et Alaouites, je suis beaucoup plus réservé.

12:07 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, liban, bachar, alaouite |  Facebook | | |

mercredi, 23 novembre 2011

Égyptiens non compatibles

Je n'ai pas beaucoup d'estime pour les Égyptiens. Je n'ai pas dit les Égyptiennes. Je parle bien des Égyptiens. Leur comportement de gros dégueulasses avec les femmes me répugne. Les Égyptiennes, elles-mêmes, ont peur des Égyptiens. Les Égyptiens me font penser aux Sud-Africains. Les deux pays du viol par excellence. Comme Européen et Français, je me dis que je ne pourrais pas vivre avec les 2/3 des Égyptiens. Il reste, lot de consolation, un tiers de mecs corrects, le reste, ce sont essentiellement des gros salauds. Cela fait beaucoup pour un seul pays.

Elle a du courage, la belle Aliaa. Je crains que ce ne soit hélas qu'un coup d'épée dans l'eau, ses photos de nu. Les progressistes et les libéraux sont minoritaires en Égypte. Ils n'osent pas même prendre sa défense à voix haute. C'est le courage à nu, comme le dit Polluxe.

Je ne crois pas vraiment aux pressions venues de l'étranger, sauf à menacer l'industrie touristique. Frapper au portefeuille. Le pouvoir précédent ne tolérait pas d'agressions de femmes étrangères sur les lieux touristiques. Mais il n'a jamais rien fait pour les Égyptiennes. Le pouvoir actuel ne fait guère mieux. Et le prochain...On se prend à regretter le bon temps de Nasser. Oh, ce n'était pas la panacée, mais avec son socialisme, il était déterminé à casser le dos des religieux. Je n'en suis pas sûr, mais il me semble qu'il y avait un mince espoir pour les femmes à l'époque.

En fait, plus la société s'islamise, plus les névroses des Égyptiens s'accroissent faisant de nombre d'entre eux des violeurs en puissance. Une engeance, on le sait, que je n'aime pas du tout.

Est-ce que vous imaginez, ce que cela peut-être, un pays dans lequel la population masculine est majoritairement composée de violeurs ? Avec une application stricte de l'Islam et notamment de la sha'ria, en théorie, il faudrait pendre les 2/3 de la population. Sauf que les Frères Musulmans, les Salafistes et compagnie n'oseront jamais se mettre à dos la population. Au contraire, ils accuseront les femmes.

Sale pays en fait, quand on y réfléchit : on y tire à balles réelles sur les Chrétiens, on y incendie les Églises, et on y harcèle  toutes les femmes sans exception.

Des Égyptiennes qui viendraient émigrer sur le sol français, cela ne me gênerait pas du tout : a fortiori si elles sont toutes aussi belles que la jeune Aliaa :-) C'est très joli comme prénom Aliaa. Cela me plaît bien.

En revanche, des Égyptiens, pas envie d'en voir un seul sur le sol de mon pays. On n'a jamais trop su le fin mot de l'affaire Babu, mais j'ai bien noté qu'elle impliquait un Égyptien qui avait proposé on ne sait trop quoi à des jeunes filles. 

L'Égypte devrait prendre conscience de l'image désastreuse qu'elle renvoie à l'Europe et plus généralement aux pays aux moeurs et aux libertés avancées.

samedi, 12 novembre 2011

L'Italie, sortir de l'euro ?

Je lis souvent l'excellente revue de presse de Lupus, et tout dernièrement, je suis tombé sur une reprise d'article dans laquelle un certain Nouriel Roubini, sorte d'oracle de Delphes de la mauvaise nouvelle économique, annonce une possible sortie de l'euro de l'Italie.

Des oiseaux de mauvais augure qui prédisent la damnation éternelle à l'Europe et la désintégration de l'euro, il y en a un bon nombre depuis que les choses vont mal. Mais jusqu'à aujourd'hui, aucun pays n'est sorti de la zone euro, en dépit de très fortes turbulences, pas même la Grèce...

L'Italie a quelques arguments à faire valoir :

- pas de déficit primaire. En somme, elle paie les errements du passé, mais pas ceux du présent.

- elle vient de se débarasser du clown Berlusconi qu'elle a remplacé par un économiste sérieux, Mario Monti (dont le MoDem et le PDE voulaient soutenir une éventuelle candidature à la présidence de la commission européenne en mai 2009) .

- l'Italie vient de voter avec une majorité écrasante tant au Sénat qu'à l'Assemblée les mesures économiques que lui réclame l'Europe.

Preuves que quelque chose se passe, la bourse de Milan a bondi, et surtout, les taux d'intérêt auxquels emprunte l'Italie actuellement sur les marchés se sont repliés de 7 à 6.5%.

Le gouvernement de Monti doit trouver une majorité stable, mais je crois que ni le centre-gauche ni la droite en Italie n'ont envie de mettre le feu aux poudres. Si Monti n'outrepasse pas son très technique mandat et se contente de mettre en oeuvre les desiderata de l'Union européenne, il ne devrait pas risquer grand chose.

Nouriel Roubini a donc de bonnes chances d'en être pour ses frais : il juge que la crédibilité d'un pays met au moins deux années à se redresser sur les marchés. Nous n'en sommes pas encore là puisqu'il y a d'ores et déjà un rebond immédiat...

vendredi, 11 novembre 2011

L'UNESCO a la mémoire courte

A lire la presse, on a le sentiment que USA et Israël se vengent de la résolution votée par l'UNESCO en lui sucrant ses crédits.

Mais l'UNESCO a la mémoire courte : quel est l'organisme, au fait, qui déclarait il y a 20 ans de cela Israël hors-région pour le punir de son attitude envers les Palestiniens ? On ne sait pourquoi, mais il n'y a jamais eu de résolution similaire contre tout autre pays s'autorisant des manquements bien plus graves, et pourtant ils sont nombreux.

L'adhésion à l'UNESCO est un joli coup de la diplomatie palestinienne, et franchement, je préfère voir les Palestiniens se battre sur ce terrain-là qu'à coups de bombes dans les transports en commun de civils.

Et puis Bibi et ses sbires l'ont bien cherché : en n'offrant aucune opportunité à Abbas, ils l'ont contraint à se les créer lui-même.

Il n'en reste pas moins que sous des dehors gentiment humanitaires, l'UNESCO en profite souvent pour servir des idéologies. Par exemple, je soupçonne fort qu'il va tenter de déclarer certains sites controversés au patrimoine mondial après déclaration non des Israéliens, mais des Palestiniens.

Des décisions à l'emporte-pièce pour des monuments figurant à Jérusalem pourraient par exemple mettre le feu aux poudres.

L'UNESCO va larmoyer, désormais, parce qu'elle se retrouve amputée d'une large part de ses fonds. Mais c'est ce qu'il se produit quand on mord la main de celui qui vous nourrit et qu'on lui crache à la gueule...