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dimanche, 05 février 2012

Les nounous

Je viens de lire le dernier Marianne (n°772 du 04 au 10 février), alléché par deux titres mis en avant : tout d'abord, un long entretien avec Bayrou, mais aussi une enquête sur les nounous. C'est un sujet suffisamment rarement traité pour valoir largement le détour.

J'avoue avoir été très agacé par le ton de l'enquête, entièrement à charge contre les employeurs. Je sais que Marianne n'aime guère les bobos. Moi aussi ils m'agacent. Mais à l'occasion, le discours frise le pamphlet anti-bourgeois, cible expiatoire bon teint qu'il est convenu aujourd'hui d'attaquer dans la presse qui se veut à l'avant-garde du peuple. 

Je résume : d'un côté il y a des méchants bwanas qui emploient des gentilles ivoiriennes. Les méchants bwanas font semblant d'être polis avec leurs employés en les vouvoyant, et tout ce petit monde s'appelle sympathiquement par son prénom. Le vouvoiement est sans doute une bonne modalité pour conserver une distance, et, s'appeler chacun par son prénom, c'est censé mettre à l'aise. De l'autre côté, il y a des très gentils sauvages qui eux ont des vrais valeurs et vivent dans de grandes difficultés que les méchants bwanas semblent totalement ignorer. Suggestion : sans doute que les méchants bwanas s'en tapent complètement des difficultés des bons sauvages.

Le méchant bwana éduque mal sa progéniture, puisqu'il le sort du coin après une minute de punition quand le bon sauvage, lui, collerait une râclée au morveux.

Les gentils bwanas n'hésitent pas à virer les bons sauvages du jour au lendemain, même quand ils ont élaboré une théorie sur les bons rapports entre bons sauvages et méchants bwanas. Par exemple, quand quelqu'un se barre du jour au lendemain pour "raisons familiales" sans autre précision et donc, la méchante bwana qui théorisait est une grosse poufiasse de la virer sur le champ. Perso, j'ai été mis au moins quatre fois devant le fait accompli de congés pris d'une semaine sur l'autre alors même qu'ils avaient été établis à l'ouverture du contrat. Je n'ai pas "viré" l'auxiliaire en question, je me suis débrouillé, mais je ne vous raconte pas les emmerdements quand vous devez trouver in extremis une solution, ni, généralement, les coûts additionnels.

Mais bon, dans le récit des journalistes de Marianne, il était bien sûr légitime que le bon sauvage  aille vaquer à ses affaires et que la méchante bwana se démerde. Le solde pour tout compte était bien sûr légitime, de même que tout le reste, mais pas trop la peine de chercher à nous faire pleurer sur quelqu'un qui ne respecte pas un contrat dûment tamponné.

Le plus drôle, ce sont les déclarations de la sociologue Caroline Ibos, expliquant doctement  que les nounous en question ont pu être institutrices, comptables, infirmières et cetera...J'ai fait passer des dizaines d'entretiens quand je recherchais une auxiliaire parentale (terme que je préfère largement à nounou) et je peux vous garantir que jamais je n'ai rencontré l'un de ces profils parmi les candidates issues de l'immigration. Et je n'ai jamais rien entendu de tel. Il faut sortir de son petit cocon abondamment bourdieuïsé.

Perrine Cherchève et Marie Huet ne vont pas aimer ce que j'ai à leur dire : je trouve particulièrement gonflé et minable de sous-entendre que le vilain bwana emploie une auxiliaire parentale parce qu'il ne sait pas s'occuper de son enfant tout seul.

Concernant l'effet des râclées que l'on colle "au village" aux enfants désobéissants, je pourrai sortir l'arme lourde du réac forcément facho et raciste en allant étudier de près les chiffres de la délinquance et notamment, en examinant la proportion d'individus issus de l'Afrique sub-saharienne dedans et, corollairement, celle de bobos parisiens. Moi aussi, hein, je peux faire mon méchant bwana colonialiste.

La seule chose que je concède à l'enquête, c'est qu'il y a en effet des abus. Des gens qui font pression à la hausse sur les horaires. C'est pour cela que la loi doit encadrer strictement cette profession. Mais pour l'expérience que j'en ai, et les échos assez nombreux que j'en ai eu, les premiers à frauder et à abuser tapaient dans la catégorie "avocat", immédiatement suivis par le show-bizz et les journalistes...

Je ne vais quand même pas finir fâché avec l'un de mes magazines favoris (aux côtés de Colonialiste Hebdo, Le temps des colonies, Bwana et bons sauvages, mes autres lectures). Il y a en revanche, outre l'entretien avec Bayrou, dans ce numéro, un excellent article sur la pseudo-démocratisation de la culture. Très bien, Anna Topaloff. Cela dit, un jour, il faudra bien se pencher sur le changement de paradigme qui caractérise notre temps : nous vivons dans une société de loisirs (ils sont surabondants) et tout se mesure à cette aune nouvelle...

mardi, 31 janvier 2012

Quoi lire à ma petite fille ?

Olympe m'a récemment interpellée à propos d'une campagne de sensibilisation aux inégalités entre hommes et femmes.

Le coeur de la campagne, c'est de montrer (souvent de manière caricaturale, toutefois) que par plein de manifestations inconscientes, l'inégalité est incrustée au coeur de nos habitudes sociales. Je suis pour ma part sceptique sur l'efficacité de cette campagne, mais j'en partage, en revanche, les préoccupations.

Comme je suis très attaché à la culture classique (mais pas seulement) je m'efforce de faire découvrir à mes enfants les facettes des différents contes et légendes du monde entier. Bien sûr, je donne dans cette optique une place de choix à la mythologie gréco-latine. Or, j'ai remarqué un fâcheu détail : dès que l'on cherche des ouvrages de régularisation mythologique pour les enfants, on n'en trouve aucun prévu pour les petites filles. C'est toujours l'histoire du point de vue des héros et non des héroïnes qui est considérée par les auteurs de la littérature de jeunesse. Voilà qui est fort : la mythologie ne manque pourtant pas d'héroïnes. Sophocle a bien été capable d'écrire une Antigone, pourquoi nos auteurs modernes ne sont pas fichus de créer une petite princesse royale à Thèbes à laquelle une petite fille pourrait s'identifier ? Ovide fait bien parler les héroïnes fameuses de la mythologie grecque dans ses Héroïdes : qu'est-ce qui empêcherait de raconter l'histoire de Thésée du point de vue d'Ariane ?

S'il y a quelques efforts de faits pour des enfants plus âgés et pour les adultes, pour les très jeunes enfants, c'est un peu la cata : nada pour les petites filles. Qu'est-ce que je vais lui raconter, moi, à ma petite dernière ?

Voilà, la transparence des femmes, hélas, cela commence ici...

07:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : femmes, filles, égalité |  Facebook | | |

lundi, 23 janvier 2012

Sarkozy parti, un paquet d'abrutis en moins !

J'adore chercher querelle à la pravdasphère, mais il y a tout de même une chose qu'il faut admettre, c'est qu'une fois Sarkozy partri un sacré paquet d'abrutis va gicler avec.

Je ne parlerai pas de l'actuel Ministre de l'Éducation Nationale par respect pour les graves évènements qu'il vit à l'heure actuelle, mais à défaut, je me défoulerai sur l'incapable Guéant.

Regardez quelles belles et intelligentes filles ce vil scélérat fait partir de France. Rien que pour ça, déjà, des baffes.

Plus généralement, la manière dont le gouvernement Sarkozy emm... les étudiants étrangers depuis 5 ans avec une cristallisation de la connerie cette dernière année me met hors de moi.

Je ne sais pas qui sera finalement notre prochain président (j'exclus de la palette Marine Le pen car elle n'aura jamais la majorité nécessaire pour la porter au pouvoir même si ses adversaires présentaient un cochon en face), mais une fois Guéant chassé et ses circulaires débilissimes pour ne pas dire criminelles abrogées, je crois que rien que pour ça, je déboucherai le champagne.

18:27 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : guéant |  Facebook | | |

dimanche, 22 janvier 2012

Quelques nouvelles de mon lave-vaisselle français

J'ai entendu Bayrou dire ce matin que bien des Français pouvaient mettre deux euros de plus pour acheter français. C'est aussi mon avis. Il faisait référence aux malheureuses qui travaillaient pour Lejaby et se trouvent privées d'une existence de labeur.

Moi, je pense tout de même qu'il y a d'abord un problème de distribution : tenez, ce sont les soldes, actuellement. J'ai fait donc un stock de linge et vêtements divers. Mais faute de temps, je commande par Internet ou je vais dans des enseignes aux choix étendus. On n'y trouve jamais de produits français, et, pour être franc, cette année, je n'ai vraiment pas le temps de me rendre sur 36 sites différents pour sléectionner un panel de vêtements français. Quand j'achète occasionnellement, OK, mais là, je suis sur une logique d'achat en gros.

A mon avis, c'est une dimension que Bayrou doit introduire dans son programme. Ce n'est évidemment pas simple, parce qu'il est difficile pour l'État de dicter à la grande distribution ce qu'elle doit proposer ou non.

Pour revenir à mon lave-vaisselle Brandt (Salut la Roche sur Yon, c'est là-bas qu'il est fabriqué), je ne puis que m'en réjouir. Niveau bruit, c'est clair qu'on l'entend nettement moins que mon ancien whirlpool qui n'avait pourtant que 4 ans. Côté séchage, pas de soucis pour les programmes longs. En revanche, pour les programmes très courts (30 minutes surtout), c'est un peu juste, mais largement acceptable.

L'hâbitacle est très bien pensé. Dans le whirlpool, je ne pouvais passer de très grandes assiettes. Dans le Brandt, c'est possible. En outre, il y a un astucieux système, pour les couverts, qui permet de les fixer dans une sorte de couvercle troué tête en haut. La panier à couverts du bas se divise en deux zones de même que ce couvercle. On peut donc fixer un demi-couvercle et laisser la seconde partie du panier libre. La panier en question glisse sur toute une rangée d'assiettes. Selon le chargement du lave-vaisselle, on peut donc le placer à droite ou à gauche. Bien pensé.

Il y a un second panier à couverts, mais petit, plutôt pour les petites cuillères, qui se trouve à l'étage supérieur. Côté verre, il y a un bon système pour les verres à pied : on parvient facilement à les bloquer sur les rangées latérales, contrairement au whirlpool. A ce sujet, j'en profite pour dire que Miele ne fait pas mieux sur ce point. Mes parents viennent d'en acheter un, et les verres à pied continuent à s'y promener ou s'entrechoquer désespérément...

Pour mémoire, mon lave-vaisselle français est un Brandt VH13TFB. Une dernière particularité : il est produit par une SCOOP ! Oui, je m'explique : Brandt a été racheté par Fagor, maque espagnole, qui est elle-même une émanation de la SCOOP basque Mondragon ! Une incroyable épopée à lire sur Wikipedia. Cela dit, malheur à deux, les salariés français ne sont pas des socios et ils ne bénéficient donc pas de tous les avantages inhérents à ce statut...

jeudi, 19 janvier 2012

Ces c... qui voudraient m'empêcher d'hériter ou de léguer

Y'a un truc à la mode, au moins sur la Toile, en ce moment, c'est de taxer les héritages jusqu'à la moëlle. Rien à foutre de leur pseudo-solidarité et de leur morale à deux sous, moi.

Au nom de quoi des gens qui ne sont absolument pour rien dans l'effet d'accumulation de capital que je peux réaliser devraient en hériter ? Au nom de quoi l'État aurait le droit de me spolier de ma précieuse épargne ? Épargne que j'accumule pour ma descendance à force de parcimonie et d'économies (Nota bene : c'est juste un cas d'école, pour ce qui me concerne, je suis un panier percé...).

Cette générosité avec l'argent des autres a le dont de m'agacer suprêmement. Moi, je dis, à chacun son fric et liberté de faire ce que l'on veut avec, y compris en termes d'héritage. On est déjà suffisamment taxé de son vivant sans en plus l'être jusque dans la mort.

Voilà, c'est dit, ça va mieux : je vous attends, tas de gauchos chasseurs de koulaks qui ne manquerez pas de clamer que je suis un sale capitaliste droitier, indidivualiste, libéral (ça, c'est le gros mot), égoïste et réactionnaire.

Donc l'impôt sur les successions, moi, s'il se mettait en place à 85%, je convertis mon fric en lingots d'or et je le planque, voilà. Ou alors je trouve une autre embrouille, ou je déménage, bref, je vais en un endroit où l'on respecte encore un minimum la propriété individuelle. La collectivisation progressive des biens et des richesses, moi, ça m'insupporte.

00:34 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : succession, impôt |  Facebook | | |

dimanche, 15 janvier 2012

Le syndrôme de la désindustrialisation

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ici toute l'affection et l'estime que je porte au Palais de la Découverte, et, corollairement, le mépris que m'inspire la Cité des Sciences.

Il n'en a pas toujours été ainsi ; la conception de la Cité des Sciences et de l'Industrie, car tel était son nom d'origine, participait d'un louable effort : il s'agissait de mettre à portée du grand public non seulement les grandes découvertes scientifique modernes mais aussi les fleurons des innovations technologiques de nos meilleures industries. Il y avait ainsi à la Cité des Sciences et de l'Industrie, à son ouverture en 1986, tout un hall consacré aux réalisations industrielles. Je me souviens très bien d'y avoir vu des modélisations de turbines, des robots, et cetera.

Aujourd'hui, c'est une sorte de no man's land sacrifiant aux lubies boboïstantes et tenu par des fonctionnaires venus on ne sait trop d'où (à la différence du Palais de la Découverte dont les animations sont assurées par des scientifiques). 

François Bayrou dans son forum sur la production en en France a daté le début de la fin en France aux années 80. Pour moi, c'est plutôt Rocard et son gouvernement qui ont enclenché le mouvement en commençant à laisser les industries se délocaliser ou être revendues à des groupes étrangers pendant que l'on pariait tout sur les services. Les gouvernements de droite puis de gauche qui se sont succédés ensuite ont largement suivi le mouvement.

L'importance que l'on accorde à la recherche et à l'industrie en France voit un exemple très symptomatique dans le sort qui a été échu au Palais de la Découverte : sous l'égide de Bertrand Delanoë, l'énorme salle qui modélisait une centrale électrique nucléaire a été récupérée par le Grand Palais pour faire de «l'évènementiel» comme on dit, et des expositions. Le Palais de la Découverte a longuement été menacé par des ministres qui voulaient en faire leurs bureaux, et il demeure en sursis.

Tous ces gens-là se soucient comme d' une guigne de nos industries. Il n'y qu'à lire les réactions des blogueurs de gauche sur la nécessaire réindustrialisation de la France pour comprendre le mépris qu'elle inspire à la gauche en général.

A Paris, je peste contre l'absence de projet alternatif à celui de Bertrand Delanoë dont la ligne directrice est toute entière festive. Si j'étais maire d'une ville comme Paris, bien loin de sacrifier le Palais de la Découverte, j'aurais au contraire donné la totalité du Grand Palais à la science, et je me serais enorgueilli de faire de Paris la capitale du plus prodigieux espace scientifique ouvert au public, lieu de contact exceptionnel entre les scientifiques de toute obédience et le monde entier.

Delanoë n'a aucune ambition. Il ne rêve que de fêtes, de Paris-plages, de velib et autres attractions pour touristes et bobos. Ses rénovations (Jean Bouin, Roland Garros, Samaritaine) ne touchent que les loisirs et le commerce. En revanche, côté culture, il a tenté de faire disparaître le Musée en herbe, sacrifie les Serres d'Auteuil, bouffe une partie du Palais de la Décourte, et je passe quelques autres joyeusetés de ce genre. 

La bataille pour l'innovation et la réindustrialisation, elle se mène en amont, c'est bien celà qu'il faut concevoir, pas en aval, quand il est trop tard, en venant supplier les fonds de pension étrangers ou les multinanionales (y compris françaises) de ne pas délocaliser.

Bayrou a fait une analyse très particulière de nos maux : au fond, il pense que notre défaite est d'abord psychologique et qu'il n'y aura pas de redressement possible sans combat sur ce terrain. Ainsi, on peut parfois avoir du mal à cerner exactement son programme parce qu'il semble compter prioritairement sur la détermination et la bonne volonté des acteurs, mais les choix opérés par la gauche puis la droite valident au fond son analyse : c'est bien dans les esprits que les décisions les plus désastreuses se prennent avant de nous mener à la catastrophe.

C'est bien pour cela qu'à Paris, je mène un combat sans merci contre Delanoë et ses séides et que je n'ai pas plus d'estime pour la droite locale qui n'aspire, au fond, qu'à mener la même politique. J'aurais espéré que le centre s'engage sur la voie d'une opposition résolue au Maire de Paris mais le chemin est long...

J'ai toujours écrit ici que ce sont les clivages qui introduisent une rupture et une chance de succès dans les programmes politiques. Je suis convaincu de la pertinence de cette observation à Paris. Elle vaut pour la France aussi, bier sûr. Bayrou a remporté une première manche dans ce domaine. Il lui reste à gagner les deux suivante.

samedi, 14 janvier 2012

Ne pas diviser les Français

Je détestais chez Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal la manie de jeter les Français les uns contre les autres. C'étaient les profs, les patrons,  les riches côté Royal, les juges, les immigrés côté Sarkozy. Les campagnes d'anathèmes, moi, ça ne m'intéresse pas. Ça n'a pas changé en 2012 : tout le programme d'un Hollande, par exemple, est organisé autour de plusieurs dichotomies. Riches contre pauvres (tiens tiens, le quotient familial par exemple). Patrons contre salariés. Jeunes d'un côté, vieux de l'autre. C'est détestable. Pas mieux du côté de Sarkozy 2012.

C'est une question de méthode. C'est pour cela que j'apprécie particulièrement la démarche de François Bayrou :  « Je ne découpe pas les Français en tranches. Je ne parle pas aux jeunes comme à des jeunes et aux vieux comme à des vieux. Ce sont tous des citoyens. »

Il faut d'ailleurs comprendre à cette aune son appel à l'union nationale.

14:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | | |

Marine Le pen prête à provoquer une catastrophe sanitaire

S'il y a bien une chose qui m'énerve particulièrement quand j'entends Marine Le pen, ou encore que je lis son programme, c'est le mensonge incessant qu'elle délivre sans vergogne à la population. Marine Le pen, c'est super-menteuse puissance 10. Sarko et Chirac, à côté, ce sont des amateurs.

Par exemple, elle balance tranquillement qu'en divisant par quatre la fraude à la sécu, dans son programme santé, on va économiser 15 milliards d'euros. Elle l'estime donc (je suis bon en calcul) à 20 milliards d'euros. Or, en 2009, cette fraude a été évaluée à 389 millions d'euros.

Maintenant, suivez-moi bien : comment Marine Le pen peut-elle bien faire pour justifier ses chiffres ? Eh bien, par exemple, en qualifiant de fraude 75% des arrêts de travail, ou mieux encore, des Affections longue durée qui touchent un quart de la population française. 

La preuve ? dans ses mesures immédiates elle indique 

- Lutte contre les arrêts maladie de complaisance et les fraudes dans le système ambulancier

- Supprimer toutes les aides sociales pour les fraudeurs récidivistes

Facile : en considérant comme fraudeurs tous ceux qui tombent malades, oui, on va faire les 15 milliarss d'économies qu'elle escompte.

De cette manière, on peut s'attendre à des déremboursement très massifs dont les Français, à commencer par les classes populaires qui croient tous les mensonges que débite Marine Le pen, ne manqueront pas d'en supporter les terribles conséquences.

Il n'y a pas que cela. Dans les mesures sanitaires qui pourraient réintroduire en France des maladies contagieuses autrefois disparues, on trouve la suppression de l'AME, l'aide médicale d'urgence aux étrangers. 

Marine Le pen est tellement contaminée par son obsession pour l'immigration, qu'elle perd tout bon sens : la santé et le contrôle de l'immigration sont deux domaines différents. On peut très bien se montrer très ferme et régulateur dans le domaine de l'immigration sans pour autant faire courir de risques sanitaires aux Français ou faire preuve d'une authentique inhumanité envers de pauvres gens malades.

Que se passera-t-il si on supprime l'AME ? Ce qu'il se produit déjà avec les Français les plus pauvres : faute d'être soignés, ils développent des pathologies, maladies infectieuses, contagieuses et cetera. C'est ainsi que dans les zones de grande pauvreté la tuberculose est réapparue ! Une maladie dont on n'entendait plus parler depuis un demi-siècle !

Imaginez que cela ne soit pas la tuberculose qui refasse un jour surface, mais la peste, par exemple : nous serions alors confrontés à un drame épouvantable. Pour mémoire, au Moyen-âge, la peste a rayé de la surface de la terre les deux tiers de la population dans certains pays.

De manière générale, tout le programme du FN est de ce tonneau ou presque : des assertions sans fondements et des objectifs cachés dont les conséquences seront dramatiques. J'aurais pu aussi évoquer pour les hôpitaux l'obligation de délivrer des informations médicales sur les individus et la volonté de Marine Le pen de les croiser avec les fichiers sociaux et fiscaux. Adieu, secret médical. Quel Médecin  ayant prêté le Serment d'Hippocrate acceptera de donner sa voix au FN (Ouf, il paraît qu'ils préfèrent en priorité Bayrou) ?

Maintenant, je ne suis pas fermé et je suis tout prêt à entendre les explications d'un cadre du FN sur ce programme voire à lui donner un droit de réponse ici-même...(droit de réponse que je ne manquerai pas de commenter, cela va de soi...). Mais, allez savoir pourquoi, je pressens que personne dans l'entourage de Marine Le pen ni au FN ne va prendre le risque. Se faire attraper en flagrant délit de mensonge, c'est vraiment trop fâcheux...

jeudi, 12 janvier 2012

Bayrou et la famille

Nicolas qui défend contre l'évidence le projet de suppression du quotient familial de Hollande réplique à mes critiques  en commentaires en me demandant ce que propose Bayrou.

Bayrou s'est insurgé contre le projet socialiste car il revient à s'en prendre aux familles nombreuses au nom de la redistribution. Il fait observer que le quotient familial est un avantage universel et que la République, il a y a près de 60 ans, a choisi cette mesure pour favoriser la natalité. C'en est bien sûr une parmi d'autres.

De fait, et j'exprime mon propre avis, ne vouloir favoriser que la natalité des familles modestes est une absurdité sans nom. On voit à Paris avec Bertrand Delanoë ce que produit la doxa socialiste : une ville gentrifiée avec deux à trois arrondissements entièrement constituée d'une clientèle parfois misérable et largement assistée. Pendant ce temps, les classes moyennes, même supérieures, doivent décamper. Les familles aisées, elles-mêmes, sont touchées. Delanoë a trouvé des centaines de millions d'euros pour la rénovation de Jean Bouin, pour l'extension de Roland Garros en détruisant en partie les Serres d'Auteuil, mais a réduit en revanche l'allocation pour la garde de petits enfants, tout du moins, pour les familles jugées "aisées"... A Paris, avec des loyers qui se comptent parfois en milliers d'euros, c'est évidemment très subjectif...

Pour revenir à Bayrou, son projet sur la famille demeure à préciser, mais dans l'ensemble il a une vue assez proche de ce qu'il préconise pour les retraites : un système à points. Fusion de toutes les aides, plutôt que le méandre administratif auquel il faut faire face actuellement, et attribution de points en fonction des situations. Par exemple, femme seule avec enfant(s) = gros bonus de points. Famille avec enfant handicapé, méga gros bonus de points. Voilà, en somme, l'esprit de l'éventuelle réforme qu'il envisage. Il ne reste plus qu'à fixer les critères, mais je ne crois pas me tromper en présentant les choses ainsi, et, si tel était le cas, j'invite le principal intéressé à venir corriger la chose ici.

Outre les aides fiscales et les aides directes, Bayrou a aussi des idées précises sur les rapports entre l'école et les familles. Il défend particulièrement pour les parents jeunes ou isolés ou tout simplement désemparés l'idée d'une école des parents.

12:35 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : famille, bayrou |  Facebook | | |

Facebook lit mon blog ? 1ère réaction sur les identifications indésirables

Tiens, je me lève tout guilleret ce matin pour consulter mes infos bayrouesques quotidiennes, fait un petit tour des blogues puis de la presse en ligne, jette un oeil sur twitter puis finit en ouvrant mon compte facebook. Oh, divine surprise ! D'emblée ce petit message de facebook apparaît sur ma page en tête de colonne : 

Facebook facilite l’identification des photos en suggérant les noms des amis que vous souhaiteriez identifier. Quand une personne est identifiée, Facebook utilise cette information pour regrouper des photos similaires et, lorsque cela est possible, suggérer les noms de vos amis dans vos photos. Vous pouvez contrôler si votre nom est suggéré ou non. En savoir plus

Ah, tout de même : figurez-vous que cela fait un moment que je les attaque à coups de missiles thermo-nucléaires sur le sujet puisque j'ai appelé plusieurs fois à une Class action contre leurs procédés. Je subodore que je ne dois pas être le seul.

Tenez, si jamais vous tapez en premier "faut-il quitter facebook ?" sur googleweb, devinez sur quoi vous tombez en premier ? Mais il est vrai que j'avais ciblé spécifiquement le fait de pouvoir identifier quelqu'un contre sa volonté dans des billets précédents.

Nous sommes encore loin du compte et Facebook a de grands progrès à accomplir avant de devenir une société respectueuse de la vie privée, mais, l'avertissement qui figure aujourd'hui sur le haut de la page, l'existence d'un paramétrage qui permette de contrôler en partie ce que l'on dit ou affiche de vous est un premier pas dans la bonne direction.

Post Scriptum (MAJ) : Antonin vient de m'informer qu'Internet Sans Frontières met en place une plate-forme pour faciliter les actions en justice contre Facebook quand ses pratiques sont attentatoires à la vie privée. Je rappelle à cet effet qu'ISF a porté plainte contre facebook auprès de la CNIL en novembre dernier.