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mardi, 20 mars 2012

La mauvaise polémique

J'ai entendu certains médiacrates reprocher à François Bayrou d'avoir maintenu son meeting à Grenoble après s'être rendu à Toulouse. Ce qui me paraît hypocrite et malhonnête, puisque ce sont les mots que l'agence de presse Reuters emploie sans vergogne, c'est surtout d'utiliser ce terrible évènement pour s'en prendre à l'image d'un candidat.

C'est même petit et misérable, au regard des petites vies brisées dans de telles circonstances.

On dit que la parole exorcise la souffrance. Je pense que c'est le choix qu'a effectué Bayrou : il a essayé de placer des mots sur la situation. Il a relevé les violences de plus en plus fortes qui traversent la société française et a appelé toute la classe politique à se garder de favoriser les divisions.

Je sais que Bayrou a notamment pensé à certains discours de Sarkozy. Sur ce point, je ne le suis pas : s'il s'agit d'un fou qui a agi, c'est dans les méandres de son esprit délirant que se trouvent les causes de cette tuerie. Si c'est l'antisémitisme à la sauce européenne qui l'a motivé et plus largement le racisme (les militaires abattus étaient tous de couleur) , nous sommes dans les problématiques propres aux théories de l'extrême-droite européenne. Enfin, si c'est la situation au Proche-Orient qui a excité ses poussées délirantes (attaquer des Juifs pour frapper Israël, des militaires pour punir la France de son engagement en Afghanistan) nous sommes dans des problématiques internationales et diplomatiques.

Rien à voir, donc, à mon sens, avec les discours de Sarkozy.

Cela dit, je suis entièrement Bayrou sur la teneur profonde de son message : notre responsabilité à tous est de cultiver la compréhension réciproque.

Si jamais l'antisémitisme s'avérait le principal moteur du second crime, je rappelle juste les réguliers appels au Boycott contre Israël qui fleurissent régulièrement à l'extrême-gauche, notamment chez les Verts et au Front de Gauche. Il faut le dire. Sans parler des sympathies coupables sinon des silences extraordinairement discrets face à l'islamisme radical et violent qui peut s'exercer contre les Juifs en général et Israël en particulier (je ne parle pas de l'Islam traditionnaliste, qui n'est certes pas ma tasse de thé, mais que je crois globalement respectueux des religions du Livre).

De la même manière, la manie de pointer aussi les Musulmans chez certains de nos responsables politiques n'est pas neutre quand on voit qu'un imam est frappé jusque dans une mosquée.

C'est en ce sens, et celui-là uniquement, que je rejoins François Bayrou : prenons garde aux ferments de la division, le poison le plus mortel qui soit pour notre pays.

Je voudrais seulement que l'on n'en fasse pas Nicolas Sarkozy le seul comptable. Certes, il a ses chômeurs, ses Roms, ses immigrés (comme le FN, au demeurant) mais Hollande a ses "riches",  comme il le fait valoir, et l'extrême-gauche vomit régulièrement les Juifs, je le redis. Au moins autant que l'extrême-droite. 

Il suffit de voir comment un individu qui se réclamait de la gauche de la gauche et soutenait Ségolène Royal, sévit désormais sur twitter et véhicule sa haine des Juifs sur son blogue en soutenant Marine Le pen désormais. Il y a d'ailleurs toute une sphère rouge-brune dont on ne sait, désormais si elle regarde sur sa gauche ou sur sa droite, tout cela se mélangeant, comme dans les années 30 du XXème siècle, dans une même détestation d'Israël et du Juif.

jeudi, 08 mars 2012

Florence Cassez, un espoir pour...Sarkozy ?

Des rumeurs d'une possible libération pour Florence Cassez courent au Mexique (et donc en France). Henri Guaino frémit. Il faut rendre à Nicolas Sarkozy cet hommage (le seul) c'est que dans toutes les affaires d'otages ou d'emprisonnements de Français, globalement, il s'est toujours démené. Et dans ce domaine, il a été bien meilleur que ces prédécesseurs. En ce qui concerne Florence Cassez, qu'il a eu au téléphone il y a une semaine, il a fait vraiment le maximum pour obtenir sa libération ou son transfèrement en France dès qu'il est devenue président de la République. De ce point de vue, Marine Le pen est parfaitement malhonnête en sous-entendant que la coïncidence est plus que troublante.

Si jamais les cinq juges de la Première Chambre de la Cour constitutionnelle du Mexique donnent raison au juge de la cour suprême Arturo Zalvidar, Florence Cassez pourrait être libérée le 25 mars. En pleine campagne présidentielle, cela tomberait au bon moment.

Il faut dire que l'affaire Florence Cassez a donné lieu à de sacrées controverses, wikipedia s'en fait l'écho elle-même. Il y a une bataille entre l'opinion et le droit. De nombreux Mexicains sont convaincus que Florence Cassez est coupable, d'autant qu'il y a eu tout une mise en scène médiatique en ce sens au Mexique. Mais dans les faits et les dicussions, on trouve bien peu d'éléments objectifs pour l'incriminer. Les versions des témoins, en particulier, se sont avérées à géométrie variable...

L'histoire n'est pas terminée : pour l'instant, seuls quelques internautes réagissent à la possible libération de Florence mais si jamais elle advient, nul doute que les Mexicains en parleront. Or, eux aussi sont en campagne électorale...

A titre personnel, je me suis posé une question : admettons que nous eussions eu Bayrou, ou Hollande, ou même, allons, soyons large, Marine Le pen ou Mélenchon comme présidents. Comment auraient-ils réagi dans l'affaire Cassez ? Auraient-ils tout fait pour la faire revenir en France ou bien auraient-ils considéré le Mexique comme un état "souverain" ? Je n'ai jamais entendu aucun d'eux sur l'affaire Cassez, mais c'est peut-être aussi un choix de ne pas entraver l'action de la diplomatie française.

lundi, 20 février 2012

La partition de la Syrie est-elle l'unique issue ?

Ce qui se passe en Syrie est terrifiant. D'autant plus terrifiant qu'il n'y a aucune issue. ce que le régime fait aux jeunes adolescents, atrocement torturés, est abominable. Mais dans le même temps, le régime est aussi le seul bouclier de la minorité alaouite, qui contrôle actuellement la Syrie.

Les enfants sunnites subissent actuellement les pires atrocités, mais il ne fait pas de doute, compte-tenu du sadisme de la répression, que ce sera le tour des enfants alaouites si l'opposition sunnite prend le pouvoir.

Il n'y a donc aucune solution satisfaisante à l'heure actuelle. La barrière entre les deux communautés est désormais irréductible. D'une certaine manière, le pouvoir des Alaouites aura été une parenthèse puisque très longtemps les Alaouites ont été opprimés et méprisés par des Sunnites dominants. 

En dépit de ses travers, l'idéologie du BAAS avait aussi pour objet de gommer les différences religieuses, mais, manifestement c'est un échec complet.

Je sais qu'en Europe on déteste l'idée qu'un pays puisse être partitionné ou que des frontières bougent, mais il faut aussi savoir être réaliste : on ne doit pas sacrifier des communautés entières à quelques grands principes qui ne valent rien dans la pratique.

Dans les État-majors on aurait tout intérêt à sérieusement considérer la chose : les hauts gradés de l'Armée américaine avouent d'ailleurs qu'ils ne savent pas trop de quoi est fait l'opposition syrienne exactement.

Dans les années 70-80, il y a eu aussi une grande histoire d'amour entre la résistance afghane et l'Amérique : que s'en est-il ensuivi ? La destruction des twin towers, in fine...

Il s'agit donc de naviguer entre des écueils qui valent bien Charybde et Scylla : Bachar el Assad a entraîné dans sa guerre innommable toute la communauté alaouite. Ils se battront à mort parce qu'ils n'ont aucun autre choix.

Il faut donc créer les conditions d'un repli en sécurité pour les Alaouites. Une partie difficile se joue là-bas : l'Iran et le Hezbollah sont les alliés des Alaouites. Il serait logique que le pouvoir devenu Chite en Irak les soutienne aussi.

Le compromis acceptable par tous doit être trouvé, et cela va être un long chemin pour les diplomates. Une chose est certaine : ce serait une très grande erreur d'acculer les Alaouites sans porte de sortie.

J'espère voir la France prendre des positions responsables : il ne s'agit pas de dénoncer seulement le pouvoir syrien et les crimes commis, aussi atroces soient-ils, mais de proposer des solutions acceptables et de donner des garanties. Quand je parle de garanties, ce ne sont pas toutes celles que pourrait donner l'opposition syrienne : je ne doute pas de sa bonne volonté, mais ceux qui parlent à Paris ne contrôlent quasiment rien sur le terrain.

15:20 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, alaouites, sunnites |  Facebook | | |

samedi, 18 février 2012

Made in Greece ? Introuvable !

Je me demandais avant-hier comment aider la Grèce, et puis, bien réfléchi, je me suis décidé à appliquer la méthode Bayrou à l'économie grecque. Le raisonnement est simple : acheter grec pour favoriser la relance de l'économie grecque. Le problème, c'est qu'à part les olives, et encore, le made in Greece, c'est quasiment introuvable en France.

J'ai bien trouvé un site, le panier grec, qui importe de Grèce, mais c'est essentiellement de l'alimentation et quelques pièces d'artisanat faites main. Mais pour le reste, nada, rien, la Grèce n'a pas d'industrie.

La recette Bayrou, en fait, pour qu'elle fonctionne, suppose la rencontre de «consommacteurs» informés d'un côté et d'une offre abondante et performante de l'autre.

Ce n'est déjà pas joyeux en France puisque notre industrie se rétracte et que nous peinons à obtenir une information correcte sur ce que l'on fabrique chez nous, mais pour réussir à trouver ce qui est fabriqué en Grèce et produit chez nous, là, c'est la croix et la bannière.

J'ai tout de même cherché une liste d'entreprises grecques, dans l'espoir de prêter, à mon niveau, mon concours à la malheureuse Grèce et là, c'est la berezina. Franchement, je ne vois pas ce que je pourrais acheter.

Ah si, peut-être de l'essence, puisque c'est en raffinage, apparemment, que la Grèce exporte le plus chez nous. Mais cela demeure, j'imagine, marginal, au regard de notre consommation. Je ne me vois pas acheter de l'aluminium (pour quoi faire ?) ni des préparations pharmaceutiques.

Dans l'état actuel de la Grèce, mis à part venir y passer mes vacances pour faire tourner le secteur touristique, je ne vois pas quoi faire d'autre...

Ne finissons pas sur cette note entièrement pessimiste : les Grecs essaient malgré tout de s'organiser et j'ai tout de même trouvé un site made in Greece sur lequel la diversité de l'inventivité des jeunes entreprises grecques s'exprime. Le site permet d'entrer en contact direct avec ces dernières y compris pour créer des filières d'importation.

16:38 Publié dans Economie, International | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : grèce |  Facebook | | |

jeudi, 16 février 2012

Que faire pour sauver la Grèce et aider les Grecs ?

Je suis effaré, atterré, chaque fois que je prends des nouvelles de la Grèce. Je sais que le pays doit rembourser sa dette et réduire son train de vie, mais, le peut-elle encore ? La situation est terrifiante là-bas, et je crois que ce n'est plus possible de continuer à monter la pression fiscale là-bas. Au fur et à mesure que l'impôt augmente, la richesse nationale de ce pays se contracte. Ce n'est pas possible de demander à ce pays de réaliser de tels efforts en un laps de temps aussi court.

François Bayrou et Marielle de Sarnez, avec plusieurs de leurs alliés européens, proposent qu'on donne 8 ans aux Grecs pour se réformer, tout en garantissant leurs crédits grâce à un fond de stabilisation européen.

Je vais horrifier les partisans de la rigueur, mais franchement, je serais partisan de lâcher un énorme coup de lest au niveau de la BCE. Qu'elle émette massivement des euros et rachète la dette grecque, et puis zut. Il faut essayer de travailler avec les Grecs en leur garantissant quelques services prioritaires financés à parité sur des fonds européens et grecs : la santé, l'éducation et la préservation du patrimoine.

Il faut trouver aussi un moyen de libérer la croissance en supprimant la plupart des taxes sur les entreprises. 

En revanche, les armateurs et l'Église orthodoxe qui ne paient pas d'impôts, faut leur faire la peau,  à ceux-là. C'est également fâcheux pour son armée, mais je pense que la Grèce va devoir abandonner temporairement la volonté de disposer d'une armée nationale capable de défendre son territoire. Les Turcs ne sont plus un danger et si problème il devait y avoir, les autres pays européens pourvoiraient à la défense de l'État hellène.

En finir avec la corruption est un travail de longue haleine, de même lutter contre l'évasion fiscale. C'est à mon avis pour cette raison qu'il faut un tribunal incorruptible avec des enquêteurs directement payés par l'Europe pour traquer les gros fraudeurs.

Tous les euro-députés en sont conscients, on ne peut pas demander un effort de plus au peuple grec. Plutôt que de conditionner l'aide donnée à une cure d'austérité, on aurait dû dès le début la lier à la lutte contre l'évasion fiscale, à la réforme de l'administration, à la lutte contre la corruption et à une refonte du système fiscal. La Troïka s'est montrée irresponsable.

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jeudi, 02 février 2012

16 rafales en France seulement ???!!!!

J'ai entendu que Dassault était bien positionné pour livrer 126 rafales à l'Inde. Mais ce qui m'a fait halluciner, c'est d'apprendre que 16 de ces 126 rafales seront produits et assemblés en France. Le reste, ce sera des sous-traitants français qui fourniront des pièces détachées et l'aéronautique indienne assemblera.

Je n'en reviens pas. C'est tout ? Je me suis d'abord demandé si notre aéronautique militaire délocalisait (une criminelle issue si tel avait été le cas) mais non : d'une certaine manière, c'est pire que cela ! La France n'est tout simplement pas capable de produire plus d'un coup !

Sachant que la France a prévu de s'équiper de 11 appareils par an de son côté pour un total de 180 avions de combat, on voit les limites de notre appareil productif. 

Ouf, Bayrou va pouvoir ajouter une ligne supplémentaire dans son programme de réarmement industriel. Y'a du boulot.

La consolation, c'est que cette commande consacre les qualités d'un avion victime de sa réputation de looser (sur carnets de commande) et de son prix, mais qui dispose en réalité d'un large éventail de possibilités. Polyvalent, il est capable de missions de reconnaissance, d'interception et de frappes au sol.

Il ne fait pas de doute que l'intervention en Libye aura été une occasion de faire état de ses performances. Après, j'imagine qu'il y a aussi une dimension stratégique dans le choix indien. Avec la France en fournisseur unique, il y a peu à craindre d'un éventuel embargo en cas de conflit avec le Pakistan comme l'observait fort judicieusement Pierre Conesa chez Marianne2.

Dassault a des travers, mais il a aussi ses bons côtés, et notamment en ce qui concerne ses règles d'intéressement, il a comme principe immuable de reverser toujours un tiers de ses bénéfices à ses salariés. Si le contrat se concrétise, on va pouvoir sabler le champagne dans les usines du groupe...

11:02 Publié dans Economie, International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dassault, rafale |  Facebook | | |

lundi, 30 janvier 2012

Ça sentait le facho à plein nez à Vienne...

Je me suis déjà exprimé ici sur l'Autriche (faudrait que je retrouve le billet). Ce pays n'a pas été dénazifié en 1945 parce qu'il était sur une ligne de fracture Est/Ouest. Du coup, tous les nazis ont pu s'y planquer, et, aujourd'hui, ils paradent dans les palais impériaux, cachant à peine leur idéologie.

Si on avait pendu ce qu'il fallait de dignitaires nazis et traité l'Autriche comme un pays vaincu, et non annexé en 1946, Marine Le pen n'aurait pas trouvé de cavalier à Vienne.

On peut toujours trouver évidemment des individus recommandables parmi ceux qui ont fait partie des corporations pangermanistes qui se réunissent lors de cet évènement annuel, il n'en reste pas moins que la majorité mérite son certificat de facho aussi authentique que patenté.

Je connais l'Autriche. A moins d'1 kilomètre de Mathausen, personne ne sait où cela se trouve. Cela ne me fait pas rire, et c'est la vérité. Dans le musée de l'armée de Salzbourg, un soldat en tenue flambante du 3ème reich trône juste à côté de la salle de torture. 

Quand j'étais bien plus jeune, j'avais avec un pote de circonstance dragué deux Autrichiennes à la sortie d'une discothèque : engageant la conversation, je leur avais demandé ce qu'elles pensaient de Kurt Waldheim qui faisait alors l'objet d'une polémique. Tout en se déclarant social-démocrates, elles n'avaient trouvé que des mots pour le défendre. On n'a pas fini la nuit ensemble, c'est clair. On a parfois l'impression que "facho" et Autrichien, c'est quasi-consubstantiel.

A Saint-Wolfgang, quand on se promène dans les rues qui sentent leur petite Suisse bien propette, les regards fuyant derrière les rideaux à l'affût de la délation dévoilent le fond de l'esprit autrichien.

Il reste, heureusement, des Autrichiens aussi aimables qu'admirables, mais là-bas, il faudrait un méga grand coup de torchon pour faire du nettoyage. Il y a de la saleté qui s'y est stratifiée depuis 1945, et, depuis que ça dégèle, ça commence à rentrer en putréfaction.

Ce qui est drôle, ce sont les efforts de Marine Le pen pour dédiaboliser le FN tout en se rendant à naziland faire quelques pas de valse.

Les mecs qui organisent ces bals, ils ont quand même proposé Rudolf Hess, dauphin de Hitler en 1939, comme candidat à titre posthume pour le prix Nobel de la paix.

Je pense que Marine Le pen sera désormais dispensée de refaire une demande de visa pour Israël : pas la peine de chercher à dédiaboliser son parti, et puis...il doit y avoir trop de Kahn, là-bas, son père pourrait s'en trouver indisposé...

dimanche, 29 janvier 2012

Bachar el Assad en fuite ?

J'attends que cela se précise, mais d'après une chaîne israélienne, Bachar el Assad aurait tenté de fuir vers la Russie. Mais il aurait été intercepté par l'Armée Syrienne Libre selon le quotidien égyptien « Al-Masri Al-Yaoum ».

A la suite d'une bataille rangée entre la Garde Républicaine et l'ASL, Assad aurait réussi à se dégager et à rebrousser chemin vers Damas. Les combats se multiplient dans la capitale de la Syrie et les insurgés semblent infliger de lourdes pertes aux forces loyales au clan Assad.

D’autres sources affirment que le général Mohamed Khallouf, chef des services de renseignements syriens serait entré en dissidence à la tête d'une division de 300 hommes. Informations supplémentaires à venir en live-blogging dès que j'ai du neuf...

 

MAJ 23h30 : des combats ont apparemment lieu près du palais présidentiel et notamment aux alentours de la Place des Abbassides. Les Damascènes commenceraient à descendre dans les rues (cette dernière information est à prendre avec des pincettes).

vendredi, 20 janvier 2012

Partons d'Afghanistan !

La mort dramatique de soldats français en Afghanistan ne fait que me confirmer dans mon sentiment. Nous n'avons rien à faire là-bas. Je crois, hélas, que rien ne peut empêcher les Talibans de reprendre le pouvoir là-bas. Il m'a fait rire (amèrement, il est vrai) Jacques Follorou du quotidien Le Monde. Il donne encore foi au mythe d'une armée nationale afghane. Bah, le recrutement y est effectué à la hâte, et les motivations des recrues sont d'ordre alimentaire : c'est la gamelle qui les attire, certainement pas la fierté nationale. Pas étonnant d'y retrouver des infiltrés qui eux ont une véritable motivation puisqu'ils sont portés par l'islamisme militant des Talibans.

Fumisterie. Karzaï s'est montré en-dessous de tout. On ne devrait jamais soutenir un gouvernement corrompu, ce devrait être une ligne directrice de notre diplomatie. Les populations afghanes n'ont aucune sorte d'affection pour nous, quelle que soit l'aide y compris humanitaire que la France ait pu apporter.

En réalité, la seule manière de venir à bout des Talibans serait de leur mener une véritable guerre, à la manière de ce qui a été fait pendant la Seconde Guerre Mondiale contre les nazis pour dénazifier le pays. Les enjeux géostratégiques là-bas sont bien trop peu importants au regard de cette époque pour justifier pour l'Occident de passer en économie de guerre. 

Les Afghans préfèrent les Talibans, en dépit de leur barbarie, aux oligarques féodaux et corrompus du régime actuel. On peut le comprendre, même si c'est navrant.

Nous savons tous très bien ce qu'il se passera une fois les troupes occidentales parties : le régime de Karzaï, en dépit de ses rotomondades et de ses tentatives de négociation avec les Talibans, s'effondrera comme un château de cartes.

Les Afghans ne sont pas nos alliés, encore moins nos amis. Tout ce que nous pouvons faire, c'est offrir l'asile politique aux libéraux afghans, ou alors, nous replier là où l'Islam est plus doux, les êtres humains plus affables : dans la zone tadjike au Panshir, là d'où venait le Commandant Massoud. Si, bien sûr, on nous demande de l'aide là-bas.

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samedi, 31 décembre 2011

Inquiétante Hongrie

Ce qui se passe en Hongrie me paraît de plus en plus inquiétant : qu'une loi permette au gouvernement de désigner les adjoints du directeur de la Banque centrale, évidemment, ce ne sont pas mes options économiques, mais, à la limite, cela relève d'un choix politique que je peux comprendre, celui de vouloir contrôler sa propre banque centrale. Les Hongrois s'en mordront les doigts, mais cela ne contrevient pas aux libertés.

En revanche, décréter arbitrairement que telle ou telle religion mérite ou non une subvention publique, je n'aime pas du tout. Nommer un antisémite notoire, qui publier régulièrement sur le complot juif à la tête d'un théâtre national, c'est à l'évidence faire le lit de résurgences qu'il faut bien appeler néo-nazies. Faire porter aux Socialistes actuels le chapeau des crimes des communistes, c'est tout simplement ridicule. Mais, sur ce point, on va rire : comme on le sait, quand on crache un gros glaviot vert par la fenêtre d'une bagnole qui roule vite, il a une fâcheuse tendance à vous revenir direct dans la gueule. J'ai cru comprendre qu'il y avait bien plus d'anciens cadres du PC du temps de l'URSS au sein du Fidesz, le parti conservateur actuellement au pouvoir que chez les Socialistes. Comme la loi prévue vise les anciens dirigeants communistes, on pourrait ne pas tarder à adopter profil bas au Fidesz.

Ce n'est pas tout : une loi permet au pouvoir d'infliger des peines très lourdes aux médias pour atteinte à la morale publique et décrète qu'il n'y a plus de secret des sources. Cet aspect avait fait bondir l'ADLE au Parlement européen qui avait immédiatement réagi. Si finalement Viktor Orban a du mettre de l'eau dans son vin, le compte n'y est pas, et Marielle de Sarnez faisait bien dans sa lettre de mars 2011 de dénoncer une intention liberticide : 

« les arguties juridiques derrière lesquelles se retranchent le gouvernement hongrois ne changent rien au fond: il s’agit d’une loi liberticide et l’intention est bien de bâillonner la presse. Il est des sujets non négociables si l’on veut que l’Europe ait un sens. La liberté de la presse en est un »

Cerise sur le gâteau, les juges sont désormais à discrétion du Procureur qui peut sélectionner le tribunal de son choix. Étouffement des affaires garanties.

A cela s'ajoutent des discours plus que douteux sur la Grande Hongrie et le Traité du Trianon. Un pays de l'UE peut traverser une phrase avec un gouvernement d'extrême-droite , c'est ce qui s'est passé en Autiche,  mais cette fois, le Fidesz détient les deux tiers des voix au Parlement.

Bref, c'est pas la joie en Hongrie...

00:36 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : hongrie, fidesz, orban, sarnez |  Facebook | | |