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lundi, 03 décembre 2012

Duflot et l'Église : la démago...

Duflot a une manière d'apostropher l'Église qui me hérisse. Plutôt que d'assumer l'inexistence de son ministère et son absence d'idées, elle préfère menacer l'Église de réquisitions avec une implicite leçon de morale qu'elle serait bien en peine de faire appliquer à ses amis.

Et pourquoi ne s'adresse-t-elle pas aux riches bailleurs des Tours de la Défense ? Et pourquoi pas le siège des Verts à Paris ? Ou encore les logements vacants de tous ses copains bobos parisiens ? Ou ceux de fonction que les uns et les autres s'attribuent indûment en dépit de revenus plus que largement suffisants ? C'est son absence totale de compétence qui devrait navrer Cécile Duflot.

S'il y a bien une institution qui joue largement son rôle d'amortisseur social à Paris et en France, c'est bien l'Église. Je comprendrais très aisément que ce fût un archevêque ou un évêque, ou toute autre autorité religieuse catholique qui fît une injonction aux congrégations, mais en revanche, je me demande de quoi se mêle Duflot. On n'est pas chez les Soviets, en France, et son oukaze, elle peut la remballer.

La méthode Duflot ? L'exécrable sans-gêne caractéristique de la boboisation  qui frappe notre capitale et une large partie de sa proche banlieue.

Pour ma part, je déteste ce populisme facile et laïcard à la petite semaine et je rappelle à la première camarade du Komsomol Ziéloïnïi Verdovitch qu'en France, la constitution garantit encore à peu près la propriété privée.

J'en profite, après tout, les municipales de 2014 ne sont pas si lointaines, pour évoquer une piste que Marielle de Sarnez envisageait d'explorer en 2008 pour le MoDem afin faire face à la précarité en matière de logement : l'idée vaut ce qu'elle vaut, mais elle a le mérite d'exister même si j'imagine qu'un concert de bonnes âmes repues et dégoûlinantes va hurler au loup et au logement au rabais.

Marielle s'était très justement dit qu'il existait des logements peu coûteux et mobiles démontables et montables aisément : ce sont ceux que les ouvriers utilisent sur les chantiers, c'est à dire des sortes de cabines. Elles comportent un confort généralement rudimentaires mais suffisant pour l'essentiel. Elle avait donc imaginé (ou si ce n'est elle, son équipe au MoDem) la mise en place d'un service d'urgence capable de monter et démonter ces petites unités pour des périodes plus ou moins longues selon les saisons et les aléas climatiques. Ces unités de logement pouvaient être installés temporairement sur certains trottoirs larges, places de stationnement, parcs, zones non-occupées, et cetera...

Pour ma part, j'avais trouvé l'idée intéressante et à creuser. Je ne suis pas sûr que le MoDem l'ait proposé en 2008, mais en 2014, quand nous bâtirons notre nouveau projet, je pense qu'il serait intéressant d'y réfléchir. En tout cas plus que de n'avoir pour seul programme que d'apostropher l'Église...

09:34 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : logement, paris |  Facebook | | |

mardi, 27 novembre 2012

Et la racaille recommencera...

Après la tolérance envers les violeurs, voilà le laxisme avéré avec la racaille de la pire espèce.

Souvenez-nous, il y deux ans, une affaire avait défrayé la chronique : une sympathique et honnête famille s'était rendue au Parc Astérix dans le nord de la région parisienne pour s'y détendre un après-midi. Parents et enfants attendaient tranquillement et patiemment leur tour quand de la racaille, habituée à réger en maître sur sa zone a débarqué et s'est arrogée le droit de passer devant tout le monde.

Comme la famille se plaignait, mécontente, la racaille a rappliqué après coup en bande, 20 à 30 individus et a tabassé absolument tout le monde.

Résultat des courses ? 7 condamnations seulement, et de la prison avec sursis. Prison avec sursis, ça veut dire pas de prison. De qui se moque-t-on ? Et les autres ? Même pas un jour ferme alors que j'imagine que la famille terrorisée ne risque pas de remettre les pieds là-bas.

Au passage, il y a une faute du Parc Astérix que je constate dans bien des files d'attente : des caissiers ne devraient pas accepter de servir les resquilleurs outranciers. 

Il faut quoi ? Que l'on se fasse justice au pistolet-mitrailleur sur la racaille pour espérer un jour secouer la magistrature ? C'est la pire des issues, mais c'est ce qui finit par se produire quand les gens ordinaires n'en peuvent plus d'être menacés et de subir des pressions incessantes de ceux qui baignent dans une impunité ordinaire tout à fait extraordinaire.

Je note qu'aujourd'hui, une jeune fille enlevée et violée par trois hommes est parvenue à poignarder l'un d'entre eux. Je lui tire mon chapeau. J'espère que l'ordure de violeur va conserver des séquelles graves s'il a survécu. J'espère que la justice aura au moins la décence de ne pas lui faire le moindre tracas. Avec la justice de merde qui est la nôtre, on n'est jamais à l'abri d'un juge arrogant et imbécile sûr de son "bon" droit.

dimanche, 25 novembre 2012

L'incroyable tolérance dont bénéficient les violeurs

S'il y a bien un crime qui mérite dix fois la mort pour moi, c'est bien le viol. A défaut, on pourrait au moins enfermer dans un cachot les auteurs des viols car ils ne méritent ni compassion ni rédemption.

Je ne puis que souscrire à l'appel des 313, bien évidemment, et féliciter ces femmes pour leur courage.

Je suis frappé de la légèreté avec laquelle on condamne les auteurs d'agressions sexuelles en France, sans parler des autres pays (en Égypte, au Pakistan, en Afghanistan, par exemple, ce n'est même pas un crime mais une pratique ordinaire encouragée par de larges parts de la population).

L'affaire de la jeune Chloé est une brique supplémentaire dans le mur. On savait que Kamel B. faisait partie de ces dégénérés dont on ne devrait pas même tolérer l'existence et pourtant, l'individu gambadait en toute liberté dans la nature sans être inquiété davantage.

Les violeurs ne sont pas punis comme ils devraient l'être en France et leurs crimes sont prescriptibles alors qu'ils ne devraient pas l'être.

Taubira s'est montrée très pressée de criminaliser les clients de la prostitution mais dans le même temps a délivré un message largement laxiste aux criminels. Entre son féminisme et le laxisme ordinaire qu'elle professe au nom d'un humanisme aussi dégoûlinant qu'exaspérant elle a choisi le second. 

Le gouvernement pourrait légiférer sur ce sujet mais se contente de bonnes paroles parce qu'à gauche, la répression, cela demeure le mal. La fibre libertaire garde de la vigueur.

Comment voulez-vous qu'un individu admette qu'il est l'auteur d'un viol s'il n'est pas couvert d'opprobe à la mesure de son acte ? Que fait la diplomatie française auprès de la justice égyptienne alors qu'une de ses ressortissantes a été sexuellement agressées au vu et au su de tous ? 

Je suis toujours frappé par la faiblesse des peines finalement  prononcées. Je crois qu'il y a toute une série de mesures à prendre pour lutter contre le viol :

- former les forces de police de manière à ce que les dépositions soient les moins douloureuses possibles.

- investir dans des moyens humains afin de suivre les victimes mais aussi leurs auteurs.

- garantir aux violeurs qu'ils paieront très cher leur crime et faire en sorte que cette promesse soit effective.

- éduquer très tôt notre jeunesse, non avec des discours de béni-oui-oui, dont tous se moquent, mais par des mesures concrètes dans le système éducatif à commencer par une révision de l'échelle de sanctions quand des discours et des insultes ouvertement sexistes sont proférés.

23:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : viol |  Facebook | | |

vendredi, 23 novembre 2012

Le système Descoings mis à jour

Je vois avec satisfaction que le système Descoings que je n'ai eu de cesse de dénoncer est enfin mis à jour à l'IEP. J'avais démontré ici même que les frais de scolarité devenaient exorbitants pour les gens du commun tandis que Descoings et toute sa clique se donnaient bonne conscience ou plutôt jetaient de la poudre aux yeux en allant recruter des indigènes des cités.

On sait maintenant que toute cette esbrouffe, tout ce rêve d'high-school à la française n'avait pour objet que d'assurer les rémunérations les plus folles à un quarteron d'intervenants nantis et copains comme cochons avec Descoings.

Je n'ai jamais pu encadrer Descoings. Je me suis tu à sa mort par respect pour sa famille, mais il ne faut pas non plus pousser mémère dans les orties. 

Je crois avoir suffisamment dénoncé ici son arrogance crasse de bourgeois mondialiste pressé de dézinguer tout ce qui pouvait rappeler l'exception culturelle française pour avoir aujourd'hui la moindre retenue pour dénoncer son oeuvre.

Descoings a incarné tout ce que je déteste au sein d'une certaine bourgeoisie qui se veut internationale. J'espère que Science-po saura retrouver un autre visager que celui qu'il lui avait donné.

00:13 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : iep, descoings |  Facebook | | |

mardi, 20 novembre 2012

Huile de palme et nutella : halte aux hypocrisies.

Il y a un haro général  sur le nutella depuis trois quatre ans et sur l'huile de palme en général. Je juge particulièrement hypocrite de taxer l'huile de palme au prétexte qu'elle serait dangereuse pour la santé.

De deux choses l'une : soit elle est vraiment dangereuse et interdisons-là, soit elle ne pose pas de problèmes et dans ce cas, le projet de taxation est surtout un bon prétexte pour remplir les caisses de l'État à peu de frais sur le dos des consommateurs.

Le Nutella est devenu le nouvel emblème du diable oléagineux. En fait, le surcoût pourrait entraîner des consommateurs à se tourner vers des pâtes à tartiner toujours plus low-cost. Pas sûr que notre pays y soit gagnant en termes de santé publique.

L'huile de palme est à l'origine un aliment traditionnel truffé de bêta-carotènes (donc, un bonheur pour favoriser la protection contre le cancer). Le vrai problème n'est pas l'aliment en tant que tel mais sa préparation dans notre alimentation qui en détruit les vertus et en favorise les aspects néfastes.

La production massive d'huile de palme tend également à réduire la bio-diversité et à provoquer des déforestations massives de palmeraie quand les palmiers sont devenus trop haut.

Il vaut mieux, dans ces conditions, mettre en avant les nécessités d'un commerce équitable et environnementalement respectueux. Mais ça, c'est l'affaire des associations. Si l'État veut jouer un rôle positif, à lui de créer un environnement juridique et fiscal amical pour les associations de consommateurs.

Unico, une enseigne que j'apprécie généralement, a choisi de court-circuiter l'information culinaire et diététique en renvoyant à l'huile de palme les maux qui assaillent nos sociétés d'abondance avec un message simple pour ne pas dire simpliste.

Il vaudrait mieux s'engager sur la manière dont l'huile est extraite et sa préparation. C'est la cuisson et l'ajout d'autres produits qui la rendent néfaste.

Au fond, toute cette polémique qui s'est déplacée sur le terrain économique et moral relève pourtant d'une science élémentaire bien connue de nos Anciens : la diététique.

Ce n'est pas de consommer du nutella qui est fâcheux pour la santé. C'est d'en consommer trop. Et il en va ainsi de la plupart des aliments.

On peut alors se demander si la gestion des caractéristiques de notre alimentation est une responsabilité individuelle ou collective (donc étatique).

Je persiste pour ma part à considérer que le consommateur est raisonnable à condition qu'il dispose des informations adéquates. C'est sur ce terrain, bien opaque, qu'il convient de se battre.

Cette bataille n'est pas fondamentalement différente de celle que je mène pour le made in France et plus généralement le marquage d'origine. Ce par quoi nos marchés pèchent, c'est par l'opacité des informations qui devraient figurer sur chaque produit et les mesures en, catimini votées dans d'obscures commissions.

Apprenons aux enfants à lire les étiquettes des aliments, contraignons par la loi les entreprises agro-alimentaires à afficher vraiment ce qu'elles glissent dans leurs produits, mais finissons-en avec ces farces grotesques autour des taxes ou alors, que le gouvernement ait le courage de dire qu'il cherche à équilibrer les comptes de la nation et que sa taxe sur l'huile de palme a vocation à l'y aider...

15:13 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | | |

samedi, 10 novembre 2012

Homosexualité et adoption

J'ai du mal à comprendre la crainte que certains éprouvent à l'idée d'associer homosexualité et adoption. On me fait valoir l'intérêt supérieur de l'enfant. Mais l'intérêt supérieur de l'enfant est valable en toutes circonstances : pourquoi devrait-il être invoqué dans le cas particulier de l'homosexualité.

L'intérêt supérieur mérite d'être mis en avant quand il y a maltraitance et risques de souffrance. Je crois en fait que la seule souffrance que risquent les enfants des homosexuels c'est plutôt la stigmatisation et le regard des autres enfants alimentés par les préjugés de leurs parents ou de leur entourage.

Au fond cette controverse nous touche parce qu'elle nous ramène à des questionnements fondamentaux sur notre origine : sommes-nous le fruit de l'amour de nos parents ? Est-ce qu'un enfant se définit d'abord par un désir ? Ce désir doit-il avoir nécessairement une expression biologique ou bien peut-on l'en dissocier ?

Le droit révolutionnaire, celui de 1789, me semble avoir ouvert la voie en décrétant que le père était celui qui reconnaissait et nourrissait l'enfant. Très tôt dans l'Antiquité, on a confié les enfants à des nourrices, et, si l'on considère leur rôle dans les tragédies grecques par exemple, on voit bien qu'elles étaient considérées comme des mères de substitution.

De manière générale je pense que c'est le propre de l'être humain que d'être capable de s'extraire de ses propres déterminismes biologiques. Nous ramener à l'ordre naturel des choses, celui, au fond de notre animalité me semble donc une argumentation très tendancieuse.

Quand on invoque les troubles de l'identité sexuelle, je crois qu'il faut remettre les choses à leur place : ce n'est pas parce qu'un homme ou une femme est homosexuel(le) qu'elle se prend le premier pour une femme et la seconde pour un homme. Il n'y a donc pas de confusion des genres et cet argument ne tient pas la route.

La seule chose que l'on pourrait faire valoir c'est que l'enfant risque de grandir ou sans père ou sans mère. Mais cette situation n'a rien de propre à l'homosexualité et elle pose des difficultés dans toutes les familles monoparentales sans exception.

In fine, on peut refuser le statut de parents à un couple d'individus pour plein de raisons, mais je crois vraiment que l'orientation sexuelle n'est pas un motif valable de refus.

Au fond, je crois qu'il y a dans notre société un vrai travail de redéfinition de la parentalité et que cette question va bien au-delà du cas particulier des homosexuels. Elle concerne aussi l'organisation de nos sociétés, les responsabilité éducatives partagées et le vieux fond patriarcal qui caractérise encore les moeurs de la plupart des nations.

Définissons une bonne fois pour toutes ce qu'est un parent et portons-en haut les couleurs sans faiblesse ni compromissions. 

L'opinion s'est polarisée autour des positions de l'Église mais je rappelle que l'Islam, lui punit de mort l'homosexualité et que ses représentants et ses fidèles promeuvent une structuration hyper-patriarcale de la société avec tous les désastreux dommages collatéraux qu'une telle vision engendre dans l'éducation de leurs enfants. C'est dans les cités aux fortes concentrations ethniques et religieuses que les enfants d'homosexuels/homosexuelles subissent les brimades les plus violentes et les plus cruelles...

Il faudra de la patience, de la diplomatie mais aussi beaucoup de fermeté pour amener nos sociétés dans leur intégralité à respecter l'humaine diversité dans toute son étendue.

12:08 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : homosexualité, adoption |  Facebook | | |

mercredi, 07 novembre 2012

Les aides à la presse

Emmanuel Beretta se demande s'il faut aider toute la presse ou quelques titres seulement : de fait, Aurélie Filipetti envisage de sérieusement réduire la voilure en concentrant les dispositifs sur la presse d'information seulement.

Si intellectuellement j'adhère au point de vue d'Aurélie Filipetti, dans la pratique, je juge ce qu'elle envisage de faire très dangereux. Sur quel critère peut-on juger vraiment ce qui relève de l'information ou pas ? Les magazines de loisirs délivrent aussi de l'information...sur les loisirs...

Ceci revient à ce que l'État décrète ce qui est bon ou pas et, en matière de liberté de la presse, je troupe ce principe très inquiétant. 

Même si nous vivons en démocratie, il est de toutes façons dangereux par essence de fonctionner avec une presse subventionnée. Quand bien même les gouvernants seraient transparents, respectueux et exemplaires, il y a quelque chose de vicié dès lors qu'un magazine ou un quotidien devient financièrement dépendant d'un État et donc d'une majorité politique.

La France est un pays étonnant : c'est une nation aux moeurs démocratiques, c'est incontestable, mais elle accepte un grand nombre de mécanismes de fonctionnement qui eux, ne le sont pas.

Certes, Montesquieu fait à très juste titre valoir dans son Esprit des Lois que le moteur du régime républicain, c'est la vertu, et ce bien avant les institutions, il n'en reste pas moins qu'en dénaturant ces dernières, on pousse à l'évidence au vice.

Mon affreux libéral favori * juge notre presse nationale aussi coûteuse qu'affligeante. Je ne suis pas certain de le suivre complètement. Je veux bien lui concéder qu'elle n'est pas fameuse, mais je crains ce qu'il surviendrait si elle disparaissait. D'ores et déjà, on fait l'économie de correcteurs fiables, l'information est de moins en moins vérifiée et de plus en plus relayée. Les portes s'ouvrent en grand pour les rumeurs et une désinformation d'un nouveau genre : au lieu d'être la voix de son maître, elle prospère désormais sur le ruissellement indiscernable des réseaux de toutes sortes.

D'internet peut surgir le meilleur mais aussi le pire. S'il est un phénomène de nature démocratique c'est bien celui-là. Sauf que j'entends pas démocratique exactement le sens celui que les Grecs et particulièrement Aristote lui donnaient.

C'est au Livre VI de sa Politique, particulièrement dans le chapitre 4 qu'Aristote examine les diverses formes de démocratie. Aristote estime que c'est l'égalité entre citoyens qui assure sa forme la plus pure à la démocratie. Mais que ce soit la multitude qui fixe à la place des lois ce qui est bon ou non et la démocratie vire à la tyrannie la plus insidieuse. Une voie royale s'ouvre alors aux démagogques de toutes sortes.

C'est un peu un phénomène similaire que je crains avec Internet. Chaque voix se vaut, mais toutes ne sont pas autorisées de la même manière et c'est celle de la multitude qui finit par l'emporter sur celle de la vérité.

Nos journalistes ne sont peut-être pas extraordinaires, mais, dans leur ensemble, ils respectent  une métholodologie digne de ce nom en contrôlant à peu près l'information brute qu'ils reçoivent.

Les enquêtes cèdent parfois à la facilité mais, quels que soient leur travers, ces derniers seront toujours moindre que ceux de celui qui parle le plus fort.

Je ne suis pas certain que mon affreux libéral favori perçoive bien les conséquences de ce qu'il prône. De fait, il croit en internet comme en la vertu immanente des marchés : selon lui, la qualité s'imposerait spontanément et s'assurerait non moins spontanément un équilibre financier satisfaisant. Comme la main invisible qui régule heureusement les marchés en somme.

En dépit des exemples qu'il donne, notamment américains, je ne crois pas à la chose. La mauvaise herbe chasse la bonne plante, et, même si la plante n'est pas bonne, ce qui vient ensuite est pire.

Voilà qui m'amène dans une déplorable aporie :

- soit l'État aide la presse et il restera un semblant d'analyses et de tris dans la sphère journalistique mais alors la presse n'est plus vraiment libre.

- soit l'État se retire complètement mais, comme la nature a horreur du vide et les fonds d'investissement des activités qui ne sont pas rentables, le journalisme "citoyen" s'engouffre dans la brèche et le règne de l'opinion, su scoop, de la rumeur, vient.

Je me doute que mon affreux libéral favori, et il ne sera pas seul, m'objectera qu'il existe une troisième voie : un modèle économiquement viable. On l'attend toujours.

* Observez que sans avoir pris la peine de chercher un lien ad hoc, je connais tellement bien mon vil exploiteur du peuple, mon koulak électronique (que le Grand Satan Américain, prétendue patrie du capitalisme, l'emporte), que sans même me référer à un billet ad hoc, puisque je parcours et feuillette quotidiennement ses écrits, je suis capable de restituer quasi infailliblement ses positions sur la presse :-)

13:30 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : presse |  Facebook | | |

mardi, 06 novembre 2012

Les 35 heures, un problème ?

J'entends crier haro sur le baudet de toute part dès que l'on évoque les 35 heures (je parle de la durée légale de la semaine de travail). Pour ma part, je n'ai jamais pu me faire une religion sur la question.

Si je juge que cela s'est avéré une erreur dans la fonction publique car cela générait des coûts ou amoindrissait l'efficacité du service public, dans la sphère privée, en revanche, telle que la loi a été appliquée, je n'ai pas constaté que les conséquences de la mesure aient été dévastatrices.

Qui en demande d'ailleurs la suppression ? Certainement pas les patrons et les entrepreneurs. La controverse est devenue exclusivement politique ou presque ce qui revient à dire qu'elle ressort désormais de l'idéologie.

Revenir sur cette durée n'aurait d'autant plus de sens aujourd'hui que l'on ne reviendra pas en revanche sur les rythmes déments qui caractérisent l'existence professionnelle de bien des cadres notamment quand ils sont passés hors-convention.

D'ailleurs, personne ne s'accorde pour chiffrer ni même  mesurer précisément les conséquences exactes de la mesure.

Le mal qui frappe l'économie française est bien antérieur à l'apparition des 35 heures. A vrai dire, quand je discute autour de moi, je ne vois pas qui travaille 35 heures en dehors de la fonction publique ou des entreprises nationales (et encore, pas toutes et pas pour tout le monde). Cette loi est en réalité un leurre qui n'a touché qu'une partie des salariés.

Dernier point enfin, nonobstant les éventuels coûts de la mesure, il faut admettre que de devoir réduire le temps de travail nécessaire pour vivre est dans son principe un progrès.

Tant qu'Adam et Ève ont vécu en Éden ils n'ont pas eu à travailler. Ce n'est qu'une fois chassés qu'ils ont dû gagner leur pain à la sueur de leur front. Alors, tendre vers l'Éden originel, l'Âge d'Or d'un Saturne dont l'étymologie indique largement sa parenté avec notre satiété, quel mal au fond ?

00:15 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : 35 heures |  Facebook | | |

dimanche, 04 novembre 2012

Union civile homosexuelle

Il y a dans les médias une sorte d'acharnement à présenter l'Église comme la pire des forces rétrogrades parce qu'elle défend des positions hostiles au mariage homosexuel qui finit par être agaçant.

A titre personnel, je n'ai pas vraiment de position sur cette question. Je trouve que les homosexuels/homosexuelles devraient avoir le possibilité juridique de protéger ceux ou celles qu'ils ont aiment et/ou ont aimé (après leur mort). 

Je juge donc légitime l'instauration d'un contrat d'union civile qui leur permette des droits ce ce type. Je ne comprends pas, en revanche, l'obsession de certains à vouloir revendiquer le droit au mariage sinon par l'intention délibérée de provoquer les Catholiques et de marcher sur les plate-bandes de l'Église.

La République n'aurait jamais dû s'emparer du mariage et devrait s'en tenir aux unions civiles pour tout le monde, hommes ou femmes. Le mariage devrait demeurer le domaine du religieux. Sa présence dans la sphère laïque n'augure rien de bon.

Je pense en revanche que les couples homosexuels ne devraient pas avoir accès aux droits qui sont afférents à la politique familiale de l'État sauf s'ils adoptent un enfant.

Est-ce qu'il convient de reconnaître en droit ce qui existe dans les faits ? Je ne le sais. Mon sentiment naturel, mais ce n'est qu'une intuition, c'est qu'un enfant élevé par un couple d'homosexuel ne me paraît pas plus en danger qu'un enfant élevé par un couple hétérosexuel. Mais ce n'est que mon sentiment personnel et je ne dispose d'aucune étude permettant de l'étayer pour l'instant.

J'ai relevé que le sujet divisait pour l'instant les pédo-psychiatres.

samedi, 27 octobre 2012

Responsables...et coupables !

Je regardais les chiffres d'affluence associées à la nouvelle équipe du PSG, entièrement composées de stars acquises à des prix stratosphériques et je ne pouvais m'empêcher de faire le lien avec l'imposteur déchu du cyclisme Lance Armstrong.

Très souvent j'entends les journalistes, les intellectuels, les supporters, plus simplement, critiquer l'afflux de l'argent-roi dans la sphère sportive. Or, les mêmes qui crachent sur le fric sale sont les premiers à venir assister aux épreuves où les rois du fric viennent se pavaner.

Au fond, et je l'ai toujours pensé, nous construisons très largement le monde dans lequel nous vivons. J'avais écrit ici il y a quelques années, et cela m'avait valu une volée de bois vert, qu'un dictateur ne pouvait exercer son pouvoir sans l'assentiment de ceux qu'il mettait en sujétion.

De même quand j'entends les cris d'orfraie autour de moi autour des délocalisations des mêmes qui ensuite glapissent au nationalisme quand on évoque le Made in France et la nécessité pour nos emplois d'acheter local, je ne peux à nouveau m'empêcher de faire un lien évident.

Beaucoup d'eau coulera encore sous les ponts avant que chaque individu devienne acteur de ses propres choix. 

C'est, me semble-t-il, la démarche de Bayrou que d'engager chaque citoyen à devenir acteur du monde dans lequel il vit et c'est entre autres pour cela que je l'ai toujours soutenu.

Mais je vois que cela demeure un voeu pieux et un effort de conviction de longue haleine.

Le cyclisme est dans la tourmente : on parie qu'il va y avoir des millions et des millions de Français pour continuer à en suivre les péripéties au prochain Tour de France alors que cette épreuve ne mériterait qu'un boycottage massif pour en réduire la rentabilité à zéro. Ainsi paieraient les tricheurs et les sponsors qui ferment les yeux sur leurs tricheries depuis trop longtemps. Mais pour cela, encore faudrait-il que les usagers eux-mêmes ouvrent les leurs et fassent acte de volonté : ils savent très bien, eux aussi ce qu'il se passe ; ils savent très bien ce qu'ils pourraient faire pour que cela cesse ; et pourtant, ils ne font rien...