Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 15 mars 2013

Budget militaire en baisse, envoi d'armes en Syrie ?

Le gouvernement Ayrault est foncièrement incohérent avec le budget de la Défense que Moscovici veut saigner sans états d'âme.

J'entends qu'il est question de baisser la part dévolue à notre défense nationale à un niveau historiquement bas et, dans le même temps, Hollande veut envoyer des armes en Syrie ???????

Il faut au moins mettre en cohérence les actes et les déclarations. On n'envoie pas d'armes à l'étranger quand on n'est soi-même pas capable d'équiper ses propres forces faute d'allocation des fonds nécessaires.

Si Hollande veut jouer au Grand de ce monde, qu'il s'en donne au moins les moyens.

Un tiers des Français est prêt à sacrifier en priorité notre Défense pour faire des économies. Quelle inconséquence ! En-dessous d'un certain seuil, nous ne serons plus en mesure de monter des opérations de secours pour récupérer des Français en danger à l'étranger, et pas davantage en état de disposer d'un renseignement efficace faute de moyens.

Nous ne devrions pas mettre en danger nos fonctions régaliennes. L'Armée, c'est vraiment la facilité de taper dessus, elle ne dit jamais rien par tradition d'obéissance au pouvoir politique.

Nous risquons de sacrifier notre industrie d'armement et notre défense parce que l'actuel gouvernement est incapable d'aller ponctionner les fonds là où ils sont gaspillés au sein de nos diverses administrations. 

C'est inadmissible. C'est écoeurant de malhonnêteté. Depuis de nombreuses années, les dirigeants politiques français utilisent l'armée pour redorer leur blason et dans le même temps, ils n'en laissent que le squelette. On en est désormais à ronger les os...

Abandonner les Alaouites à leur sort ? Erreur fatale !

Pendant longtemps le conflit dramatique qui secoue la Syrie a été présenté à l'opinion occidentale comme une guerre entre les bons et les méchants. D'un côté Bachar el Assad et ses sbires, de l'autre, les gentils rebelles.

La réalité est désormais toute autre. Le conflit a pris une dimension largement communautaire. L'ASL est une sorte de magma dont on ne parvient pas à faire émerger des leaders et des interlocuteurs identifiables.

Les gouvernements de l'étranger ne valent rien. L'ASL peut avoir des représentations dans bien des pays, elle ne représente rien en Syrie même où elle ne dispose d'aucune autorité ni légitimité politique. 

D'un point de vue militaire, l'ASL est un agrégat de groupuscules armés dont la seule caractéristique commune est d'être incontrôlables.

Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent abondamment des groupes islamistes qui accueillent en leur sein sans doute aucun des éléments djihadistes.

Si El-Assad et son parti Baas commettent des crimes, dans le champ diplomatique, ils ne sont pas irresponsables et contrôlent leurs troupes.

La minorité alaouite fait bloc, désormais, bon gré mal gré compte-tenu de la situation, derrière le pouvoir syrien. Les Alaouites sont l'un des peuples les plus libres et ouverts dans le champ social de tout le Proche-orient. Les femmes alaouites marchent fièrement et sans voile et disposent de droits dont aucune Sunnite n'a jamais disposé.

Je reçois parfaitement les propos de François Bayrou qui met en garde la France puisque l'actuel gouvernement a décidé de livrer des armes à l'opposition syrienne. Nous ne savons pas à qui nous livrons des armes et nous devrions en conséquence nous abstenir.

Et je rejoins  Marielle de Sarnez qui itnervenait hier sur la situation en Syrie : 

«Nous devrions nous concentrer sur ce que nous pouvons et ce que nous devons faire»

Marielle de Sarnez distingue deux urgences : l'une humanitaire, l'autre politique.

il faut acheminer l’aide humanitaire dans les zones libérées en passant par la coalition et par l’ASL, ce qui est concrètement absolument possible. Il faut deuxièmement aider davantage les réfugiés qui sont dans les camps dans les pays voisins autour de la Syrie.

- La Ligue Arabe a lancé un appel à la coalition nationale syrienne pour que celle-ci désigne une instance exécutive et participe ainsi au sommet arabe de Doha. J’aurais aimé que Madame Ashton nous donne son point de vue sur cette initiative. Je pense très important que les forces d’opposition syriennes se dotent d’un véritable gouvernement. Je pense fondamental que nous pesions de tout notre poids et que l’Union européenne veille avec eux à ce que cette opposition inclue et intègre l’ensemble des communautés ethniques et religieuses dans son projet politique pour la Syrie

10:01 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, bayrou, sarnez, alaouite |  Facebook | | |

vendredi, 08 février 2013

God save the Queen...et l'Europe !

Profond soupir. Je ne sais pas ce qui a pris Robert Rochefort, euro-député MoDem pourtant raisonnable habituellement. Le voilà qui propose une sortie du Royaume-Uni sur la base d'un référendum européen.

Si j'étais très méchant avec mon parti, j'aurais des mots très durs pour disqualifier cette proposition aussi idiote que populiste.

J'ai toutes les peines du mal à croire le Lab qui affirme que le service presse du MoDem lui aurait déclaré que mon parti s'apprête à faire une proposition publique en ce sens.

Grâce à Dieu, Bayrou ne s'est pas prononcé sur le sujet, pas plus que Marielle, et je n'imagine pas un seul instant que l'un ou l'autre valident une initiative aussi dépourvue de bon sens.

Nous ferions mieux plutôt d'assurer de notre sympathie nos amis libdems en Angleterre et faire notre possible pour donner des arguments susceptibles de faire progresser l'europhilie en Grande-Bretagne.

Cameron essaie de jouer de très mauvaises cordes pour enfoncer l'Europe dans son pays. La réaction récente de Moscovici qui rappelait aux entrepreneurs anglais qu'ils étaient les bienvenus chez nous s'ils souhaitaient s'installer en France était tout de même plus fine et subtile que celle de proposer de sortir les Anglais comme des malpropres.

Pour moi qui travaille sur le projet européen du MoDem, je suis évidemment consterné d'une telle sortie au sein de notre parti. J'espère (je le pense en fait) qu'il ne s'agit que d'une opinion aussi malheureuse qu'isolée et que notre service de presse s'est imprudemment précipité.

Les Djidahistes amputent mais le Mali excise...

Le Merle Moqueur rappelle fort opportunément qu'au Mali, 9 fillettes sur 10 sont encore excisées. Et franchement, cela me paraît  au moins aussi monstrueux et criminel que l'amputation.

Compte-tenu du rôle de la France dans la libération du Mali, je pense que cela va être le bon moment de donner de la voix. Certes, officiellement, le Mali proscrit l'excision, mais dans la pratique, il n'y a aucun contrôle digne de ce nom ni loi qui interdisent cette mutilation particulièrement abominable et douloureuse.

Puisque nous bénéficions d'un courant de sympathie au sein de la population, désormais, la France a une très belle fenêtre de tir dans l'opinion, là-bas, pour rappeler son opposition radicale à une pratique aussi vile que vicieuse et sadique.

Bref, gâchons la fête et venons-en aux choses sérieuses. Bien des associations ont saisi la question à bras le corps sur place, comme Plan International, par exemple, alors j'aurais honte que mon pays ne s'engage pas nettement au moment où il le peut.

Monsieur Hollande, à vous de jouer...

18:30 Publié dans International, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mali, excision |  Facebook | | |

jeudi, 07 février 2013

Le G20 comme si vous y étiez !

Je salue les très originales et intéressantes initiatives de Youth Diplomacy. Fondée par un militant MoDem, Thomas Friang, actuel président des Jeunes Démocrates, cette association essaie d'impliquer la jeunesse dans les processus de décision internationaux en répliquant chaque grand sommet (G8, G20, cycle de Doha, par exemple) et en organisant des rencontres et des débats à l'issue desquels l'association dépêche de jeunes ambassadeurs aux grandes conférences internationales.

Dès demain, Youth Diplomacy organise sous le patronnage du Ministère des Affaires étrangères une simulation de négociation afin d'assurer le recrutement d'ambassadeurs qui participeront au prochain G8 (à Londres) et au prochain G20 (à Saint-Pétersbourg) en juin 2013.

C'est au 79 rue de la République à Paris, dans le 11ème, que s'ouvrira la simulation, sur le campus de l'ESCP et elle étudiera les priorités pour la prochaine présidence russe du G8 et du G20.

L'ambassadeur de Russie en France, Alexander Orlov sera présent.

Youth Diplomacy est représenté par plusieurs jeunes ambassadeurs auprès de grandes instances dans plusieurs grandes villes du monde.

En 2012, elle avait recruté les délégués français (pour la jeunesse) qui s'étaient rendus au G20 sous la présidence du Mexique. Une telle initiative intéresse les grands de ce monde et les nations du G20 et du G8 ont intégré depuis 2006 cette préoccupation.

Les jeunes qui se rendent à leurs sommets n'y font donc pas que de la figuration.

La lecture du rapport annuel pour 2012 de l'association est à cet égard instructif.

lundi, 21 janvier 2013

L'Algérie a fait du mieux qu'elle a pu

L'issue, prévisible, de la prise d'otages en Algérie a été dramatique tant les djhadistes n'ont pas hésité à massacrer leurs otages quand ils le pouvaient. Pourtant, compte-tenu de l'assaut mené par les forces algériennes, le bilan aurait pu être infiniment plus lourd.

De toutes façons, que pouvait-elle faire d'autre en dehors de mener l'assaut ? La vermine intégriste qui avait essaimé dans toute la base pouvait la piéger entièrement et provoquer un holocauste.

A défaut, elle s'apprêtait à tenter de déménager la totalité des otages après les avoir bardés d'explosifs.

Il  n'y avait pas beaucoup de possibilités et Fabius a bien fait de prendre la défense des Algériens. Il reste à espérer qu'Algériens et Français réussiront à construire le partenariat nécessaire à l'éradication définitive des djihadistes.

00:03 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algérie, otages |  Facebook | | |

dimanche, 20 janvier 2013

Le Japon devrait modifier sa doctrine de défense

Le Japon a vécu l'issue de la Seconde Guerre mondiale comme un tel traumatisme militaire que ce pays n'a plus jamais voulu avoir quoi que ce soit avec la guerre.

Au début, c'était une décision des forces alliées, mais par la suite, c'est devenu de l'auto-censure.

S'ils le voulaient, les Japonais pourraient assembler des bombes atomiques en 6 mois à peine et il ne leur faudrait pas plus de quelques années pour se doter d'une armée de premier ordre.

Évidemment, s'ils le faisaient, cela sèmerait la panique en extrême-orient : même si 70 années se sont écoulées la cruauté de l'occupation japonaise est encore dans de nombreuses mémoires, en Chine ou en Corée, par exemple, d'autant que les ambiguïtés de l'Empire du Soleil Levant ne sont pas pour lever toutes les craintes quand il s'agit de reconnaître ses fautes passées...

Le Japon sous-traite toute sa défense à l'Amérique depuis de nombreuses années. De ce fait, diplomatiquement, c'est un nain incapable de projeter la moindre force à l'extérieur de son territoire.

Le Japon n'est partie prenante de rien en Afrique si ce n'est de l'exploitation de ressources or c'est ce pays qui a dû déplorer le plus de morts parmi les nations occidentales.

La peau d'un Japonais ne vaut rien ou presque pour un djihadiste : pas de troupes au-dehors dont on pourrait réclamer le retrait, pas de forces militaires conséquentes, pas de groupe d'intervention d'élite dont on pourrait craindre l'action. Les djihadistes les ont donc abattus sans aucune vergogne et ce sont eux qui ont le plus lourd bilan parmi les nations occidentales.

Ce pays est militairement émasculé depuis plus de 60 années. Si les Japonais s'obstinent à demeurer des anti-militaristes acharnés et à ne pas vouloir intervenir dans les affaires du monde au point de ne pas même être capables de venir en aide à leurs ressortissants, il est à craindre qu'ils ne doivent par la suite se contenter de continuer à pleurer leurs morts...

J'aimerais avoir sur ce sujet l'avis du très informé blogue du MoDem au Japon...et ce ne serait pas non plus inintéressant d'avoir celui d'EGEA.

18:10 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : japon, défense, algérie |  Facebook | | |

L'Europe ? Une sorte de SDN, quoi...

On ne peut comprendre le titre de mon billet si l'on ignore ce qu'a été la SDN. La Société des Nations, c'est une sorte de l'ONU de l'entre-deux guerres. Elle avait pour objet d'assurer une paix universelle entre toutes les nations à la suite du carnage de la première guerre mondiale et, dans les faits, par sa faiblesse, en raison de l'égoïsme et de la lâcheté des États, elle a avalisé toutes les annexions, toutes les compromissions et tous les coups de force des régimes totalitaires.

Marielle de Sarnez s'avouait consternée mardi dernier à l'issue du débat sur l'intervention française au Mali. Un président de la Commission absent, idem pour celui du Conseil Européen, un hémicycle clairsemé et trois euro-députés français seulement pour s'exprimer dont le coup de gueule de Cohn-Bendit et l'intervention de Marielle herself au nom de l'ADLE.

Difficile de ne pas partager la tonalité désabusée d'Olivier Kempf d'EGEA. Finalement, l'Europe de la Défense, c'est une vaste fumisterie. Les seuls pays qui nous apportent de 'laide c'est la Belgique, le Danmark et l'Angleterre. Les deux derniers, comme le note Olivier Kempf sont ceux qui sont le plus hostiles à la fameuse PSDC (Politique de Sécurité et de Défense Commune).

Comme Européen, j'en ai un peu assez de passer pour une couille molle. Les autres pays européens ne sont bons qu'à émettre des protestations, financer des programmes humanitaires et passer des accords économiques.

A la limite, comme le dit le blogueur d'EGEA, on se débrouille encore mieux tout seul que mal accompagné. Avec toutes leurs difficultés, les pays africains ont tout de même été plus prompts à réagir que l'Europe, attendant sans doute qu'on prenne ses ressortissants en otage.

Bien sûr, les critiques vont sans doute pleuvoir sur l'Algérie en raison de la brutalité de sa réaction, mais que pouvait-on négocier avec des fanatiques qui avaient garni plusieurs otages de colliers d'explosifs (Ça n'a d'ailleurs pas manqué, ces salopards les ont fait exploser) ? Et de toutes façons, la doctrine algérienne (et les Algériens ont de très bonnes raisons de savoir comment fonctionnent les djihadistes pour les avoir pratiqués pendant 20 ans) c'est de ne pas céder. Pas de négociations et de la frappe directe. Et comme ils savaient que les Occidentaux allaient palabrer ils n'ont pas perdu de temps à les informer de leurs intentions. Les NINJA (équivalent algérien du GIGN) ont certes été dissous mais l'expérience est restée et plusieurs des hommes qui avaient animé ces unités d'élite sont désormais dans l'armée algérienne.

En fait, dans cette histoire, tous ceux qui sont les premiers à lever haut l'étendard du droit ont été aussi les premiers à se défiler, Afrique du Sud comprise car il ne faut pas croire que seule l'Europe est concernée.

J'avoue que je suis de plus en plus désabusé avec l'Europe. Au fond, les États européens, c'est comme les individus que l'on croise tous les jours au coin de la rue : chacun pour sa pomme. On agite quelques petits drapeaux, on beugle les slogans qu'il faut pour faire bonne figure et se donner bonne conscience, et après, chacun chez soi, un pour tous et tous pour Dieu...

jeudi, 17 janvier 2013

Quand l'Europe sera seule face au terrorisme

Je crois vraiment qu'en dehors des Français et de quelques eurodéputés (Particulièrement Marielle de Sarnez et plus généralement ceux de l'ADLE), nos compatriotes continentaux ne comprennent pas les enjeux profonds de la guerre qui se déroule au Mali.

Pendant des années l'Amérique a joué les gendarmes du monde au Proche-Orient laissant la France, au temps de la françafrique gérer les choses en Afrique subsaharienne. 

Si les USA se sont longtemps occupés de géopolitique dans cette région du monde c'est que leurs approvisionnements énergétiques trouvaient là plusieurs de leurs sources principales.

A l'heure actuelle, la révolution des gaz de schiste en Amérique pourrait bien changer la donne et plus vite qu'on ne le croit. Si les USA deviennent premiers producteurs mondiaux et atteignent l'auto-suffisance énergétique qui peut croire un seul instant qu'ils viendront s'embourber dans des guerres qui ne les concerneront plus ? Ils se retireront des affaires et les Européens se retrouveront en première ligne.

La France vient d'empêcher in extremis le Mali de devenir une plaque tournante du terrorisme : si les djihadistes s'étaient emparés de Bamako il aurait été extrêmement difficile de reprendre la ville par la suite et cela aurait coûté des centaines de morts au bas mot côté français. 

Mais la France n'a pas le dos assez solide pour jouer les gendarmes ne serait-ce que d'une région du monde. L'Europe attend lâchement qu'elle fasse le boulot en poussant un ouf de soulagement.

Marielle de Sarnez et François Bayrou déplorent à juste titre l'absence d'une défense et d'une armée européennes. Aujourd'hui, en fait de défense, on ne compte en Europe que des électrons isolés et les gouvernements européens utilisent généralement la défense comme variable d'ajustement budgétaire   pour financer leur protection sociale.

En France, pendant que le Qatar assure panem et circenses avec son PSG il nous détourne de ses véritables agissements au Mali entre autres. Rien d'étonnant à ce qu'il n'ait pas vu d'un bon oeil notre intervention sur ce qu'il s'apprêtait à considérer comme ses nouvelles late-bandes.

A vrai dire, comme d'autres, je me suis laissé abuser dans le passé, sur ce blog, par l'apparence libérale et lisse qu'offre le pouvoir qatari avec sa chaîne d'information où tout semble pouvoir se dire mais je suis revenu de cette opinion erronée. J'en donne (pour une fois) quitus à Marine Le pen qui mettait en garde contre l'influence grandissante de ce pays chez nous et que j'ai (sur ce coup-là) conspuée à tort.

En tout état de cause cette guerre au Mali n'est pas française mais européenne. Que comptent faire les Européens ? Attendre que l'Islam radical occupe la totalité de l'Afrique avec la bénédiction de puissants états pétroliers ? Les USA ont longtemps joué avec le feu et s'en sont mordus les doigt un certain 11 septembre 2001. Nous devrions apprendre de l'expérience des autres.

En France, on conchie les fédéralistes européens en les soupçonnant de vouloir jeter à bas les nations. Sans verser dans cette extrémité il est pourtant évident qu'il ne saurait exister d'Europe puissante et déterminée sans l'unification d'un certain nombre d'institutions aujourd'hui nationales.

La situation qui prévaut actuellement au Mali d'abord puis aux abords de l'Algérie en est une illustration aussi éclatante que fâcheuse...

lundi, 14 janvier 2013

La France doit trouver des alliés au Mali

L'opération militaire contre les djihadistes intégristes musulmans est bien engagée à l'heure actuelle par la France. Le Président Hollande a bien préparé le terrain.

Toutefois, les guerres récentes montrent que ce type d'action ne peut avoir d'issue sans disposer de relais au sol. Si les Américains s'en étaient tenus au seul renversement des Talibans en 2001 la situation serait sans doute autre aujourd'hui en Afghanistan. A l'époque, ils pouvaient compter sur la force de frappe de l'Alliance du Nord conduite par les proches du Commandant Massoud et sur une opinion publique pas forcément hostile.

Plus récemment, la guerre en Libye s'est soldée par un succès parce que les forces britanniques et françaises ont eu le souci de ne prendre aucun risque dans leurs frappes envers les populations civiles et parce qu'elles ont pu appuyer la rebellion.

Au Mali, il va falloir trouver des forces militaires pour appuyer les attaques aériennes et occuper le terrain laissé vide par les islamistes. L'armée malienne fait sans doute ce qu'elle peut, mais ce pays est très faible et très pauvre. Face à des fanatiques surarmés grâce à l'or de l'islamisme international, elle ne fait pour l'instant pas le poids. Les Touaregs sont plutôt bien organisés, quant à eux, mais leurs récents affrontements avec les islamistes se sont conclus par des défaites.

La population malienne, quant à elle, accueille avec soulagement l'intervention française, visiblement. Le règne de terreur des islamistes, leurs exactions, ont largement exaspéré les civils.

Les États Africains, eux, poussent un ouf de soulagement au moment où la peste djihadiste commençait à se propager à leurs portes.

La France peut compter une fois de plus sur l'amitié anglaise, les Britanniques ayant prévu d'envoyer des avions de transport, et sur le soutien logistique américain (observation des drones).

Je crois indispensable de faire de l'armée malienne, et, si c'est possible, des milices d'auto-défense les fers de lance de la reconquête. Les Maliens veulent reprendre leur pays et ils le disent quand on les interroge. Ils ne demandent qu'à se battre. L'armée malienne a un grand mérite : elle existe ! Avec l'appui français, elle a été capable de faire front contre les islamistes. C'est un très bon point pour elle, même si elle peine et même si on se doute que l'offensive au nord du Mali ne sera pas une guerre-éclair.

La France pourrait profiter des circonstances pour amener une union sacrée entre le Mali et les Touaregs. Cette union pourrait être le ferment d'une solution politique aux revendications futures des Touaregs.

 Dans l'immédiat, il faut concentrer l'action contre l'ennemi commun.

Cette intervention montre enfin à quel point il est essentiel de ne pas sacrifier notre Défense à nos nécessaires économies. Nous ne pourrions pas intervenir au sol si nous devions le faire actuellement. Ne continuons pas à désarmer notre armée. Si la France n'était pas intervenue, à l'heure actuelle, le Mali serait entièrement aux mains des islamistes les plus barbares de la planète.

18:24 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : libye, mali, hollande |  Facebook | | |