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mardi, 06 novembre 2012

Les 35 heures, un problème ?

J'entends crier haro sur le baudet de toute part dès que l'on évoque les 35 heures (je parle de la durée légale de la semaine de travail). Pour ma part, je n'ai jamais pu me faire une religion sur la question.

Si je juge que cela s'est avéré une erreur dans la fonction publique car cela générait des coûts ou amoindrissait l'efficacité du service public, dans la sphère privée, en revanche, telle que la loi a été appliquée, je n'ai pas constaté que les conséquences de la mesure aient été dévastatrices.

Qui en demande d'ailleurs la suppression ? Certainement pas les patrons et les entrepreneurs. La controverse est devenue exclusivement politique ou presque ce qui revient à dire qu'elle ressort désormais de l'idéologie.

Revenir sur cette durée n'aurait d'autant plus de sens aujourd'hui que l'on ne reviendra pas en revanche sur les rythmes déments qui caractérisent l'existence professionnelle de bien des cadres notamment quand ils sont passés hors-convention.

D'ailleurs, personne ne s'accorde pour chiffrer ni même  mesurer précisément les conséquences exactes de la mesure.

Le mal qui frappe l'économie française est bien antérieur à l'apparition des 35 heures. A vrai dire, quand je discute autour de moi, je ne vois pas qui travaille 35 heures en dehors de la fonction publique ou des entreprises nationales (et encore, pas toutes et pas pour tout le monde). Cette loi est en réalité un leurre qui n'a touché qu'une partie des salariés.

Dernier point enfin, nonobstant les éventuels coûts de la mesure, il faut admettre que de devoir réduire le temps de travail nécessaire pour vivre est dans son principe un progrès.

Tant qu'Adam et Ève ont vécu en Éden ils n'ont pas eu à travailler. Ce n'est qu'une fois chassés qu'ils ont dû gagner leur pain à la sueur de leur front. Alors, tendre vers l'Éden originel, l'Âge d'Or d'un Saturne dont l'étymologie indique largement sa parenté avec notre satiété, quel mal au fond ?

00:15 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : 35 heures |  Facebook | | |

dimanche, 04 novembre 2012

Union civile homosexuelle

Il y a dans les médias une sorte d'acharnement à présenter l'Église comme la pire des forces rétrogrades parce qu'elle défend des positions hostiles au mariage homosexuel qui finit par être agaçant.

A titre personnel, je n'ai pas vraiment de position sur cette question. Je trouve que les homosexuels/homosexuelles devraient avoir le possibilité juridique de protéger ceux ou celles qu'ils ont aiment et/ou ont aimé (après leur mort). 

Je juge donc légitime l'instauration d'un contrat d'union civile qui leur permette des droits ce ce type. Je ne comprends pas, en revanche, l'obsession de certains à vouloir revendiquer le droit au mariage sinon par l'intention délibérée de provoquer les Catholiques et de marcher sur les plate-bandes de l'Église.

La République n'aurait jamais dû s'emparer du mariage et devrait s'en tenir aux unions civiles pour tout le monde, hommes ou femmes. Le mariage devrait demeurer le domaine du religieux. Sa présence dans la sphère laïque n'augure rien de bon.

Je pense en revanche que les couples homosexuels ne devraient pas avoir accès aux droits qui sont afférents à la politique familiale de l'État sauf s'ils adoptent un enfant.

Est-ce qu'il convient de reconnaître en droit ce qui existe dans les faits ? Je ne le sais. Mon sentiment naturel, mais ce n'est qu'une intuition, c'est qu'un enfant élevé par un couple d'homosexuel ne me paraît pas plus en danger qu'un enfant élevé par un couple hétérosexuel. Mais ce n'est que mon sentiment personnel et je ne dispose d'aucune étude permettant de l'étayer pour l'instant.

J'ai relevé que le sujet divisait pour l'instant les pédo-psychiatres.

samedi, 27 octobre 2012

Responsables...et coupables !

Je regardais les chiffres d'affluence associées à la nouvelle équipe du PSG, entièrement composées de stars acquises à des prix stratosphériques et je ne pouvais m'empêcher de faire le lien avec l'imposteur déchu du cyclisme Lance Armstrong.

Très souvent j'entends les journalistes, les intellectuels, les supporters, plus simplement, critiquer l'afflux de l'argent-roi dans la sphère sportive. Or, les mêmes qui crachent sur le fric sale sont les premiers à venir assister aux épreuves où les rois du fric viennent se pavaner.

Au fond, et je l'ai toujours pensé, nous construisons très largement le monde dans lequel nous vivons. J'avais écrit ici il y a quelques années, et cela m'avait valu une volée de bois vert, qu'un dictateur ne pouvait exercer son pouvoir sans l'assentiment de ceux qu'il mettait en sujétion.

De même quand j'entends les cris d'orfraie autour de moi autour des délocalisations des mêmes qui ensuite glapissent au nationalisme quand on évoque le Made in France et la nécessité pour nos emplois d'acheter local, je ne peux à nouveau m'empêcher de faire un lien évident.

Beaucoup d'eau coulera encore sous les ponts avant que chaque individu devienne acteur de ses propres choix. 

C'est, me semble-t-il, la démarche de Bayrou que d'engager chaque citoyen à devenir acteur du monde dans lequel il vit et c'est entre autres pour cela que je l'ai toujours soutenu.

Mais je vois que cela demeure un voeu pieux et un effort de conviction de longue haleine.

Le cyclisme est dans la tourmente : on parie qu'il va y avoir des millions et des millions de Français pour continuer à en suivre les péripéties au prochain Tour de France alors que cette épreuve ne mériterait qu'un boycottage massif pour en réduire la rentabilité à zéro. Ainsi paieraient les tricheurs et les sponsors qui ferment les yeux sur leurs tricheries depuis trop longtemps. Mais pour cela, encore faudrait-il que les usagers eux-mêmes ouvrent les leurs et fassent acte de volonté : ils savent très bien, eux aussi ce qu'il se passe ; ils savent très bien ce qu'ils pourraient faire pour que cela cesse ; et pourtant, ils ne font rien...

samedi, 20 octobre 2012

Immigration : ce n'est pas le nombre le problème.

A droite, j'ai entendu un choeur de pleureuses se récrier quand Manuel Valls a annoncé qu'il allait faciliter les procédures de naturalisation.

En fait, j'ai compris qu'il allait surtout supprimer le QCM (moyen complètement idiot pour juger de l'appétence ou non d'un étranger pour notre culture) et cesser de faire ch... les étudiants étrangers (pas trop tôt).

La droite n'a décidément toujours pas compris. Le problème, ce n'est pas l'immigration en tant que tel. Le problème, c'est qui vient. Quand ce sont des étudiants étrangers formés dans nos universités que l'on naturalise, cela ne pose aucun problème. En règle générale, ils ont intégré à plus de 90% nos moeurs. Le problème, c'est quand on fait venir des individus dénués de qualification, arriérés et réactionnaires en matière de droits, de libertés et de moeurs.

Pour ma part, c'est là-dessus que je juge et c'est pour cela que je condamne fermement Giscard puis les Socialistes jusqu'aux années 2000.

L'idée d'immigration choisie de Sarkozy n'était pas idiote dans le principe mais je n'aimais pas du tout sa formulation primo, et secundo qu'elle soit basée exclusivement sur nos besoins économiques.

C'est bien sûr un aspect, mais c'est sur l'adhésion aux valeurs européennes (liberté d'expression, laïcité, droits des femmes, démocratie) que devraient se faire nos choix en matière d'immigration.

En tout cas, en faire une question de chiffres comme le faisait Guéant montrait qu'à droite, on n'avait toujours pas réfléchi sérieusement à ce que l'on voulait dans ce domaine.

Ce qui heurte les Français, ce n'est pas la présence d'étrangers : ce qui les heurte ce sont ceux qui se permettent de leur cracher dessus et violentent quotidiennement ce en quoi ils croient.

Voilà pourquoi, au fond, immigration et naturalisation devraient se traiter au cas par cas et non par des consignes ministérielles chiffrées comme cela a pu être le cas par le passé.

10:26 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : immigration, valls |  Facebook | | |

jeudi, 18 octobre 2012

Il l'humilie ? Il tape...

Zut, j'aligne les billets, mais j'adore réécrire les billets de Rue89.

Dans un long couinaillement de dépit aux relents de "CRS SS", mot d'ordre libertaire en mai 68 une journaliste du pure player relate une altercation survenue entre un vigile de la fac de Saint-Denis et un étudiant en arts plastiques.

Texte de Rue 89 : 

« L’un des groupes, composé d’une quinzaine d’étudiants du cours, exécutait une performance, une sorte de long monologue. Les autres regardaient. » En retrait, deux spectateurs assistent à la scène. La professeure Patricia Martin : « Deux hommes, assez costauds, se tenaient près du poste de sécurité, ils étaient bruyants, et ma sœur leur a fait signe de se taire, très calmement en posant l’index sur ses lèvres, pour leur dire chut en fait. L’un d’eux était un vigile de la sécurité de la fac. » « Tu dis un mot de plus, je t’éclate la gueule » Devant leur non-coopération, l’un des élèves, Jonathan – que nous n’avons pas pu contacter –, décide d’aller les voir. Tous les élèves témoins de la scène, ainsi que les deux professeures, s’accordent pour dire que son attitude était très calme. Mais c’est à ce moment-là que tout dérape. Antoine décrit la scène : « Il [lui] rétorque que nous n’avons rien à faire ici. L’étudiant insiste et affirme que si, en tant qu’étudiant, il a le droit de faire cours dans l’enceinte de la fac. Le garde demande, vexé, qui il est pour lui donner des ordres ? L’étudiant, perplexe, insiste alors que l’autre se rapproche, intimidant. Finalement, le vigile déclare : “Tu dis un mot de plus, un seul, je t’éclate ta gueule.” L’élève n’aura pas le temps de répondre, son simple sourire devant le grotesque de cette phrase lui vaut un puissant crochet du droit. »

Réécriture de l'hérétique

Un étudiant en arts plastiques voulait se la péter et a pris de haut un vigile en lui demandant de dégager. L'étudiant n'avait rien à faire dans un hall ni d'ailleurs son enseignante. Comme personne n'aime être pris pour un c... et que l'étudiant narguait le vigile, ce dernier lui a collé son poing dans la gueule.

Je ne dis pas que c'est bien de décalquer un étudiant mais il faut bien comprendre quelque chose : vigile, ce n'est pas facile, surtout quand l'étudiant de base se la joue libertaire gauchiste et considère donc le vigile comme un kapo, et que, de surcroît, la faculté surveillée est en proie aux intrusions, agressions et deals de drogues de toute sorte. Ça rend un peu nerveux, ce genre de conditions de travail. Alors voir débarquer un groupe qui n'a rien à faire là et qui occupe un hall façon "dégagez la valetaille, nous sommes des artistes et les artistes ont le droit de passer au-dessus des lois et de la soldatesque locale" on peut comprendre qu'il y ait comme un léger frémissement.

Alors évidemment, quand on voit débarquer l'étudiant bobo et libertaire avec le nez en l'air et le regard supérieur parce qu'il se prend pour un artiste, on peut avoir les nerfs qui lâchent, c'est humain. Voilà ce qui se passe quand on méprise un peu trop ouvertement le populo. 

C'est toujours drôlatique au possible de réécrire les articles de Rue89. On ne les refait pas. Ça marche à tous les coups une fois la grille de lecture bien calée...

Et les Harkis, ils y auront droit, un jour à la repentance ?

Hollande a reconnu les crimes perpétrés par la police française contre des manifestants Algériens en 1961. Très bien, rien à redire là-dessus. Mais dans la catégorie Guerre d'Algérie, il y a un autre crime bien plus ignoble que la France n'a jamais reconnu : l'abandon de 150 000 harkis à la vengeance sadique et insoutenable des résistants algériens de la dernière heure.

Non seulement peu de Harkis ont pu retrouver refuge dans le pays pour lequel ils s'étaient battus, mais ils ont été en plus logés dans des conditions indignes.

Le comble c'est de se dire que la France de Giscard et des grands patrons a fait venir des milliers d'Algériens dans les années 70 après avoir abandonné tant de nos concitoyens quelques années auparavant. Et ce n'est pas tout : pendant que les harkis croupissaient dans des taudis Giscard a aussi mis en place le regroupement familial avec la bénédiction de la gauche.

Plutôt que de faire venir des centaines de milliers d'individus qui ne se sentaient aucun atome crochu avec la France et dont la venue n'était motivée que par des considérations économiques et matérielles, il eût mieux valu sauver tous ceux qui s'étaient battus pour notre pays et faire venir l'intégralité de leurs familles. Une idée simple qui n'a apparemment pas effleuré le tas de minables qui gouvernaient la France à cette époque.

Quad j'étais jeune, j'avais une bonne opinion du Général de Gaulle en raison de son rôle pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce jugement n'a pas résisté à la découverte de sa lâcheté indigne au milieu des années 60. Il y avait des consignes pour refuser d'accueillir les Harkis. Tous ceux qui participaient au gouvernement de de Gaulle en sont comptables. 

Est-ce qu'il y aura un jour un président français pour venir déposer sur les tombes des harkis en France et en Algérie des gerbes de fleur et demander pardon ? 

150 000 harkis laissés à la vindicte du FLN, ce sont 150 000 Français que nous avons laissés tomber. Si l'armée française a commis des actes barbares en se salissant dans l'usage systématique de la torture, il faut bien concevoir que l'Algérie libre a fait cent fois pires avec ceux qui s'étaient battus du côté français. Des tortures gratuites tellement insoutenables qu'on ne peut les dire tant elles sont épouvantables. Seules les dictatures d'Amérique du Sud et les Nazis en avaient fait autant.

Bref, à défaut, on peut au moins essayer d'assurer une retraite décente à ceux qui sont encore vivants et un avenir correct à leurs enfants et aux enfants de leurs enfants et enfin, reconnaître la faute indigne qui incombe à notre nation.

14:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : harki |  Facebook | | |

mardi, 16 octobre 2012

ISF et art : trop de pression fiscale

Trop de pression fiscale tue l'impôt c'est évident, sans compter les dommages collatéraux. La décision d'imposer les oeuvres d'art est une mauvaise mesure. Elle va rapporter assez peu d'argent et faire partir à l'étranger toutes les collections privées.

Le mécénat est une dimension très loin d'être négligeable du financement de la sphère artistique. Je considère déjà l'ISF comme une spoliation. Le gouvernement a besoin d'argent pour équilibrer les comptes de la nation. Qu'il commence par baisser ses dépenses.

Toutefois, j'observe que ce gouvernement étrangle l'art en baissant le buget de la culture d'un côté et en accroissant la pression fiscale sur l'art de l'autre. Quelle ineptie.

Je tends à penser que hors patrimoine et promotion de la francophonie, le ministère de la culture est une création ex nihilo plus idéologique qu'autre chose en France. Je crois  qu'on devrait donc laisser une bien plus large place au ménénat (aux fondations, par exemple, comme le suggérait Bayrou en 2007 puis en 2012). Je n'aime pas du tout l'idée d'une création artistique subventionnée par l'État. On a vu ce que cela donnait en Union Soviétique et plus généralement dans les régimes qui se veulent "forts".

Je crois en un état qui garantit la liberté mais absolument pas en un État qui définit ce qui est artistique ou non.

Bref, l'État socialiste a tout faux. Le problème c'est que la sphère artistique a pris de si mauvaises habitudes en France qu'il va être douloureux au fil du temps de l'extirper du mauvais giron de l'État.

Lui laisser une vraie liberté fiscale (et elle bénéficie déjà largement dans certains domaines d'un régime dérogatoire) me paraît plus propre à la stimuler que toute forme d'encasernement fût-il doré.

Bref, aux collectivités locales à la rigueur de définir leurs rapports à l'art pour autant que la sphère publique intervienne et pour le reste, liberté fiscale pour les créateurs. Voilà un beau deal libéral qui fera frémir mes tovaritchi de gauche mais qui ne manque peut-être pas de bon sens par les temps qui courent...

18:15 Publié dans Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | | |

dimanche, 14 octobre 2012

L'esclavage universel de Monsieur Tandonnet

Je viens de lire la dernière note de Maxime Tandonnet et j'avoue qu'elle m'a fait bondir. Si je veux bien lui concéder que les incessantes manifestations de repentance finissent par lasser, admettons, en revanche, confondre dans une même catégorie toutes les formes d'esclavage qui ont existé c'est une erreur magistrale.

L'esclavage des vikings, des armées romaines ou des pirates chrétiens et musulmans n'a jamais été autre chose que des effets d'aubaine, de la rapine ordinaire. Au détour d'un assaut on en profitait pour capturer des individus en raison de leur seule valeur marchande car s'il s'agissait là d'un bien de valeur comme les autres. 

Jamais il n'a existé avant la traite des noirs de convois organisés d'esquifs transportant des centaines et des centaines d'esclaves après en avoir fait le commerce exclusif. Il y a eu aux XVIème et XVIIème siècle sdes compagnies, des familles bourgeoises et/ou aristocratiques, des ports européens spécifiquement spécialisés dans l'esclavage.

Maxime Tandonnet devrait relire des pièces de Térence ou de Plaute ou même revoir la biographie d'Épictète. Les deux premiers mettent en scène de pendables esclaves en tout point comparables aux domestiques du temps de Molière. Épictète lui-même était un esclave et a accédé à une notoriété inouïe en devenant l'un des plus grands philosophes de tous les temps.

Rien de semblable avec les esclaves noirs des temps modernes. Quelle pièce les met en scène ? Quel esclave noir est devenu philosophe ou pédagogue ou quoi que ce soit de ce genre ?

En réalité, le préjugé racial avait largement pris le dessus. Les esclaves d'Afrique n'étaient pas autre chose que du bétail et, quand ils "encombraient" lors d'une traversée atlantique on n'hésitait pas à les passer par-dessus bord. Mal nourris, mal traités, entassés souvent dans des conditions insupportables et inhumaines, leur mortalité était effrayante. 

Renvoyer la traite des noirs est donc au mieux une grave ignorance historique et une lourde confusion, au pire une authentique malhonnêteté intellectuelle.

09:48 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : esclavage |  Facebook | | |

samedi, 13 octobre 2012

Audrey Pulvar et le méchant retour de bâton

Il y a eu un très mauvais buzz pour la compagne de Montebourg, Audrey Pulvar à propos du coût de ses lunettes. Je vais être bref. C'est bien fait pour elle et pour la gauche en général.

Personnellement, cela m'est bien égal que quelqu'un s'achète des lunettes à 12 000 euros, et, à la limite, tant mieux si cela fait vivre une industrie quelque part.

En revanche, cela m'interpelle quand je constate que c'est toute la petite coterie médiatique de gauche qui est en cause alors qu'elle passe son temps à dénoncer les "riches" et à cracher sur le fric. Le fric des autres, bien sûr, pas le leur...

Je trouve très drôle le ton mesuré d'un contempteur du Fouquet's comme Roger-Petit même si au final il doit admettre que ça la fout mal. Il tente, fort maladroitement, de défendre Audrey Pulvar. Il va dire quoi Montebourg aux ouvriers licenciés qu'il vient visiter en jurant avec force roulements de tambour de faire rendre gorge aux patrons ?

12:53 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : lunettes, pulvar |  Facebook | | |

vendredi, 12 octobre 2012

Un trésor de maroquinerie made in France : Des Sacs

La difficulté quand on cherche un cadeau, c'est de pouvoir se montrer original. Perso, ma marque de fabrique, dans ce domaine, c'est déjà d'acheter local. Made in France donc.

Je savais que ma compagne avait besoin d'un nouveau sac à main et je suis donc parti en quête de l'Eldorado. Coup de chance, la Fabrique Hexagonale avait fait le boulot pour moi en janvier dernier en établissant la liste d'usines et de créateurs qui conçoivent et réalisent leurs produits de maroquinerie en France. Et là, j'ai craqué. Ça a failli être compulsif. J'ai adoré ces sacs aux lignes épurées, à la couleur unie mais chatoyante. Là, je me suis dit que le Made in France, ça pouvait vraiment être classe.

sac-26_10_____.png

Céline Ballet est une jeune créatrice et elle a du talent. J'ai pu la rencontrer puisque je suis venu lui acheter directement l'une de ses créations.

Bon, c'est vrai le sac que j'ai acheté coûte 240 euros. Mais il s'agit de l'anniversaire de ma compagne (que je suis habitué à couvrir de pierreries de toutes sortes de toutes façons : quand on aime, on ne compte pas...).

J'entends déjà la tovaritch prolétaire qui va encore me resservir que le commun des mortels ne peut pas acheter ce que j'achète. Bon, calcul simple, tovaritch prolétarovicth gochodelagochovitski : avec trois matchs du PSG, tu offres le sac à ta compagne si tu le veux. Perso, c'est aussi un choix de vie : pas de restaurants, pas de high-tech made in China dernier cri chez moi, pas de sorties non plus ou culturelles seulement. Ça dégage des moyens. Et puis in fine, achètent ceux qui le peuvent ou le veulent. 

Comparez avec les marques de luxe les plus en vue : elles sous-traitent à l'étranger autant qu'elles le peuvent comme l'atteste une enquête réalisée par le magazine Challenges en juillet dernier. Le sac plus élégant ? Celui de ma jeune créatrice, voyons ! Plus fin, plus rare, plus stylé et 6 à 7 fois moins coûteux. L'anti bling-bling par excellence. La véritable élégance française. Le cuir vient d'Italie, tout le reste est confectionné par un atelier textile de Vendôme sur la base du patron conçu par Céline Ballet.

Il y a deux Vendôme : celui de la place fameuse à Paris où se trouvent nombre de marques de luxe dont l'arrière-cour se situe quelque part du côté de Hangzu en Chine et puis il y a la ville française du même nom où un petit atelier tente de faire survivre un art de vivre et une qualité spécifiquement français. Moi, j'ai choisi la deuxième.

De quoi avez-vous envie, les amis ? D'équiper votre moitié comme une poulette des beaux arrondissements ou de lui offrir le rare trésor de la créativité française sachant qu'il est fait sur mesure et que seules quelques heureuses élues pourront le porter sur elles ?

Quand Bayrou a promu le Made in France, certains y ont vu quelque chose de cosmétique. Moi, je fais partie de ceux qui croient dur comme fer que c'est une lame de fond et qui agitent la vague dans leur petit coin. L'idée continuera de faire son chemin parce que Bayrou et Robert Rochefort, qui y a consacré une livre, ont vu juste en observant que nous pourrions substituer un grand nombre de produits étrangers pour des produits français à prix quasiment coûtants. 

Bref, des-sacs, c'est ici et la page de contact avec mail et numéro de téléphone, c'est là. Pour information, la créatrice présente sa collection au Viaduc des Arts, arche n°36, les Ateliers de Paris, avenue Daumesnil jusqu'au 14 octobre. Ensuite, du 15 au 21 octobre, il faudra se rendre au 31 rue Violet, dans le 15ème, non loin de la rue du Commerce. Petit tour aussi possible sur la page facebook pour ceux qui préfèrent ce canal.

Et si je rebaptisais mon blogue Mode in France, moi ?