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dimanche, 08 mai 2011

Ben Laden buvait du coca

Coca-Cola.jpg
Dans les choses qui m'ont laissé interdit quand j'ai appris ce que les Américains ont retrouvé dans la villa bunkerisée de Ben Laden, le coca joue un rôle de premier plan.

S'il y a bien un symbole de l'Amérique triomphante, c'est bien celui-là. Il existe pourtant des marques de cola produites dans certains pays arabes ou vendues sous le label "territoires occupés". On aurait pu imaginer que Ben Laden achète une production locale de ce type. Eh bien non : c'était du coca américain bien de chez eux.

Ben Laden qui s'y entendait à prétendre incarner la vertu n'était en réalité pas différent des autres. Il idolâtrait secrètement ce qu'il vouait aux gémonies en public...

samedi, 07 mai 2011

La fin pour les Lib-Dems ?

Je crois, hélas, que les Lib-Dems ne paieront jamais assez le choix désastreux de s'allier avec les Tories il y a deux ans. Ce n'est pas seulement l'alliance avec les Conservateurs qui les aura plomber m'ais l'application d'un programme qui n'était pas le leur et allait fondamentalement à l'encontre de leurs promesses. Il fallait s'allier avec le Labour qui avait en outre promis de changer le mode de scrutin alors que l'on savait que Cameron et son parti étaient contre. Le résultat des courses, c'est un camouflet écrasant lors du referendum ad hoc : 69% de non. Le scrutin uninominal à un tour demeurera donc la règle en Grande Bretagne.

Pour Cameron, c'est idéal : les Lib-Dems sont devenus ses fusibles ! On ne lui tiendra pas rigueur en Angleterre d'avoir adopté un plan drastique de réduction des dépenses publiques avec tout ce que cela a pu engendrer. Tout passera sur le dos des Lib-Dems, là où l'on aurait attendu que cette formation s'oppose clairement (le triplement des droits d'inscription en université, par exemple, passés de 3000 livres à près de 10 000 livres !!!).

Reconstruire sera difficile et prendra sans doute plusieurs années. L'exercice du pouvoir est bien sûr tentant, et, après tout, c'est la vocation naturelle du parti politique et de l'homme politique, encore faut-il ne pas se précipiter. 

Il n'y a pourtant pas d'évidence. Bayrou en 2007 a fait un choix différent de Clegg en récusant toute alliance avec Sarkozy, il n'en a pas moins décliné avec son parti.

Il est toujours plus facile de conseiller après coup qu'avant, bien sûr, même si pour ma part, et en dépit de l'estime que j'ai pour David Cameron, j'ai pensé tout de suite que le rejoindre était un problème pour les Lib-Dems. 

Espérons que les Lib-Dems sauront trouver, à l'avenir, les moyens de rebondir et faire enfin valoir leurs idées.

mercredi, 04 mai 2011

Double-jeu du Pakistan

Cela fait un moment que je pense que le Pakistan joue double-jeu. Et je ne suis pas le seul, vraisemblablement. Ben Laden demeurait près d'une académie militaire dans une résidence hyper-fortifiée. Et personne ne se serait étonné ? En réalité, le Pakistan se moque des pays occidentaux depuis fort longtemps. D'un côté il bénéficie d'aides américaines monumentales, de l'autre, il plonge un poignard dans le dos de ses "alliés". 

Entre l'ISI qui a toujours joué la carte des Talibans et une population intégriste et fanatisée par les maîtres des madrasas, le Pakistan a prouvé qu'il était un vrai danger pour la sécurité du monde entier en participant par en-dessous aux tentatives de déstabilisation en cours en Afrique et en Asie Mineure.

Évidemment, les cartes du jeu sont troubles : le Pakistan, c'est comme ce mauvais fils auquelle on a donné une mauvaise éducation et que l'on doit assumer lorsque devenu adulte il devient un délinquant dangereux.

Bien que ce ne soit pas plaisant à admettre, on ne peut pas le laisser tomber et lui couper la pompe à financement. Imaginez une sorte de Corée du Nord, mais en version fondamentaliste islamiste ! On ne peut pas prendre un tel risque, même si la situation actuelle n'est pas vraiment satisfaisante.

Néanmoins, c'est fort peu plaisant d'avoir à financer une population qui déteste l'Occident et un régime corrompu et hypocrite, en butte, au demeurant à la paranoïa et aux thérories complotistes qui circulent au sein de sa propre population.

Le pouvoir est faible au Pakistan : en réalité, ce sont les services secrets, l'ISI, qui dictent au pays une partie de sa diplomatie, et, quand un responsable politique les gênent, ils le font abattre avec leurs alliés intégristes fondamentalistes de tout poil. 

Et ce pays dispose de la bombe atomique grâce à nos "amis" Chinois qui espéraient par le passé déstabiliser ainsi l'Inde...

Je n'aimerais pas être un dirigeant politique élu au Pakistan, à l'heure actuelle. Honnête, tu te fais abattre, et quand tu veux tenter d'être indépendant, tu n'as pas en mains les cartes de ton propre pays. Sale temps pour le Pakistan...

17:28 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : pakistan |  Facebook | | |

mardi, 03 mai 2011

Kadhafi : l'OTAN will survive...

La lutte est rude en Libye. L'insurrection doit apprendre le langage des armes et elle paie cher cet enseignement. Misrata est une ville martyre : Kadhafi fait tout pour tenter de provoquer l'agonie de ce qu'il y reste de population, allant jusqu'à miner le port.

Malgré tout, même si l'expédition militaire ne ressemble en rien à l'avancée éclair des forces rebelles au début de la révolution, elle n'en finira pas moins par porter ses fruits.

La bataille des airs est une guerre d'usure : elle ne détruit les forces ennemies que petit à petit. Toutefois, comme elle dispose d'un véritable relais au sol, fût-il encore bien inexpérimenté, on peut penser qu'elle finira par faire tomber Kadhafi et ses séides. Je ne puis que renvoyer à la fine analyse d'Olivier Kempf (Blogue géostratégique EGEA) à ce sujet.

L'OTAN sait qu'elle doit à tout prix éviter l'erreur fatale de toucher des populations civiles. Pour l'instant, elle se tire de cette embûche avec honneur.

Il faut aussi dire que ce sont les Anglais et les Français qui mènent la danse et assurent l'essentiel de l'opération avec leurs aviations. Or, ces deux peuples ont l'expérience des bombardements. Je veux dire par là qu'ils les ont vécus dans leur chair pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les pilotes britanniques en particulier sont réputés prendre plus de risques pour ne pas toucher de civils en passant à basse altitude. C'est pour cela qu'ils avaient subi plus de pertes en 1991 en Irak, d'ailleurs.

On peut donc penser que pouvoirs politiques et état-majors français et britanniques sont très soucieux d'épargner les populations civiles. Bien sûr, Kadhafi dispose d'un certain soutien de la Tripolitaine, mais, dès lors que les forces alliées et les rebelles prendront bien soin de ne pas exercer de représailles ni de frappes contre les populations civiles, on peut espérer que ce soutien s'érode au fil du temps.

Le temps ne joue pas en faveur de Kadhafi. Il devra l'admettre tôt ou tard. Ses troupes se sont certes adaptées aux frappes de l'OTAN en apprenant à se disperser rapidement puis à se reformer au moment des attaques, mais les ressources de Kadhafi ne sont pas infinies.

L'inconvénient, évidemment, c'est que les moyens que les alliés mettent en oeuvre ne sont pas immenses. Même si les Anglais et les Français engagent des forces qui sont loin d'être négligeables, elles sont très minces (voir ce qu'en dit O.Kempf sur son blogue)  au regard des ressources nécessaires pour une campagne rapide, ce qui a contraint les Américains à revenir dans le jeu.

Néanmoins, à terme, je suis convaincu que la France et l'Angleterre en particulier auront gagné un prestige considérable en agissant comme elles ont décidé de le faire depuis le début de cette révolution.

mardi, 26 avril 2011

Incurables

J'écoutais la semaine dernière une émission de la BBC sur Jon Venables, Jon Venables: What Went Wrong?, cet Anglais, assassin à 10 ans dans des circonstances atroces de James Bugler, un enfant de deux ans (tortures, sévices sexuels).

Quand des enfants commettent des crimes il est pertinent de se demander s'ils sont réinsérables. Cela n'a rien d'une évidence, en dépit de ce que ne manqueront pas de faire valoir les bonnes consciences, donneurs de leçons de tout poil et belles âmes (probablement nauséeuses après la lecture de mon billet).

Je crois qu'il faut distinguer deux cas de figure : les impulsifs d'un côté, les pervers et les paranoïaques de l'autre.

Les pervers ne sont à mon avis pas réformables. Une fois la perversité installée dans le psychisme, elle s'y répand comme un cancer foudroyant sans qu'on puisse séparer la tumeur du reste de la psyché.

Les paranoïaques, à cause même de la nature même de leur déviance, sont incapables de vouloir guérir puisqu'ils voient dans toute psychothérapie une forme de complot contre eux.

Les autorités britanniques ont fait un pari aussi risqué que courageux en dépit d'une opinion publique hostile : elles ont essayé de réinsérer Jon Venables, en le libérant à 18 ans. Devenu jeune homme sa progression semblait prometteuse jusqu'à ce que l'on découvre qu'il consultait et stockait des images pédopornographiques sur son ordinateur, notamment des viols de très jeunes enfants. Pris sur le fait, il a tenté de détruire le disque dur de son ordinateur à coups de canif.

Robert Thompson, quant à lui, n'a jamais éprouvé le moindre regret malgré le caractère particulièrement atroce et bestial de son crime. Il ne s'est toutefois pas manifesté après sa libération.

On peut toujours clamer qu'ils étaient des enfants au moment de leur crime. Ceux qui s'y risqueront les voudraient-ils comme voisins ?

Il faut se résoudre, je pense, face à la perversité, à la juguler définitivement. Cela suppose un enfermement dans un hôpital psychiatrique adapté pour la vie. 

Évidemment, quand des enfants en arrivent à de telles déviances, on ne peut manquer de s'interroger sur leurs parents. Toute la difficulté, c'est que chaque individu est unique. Si très probablement, seuls des parents pathologiques peuvent générer un monstre, ils peuvent tout aussi bien engendrer un héros, selon le caractère de l'enfant qu'ils mettent au monde.

Je suis étonné de ce que les médias britanniques aient complètement occulté les familles de deux meurtriers, alors que l'environnement familial de l'un et de l'autre incluait des incestes, de la violence et de l'alcoolisme.

Venables sera à nouveau libérable en juillet 2011. Compte-tenu de son état de confusion morale, le libérer serait criminel. On pourra toujours objecter que l'absence de perspectives est un mauvais signal pour les enfants qui sont en prison, évidemment, mais il s'agit d'éviter des confusions fâcheuses : c'est le caractère pervers de la personnalité de Venables et de ses crimes qui rendent l'individu dangereux. 

L'avocat de Venables a d'ailleurs déclaré que ce dernier avait été soulagé en retrouvant la prison, tant il s'était senti "démuni" en quittant l'univers carcéral.

vendredi, 15 avril 2011

Le Hamas a trouvé plus islamiste que lui...

Atroce, la mort de ce "pacifiste" italien tué à Gaza. Le groupe salafiste qui l'a capturé l'a fait étrangler. Évidemment, cela n'arrange pas les affaires du Hamas, d'autant que le groupe, proche d'Al-Qaeda, qui a commis cette barbarie, a été longtemps compagnon de route du Hamas avant de s'en détacher parce qu'il le jugeait trop faible et mou.

Il y a un autre aspect : le Hamas est financé par l'Iran, c'est à dire des concurrents directs des Salafistes pour porter le grand soir islamiste. 

Al Qaeda poursuit à l'inverses des buts qui lui sont propres, mais qui s'inspirent surtout du radicalisme sunnite. Les mouvements qui s'en réclament considèrent toutes les branches de l'Islam qui dévient de la Sunna comme hérétiques.

Pas étonnant, dans ces conditions, en dépit de la course au communiqué le plus provocant, qu'ils soient en confrontation. Ils chassent sur les mêmes terres.

A la décharge du Hamas, toutefois, il faut reconnaître que ce mouvement palestinien n'a jamais cherché à exporter le conflit israélo-palestinien en dehors du territoire qu'il contrôle et de celui d'Israël.

On peut discuter avec le Hamas, même si c'est très difficile. C'est impossible ou presqu'avec Al Qaeda.

Hélas, il faudra se référer à ses écrits, désormais...

Un ami blogueur à ses heures et twitonaute averti me signalait la dernière tribune d'un groupe de haut-fonctionnaires français, les Maquizards. J'ai donc parcouru une de leurs tribunes qui portait sur la notion de pays pauvre et pays riche.

Les Maquisards observent que les Français manquent toujours d'imagination dès qu'il faut envisager l'avenir, et, particulièrement, avaient raté le coche sur le développement des nations. Il est toujours plus aisé de prophétiser le passer que le futur, évidemment, et j'attends des analyses d'une toute autre qualité que celles qui consistent à enfoncer les portes ouvertes. Toutefois, ces remarques n'ont pas été sans me faire penser à C.K Prahalad, cet économiste indien hétérodoxe qui pensait que les pays pauvres et émergents représentaient un gigantesque marché parce qu'eux aussi consommaient. En termes de marché, c'est même un énorme marché. Le problème, c'est que nos entreprises ne savent produire que pour les pays riches et les gens riches, et se montrent incapables d'adapter leur production, leur distribution et leurs prix au "bottom up" de la pyramide, dixit Prahalad lui-même.

Du coup, je me disais, tiens, ce serait une bonne idée que de suggérer aux instances du MoDem d'inviter Prahalad (avec un traducteur) lors d'une université populaire sur le commerce international et l'entreprise.

Je me mets alors à effectuer une recherche sur google, et là, stupeur et consternation : Prahalad est décédé il y a très exactement un an.

C'est vraiment quelqu'un dont l'ouvrage majeur, The Fortune at the bottom of the Pyramid, devait être un classique dans les écoles de commerce. De mon point de vue, Prahalad est le Schumpeter de ce début de siècle. Je le mets au même niveau. Son livre est traduit en français puisque je le lis :-) Je le recommande très vivement.

Les islamistes n'auront pas d'états d'âme

Des parents américains se sont montrés scandalisés après une fouille au corps (enfin, avec palpations) de leur petite fille de six ans. Je pense qu'il faut être clair : ce que l'on peut contester, c'est le manque de pédagogie de la douanière qui s'est occupée de la fouille. Elle aurait du lui expliquer que ces contrôles étaient nécessaires non parce qu'ils étaient dirigés contre elle, mais parce qu'il fallait que d'éventuels criminels comprennent qu'ils ne pourraient pas utiliser l'innoncence des enfants pour commettre leurs forfaits. Voilà ce qu'il fallait lui dire. 

Mais cela étant établi, il faut bien comprendre que les islamistes intégristes (ou encore les zélateurs fanatiques de certaines sectes millénaristes) n'auront aucun état d'âme à utiliser des enfants et à les faire exploser s'ils peuvent dissimuler une bombe ainsi. Absolument aucun quand on considère les atrocités infâmes qu'ils commettent envers des enfants là où ils tiennent les rênes du pouvoir.

vendredi, 08 avril 2011

Laisserons-nous mourir Misrata en silence ?

Je me demande ce que la coalition traffique en Libye. Son seul fait d'armes, ces derniers jours, c'est d'avoir canardé (faute de renseignement précis du commandement insurgé, il est vrai) des chars rebelles.

Pendant ce temps, la peur s'est installée à Misrata. Là-bas, des mercenaires payés grassement par le clan Kadhafi répandent la terreur. Qu'est-ce qu'on attend pour aller les bombarder ? Ces salopards violent des libyennes et tirent à vue sur des enfants. Il n'y a plus d'eau, plus de nourriture, plus de médicaments, et les blessés agonisent dans les hôpitaux.

Les gens qui se battent dans Misrata, ce ne sont même pas les insurgés, mais de simples civils qui cherchent à survivre : les forces de Kadhafi tirent à l'arme lourde sur les gens, les épiceries, les pharmacies, bref, tout ce qui permet une vie ordinaire dans une ville ordinaire.

Nos missiles SCALP nous permettent, apparemment, de frapper avec la plus grande précision, sans danger pour nos avions, sans gaspillage et sans dommages collatéraux.

Alors, Monsieur Juppé, on attend quoi ?

14:31 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : misrata, libye |  Facebook | | |

mardi, 05 avril 2011

Gbagbo dehors ? Ouf !

S'il y a une nouvelle qui me fait bien plaisir, c'est l'annonce de l'éviction imminente de cette ordure de Gbagbo du pouvoir en Côte d'Ivoire. Ses "patriotes" ont terrorisé les populations depuis trop longtemps, et cette fois, ses appels répétés à résister au "colonalisme" français ont fait long feu.

A vrai dire, à force d'appeler au meurtre du Français, il a fini par amener les unités "Licorne" à agir. Il paraît qu'elles ont aidé l'ONUCI. Tant mieux, et bon débarras. Allez ouste l'enfoiré. On se souviendra longtemps des viols de Françaises par les salopards à sa solde.

J'ai décidé de ne pas faire dans l'analyse de haute volée aujourd'hui. Trop de ressentiment envers cette ordure de Gbagbo.

Je n'oublierai pas non plus les politiciens français qui l'ont soutenu y compris dans ses saloperies les plus ignobles, n'est-ce pas monsieur Henri Emmanuelli , ex-premier secrétaire du Parti Socialiste ?...Pas très net non plus, du côté de quelques strauss-khaniens fameux...Le guen, Cambadélis, Stéphane Fouks, grand prêtre de la communication de DSK et de Gbagbo, bref...Martine Aubry a souhaité en son temps faire du ménage et clarifier les positions, mais je crois qu'elle a encore du boulot...