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vendredi, 07 septembre 2012

Le latin, langue de l'Église ?

J'avoue avoir été surpris par la charge d'Authueil contre le projet de Benoît XVI qui vient d'annoncer la création d'une académie pontificale pour le latin. Je suis également étonné par l'absence de réactions des blogs catholiques sur le sujet car Authueil n'y va pas de main morte sur la question. En réalité, le coeur de sa critique, ce n'est pas tant l'usage de la langue latine que l'existence d'un droit canon. Or comme ce dernier est entièrement rédigé en latin, Authueil (qui est protestant) condamne un acharnement qu'il juge thérapeutique sur une langue morte à ses yeux, d'une part, et sur la volonté de fixer la Parole au point d'en tirer un droit spécifiquement religieux.

Authueil dresse un portrait d'un Jésus de Nazareth agitateur d'idées, récusant les dogmes et les lois de son temps et compare à cet effet l'Église catholique et le Vatican à ces confiscateurs de la Parole que l'on retrouve dans les Évangiles. Il s'aventure même dans une exégèse très discutable en affirmant que ce serait à dessein que Jésus de Nazareth n'aurait pas laissé de traces écrites, précisément pour laisser les individus à venir libres d'interpréter sa parole comme ils l'entendraient par la suite.

Je ne sais pas quelles étaient les intentions du fils de Joseph et de Marie à ce sujet, et la prudence imposerait de ne pas  tirer des conclusions aussi hâtives. Les apôtres, eux, ont laissé des traces écrites. L'existence de Jésus Christ n'est pas un ouvrage de droit, mais elle a vocation à servir de modèle d'humanité universel. Sa vie miraculeuse pose évidemment problème pour la raison et ne peut que générer des débats théologiques : quel statut donner à Marie, par exemple ? Existe-t-il des figures christiques au point de pouvoir les qualifier de saintes après leur mort ?

Dans le domaine moral, si l'on n'établit pas de règles, n'importe quel mouvement peut se réclamer d'une église, réformée ou non. Je crois d'ailleurs que la multiplication des sectes évangéliques est une caractéristique de l'église réformée, en Amérique tout du moins.

Le site Gaudium et spes (Tiens, c'est du latin...) écrit ainsi à propos de l'infaillibilité de l'Église :

L'Église est la gardienne du dépôt de la foi reçu du Christ et transmise par les apôtres. Avec l'aide du Saint-Esprit, elle a pour mission de garder saintement la vérité révélée, de la scruter plus profondément, de l'annoncer et de l'exposer. Elle a le droit inné et le devoir de prêcher l'Évangile à toutes les nations. Quand nous parlons ici de l'Église, il ne s'agit pas seulement des clercs, mais de tous les fidèles laïcs pris autant individuellement que collectivement (LG 12) (Dei Verbum 7-10) (DC. canons 211,747, 756-759; 763-766; 773-780; 782-785).

C'est également du domaine de la compétence de l'Église d'exposer les principes moraux de l'ordre social et de porter un jugement sur toute réalité humaine dans laquelle les droits fondamentaux sont impliqués et/ou le salut des âmes est compromis. (GS 76; DH 13). Ce droit de l'Église de garder la vérité révélée et le devoir de l’annoncer, a contrario, n'oblige personne à embrasser la foi catholique par contrainte, et a adhérer à cette foi contre sa conscience. (C. 748 § 2)

Et l'auteur ajoute :

Pour remplir sa mission, ce qui est absolument original parmi les sociétés humaines, l'Église a reçu la Révélation divine en dépôt et l'assistance indéfectible de l'Esprit de Vérité (DV 9). C'est sur ces deux prémisses que repose la responsabilité de l'Église de protéger la foi reçue du Christ et des apôtres, et de revendiquer son droit à la liberté de communiquer sa doctrine à tous les hommes. Ce dépôt unique et cette assistance assurée nous invite à croire au caractère infaillible de l'Église qui, comme collectivité, ayant reçu l'Onction du Saint Esprit, ne peut errer dans le contenu de la foi reçue et à transmettre.

L'infaillibilité, c'est ce don particulier, ce charisme extraordinaire que l'Église a reçu du Christ et qu'elle exerce de différentes manières en son nom, de ne pas être sujette à l'erreur dans ce qu'elle croit et/ou enseigne concernant le Dépôt révélé, dans les domaines de la foi et des mœurs plus précisément. Il s'agit par conséquent d'un charisme de contenu négatif accordé à tout le peuple de Dieu et à ces dirigeants sur ces deux points particuliers de la vie chrétienne. Possédant ce charisme, L’Église toute entière participe à l'infaillibilité du Christ qui s'est déclaré être «Le chemin, la Vérité, et la Vie», et qui lui a fait le don de l'Esprit Saint, cet Esprit de Vérité, qui l’assistera, tel que promis, jusqu'à la fin des temps.

Catéchisme de l'Église catholique 889. Pour maintenir l’Église dans la pureté de la foi transmise par les apôtres, le Christ a voulu conférer à son Église une participation à sa propre infaillibilité, Lui qui est la Vérité. Par le « sens surnaturel de la foi », le Peuple de Dieu « s’attache indéfectiblement à la foi », sous la conduite du Magistère vivant de l’Église (cf. LG 12 ; DV 10).

Les pères de l'Église ont écrit en latin, les apôtres en Grec. En termes de témoignage, ils sont plus proches de Jésus de Nazareth que les modernes. Il n'est pas illogique de s'intéresser de très près à la langue qui la première a universellement propagé la parole du Christ. Il en va de même pour le grec : c'est parce que Gerald Messadié, un catholique réformiste, a pu avoir accès aux textes grecs relatant la vie de Jésus qu'il a pu proposer une autre version de la vie de Jésus Christ. En effet, pour ce dernier, Jésus ne serait pas mort sur la croix mais aurait survécu à son supplice et se serait rendu en Asie pour porter sa parole révolutionnaire sous le nom d'Emmanuel. Le mot grec qui désigne l'ascension, notamment, désigne aussi le fait de gravir une colline. Jésus pourrait avoir gravi une colline, trois jours après sa résurrection pour partir ailleurs.

Aucune langue vernaculaire ne permettrait une interprétation aussi audacieuse.

Un dernier argument enfin : Authueil dit que Jésus Christ n'a laissé aucune trace écrite afin que l'on ne déforme pas son propos. Il a pourtant réuni 12 apôtres autour de lui et les a chargés de propager sa parole. Ce sont eux que l'Église catholique considère comme les premiers évêques. Il y avait donc bien une intention d'évangélisation de la part de Jésus de Nazareth, ce que l'Église catholique essaie d'accomplir depuis lors.

Un peu de mauvais esprit pour finir : dans sa Symphonie pastorale, André Gide met en scène un pasteur certes généreux mais bien présomptueux. Pensant donner une éducation morale à une jeune aveugle, Gertrude, il en tombe progressivement amoureux, s'aveuglant pour le compte sur la réalité de ses sentiments qu'il confond avec son devoir moral. C'est que le pasteur vit la religion comme un chemin à emprunter en dépit des avertissement de son fils Jacques, qui le met en garde contre le péché. Jacques se convertit finalement au catholicisme et devient moine tandis que Gertrude, réalisant que c'est Jacques et non son père qu'elle aime, que le pasteur lui a caché l'existence du péché et que de surcroît, son existence sème le malheur au sein du couple que formait le pasteur et sa femme, Amélie, finit par se suicider.

Étrange naïveté d'un homme expert en choses religieuses et en morale comme devrait l'être un pasteur, incapable de reconnaître son inclinaison au péché. Mais peut-être aussi y-a-t-il là un manque d'expérience : celle qu'ont les prêtres habitués à le traquer, eux.

Enfin, s'exclamer comme le fait le Pasteur en priant le Christ de reconnaître comme saint un amour déjà coupable aux yeux des hommes, voilà qui est fort : l'amour universel, celui de Dieu ne saurait se focaliser sur un seul individu. C'est bien pour cela que les prêtres, ses serviteurs directs, ne se marient pas afin de ne pas verser dans un amour exclusif, tout inverse de celui que voudrait délivrer le christianisme...A force de vouloir que le seul péché soit de contrarier son bonheur personnel ou celui d'autrui...

samedi, 01 septembre 2012

Fournitures d'école en mode Made in France...

Cette fois, j'ai fait attention et je m'y suis pris à l'avance : la plupart des fournitures que j'ai choisies ont été conçues et fabriquées en France !

Classeurs, j'ai pris des souples exacompta et les intercalaires de la même marque ; cahiers et feuilles ? C'est clairefontaine : au passage, je ne veux pas dire, mais essayer de gommer sur une feuille made in China puis sur une clairefontaine, vous allez voir tout de suite la différence. Sur la première, déchirure assurée à brève échéance, et sur la seconde, vous pouvez y aller sauf à gommer comme une brute, et encore !

La pub des crayons de couleur bic Kids m'a bien fait rigoler : ils veulent faire valoir que leurs crayons sont hyper-résistants et insèrent une icône  cet effet sur le paquet qui représente un marteau échouant à casser la mine d'un crayon. Ne rigolez pas : les crayons de vos enfants tombent certainement des dizaines et des dizaines de fois au sol. J'ai remarqué à l'usage que la mine se fractionne alors de l'intérieur au fil du temps, particulièrement quand on achète un crayon de m... Là, avec mon crayon bic made in France, je pense qu'ils peuvent tomber, ils attendent les chutes d'un pied ferme :-)

Évidemment, j'ai aussi pris les stylos dans la même marque. Idem pour les feutres. Côté stylo-plume, j'ai fait confiance à Waterman : plus cher qu'un plume made in ailleurs, certes, mais ils annoncent trois ans de garantie et des plumes en acier hyper-résistantes. Quand je vois l'état des plumes (que j'ai dû changer trois fois tout de même) de mes fistons, l'année passée, je pense que j'ai fait un bon investissement. On verra à l'usage de toutes façons. Trois stylos-plume à bas prix, c'est en gros ce que vaut un waterman.

Les outils mathématiques ensuite : pour l'instant, je n'ai rien trouvé de français pour le compas, les règles, les équerres, les rapporteurs et cetera, mais je ne désespère pas d'y arriver. La Fabrique hexagonale n'a pas l'air très optimiste sur le sujet : l'Empire du Milieu y règne en maître. L'article date de 2009 : des compas maped made in France, pas vu. En, fait, tout ce que j'ai vu en maped était systématiquement produit en Chine, toutes fournitures confondues.

Après, les arts plastiques : j'ai réussi à trouver de la peinture italienne en pastille. C'est toujours mieux que du made in China, les Italiens sont nos cousins.

Ce qui est bien, c'est que mes fistons commencent à regarder l'origine géographique des produits, maintenant, parce qu'évidemment je les emmène, et ils commencent à prendre l'habitude de ne sélectionner que du Made in France.

Comme quoi, c'est une question d'habitude et...d'éducation :-)

 

jeudi, 30 août 2012

La double face de Marion Cotillard

Lisez la biographie de Marion Cotillard sur wikipedia : on aurait presque l'impression qu'on a affaire à une belle âme pétrie de beaux principes. Mais ce n'est qu'une impression. Cotillard est très forte pour remuer devant les caméras et jouer la bonne conscience en militant pour Greenpeace ou en rendant visite à Raoni, le chef indien. Ça fait bien dans les magazines people et aux yeux du système. Tant qu'il y a des caméras...

Beaucoup plus de discrétion, en revanche, quand il s'agit d'un blogueur surdendetté et père de trois enfants qu'elle accule dans un procès à des frais pharaoniques au regard de la situation de ce dernier tout ça pour trois photos quelconques publiées sur le blogue du dit personnage. (NDLR : voir la note en EDIT en bas du billet).

On reconnaît là l'appétit féroce des grands prédateurs qui pullulent dans le show-bizz. Cotillard a refusé toute négociation, tout rééchelonnement des fais de procès, toute excuse, déterminée à avoir la peau d'un individu qui ne l'avait en aucune manière injuriée ni tournée en dérision mais avait simplement publié des photos d'elle sur son site.

Authueil a raison de mettre en garde à propos du droit à l'image et je lui concède tout ce qu'il dit.

En revanche, ce qui m'exaspère, c'est la duplicité des Cotillard & co. C'est insupportable. Pour être franc, cela fait un moment que je ne peux plus la voir en peinture, celle-là. Après ses déclarations sur le 11 septembre aux USA niant la réalité des faits je m'étais fait une opinion définitive. Ce qui avait été trop drôle, c'est qu'elle avait des excuses après, la chiffe molle, parce qu'elle savait bien que sa carrière passerait par Hollywood.

Je me suis fait une religion : la présence de Cotillard dans un film me conduit à ne pas mettre les pieds dans la salle de cinéma où il passe, depuis ce temps. 

Vous connaissez les animaux malades de la peste ? Selon que vous serez puissant ou misérable...

EDIT : sur le blogue d'Authueil un commentateur a communiqué une info intéressante, même si elle n'enlève rien à la duplicité de la Cotillard. En fait, Stépahe Larue, le "blogueur" condamné est très loin d'être le petit blogueur qu'il prétend êtreC'est  un consultant médias spécialisé dans les people. Cela relativise évidemment considérablement l'affaire. Il ne s'agit pas plus du pot de fer contre le pot de terre, mais d'un super-prédateur contre un plus petit prédateur. Mea culpa. Comme je déteste Cotillard, je n'ai pas pris le temps de m'informer davantage, contrairement à Romain l'avisé commentateur du blogue d'Authueil.

Cela dit, même si Romain a été fort sage, ne nous leurrons pas non plus : la plupart des journalistes sont aujourd'hui payés au lance-pierre. Ce n'est pas parce que Stéphane Larue intervient sur des grandes radios et à la télévision qu'il gagne bien sa vie. En revanche, oui, très certainement, il n'ignorait pas ce à quoi il s'exposait. Quant au surendettement...Neymar, la nouvelle star du football au Brésil est aussi surendetté. Avec un salaire annuel de 6.4 millions d'euros parce qu'il a acheté un yacht de 6.4 millions d'euros, une porsche, une maison et cetera...

Tout ça pour dire que je me suis peut-être un peu précipité...

mardi, 28 août 2012

Je le savais bien que le shit rendait c...

Ah ! Enfin une étude scientifique qui confirme ce que j'ai toujours observé. Les individus qui consomment du canabis accèdent à un état de crétinisation avancée assez rapidement.

Cela m'a toujours frappé, quand j'étais jeune, de voir ces débiles qui tiraient sur leur joint quotidiennement perdre petit à petit toutes leurs facultés intellectuelles.

Quand je pense à tous les apôtres de la légalisation du canabis, je rigole bien : jusqu'à 8 points de QI perdus, pour certains esprits déjà faibles, c'est près de 10% d'intelligence en moins. Une ponction sévère.

Espérons que les semi-débiles vont en prendre de la graine (pas de chanvre) et se calmer sur la fumette.

Le pire, c'est le mec qui a été intelligent et qui croit qu'il l'est toujours après quelques années de consommation. Espèce fréquente chez les grands adolescents.

On devrait rendre obligatoires les tests de QI à échéance régulière, dans les écoles, quand on soupçonne de la consommation de drogue, histoire d'étudier de près les conséquences de l'avilissement sur un individu et de pouvoir le montrer aux autres pour l'exemple.

13:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : canabis |  Facebook | | |

dimanche, 26 août 2012

Les fleurs du mal

Lorenzaccio, sous la plume d'Alfred de Musset disait que Florence était une rose sur un tas de fumier. A cette époque, pour des Musset ou des Baudelaire, les fleurs du mal sont surtout la beauté qui émane du mal. A notre époque, il me semble que notre mélange s'est déplacé sur un terrain quasi-exclusivement mora.

Tenez, commentons le scandale Lance Armstrong : ses 7 victoires au Tour de France de cyclisme, je les ai toujours jugées plus que louches. Le dopage ne fait pas de doute. Ce type s'est donc enrichi de manière malhonnête. Et pourtant, il finance aussi une fondation destinée à lever des fonds pour lutter contre le cancer et investir dans la recherche.

Au Mexique, les pires maffieux financent des oeuvres sociales grâce à l'argent de la drogue et la prostitution et le drame, s'ils disparaissent c'est qu'il n'y a aucune structure pour se substituer à leur présence "sociale".

Apporter la liberté à un peuple et chasser son tyran, en principe c'est bien. Et pourtant...l'Irak n'a plus d'hôpitaux, son industrie est devenue inexistante et il connaît une violence endémique infiniment supérieure à celle qui existait sous la dictature de Saddam Hussein.

D'un point de vue philosophique, Bien et Mal, radicalement opposés ne devraient pas être solubles l'un dans l'autre. Et pourtant...

A refaire l'étymologie du mot Diable, je trouve l'adjectif διάβολος,  celui qui inspire la haine en grec ancien mais derrière l'adjectif il y a aussi le verbe διάβαλλω jeter d'un côté et de l'autre (par suite désunir). Le verbe a aussi le sens de tromper. C'est d'ailleurs le sens original du suffixe (une préposition) διά : en divisant, en séparant. Mais notre verbe signifie aussi passer à travers, détourner.

Il y a donc l'idée d'un chemin qui ne va pas vraiment droit dans ce mot. Les Grecs utilisaient d'ailleurs ce verbe surtout pour évoquer les traversées de leurs navires en Méditerranée, or, avec les vents contraires et le climat changeant, je devine que le chemin n'était pas vraiment direct.

Au fond, le mal, ce n'est pas ce qui se mélange au bien : le mal, c'est sa propre association avec le bien. Nous vivrions autrement dans un monde bien plus simple.

Aristote dans son Éthique à Nicomaque s'est justement échiné à décortiquer les divers niveaux d'intentionnalité dans les actions, déterminant celles qui lui semblaient volontaires et celles qui ne l'étaient pas.

Et c'est ce paradoxe de constater qu'une bonne intention n'atteint pas nécessairement son but. A moins qu'elle ait été définie à tort comme bonne...Bonne de quel point de vue ? De celui de l'agent de l'action ou de celui qui en subit les effets ? Subtile dialectique grammaticale entre l'agent et l'objet...Agir sur l'autre c'est fatalement en faire son objet d'une manière ou d'une autre...

12:34 Publié dans Insolite, Société | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | | |

50 milliards de victimes par année ?

Je me demande parfois si notre race, l'espèce humaine, n'est pas la plus féroce de tous les temps en ce qui concerne la prédation : je lisais récemment que nous abattons dans le monde près de 50 milliards d'animaux d'élevage par an et souvent, ces derniers sont engraissés dans des conditions assez atroces. 

A dégoûter de consommer de la viande. Et pourtant, j'adore le roast-beef, par exemple.

C'est assez difficile de faire face à ses contradictions, en fait : d'un côté, j'aime beaucoup les animaux et s'il fallait que je les tue pour consommer de la viande, je crois que je virerais végétarien car je n'en aurais vraiment pas le coeur, de l'autre, rien que de penser à un délicieux carpaccio de boeuf assaisonnée d'huile d'olive et de câpres, j'ai les papilles qui vacillent.

Mieux : un faux-filet tendre et savoureux à souhait accompagné de frites maison et d'une succulente sauce au roquefort et me voilà au paradis des prédateurs.

C'est dur de lutter contre sa nature.

Tiens, ça me rappelle un livre que j'ai lu à mes trois petits quand ils étaient plus jeunes :

lami-petit-tyrannosaure-L-1.jpeg

C'est un petit tyrannosaure qui ne parvient pas à se faire des amis : chaque fois qu'il sympathise, au bout d'un moment, c'est plus fort que lui, il se jette sur son nouveau copain et le baffre.

Finalement, c'est une souris qui en lui apprenant à cuisiner parviendra à l'aider à dominer ses pulsions.

Voilà, quand je vois un mignon petit veau, d'un côté, je me vois bien lui faire un gros câlin à cette grosse peluche, et, de l'autre, je visualise mon assiette...

C'est terrifiant. Parce que de l'autre côté, 50 milliards de vies qui disparaissent chaque année ce n'est pas du tout drôle. C'est même épouvantable.

Au fond de moi, je ne puis m'empêcher de penser que le "bien", c'est de laisser ces pauvres bêtes vivre une vie paisible en me contentant de végétaux : ça tombe d'ailleurs bien parce que je raffole des crudités. Mais voilà, que l'on soumette mes sens offalctifs au délicieux fumet d'un steack saignant à souhait, presque bleu même, et je défaille...Envolés, idéaux et empathie pour nos amis les animaux.

Je me répète. 

En tout cas, c'est un vrai dilemme.

samedi, 25 août 2012

Le RSA et les contrôles fiscaux des riches

Démocratix me demande mon avis à la suite de la tragique immolation d'un chômeur qui ne parvenait plus à bénéficier du RSA. Démocratix trouve des mérites extraordinaires au billet de Sarkofrance sur le sujet. Moi, je le juge au contraire d'une démagogie hélas aussi courante que simpliste et affligeante.

Contrôler la situation des allocataires du RSA me paraît parfaitement normal. En revanche, que ce contrôle tourne à la tracasserie administrative, je reconnais que c'est pénible, surtout si l'on considère que les titulaires du RSA sont généralement dans des situations difficiles et ont d'autres chats à fouetter qu'à devoir se présenter à l'envie devant des centres de CAF fermés...

Pour revenir à Sarkofrance, il a entonné la complainte du gauchiste bien connu : il n'y en a que pour les riches. C'est indigne, on ne contrôle pas les riches et on contrôle les pauvres. Association facile et parfaitement inutile : le coût du RSA , c'est prêt de 10 milliards d'euros, soit plus de deux fois ce que rapporte l'ISF. Même avec les coups de massue fiscale administrés par les Socialistes, l'ISF parviendra péniblement à 5.7 milliards.

J'engage à se défier tout à fait des discours  «généreux» à propos de la précarité : quand le RMI a été voté au début des années 90, il avait vocation à ne concerner que des populations totalement dénuées de ressources et de biens. On devait en principe aider les SDF à survivre avec cette aide.

Le résultat des courses, c'est qu'il y a près d'un 1.3 millions de personnes qui le touchent en France, aujourd'hui, travailleurs étrangers compris de surcroît. L'Enfer est pavé de bonnes intentions...

Comprenons-nous, je suis favorable à ce que l'on aide les individus les plus démunis, mais je me méfie tout à fait des trappes à inactivité. Plutôt que de verser le RMI à une jeune mère de famille, ne vaut-il pas mieux ouvrir une crèche et assurer une place à ses enfants, car c'est souvent le principal obstacle pour qu'elle puisse trouver un travail à temps complet ? Dans bien des cas, il vaudrait mieux faciliter le retour à l'emploi plutôt que de verser une aide brute à laquelle il est difficile de contrôler l'égibilité.

Je crois que c'est dans plusieurs pays le problème des aides : elles ratent leur but car au lieu de faciliter la reprise du travail ou l'esprit d'entreprise les dispositifs dans lesquels s'investissent les sommes versées aboutissent souvent à des usines à gaz.

En ce qui concerne l'infirmier qu'évoque Démocratix, je ne doute pas que la tracasserie ait contribué à faire déborder le vase, mais elle ne saurait être le seul ni principal motif d'un acte aussi désespéré.

S'en prendre aux CAF et aux contrôles c'est une facilité dans laquelle évidemment je ne tomberai pas, et j'observerai que c'est Marisol Touraine qui me semble avoir eu une bonne réaction en soulignant  «le rôle exigeant et attentif joué par les employés de la CAF dans l’accueil d’allocataires souvent en grande difficulté».

Hervé a écrit un billet sur le sujet : bien que je ne partage pas son idéal d'un revenu universel versé par un État, son article a le mérite de retracer la genèse du RMI puis la création du RSA.

18:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : rmi, rsa |  Facebook | | |

AB, cela veut encore dire quelque chose ?

Outre mon amour immodéré pour la production française, j'essaie autant que faire se peut de privilégier les produits dits "bio". J'espérais encore pouvoir me fier au label AB, mais la lecture du dernier Canard m'a déprimé. Pas de contrôle sérieux une fois le précieux label délivré, des tolérances suspectes, des fraudes, bref, plus moyen de se fier à ce certificat. En fait, la seule assurance, c'est de trouver moins de produits chimiques dans les produits bio que dans les autres, mais c'est une maigre consolation.

Je constate avec les labels biologiques les mêmes difficultés qu'avec le label Made in France : une profonde opacité dans l'information qui rend très difficile un choix éclairé.

03:01 Publié dans écologie, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : label ab |  Facebook | | |

samedi, 28 juillet 2012

Saleté de bottes...

Toujours motivé par la volonté d'acheter le plus local possible, j'ai observé que la marque Moussaillon que je subodore être bretonne, vendait des bottes pour enfants. Bon, eh bien celles-là, je ne les conseille pas. J'en ai acheté une paire pour mon second fiston, et, résultat des courses, il s'est retrouvé avec une série de plaies à hauteur de la bordure des bottes en question.

Franchement, faut être nul pour ne pas être fichus d'anticiper ce genre de défauts et en arriver à réaliser des bordures tranchantes. Dommages, car l'idée de départ, réaliser des bottes marinières est plutôt futée et le résultat esthétiquement appréciable, mais le reste est calamiteux.

J'ai réussi à trouver (avec du mal) que Le Moussaillon était une marque de Bretagne-Diffusion. Pas moyen de savoir où ils produisent, ceux-là. Pas trace chez HexaConso, et encore moins du côté de la Fabrique Hexagonale. Rien non plus chez madeinfrance.Ça sent le made in ailleurs ; cela ne m'étonnerait pas vu la qualité de m... des bottes en question. Je n'aime pas trop, d'ailleurs, le principe qui consiste à se donner un air local tout en important de Petaouchnok des produits mal conçus et mal finis. Mauvais pour l'image de la Bretagne, ça, alors qu'elle n'y est pour rien.

En règle générale, quand je cherche à savoir si quelque chose est produit en Bretagne ou non, je m'adresse à David, mais là, il a du abuser du taffia pendant les Tonnerres de Brest et il est aux abonnés absents :-)

Ça reste compliqué, au final, de savoir où est fabriqué ce qu'on achète. Je parlais d'Armor Lux, précédemment, mais la lecture de l'avis de la Fabrique Hexagonale sur le sujet m'a un tantinet douché. Cela reste une marque plutôt française, mais une bonne partie de la production vient aussi d'ailleurs.

Et puis il y a beaucoup d'entreprises qui se créent puis ferment faute de parvenir à percer. Cliquez sur les liens de la Fabrique Hexagonale, vous allez voir lesquels sont encore valides...

Allez, je finis sur une note heureuse : j'ai eu la joie de retrouver la trace d'Alma Mater qui avait réalisé les tee-shirts de l'exposition sur les dragons du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris, il y a quelques années ! J'en ai quelques exemplaires que j'avais alors achetés que je conserve avec émotion en dépit de l'augmentation de mon tour de taille depuis (snif) :-)

vendredi, 27 juillet 2012

Sèche-linge ?!

Il y a une particularité des sèche-linge qui ne laisse de m'étonner. Enfin...La particularité, elle est plutôt propre aux habits.

Le sèche-linge a été conçu pour sécher le linge (je sais, c'est une lapalissade) mais l'inconvénient, quand on regarde avec attention l'étiquette de la plupart des vêtements, c'est qu'on y trouve le petit carré avec un rond dedans barré d'une magnifique croix.

Résultat des courses, s'il fallait s'en tenir aux dites étiquettes on n'achèterait un sèche-linge que pour 10 à 15% des vêtements, et encore, je suis optimiste.

J'ai résolu la question en passant outre l'indication, du moins, tant qu'il s'agit de vêtements en coton. Je subodore que ce sont principalement les ornements qui vont subir le contre-coup du séchage. 

A vrai dire, avec le beau temps qui revient, le problème est temporairement résolu : soleil 1 - sèche-linge 0. La courette dans laquelle j'étends le linge bénéficie de la conjonction de courants d'air réguliers et d'un assez bon ensoleillement.

Au fait : le sèche-linge que j'utilise est un Brandt. Du Made in France et du bon :-)

10:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sèche-linge |  Facebook | | |