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jeudi, 01 décembre 2011

L'Allemagne commence à comprendre qu'elle se tire une balle dans le pied...

Je suis assez étonné des divers compliments qui ont pu être décernés à Angela Merkel depuis la crise de l'euro. Elle est objectivement nulle. Elle n'a rien compris, et, non seulement elle a mis en danger l'euro, mais elle est également une menace pour son propre pays.

Depuis le début de cette crise, la position de l'ADLE et particulièrement du MoDem, en Europe, c'est de mutualiser les dettes en créant des euro-bonds, d'une part, et ensuite, de permettre à la BCE de les acheter, non au coup par coup mais à volonté et sans restriction.

Bien sûr, il faut entourer une telle pratique de solides garde-fous afin de ne pas pousser au vice les dépensiers qui pourraient croire qu'il y a un puits sans fond derrière leurs déficits désormais.

Mais à côté de cela, il y aurait là une belle occasion de coller une baffe monumentale aux spéculateurs de toute sorte : si la BCE achète les obligations des États européens et dispose du simple pouvoir de le faire sans restriction, je vous parie tout ce que vous voulez que les taux d'intérêt même des pays les plus endettés comme la Grèce vont baisser à vue d'oeil.

Comme l'Allemagne fait de l'inflation une obsession, Merkel freine des deux fers depuis le début de cette crise et pousse à ce que chaque État se débrouille tout seul en jugulant ses déficits.

Que l'on soit vertueux est une bonne chose, mais il ne s'agit pas d'abjurer toute intelligence pour autant. A force de laisser penser aux marchés que chaque pays ne devait s'en remettre qu'à lui-même, Merkel a propagé le doute (qui s'alimentait de toutes façons largement de la dette de chaque État). 

Le problème, quand on crache à la gueule de quelqu'un, c'est que s'il y a un coup de vent, le glaviot vous revient dans la tronche. 

Tous les prêteurs se méfient de la zone euro, maintenant. Y compris de l'Allemagne, en dépit de sa rigueur et de son AAA. Résultat des courses, les taux allemants montent !

Merkel ne veut pas voir l'argent allemand dépensé chez des paniers percés, ça, je peux encore le comprendre, mais elle bloque aussi la nécessaire évolution de la BCE avec une absence de vision à long terme totale.

Bayrou a dit que Sarkozy avait mal géré la crise depuis le début : je lui donne raison. Il fallait aller au clash sur le rôle de la BCE avec l'Allemagne. Au pire, l'Allemagne se retirait de l'euro et tous les autres pays donnaient enfin à la BCE le rôle de banque centrale qui devrait lui revenir de longue date. Les Américains ne sont pas un exemple, mais ils agissent ainsi depuis fort longtemps. 

Sarkozy est nettement moins coupable que Merkel au sens où il essaie tout de même de pousser l'Allemagne à accepter cette solution, mais, en public, il se contente de grands mouvements de menton envers l'Italie ou la Grèce au lieu de défendre publiquement becs et ongles cette indispensable évolution.

C'est tout de même terrible : la solution, on la connaît, et nous sommes de plus en plus nombreux à la dire. De même, la crise de la dette des États avait été annoncé, comme celle de l'immobilier, au demeurant, dont les subprimes ne sont qu'un avatar.

A l'heure actuelle, c'est en effet, comme le fait souvent valoir Marielle de Sarnez, de plus d'Europe dont nous avons besoin. Même les mélenchonistes et consorts l'ont compris (Mélenchon est favorable à l'euro). Il n'y a plus que le FN pour dire le contraire.

On peut dire, en somme qu'il y a trois positions en Europe :

- les nationalistes et souverainistes, qui pensent que chaque pays peut jouer sa partition, mais s'exposent à de sévères mesures de rétorsion avec leur protectionnisme

- les docteurs de la foi ès orthodoxie qui ne veulent surtout pas voir l'Europe agir comme un État pourrait le faire, notamment avec une banque centrale qui soit se contenter d'ajuster des taux.

- les individus de bon sens qui veulent plus d'Europe afin que puissent être prises les décisions nécessaires.

Attention, toutefois, dans la 3ème catégorie, il y a bon nombre de paniers percés qui ont conduit nombre d'États européens là où ils en sont : ce sont évidemment ceux-là qui éveillent la méfiance des docteurs de la foi. Satisfaction : le MoDem et plus généralement les partis de l'ADLE ne font pas partie de ces paniers percés :-)

Il est encore temps d'agir, alors vite, maintenant, et, Messieurs les Allemands, dégagez Angela aux prochaines élections...

mardi, 15 novembre 2011

J'ai mieux : ni Hollande, ni Sarkozy, mais Bayrou !!!

Bon, Val le Nain me demande de trouver 10 bonnes raisons de ne pas laisser Hollande entrer à l'Élysée. Ben moi, je suis d'accord, à condition que ce ne soit pas Sarkozy qui prenne sa place. Parce que là, le Sarko, quand je l'entends tenter de lancer le discrédit sur une partie de la population et essayer de trouver de nouveaux bouc-émissaires avec ses fraudeurs, j'ai des éruptions de boutons partout.

Mais la meilleur raison de ne pas laisser Hollande occuper l'Élysée, c'est tout simplement que Bayrou est un bien meilleur candidat et serait un bien meilleur président, tout simplement :-)

Bon, y'a des soirs, comme ça, je n'ai pas trop envie de développer, c'est fatigant. Pour l'instant, Hollande me paraît relativement raisonnable, mais j'ai encore en mémoire son "moi j'aime pas les riches" de 2007 qui vaut bien le "moi j'aime pas les fraudeurs" de Sarko.

Cela dit, il y a dans le programme de Hollande des choses infaisables qu'il persiste à maintenir :

- la retraite à 60 ans. On sait pourtant que c'est ça qui a foutu la grouille dans l'équilibre des caisses de retraites conçues au lendemain de la Libération. Avec une retraite toujours à 65 ans, les caisses de retraites seraient largement excédentaires aujourd'hui. Il aurait mieux valu descendre tout doucement vers 62 ans, et à l'heure actuelle, en dépit de la crise, tout serait nickel.

- il a approuvé les 35 heures. Dans le privé, je ne dis pas, soit, mais dans le public, c'étaient des dépenses tout à fait inconsidérées. 

- ses 60 000 postes de profs sont une embrouille. Cela m'agace, au passage, de voir les Socialistes continuer à opposer prisons et écoles, puisque Sarko veut créer des prisons. Les prisons sont nécessaires, particulièrement à l'heure actuelle, même si elles ne résoudront à l'évidence pas les lenteurs alarmantes de la justice et le manque de moyens criant des tribunaux.

Je ne vais pas épiloguer. Bien évidemment, je préfère de loin Hollande à Sarkozy, et dans un second tour, si les deux devaient être opposés, je n'aurais aucune hésitation à voter pour le premier. Mais bon, cela n'en reste pas moins un candidat par défaut, dans de telles circonstances, et, pour moi, un candidat par défaut, ce n'est pas un bon candidat. 

C'est bien pour cela, qu'à ma modeste mesure, j'essaierai de faire ce que je peux pour que ce soit Bayrou qui soit au second tour en mai 2012, que ce soit contre Hollande ou que ce soit contre Sarkozy.

En tout cas, voilà une chaîne qui mérite quelques tags en bonne et due forme :

Voyons, voyons, h16, évidemment, le mal pensant que j'ai eu grand plaisir à lire pendant les primaires du PS et qu'on aimerait voir à nouveau tapoter quelques notes savoureuses sur son clavier, Alexandre, Xerbias, les deux sont de vrais blogues de droite, mon bouvier favori, et l'expert en politique qu'est Hervé. J'aurais bien ajouté CSP dans la liste pour rigoler, mais ce n'est pas le genre à répondre à ce genre de chaînes...du fond de son goulag, mais il doit être occupé à réparer un mirador en Sibérie, je pense...

23:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : bayrou, hollande, sarkozy |  Facebook | | |

lundi, 17 octobre 2011

Hollande...Sarkozy ? Marine Le pen ? Bayrou ?

Pour moi, il est acquis ou presque que François Hollande sera en finale de la présidentielle. Je ne pense pas que les petits partis de gauche pourront l'inquiéter : le Front National est à près de 20% dans les intentions de vote, d'une part, et, d'autre part, le rejet de Sarkozy est tellement fort que le peuple de gauche ne prendra pas le risque de le voir réélire une seconde fois.

Donc, de ce côté-ci, c'est plié. Éva Joly, qui n'a désespérément rien compris à la France, et même Mélenchon, en dépit de sa spécificité feront des petits scores, voire des tout-petits scores.

Le danger, et le tovaritch CSP l'a bien compris, c'est le FN. Mon chasseur de koulaks favori a à la fois tort et raison. Tort, parce que le FN ne menace pas la gauche directement. Raison, parce qu'en revanche, sa candidate peut accéder au second tour en surclassant Sarkozy. Et ça, c'est un scénario qui me paraît plus qu'envisageable. Marine Le pen part très haut et elle va monter encore plus, j'en suis certain. Elle enregistre de plus en plus de ralliements. Elle menace donc directement Sarkozy, qui n'a d'autre choix pour tenter de regagner le terrain que d'essayer de durcir sa campagne. Sauf que c'est fichu, il a montré son impéritie pendant 5 ans dans les domaines qu'il pourrait partager avec le FN (sécurité, immigration, particulièrement).

Il reste un espace central désormais dégagé. Bayrou est actuellement sur son socle, à 7-8% d'intentions de vote. Il faut espérer qu'il décolle pour rassembler tout l'électorat centriste, que j'évalue à 15% environ. Pas plus, parce que Hollande va fixer tous les sociaux-démocrates et nous ne pouvons donc pas espérer les rallier.

15%, ce serait évidemment très bien. Mais pas suffisant. Il faut réussir à monter à 20 voire 21 pour se qualifier. 

La seconde place de finaliste va donc se jouer entre Marine Le pen, Nicolas Sarkozy, et, s'il réussit à émerger, François Bayrou. 

C'est loin d'être joué pour nous. Le MoDem n'a toujours pas de programme digne de ce nom (ne me parlez pas du projet humaniste, il me donne des boutons rien que d'en prononcer le nom). Il y a un embryon de programme solide et raisonné avec l'État d'Urgence de Bayrou, et heureusement, toutes ses propositions de 2007 qui demeurent à 90% valides. Il va falloir étoffer tout cela, nous avons un retard conséquent sur les autres grandes forces politiques.

Il y a un gros espace sur notre centre-droit. Le MoDem part de loin, c'est un parti de centre-gauche. Mais Bayrou, lui, est un authentique centriste démocrate-chrétien. En principe, il est légitime sur cet espace, même s'il a brouillé considérablement son image ces dernières années.

Il faut donc occuper l'espace de la droite modérée, avec un avantage : elle commence à ne plus pouvoir voir Sarkozy en peinture. Cela ne se ressent pas encore en termes d'intentions de votes (encore que, il suffit de considérer les scores de Borloo, ou même de Morin) mais dans la classe politique, des parlementaires qui sont excédés par Sarkozy, il y en a, d'autant qu'ils ont compris, désormais, qu'il les mène dans le mur.

C'est un très très gros challenge pour nous autres, centristes, mais qui sait : peut-être pouvons-nous coiffer in extremis la droite sarkozyste et le FN sur le poteau.

En tout cas, stratégiquement, ce devrait être notre but. La droite modérée n'a plus rien à perdre, et elle sait qu'avec Sarkozy elle est foutue : qu'est-ce que vous en pensez, l'Faucon, Rubin Xerbias, le Chafouin qui a déjà donné un peu son avis, Alexandre, Vlad,  Val le nain, Corto, Crapoto, Alain Lambert et, tiens, même Koz qui était prêt à balancer un gros caillasse à Bayrou il y a trois-quatre ans ?

Avec Bayrou, il lui reste une petite chance...

mardi, 13 septembre 2011

30 000 places de prison, oui, mais pour quoi faire ?

Décidément, comme l'observait récemment un militant MoDem sur un réseau social, en ce début de pré-campagne présidentielle, la machine à promesses est de retour...

Ainsi, Nicolas Sarkozy promet de construire de nouvelles prisons et d'y ouvrir 30 000 places. Tiens, allez savoir pourquoi, cela me fait penser aux 75 000 postes dans les écoles de François Hollande.

Même méthode. On promet des moyens d'abord, et on envisage, seulement après de réfléchir à ce que l'on veut faire. 

Sarkozy pèche exactement par le même travers que Hollande. Au lieu de définir d'abord une politique se sécurité (j'ai commencé à théoriser ici le concept de répression intelligente), il s'agite, et devant la menace frontiste, s'essaie à nouveau à tirer de vieilles ficelles.

L'encadrement militaire des délinquants est tout simplement ridicule. Je trouvais stupide cette idée de Ségolène Royal et je n'ai pas changé d'avis depuis que Monsieur Sarkozy se l'est réapproprié. Mélange des genres sans queue ni tête : ce n'est absolument pas le rôle de l'armée de s'occuper des délinquants. Il est donc ridicule de lui confier une mission qui n'a rien à voir avec son engagement. Je subodore d'ailleurs que les officiers seraient tout sauf ravis à l'idée de se voir confier une tâche aussi éloignée de ses fondamentaux.

J'entends souvent parler de service citoyen pour les délinquants : s'il faut surveiller chacun d'entre eux cela va coûter des yeux à la tête.

Cela dit dans les annonces de Sarkozy, il y a aussi des choses positives : cela me paraît le bon sens le plus élémentaire de séparer les éléments dangereux (délinquants récidivistes, criminels) des individus ne présentant pas de dangerosité.

Revenons aux 30 000 places supplémentaires : Nicolas Sarkozy prévoit-il des gardiens et surveillants en nombre suffisants pour pouvoir les gérer ces 30 000 places ? Et quid des suivis judiciaires et des moyens pour que les peines puissent être rapidement appliquées ?

Bref, je ne le redirais jamais assez : il faut d'abord penser la politique que l'on veut mener sur toute la longueur de sa chaîne, et ensuite lui affecter les moyens nécessaires, sachant, une nouvelle fois, qu'en période de vaches maigres comme la nôtre, il y aura des arbitrages dans le budget de l'État...

18:17 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : sarkozy, prison |  Facebook | | |

vendredi, 02 septembre 2011

Tu vas arrêter de fumer, Paillé ?

Gentil toutou à son Sarko, allez, aux pieds, Paillé ! N'a pas eu son nonos et n'essaie de mordre ? Tsss, allez, va chercher la baballe !

Finalement, la question, c'est de savoir si on a ou non les lieutenants qu'on mérite...Sarkozy a Lefebvre et Borloo...Paillé !

Paillé (au fait lisez sa biographie édifiante sur wikipedia pour mieux vous faire une idée du personnage) ne sait plus quoi dire pour exister politiquement. Sans doute essaie-t-il de bien se faire voir de son nouveau maître Jean-Louis (va-s-y, Rex, mords, mords, mon bon toutou, mords-le, le François !).

Donc, sa nouvelle psychose hallucinatoire, c'est le deal secret entre Sarkozy et Bayrou. Franchement, lecteur sain d''esprit, qui n'a fumé ni cable, ni haschich, ni consommé aucune forme de substance psychotrope, imagines-tu un seul instant que François Bayrou dont l'opposition constante au maître de l'Élysée est patente, puisse avoir passé un accord avec un homme auquel tout l'oppose ?

Borloo ne parvient pas à percer dans les sondages en intentions de vote alors qu'il se voyait déjà négociant son entrée à Matignon en 2012 et du coup, ses potes tentent le tout pour le tout pour relancer la machine enrayée.

Enfin : faut pas prendre les Français pour des andouilles ! Tenter de faire passer Borloo pour l'opposant et Bayrou pour le gentil collaborateur de Sarkozy, fallait oser. Mais bon, vous savez qui, pour paraphraser une formule fameuse d'un film d'Audiard, ça ose tout...

07:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : paillé, borloo, bayrou, sarkozy |  Facebook | | |

lundi, 04 juillet 2011

DSK ? Jamais je ne voterai pour ce mec-là.

Finalelement, on ne saura jamais vraiment ce qu'il s'est produit dans la suite du Sofitel de New York. L'accusatrice était apparemment trop b elle. Une chose est sûre : 

Naffisatou s'est plainte d'une tentative de viol de la part de DSK. Tristane Banon dépose aussi une plainte. L'économiste hongroise qui a finalement reconnu une liaison avec lui a fait savoir par la suite, même si cela n'a pas été rendu public, qu'elle avait craint pour sa carrière et avait cédé à DSK principalement pour cette raison.

Dans tous les cas de figure, et au minimum, ce gars-là n'est pas sain avec les femmes. Aurélie Filipetti l'avait trouvé très lourd. 

Il est dans la catégorie des harceleurs.

Ce type-là a une double personnalité. Posé comme politique ou professeur, harceleur de femmes qui se prend pour un séducteur dans le privé. C'est sans doute un cas pathologique.

Jamais je ne voterai pour lui y compris contre Nicolas Sarkozy. Je ne m'abstiendrai même pas, s'il revient sur le devant de la scène. Je voterai pour Sarko sans états d'âme.

17:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : dsk, sarkozy, banon, nafissatou, femme |  Facebook | | |

dimanche, 19 juin 2011

Libye, tenez bon, Sarko et Juppé !

Il y deux points de vue sur la Libye (en fait, trois pour être plus précis) : d'un côté, les talibans djidahistes de l'anti-sarkozysme de l'autres quelques esprits nettement plus avisés.

Il faut le voir le Allain Jules, prenant parti purement et simplement pour la dictature khadafiste sanglante et traitant de voyous les rebelles de Benghazi. J'ai cru halluciner en lisant son billet. De l'authentique politburo dans la plus pure tradition stal(inienne) genre Grands Procès de 36 recyclé à la sauce tiers-mondiste, alter-mondialiste et anti-sarkozyste.

C'est pas possible : c'est Séïf qui l'a payé ou quoi, pour pondre un...Non, attendez, ce n'est pas possible : ça doit être un troll, je ne me l'explique pas autrement. Avaler à ce point la propagande du fils Kadhafi, ce n'est pas possible. Il devrait méditer l'aphorisme fameux de Pascal, notre alter-blogueur : l'homme n'est ni ange ni bête, mais le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête...

Non, Sarkozy a raison de s'obstiner (pour une fois) ; il faut tenir et tenir bon. Le Général Pinatel analyse très bien la situation, me semble-t-il. J'ai observé que sur les guerres, les militaires ne se trompent pas trop et estiment assez justement ce qui est possible et nécessaire.

Le temps, à condition de maintenir la pression, joue en faveur de la rébellion et des forces européennes et occidentales venues à son secours. Il ne faut pas lâcher prise.

Au passage, il me semble que Robert Gates, le secréataire américain à la défense, pointe assez justement une conséquence directe de la pression budgétaire qui pèse sur la défense européenne : plusieurs pays européens auraient voulu participer à la coalition, mais ils n'ont tout simplement pas les moyens militaires de le faire.

Attention : à force de considérer la défense comme notre première variable d'ajustement budgétaire, nous autres Européens, nous pourrions bien nous condamner un  jour à être les spectateurs impuissants des répressions des peuples. Et ce ne seront ni los indignados los cretinos  ni les grincheux  et encore moins les "flotilles de cretinados la liberté" qui viendront à leur secours...

09:31 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : libye, sarkozy |  Facebook | | |

jeudi, 05 mai 2011

Hervé Morin est gonflé...

Alors celui-là, il ne manque pas d'air : voilà Hervé Morin qui dénoncé la brutalité du règne de Nicolas Sarkozy après avoir tout avalisé sans broncher pendant des années, et cela simplement parce qu'il est à l'orée d'une nouvelle présidentielle. Amusant.

Le problème, mon bon Hervé, c'est que n'est pas Bayrou qui veut. De 2002 à 2007, Bayrou avait commencé à s'opposer à Chirac et Villepin de manière bien plus manifeste en n'hésitant pas  voter une motion de censure. 

Autant dire qu'Hervé Morin et ses pusillanimes députés néo-centristes sont loin du compte. D'ailleurs, avec qui comptent-ils s'allier, par la suite, si Nicolas Sarkozy est bien le candidat de l'UMP pour 2012 ?...

23:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : morin, bayrou, sarkozy |  Facebook | | |

samedi, 19 mars 2011

Marine Le pen comme Chavez et la Corée du Nord

Ah, je l'ai trouvée comique, la Marine, comme on dit au FN ; c'était Trafalgar, hier. Voilà une personnalité qui craignait en fait de Libye, en début de semaine,  de devoir accueillir des réfugiés. Pour être plus précis, elle envisageait surtout de les jeter à la mer. Et la voilà assez gonflée pour expliquer que la zone d'exclusion aérienne, en Libye, au début de la semaine, elle était pour, mais que maintenant, c'est trop tard.

Non, en fait, Marine Le pen, la démocratie, elle s'en fout. Pour elle, en Libye, c'est juste une guerre civile. Laissons donc ces braves gens se massacrer, cela ne nous concerne pas, en somme. Voilà sa position. Quant à ses modèles, la Chine et la Russie, deux grandes "démocraties" devant l'Éternel. Ou encore la Turquie dont le président (Un islamiste de longue date, rappelons-le) vient recommander aux émigrés aussi bien en Allemagne qu'en France de ne surtout pas s'assimiler, ils nous donnent une idée assez claire de la diplomatie du FN en action. Au demeurant, ce sont les priorités diplomatiques de ce parti dans son programme politique. Quant à l'Allemagne, je renvoie à la très bonne analyse de Gilbert Casasus dans Marianne2 : des considérations purement égoïstes voire cyniques. L'Allemagne traverse une mauvaise passe, avec Angela Merkel.

Laurent Pinsolle a raison d'observer que pour une fois, on peut donner quitus à Sarkozy de son activisme sur la scène internationale. Quitus à Sarkozy, mais également un grand bravo au talent diplomatique d'Alain Juppé, qui a montré l'étendue de son savoir-faire dans cette cause. C'est d'ailleurs à lui que Marielle de Sarnez rendait hier hommage.

Voilà, ça, c'est la diplomatie en version FN. Et ça vient nous parler de grandeur de la France. Laissez-moi rire.

En fait, Kadhafi a trois amis : Chavez, la Corée du Nord et...Marine Le pen...

mercredi, 16 mars 2011

Révélations du fils Kadhafi : ça sent l'intox à plein nez...

Un des fils Kadhafi a des révélations à faire sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, paraît-il. Ah. Tiens, c'est marrant, dans ce genre de cas, je me demande toujours à qui le crime profite. Objectivement, qui peut avoir intérêt à créer le maximum d'ennuis à Nicolas Sarkozy au moment où la France cherche à constituer une coalition, avec l'aval de l'ONU, pour empêcher un tyran de tirer sur son peuple ? Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner.

Seif Al-islam bluffe. S'il avait le début d'une preuve, elle serait envoyée à la presse depuis un moment.

Pendant ce temps, des vautours opportunistes sont prêts à tous les compromis misérables pour se rabibocher avec Kadhafi : voyez le pétrolier italien ENI qui demande à la fin des sanctions contre Kadhafi

Du côté américain, Hilary Clinton a nettement pris parti pour la résolution de la France.

Les Chinois et les Russes paralysent constamment l'ONU dès qu'il est question de s'opposer aux tyrans. Ras-le-bol d'une ONU qui introduit surtout le loup dans la bergerie (voir l'Iran présider le conseil des droits de l'homme, il y a de quoi rire). Est-il acceptable que ces deux pays dictent au reste du monde sa diplomatie, quand eux-mêmes ne se privent pas de réprimer dans le sang des mouvements qu'ils jugent séparatistes ?

C'est évidemment très fâcheux d'intervenir sans mandat de l'ONU car qui pourra empêcher ensuite d'autres coalitions pas forcément bien intentionnées d'agir pour soutenir des tyrans, cette fois ?

Nous, démocrates du monde entier, sommes confrontés à un choix cornélien : laisser écraser l'insurrection ou ouvrir une brèche dans la légalité internationale, une de plus. 

L'option la plus rapide serait évidemment d'armer l'opposition. Il est rageant de songer que nous avons les moyens de neutraliser les forces de Kadhafi en quelques heures et que nous ne le faisons pas. 

Hélas, par un retournement paradoxal, c'est parfois par sa propre négation, la violence, que le droit doit se rétablir. C'est en tout cas mon sentiment, et je suis très loin d'être belliciste, en tout cas, pas plus que ces intellectuels, députés européens et chercheurs qui viennent de signer une tribune dans le même sens que moi aujourd'hui dans le Monde.