Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 14 janvier 2012

Ne pas diviser les Français

Je détestais chez Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal la manie de jeter les Français les uns contre les autres. C'étaient les profs, les patrons,  les riches côté Royal, les juges, les immigrés côté Sarkozy. Les campagnes d'anathèmes, moi, ça ne m'intéresse pas. Ça n'a pas changé en 2012 : tout le programme d'un Hollande, par exemple, est organisé autour de plusieurs dichotomies. Riches contre pauvres (tiens tiens, le quotient familial par exemple). Patrons contre salariés. Jeunes d'un côté, vieux de l'autre. C'est détestable. Pas mieux du côté de Sarkozy 2012.

C'est une question de méthode. C'est pour cela que j'apprécie particulièrement la démarche de François Bayrou :  « Je ne découpe pas les Français en tranches. Je ne parle pas aux jeunes comme à des jeunes et aux vieux comme à des vieux. Ce sont tous des citoyens. »

Il faut d'ailleurs comprendre à cette aune son appel à l'union nationale.

14:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | | |

Marine Le pen prête à provoquer une catastrophe sanitaire

S'il y a bien une chose qui m'énerve particulièrement quand j'entends Marine Le pen, ou encore que je lis son programme, c'est le mensonge incessant qu'elle délivre sans vergogne à la population. Marine Le pen, c'est super-menteuse puissance 10. Sarko et Chirac, à côté, ce sont des amateurs.

Par exemple, elle balance tranquillement qu'en divisant par quatre la fraude à la sécu, dans son programme santé, on va économiser 15 milliards d'euros. Elle l'estime donc (je suis bon en calcul) à 20 milliards d'euros. Or, en 2009, cette fraude a été évaluée à 389 millions d'euros.

Maintenant, suivez-moi bien : comment Marine Le pen peut-elle bien faire pour justifier ses chiffres ? Eh bien, par exemple, en qualifiant de fraude 75% des arrêts de travail, ou mieux encore, des Affections longue durée qui touchent un quart de la population française. 

La preuve ? dans ses mesures immédiates elle indique 

- Lutte contre les arrêts maladie de complaisance et les fraudes dans le système ambulancier

- Supprimer toutes les aides sociales pour les fraudeurs récidivistes

Facile : en considérant comme fraudeurs tous ceux qui tombent malades, oui, on va faire les 15 milliarss d'économies qu'elle escompte.

De cette manière, on peut s'attendre à des déremboursement très massifs dont les Français, à commencer par les classes populaires qui croient tous les mensonges que débite Marine Le pen, ne manqueront pas d'en supporter les terribles conséquences.

Il n'y a pas que cela. Dans les mesures sanitaires qui pourraient réintroduire en France des maladies contagieuses autrefois disparues, on trouve la suppression de l'AME, l'aide médicale d'urgence aux étrangers. 

Marine Le pen est tellement contaminée par son obsession pour l'immigration, qu'elle perd tout bon sens : la santé et le contrôle de l'immigration sont deux domaines différents. On peut très bien se montrer très ferme et régulateur dans le domaine de l'immigration sans pour autant faire courir de risques sanitaires aux Français ou faire preuve d'une authentique inhumanité envers de pauvres gens malades.

Que se passera-t-il si on supprime l'AME ? Ce qu'il se produit déjà avec les Français les plus pauvres : faute d'être soignés, ils développent des pathologies, maladies infectieuses, contagieuses et cetera. C'est ainsi que dans les zones de grande pauvreté la tuberculose est réapparue ! Une maladie dont on n'entendait plus parler depuis un demi-siècle !

Imaginez que cela ne soit pas la tuberculose qui refasse un jour surface, mais la peste, par exemple : nous serions alors confrontés à un drame épouvantable. Pour mémoire, au Moyen-âge, la peste a rayé de la surface de la terre les deux tiers de la population dans certains pays.

De manière générale, tout le programme du FN est de ce tonneau ou presque : des assertions sans fondements et des objectifs cachés dont les conséquences seront dramatiques. J'aurais pu aussi évoquer pour les hôpitaux l'obligation de délivrer des informations médicales sur les individus et la volonté de Marine Le pen de les croiser avec les fichiers sociaux et fiscaux. Adieu, secret médical. Quel Médecin  ayant prêté le Serment d'Hippocrate acceptera de donner sa voix au FN (Ouf, il paraît qu'ils préfèrent en priorité Bayrou) ?

Maintenant, je ne suis pas fermé et je suis tout prêt à entendre les explications d'un cadre du FN sur ce programme voire à lui donner un droit de réponse ici-même...(droit de réponse que je ne manquerai pas de commenter, cela va de soi...). Mais, allez savoir pourquoi, je pressens que personne dans l'entourage de Marine Le pen ni au FN ne va prendre le risque. Se faire attraper en flagrant délit de mensonge, c'est vraiment trop fâcheux...

jeudi, 12 janvier 2012

Bayrou et la famille

Nicolas qui défend contre l'évidence le projet de suppression du quotient familial de Hollande réplique à mes critiques  en commentaires en me demandant ce que propose Bayrou.

Bayrou s'est insurgé contre le projet socialiste car il revient à s'en prendre aux familles nombreuses au nom de la redistribution. Il fait observer que le quotient familial est un avantage universel et que la République, il a y a près de 60 ans, a choisi cette mesure pour favoriser la natalité. C'en est bien sûr une parmi d'autres.

De fait, et j'exprime mon propre avis, ne vouloir favoriser que la natalité des familles modestes est une absurdité sans nom. On voit à Paris avec Bertrand Delanoë ce que produit la doxa socialiste : une ville gentrifiée avec deux à trois arrondissements entièrement constituée d'une clientèle parfois misérable et largement assistée. Pendant ce temps, les classes moyennes, même supérieures, doivent décamper. Les familles aisées, elles-mêmes, sont touchées. Delanoë a trouvé des centaines de millions d'euros pour la rénovation de Jean Bouin, pour l'extension de Roland Garros en détruisant en partie les Serres d'Auteuil, mais a réduit en revanche l'allocation pour la garde de petits enfants, tout du moins, pour les familles jugées "aisées"... A Paris, avec des loyers qui se comptent parfois en milliers d'euros, c'est évidemment très subjectif...

Pour revenir à Bayrou, son projet sur la famille demeure à préciser, mais dans l'ensemble il a une vue assez proche de ce qu'il préconise pour les retraites : un système à points. Fusion de toutes les aides, plutôt que le méandre administratif auquel il faut faire face actuellement, et attribution de points en fonction des situations. Par exemple, femme seule avec enfant(s) = gros bonus de points. Famille avec enfant handicapé, méga gros bonus de points. Voilà, en somme, l'esprit de l'éventuelle réforme qu'il envisage. Il ne reste plus qu'à fixer les critères, mais je ne crois pas me tromper en présentant les choses ainsi, et, si tel était le cas, j'invite le principal intéressé à venir corriger la chose ici.

Outre les aides fiscales et les aides directes, Bayrou a aussi des idées précises sur les rapports entre l'école et les familles. Il défend particulièrement pour les parents jeunes ou isolés ou tout simplement désemparés l'idée d'une école des parents.

12:35 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : famille, bayrou |  Facebook | | |

Facebook lit mon blog ? 1ère réaction sur les identifications indésirables

Tiens, je me lève tout guilleret ce matin pour consulter mes infos bayrouesques quotidiennes, fait un petit tour des blogues puis de la presse en ligne, jette un oeil sur twitter puis finit en ouvrant mon compte facebook. Oh, divine surprise ! D'emblée ce petit message de facebook apparaît sur ma page en tête de colonne : 

Facebook facilite l’identification des photos en suggérant les noms des amis que vous souhaiteriez identifier. Quand une personne est identifiée, Facebook utilise cette information pour regrouper des photos similaires et, lorsque cela est possible, suggérer les noms de vos amis dans vos photos. Vous pouvez contrôler si votre nom est suggéré ou non. En savoir plus

Ah, tout de même : figurez-vous que cela fait un moment que je les attaque à coups de missiles thermo-nucléaires sur le sujet puisque j'ai appelé plusieurs fois à une Class action contre leurs procédés. Je subodore que je ne dois pas être le seul.

Tenez, si jamais vous tapez en premier "faut-il quitter facebook ?" sur googleweb, devinez sur quoi vous tombez en premier ? Mais il est vrai que j'avais ciblé spécifiquement le fait de pouvoir identifier quelqu'un contre sa volonté dans des billets précédents.

Nous sommes encore loin du compte et Facebook a de grands progrès à accomplir avant de devenir une société respectueuse de la vie privée, mais, l'avertissement qui figure aujourd'hui sur le haut de la page, l'existence d'un paramétrage qui permette de contrôler en partie ce que l'on dit ou affiche de vous est un premier pas dans la bonne direction.

Post Scriptum (MAJ) : Antonin vient de m'informer qu'Internet Sans Frontières met en place une plate-forme pour faciliter les actions en justice contre Facebook quand ses pratiques sont attentatoires à la vie privée. Je rappelle à cet effet qu'ISF a porté plainte contre facebook auprès de la CNIL en novembre dernier.

mercredi, 11 janvier 2012

Quotient familial : la vraie nature de la gauche

C'est distrayant de les lire les blogues de la gauche, quand ils essaient de défendre la gigantissime bourde de leur idôle batave...Qu'on aille chez l'Nicolas, chez l'Camino, on peut d'ailleurs en disserter à en perdre la raison, c'est toujours le même écho qui ricoche en boucle. Il n'y a que Polluxe, mais c'est une centriste, pour en rigoler et savourer la blogowar qui s'annonce en comptant les points.

Rien ne semble freiner la frénésie redistributive de nos gauchistes patentés. Mes tovaritchi chasseurs de koulaks et autres salauds de riches n'ont pas compris une distinction de taille : il y a des mesures fiscales qui ont vocation à être universelles et toucher tous les citoyens sans distinction parce qu'elles visent un objectif spécifique, pas nécessairement redistributif. Mais comme à gauche, la redistribution est l'alpha et l'oméga de tout raisonnement économique, évidemment, cela ne frappe pas les esprits obtus.

Le quotient famial a pour objet de favoriser la natalité en général. Pas favoriser la natalité chez les classes modestes uniquement, mais chez tous les Français dans leur ensemble.

Hollande et Piketty en proposant de le supprimer changent les paramètres de la politique démographique de la France pour la mettre au service de leur idéologie déliquescente et hypocrite. Et les blogogauchos marchent là-dedans comme un seul homme.

Je pense que c'est Bayrou, au demeurant, qui a le mieux compris l'intention socialiste et il a rappelé fort sagement la chose suivante : 

La politique familiale de la France a pour but d'encourager toutes les familles, quel que soit leur niveau social, à élever des enfants. Le résultat de cette politique a fait de la France le pays qui se porte le mieux démographiquement en Europe et dans les pays développés. C'est grâce à ces résultats que nous pouvons, à peu près seul parmi les pays comparables, espérer assumer dans l'avenir le développement du pays, de son éducation, de sa recherche et la charge que représenteront les générations nombreuses de retraités.

Bien évidemment, une telle mesure va frapper les classes moyennes. Classes moyennes supérieures, sans nul doute, mais classes moyennes tout de même. Et les familles nombreuses, cela va de soi. Je pense que c'est l'idée la plus conne de toutes celles qui sont sorties pendant la campagne présidentielle, pour l'instant, et je me réjouis qu'elle vienne de la gauche. Les associations de familles sont furieuses, et je tiens le pari que Hollande va payer cash sa démagogie à deux balles dans les prochains sondages, en dépit de son rétro-pédalage frénétique. Voilà en tout cas une proposition portée haut par la gauchogentsia que je ne manquerai pas de rappeler régulièrement dans les mois à venir.

Ceux qui penseraient qu'Hollande a retiré son projet se trompent : il persiste et signe en avouant qu'il escompte malgré tout moduler le quotient familial. Que c'est joliment dit. 

Ce qui est difficile dans cette campagne, c'est qu'il faut compter les crétineries de part et d'autre du centre, à gauche et à droite. Un jour on se dit : Sarkozy, je ne risque pas de voter pour lui un jour, quand je vois le mur dans lequel il nous a menés et sa frénésie réformatrice à bon compte. Le problème, c'est que le lendemain, on entend Hollande parler, et là, on ne sait plus quoi faire si jamais ces deux-là sont au second tour. Si !...Prier...

lundi, 09 janvier 2012

Comment Hollande s'apprête à matraquer les familles...

Ahhhh : sans les blogues de gauche, j'vous jure, ce serait difficile de pêcher l'info. Grâce à Nicolas et Homer, je sais maintenant que François Hollande s'apprête à allonger la facture en impôts de 4.5 millions de Français et Françaises. Oui, oui, vous avez bien lu.

Vous vous rappelez de 2007 et du "Moi j'aime pas les riches" de François Hollande ? Eh bien ça n'a rien perdu de son acuité.  Hollande veut supprimer le quotient familial et le remplacer par un crédit d'impôts. Grâce à nos sympathiques blogueurs de gauche, nous savons désormais que plus une famille aisée va avoir d'enfants plus elle va payer cash pour sa natalité. Hollande doit trouver qu'il y a trop de "riches" en France, sans doute.

Oh, mais...ça me rappelle quelque chose : le 29 janvier dernier, j'ai le souvenir d'avoir tiré à boulets rouges sur un certain Piketty : tout le raisonnement est dans le billet d'origine. Hollande a le même, et les blogueurs de gauche, itou. Il suffit d'ailleurs de lire les derniers mots du Nicolas : Les pertes seraient mêmes très importantes pour les familles d'au moins trois enfants gagnant beaucoup d'oseille. Tant pis pour elles.

Voilà. Du socialo dans le texte. Mets pas du bien de côté, salaud de koulak, on aura ta peau. Homer n'aura peut-être pas la réaction de l'UMP, mais il a déjà la mienne. La mesure de Hollande, comme j'en avais dénoncé l'idée chez Piketty est tout simplement lamentable. Pitoyable et minable.

François (Bayrou, pas Hollande), tu as dit à Giens en septembre dernier, dans ton discours de clôture de l'Université d'été du MoDem, que tu parlerais des familles parce que plus personne n'en parle, je te cite : 

Je parlerai des familles, de toutes les familles, des enfants, des enfants de toutes les familles. Je défendrai l’idée que l’être humain a d’abord, avant tout, besoin d’échapper à la solitude, et que, notre ennemie, c’est la société d’indifférence et de solitude. Je défendrai les familles, alors que personne ne parle plus d’elles. Je le ferai parce que, traditionnelles ou nouvelles, elles sont le recours et l’avenir du monde.

Tu as vu ce que les Socialistes et Hollande veulent faire aux familles ? 

Socialistes, méditez simplement les dernières paroles de François (Bayrou, pas Hollande) ce mémorable 18 septembre :

L’homme vit bien entendu de pain, de travail, d’air et d’eau, il vit de liberté, il vit de culture. Mais il vit d'abord de ses enfants et des enfants des autres. Et on ne peut pas vivre d’enfants, si on ne sait pas dire dans quelle maison ils vont habiter, si on ne sait pas leur dire ou leur montrer ce qui vaut la peine, ce qui est beau, ce qui est grand.

Et tenez-les vous pour dites.

23:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (53) | Tags : famille, hollande, bayrou, piketty |  Facebook | | |

dimanche, 08 janvier 2012

Bayrou, le retour du centre-droit et le sort de la France !

Tous les signaux convergent pour valider un positionnement stratégique que j'ai toujours défendu : l'occupation du centre-droit. De fait, Yves Pozzo di Porgo, Philippe Folliot, Douste-Blazy, Jean Arthuis, Alain Lambert, Anne-Marie Idrac, Dominique Versini, Arnaud Dassier et d'autres encore : il n'y a pas de doutes ! Le centre-droit converge vers François Bayrou. Et ceci ne se vérifie pas que dans les ralliements : dans le dernier sondage de popularité de CSA la cote de François Bayrou est plus forte auprès des Français de droite qu'auprès de ceux de gauche.

Il se dégage de cette présidentielle un spectacle plutôt inédit et amusant : François Bayrou est un homme du centre. Il est à équidistance presque parfaite du centre-gauche et du centre-droit. La plupart de ses alliés sont au centre-droit. Mais son parti, le MoDem, est de centre-gauche (je l'ai toujours dit). Amusant.

Il n'y a qu'une seule chose qui peut faire bouger les électeurs sociaux-démocrates : que Hollande commence à dérailler et fasse des concessions importantes aux Verts et, surtout, à l'aile gauche de son parti et au Front de Gauche. Ce n'est pour l'instant pas le positionnement qu'il a choisi. Il est solidement campé sur une posture social-démocrate bien que floue et, à mon avis (et celui de Bayrou) en effet insoutenable pour la France.

Pour l'instant, c'est à droite que Bayrou peut continuer à espérer grignoter des voix. Toutefois, il y a une condition sine qua non à cela : continuer à émettre des idées.

Le Made in France a fait l'actualité pendant deux mois. Maintenant, Bayrou doit dire quelles solutions il entend apporter aux délocalisations et comment il entend réindustrialiser la France puisqu'il a fait de ces objectifs ses principaux chevaux de bataille.

C'est tout à fait fondamental, car l'emploi, la résorption de la dette, le rééquilibrage de notre balance commerciale tiennent tous dans la main de cette problématique fondamentale, ce qui n'a pas échappé à son oeil perspicace.

S'il parvient à proposer des solutions crédibles et compréhensibles, elles se répandront dans l'opinion, et là, très franchement, vu les préoccupations essentielles des Français à l'heure actuelle, même s'il y a des émeutes à la Gare du Nord comme en 2007, il a gagné la présidentielle, rien ne pourra l'empêcher.

Il va donc sans dire que la semaine qui s'annonce va être cruciale : au 133 rue de l'Université se tiendra samedi prochain des tables rondes dont l'objet précis sera justement de répondre à ces questions. De ce qu'il se dira, se proposera, et finalement émanera de ces tables va déprendre le sort futur de la France.

Sonnez, tocsins, j'ai acheté un lave-vaisselle made in France !

Et voilà. Ça n'a pas été facile de convaincre ma moitié qui était plutôt orientée "qualité allemande", mais après lui avoir fait valoir a) un classement Que choisir b) l'absence de profondeur de mon porte-monnaie c) le caractère moralement satisfaisant de l'achat, nous sommes devenus les heureux possesseurs d'un lave-vaisselle Brandt, produit à 100% en France. Aucune erreur, sa certification figure ici sur le site de Veritas : l'utile équipement de cuisine est produit à la Roche sur Yon, en Vendée. Comme quoi, le Made in France façon Bayrou, ça marche dès qu'on est informé.

Ce qui est comique, en revanche, ce sont les techniques de vente au sein du staff technico-commercial chez Darty. Pour tenter de vendre les extensions garantie à 5 ans, on fait valoir que l'appareil va certainement tomber en panne dans les 5 ans parce qu'il comporte beaucoup d'électronique. Perso, j'espère bien en avoir pris pour 10 ans ! Au moins. Le lave-vaisselle est à 499 euros et son extension coûte 129 euros. Tu parles Charles. Il paraît qu'on a une réduction de 20% sur l'achat suivant si on on s'engage à signer l'extension. 20% de 500 euros, ça fait 125 euros, primo, donc, pas l'effet est neutre, et, de surcroît, cela signifie que Darty table sur le fait que les produits vendus sont de la m... en barre. 

Très mauvaise technique de vente, j'ai failli me casser sans rien acheter.

In fine, il y a une vraie satisfaction morale à posséder un objet bien de chez nous, sur lequel des machines et des mains françaises se sont penchées. Et tout ça pour un prix particulièrement compétitif.

mercredi, 04 janvier 2012

Travail et richesse

C'était un slogan de Nicolas Sarkozy, en 2007 que de proposer de travailler pour gagner plus. Plus généralement, on trouve souvent chez les Conservateurs cette idée que notre société dégénérée ne travaille pas assez. En fait, c'est un gros pipeau. Un énorme pipeau, même. Ce n'est pas la quantité de travail qui produit la richesse. Tenez, Prenez ces malheureux Grecs : on les a parés de tous les atours de la fainéantise, et, particulièrement en Allemagne il a été de bon ton de conseiller à ces bons à rien de se mettre au travail. Sauf que quelques esprits forts se sont soudainement épris de l'idée d'établir une comparaison sérieuse entre Grecs et Allemands : bilan, en 2008 (donc avant la crise) le Grec moyen a travaillé à peu près 700 heures de plus que l'Allemand moyen. Merci, Slate, pour l'information.

Le problème, c'est que de ce genre de constat, les Socialistes tirent généralement la conséquence absurde qu'en travaillant moins, on va être plus productif, plus compétitif, et, qui sait, peut-être plus riche. Pipeau aussi. Ça ne marche pas comme ça.

L'article de Slate observe que les Allemands sont nettement plus économes que les Grecs : le fait de ne pas se gaver de biens de consommation de toutes sortes, ou à défaut de les produire sur son sol comme le suggère un François Bayrou, limite à l'évidence la casse.

Je suis fasciné par la marque d'hyper-consumérisme que constitue la revente de cadeaux de Noël. Toujours étonné également de voir qu'en temps de crise, le budget fêtes, cadeaux et vacances reste stable : c'est pourtant le premier qui devrait morfler.

En tout cas, tous les discours sur la valeur travail, mais aussi le partage du travail sont des enfumages en bonne et dûe forme. Ce n'est pas la quantité de travail qui crée la richesse, mais la valeur ajoutée sur le travail. 

Si l'on veut établir un raisonnement économique pertinent sur le sujet, il faut donc raisonner avant toutes choses en termes de valeur ajoutée. Je ne sais pas, si finalement la TVA sociale est ou non une bonne réforme, mais au moins, pour une fois, l'essai va dans le bon sens.

Tous les auteurs (anciens ou modernes) que j'ai pu lire récemment vont dans ce sens : Christian Blanc dans La croissance ou le chaos, Jean Peyrelevade dans l'erreur historique de Nicolas Sarkozy, ou plus simplement Schumpeter dans Capitalisme, Socialisme et Démocratie le font valoir.

Ce n'est donc pas la demande qui crée la richesse, comme le voudraient les Socialistes Keynésiens, mais bien l'offre (enfin, plus exactement, la qualité de l'offre), levier que François Bayrou affirme vouloir actionner dans son État d'urgence.

lundi, 02 janvier 2012

Crimes, une police de plus en plus performante !

Je suis frappé de considérer le nombre de crimes qui finissent par être élucidés. En fait, la police scientifique a tellement progressé, tant dans les procédés mis en oeuvre que dans leur application, qu'elle parvient désormais à élucider à peu près 90% des crimes. Un score impressionnant. Ce n'est que lorsque le corps d'une victime disparaît qu'il devient plus difficile de trouver des indices. Même si certains criminels tentent de s'adapter en faisant disparaître d'éventuelles traces à coups de solvants/détergents ou par le feu, ils ne peuvent manquer de laisser traîner quelque chose. L'ADN est devenu un vrai mouchard. Le relevé d'ADN est sans doute le progrès le plus notoire, mais ce n'est pas le seul : les méthodes d'observation, le profiling, le croisement de fichiers ont permis des progrès fulgurants en 10 ans. Souvent, c'est la justice qui pèche en omettant ou refusant d'examiner des éléments, mais la police, elle, fait preuve d'une efficacité redoutable. Mieux encore, les alertes enlèvement déclenchées dans les premières heures qui suivent une disparition permettent de retrouver les disparu(e)s dans 90% des cas, ne serait-ce que par la panique qu'elles engendrent chez les auteurs de rapts.

L'intelligence humaine demeure toutefois au coeur des dénouements et des découvertes : si le meurtrier de Christelle Mailly poignardée en 1986 a pu être identifié tout récemment, c'est qu'un policier a observé qu'il avait chez lui des couteaux affûtés de la même manière que l'arme du crime.

Il en va en revanche autrement de la délinquance, laissée pour compte des progrès en criminologie : elle nécessite des moyens considérables, car chercher à élucider tous les délits demanderait des moyens considérables. Toutefois, ces moyens sont à mettre en perspective au regard de ce que la délinquance coûte à la France : 115 milliards d'euros par an !

Dans l'Antiquité, les Grecs avaient figuré les remords et la folie sous la forme de trois divinités infernales vengeresses, les Érinyes. Les religions monothéïstes, quant à elle, promettent l'Enfer aux criminels. 

Ici-bas, Montesquieu dans son Esprit des Lois assure que la certitude de la sanction est le principal frein au crime et au vice. Nous savons, désormais, identifier les auteurs des crimes. Alors pourquoi les violences ne baissent-elles pas ? Peut-être parce que nous n'avons pas la volonté de les punir comme elles le méritent : soit par idéologie, façon Muchielli, par exemple, soit par souci d'économies, façon Sarkozy.

Il y a un double coût pour assurer une sécurité et une justice digne de ce nom : l'un de répression, l'autre de rééducation. Le premier suppose de donner à la justice les moyens de fonctionner et de payer la construction du nombre de prisons nécessaires avec le personnel adapté et en nombre suffisant. Le second suppose de donner une dimension humaine à la répression, particulièrement aux peines de prison : séparer le délinquant du criminel, le délinquant violent du délinquant non-violent, permettre la formation en prison, et, enfin, assurer à chaque condamné la possibilité de s'isoler, c'est à dire une cellule personnelle, avec toilettes, ne mesurât-elle que 4m2.

Actuellement, aucun parti politique n'a la volonté de mettre en place un tel programme. A gauche, on explique la violence par des causes sociologiques, voire économiques, à droite, on relâche en douce tout une série d'individus peu recommandables pour faire de la place dans les prisons et faire valoir que le taux d'incarcération n'a jamais été aussi haut.

Quant à ceux qui expliquent que la politique carcérale est toujours plus répressive et proposent donc de réduire les peines, ils me font penser à ceux qui veulent supprimer les agences de notation chaque fois qu'elles mettent en garde un pays contre sa mauvaise gestion : le taux d'incarcération n'est nullement la marque d'un durcissement de notre majorité gouvernementale mais de celui de la délinquance ! 

Faut-il comme pour les agences, casser le thermomètre parce qu'il n'indique pas ce que l'on voudrait qu'il indique ?